Où avait bien pu passer Bill ? Ne s'intéressait-il pas à son état de santé !? Avait-il rêvé cette voix suppliante qui le sommait de se réveiller ?

Pourquoi avait-il fallu qu'il s'évanouisse avant d'avoir pu s'expliquer ? Il était si près du but ... Tellement près de cet instant où enfin il aurait été soulagé de ce poids qui lui comprimait la poitrine, le cœur, qui l'empêchait de respirer, qui l'étouffait chaque jour un peu plus ... Maintenant, il faudrait tout recommencer : rechercher Bill, lui faire face de nouveau. Le pourrait-il ? Pourrait-il seulement le revoir sans que sa tête et son cœur explosent en même temps ?
Pourtant, il faudrait bien ... Il devait être fort, s'il gardait ses sentiments pour lui, son amour le tuerait. ... Et puis, il devait bien la vérité à son frère. Lui dire qu'il avait été lâche, qu'il avait préférer fuir ses sentiments pour le protéger et puis aussi pour se protéger lui, qu'il avait quitter le groupe parce qu'il n'en pouvait plus de leur relation qui s'était dégradé, parce qu'il crevait chaque jour un peu plus, parce qu'il avait peur de lui-même, peur d'être fou, peur ... Peur, tellement peur ...

Ils le laissèrent sortir au bout de 4 jours, lorsqu'ils furent sur et certain que son état de santé n'était pas inquiétant. 4 jours de torture où chaque matin en se levant, il pensait à son frère, espérant qu'il passerait le pas de la porte et où chaque soir en se couchant il versait toutes les larmes de son corps parce qu'il n'était pas venu. Il craignait sa sortie ... Craignait de mettre les pieds hors de cet hôpital, craignant de se faire harceler par les journalistes en manquent de ragots, par les fans hystériques qui étaient toujours là quand ils voulaient être seul. Il craignait le regard des autres, leur pitié, leur compassion. Il voyait déjà les titres : "Tom Kaulitz, en dépression, garder à l'hôpital".
Il se tenait devant la porte de sa chambre, prêt à partir ... Il prit son courage à deux mains et marcha d'un pas déterminé dans les couloirs, pour ne pas faiblir. Il passera les portes de l'hôpital avec dignité tout en ignorant les questions qui fuseraient ... Lorsqu'il fut enfin dehors, seul le silence l'accueillit. Le silence, et le bruit des voitures.

Il mit quelques minutes à comprendre, à faire le lien ... Il était redevenu un inconnu parmi tant d'autres, Tokio Hotel n'existait plus, Tokio Hotel n'était plus rien et ça à cause de lui, à cause de ses sentiments tordus, à cause de sa fuite. Il reçut comme un grand coup de poignard en pleine poitrine. Il tentait tant bien que mal de ravaler ses larmes ... Il devait réparer ses erreurs, lui seul pouvait le faire et il le devait, pour son frère, et puis pour Gustav et Georg ... Il avait abandonné tout le monde sans aucunes explications alors que eux avaient toujours été là pour lui ...
Il sortit son téléphone de sa poche ... Gustav, Georg, Georg, Gustav ? ...

- Tiens, en voilà une surprise, un revenant ...
- ... Pardon.
- Pas la peine de t'excuser va.
- Si, si, il le faut, je le dois j'aurai jamais dû ...
- Arrête, tu veux ? Si tu es partit, c'est surement pour une bonne raison, tu n'aurais jamais fait de tort à Bill. Ni au groupe d'ailleurs si tu n'avais pas une raison valable. J'ai raison, n'est-ce pas ?
- Oui ... Tu m'as toujours compris, Gustav.
- Mieux que tu ne le crois. Alors, j'imagine que tu m'appelles pour quelque chose d'important ?
- Oui ... Je dois m'expliquer avec Bill, je dois lui parler tout de suite ... La dernière fois je n'ai pas pu, il faut que je le joigne ... Dis moi où il est, je t'en supplie ...

Au bout du fil, Gustav avait l'air hésitant. Tom pensa que Gustav était peut-être compréhensif, mais très protecteur envers son jumeau ... Mais il était prêt à tout pour avoir cette information, il aurait fait n'importe quoi. Chaque seconde avec ce lourd secret le détruisait un peu plus.

- Il est ... Ecoute Tom, pas mal de chose ont changé pendant que tu es partit ...
- C'est à dire ?

La voix de Tom commençait à trembler ... Qu'entendait-il par là ?

- Hé bien, Bill a une copine maintenant. Et ... Il est avec elle, dans l'hôtel ou tu l'as vu récemment ...

Je suis dé ...

Bip, bip, bip.

Tom avait raccroché. Il ne voulait pas entendre d'excuse. Il ne voulait plus rien entendre, il voulait crever, mourir, hurler à la mort. Il voulait hurler sa douleur, la cracher. C'est pour ça qu'il n'était pas venu le voir à l'hôpital, c'est pour ça qu'il n'avait même pas l'air content de le voir à l'hôtel lorsqu'il s'était évanoui ... Il avait rencontré quelqu'un, quelqu'un qui l'aimait et qu'il aimait surement ...

...

Devant la porte de la chambre 384, Tom eu comme une impression de déjà vu. Encore une fois il était là à se demander quand est-ce qu'il arriverait à frapper à cette foutue porte. Il savait que Bill était là, il entendait le bruit de la télé. Il fit le vide dans sa tête et respira un grand bol d'oxygène avant de taper trois coups. Bill ouvrit, et Tom crut mourir.

- Il faut qu'on parle, que je t'explique.

Bill ne dit rien mais le dévisagea de son regard dur et froid qui fit frémir Tom mais qui cette fois, entra dans la chambre d'un pas déterminé, signe qu'il ne flancherait pas.

Tom s'arrêta au milieu de la pièce, et se retourna, pour être face à son frère. Son visage qui lui avait paru dur et froid quelques secondes auparavant lui paraissait maintenant triste et fragile. Il avait les traits tirés, les yeux, il l'aurait juré, rouges et gonflés, comme s'il allait se mettre à pleurer … Il eu un pincement au cœur, le temps s'était arrêté, ils se dévisageaient l'un l'autre, attendant que l'un des deux brise le silence qui s'était fait si pesant.

-Je sais pas par où commencer … Avoua Tom.

Bill s'avança vers lui et lui fit signe de s'asseoir, mais Tom refusa d'un mouvement de tête, il préférait rester debout, il préférait marcher en parlant, ça l'aidait à réfléchir. Bill, lui, s'assit. Tom avait l'impression que son frère ne tenait plus vraiment debout, qu'il essayait de paraître insensible, fort mais qu'au fond, il n'y arrivait pas, que sa douleur était trop grande. Il le sentait, il ressentait ce qu'on son frère ressentait et ça lui déchirait le cœur. Il aurait voulu le prendre dans ses bras et le réconforter, se mettre à genoux et lui demander mille fois pardon, sentir son odeur, sentir ses mains sur lui, sentir … « Nan, stop ! » Il ne devait pas se laisser aller, il devait être fort ! Il ne pouvait pas courir vers Bill et lui demander d'oublier le passé comme ça, ce serait trop simple, et rien n'était simple, dans cette histoire.

-Et si tu commençais par me dire pourquoi tu m'as si lâchement abandonnés, le soir où tu es parti ? Le soir ou tu es parti sans explication ?

Le regard de Bill était insoutenable, il n'arrivait pas à le regarder dans les yeux, il ne pouvait pas … Alors il se mit à faire les cents pas dans la pièce, et commença son récit ...

5 ans déjà. 5 ans déjà qu'il avait se vide au fond de lui, au fond de son âme. 5 ans qu'il ne vivait plus, mais qu'il survivait. 5 ans qu'il revivait chaque jour et chaque nuit cette scène.
Le pire, c'était la nuit.
Quand il se couchait dans son lit et que seul le silence lui répondait. Il avait beau hurler, crier le nom de son frère, il ne répondait pas. Il n'était plus là, et c'était de sa faute. Chaque nuit il faisait des cauchemars, revoyant le visage si triste de son jumeau …
La dernière image qu'il avait de lui était la plus horrible, mais il essayait de ne pas y penser, il essayait de taire se malaise qui naissait en lui chaque fois que son visage venait hanter ses songes.
Il avait essayer de redonner un sens à sa vie, un but, alors il avait essayer de faire revivre Tokio Hotel … Ca avait plutôt bien marché, d'ailleurs, et ça marchait toujours … Mais sans lui, ça n'était pas pareil. Sans lui, tout ça n'avait aucun sens. Lorsqu'ils étaient sur scène, il regardait sur sa droite et voyait quelqu'un d'autre, un étranger, un inconnu, il n'arrivait pas à s'y faire. Chaque fois qu'il tournait la tête, il espérait le revoir, mais c'était quelqu'un d'autre qui avait prit sa place.
Un soir, sur un coup de tête, il avait décider que ce serait le dernier concert. Que tout ça n'était qu'une mascarade, qu'il ne pouvait pas continuer à faire semblant. Qu'il ne pouvait plus sourire parce que chaque sourire le tuait un peu plus. Ses sourires, il aurait aimé les lui destiner, mais il n'était plus là pour les voir.
Alors ce soir-là, il s'assit sur une chaise au milieu de la scène, seul, et se mit à chanter. Chanter cette chanson qu'il avait écrite pour lui, et qui lui rappelait tout l'amour qu'il avait eu pour son frère, sa moitié, celui qui faisait partie de sa vie, mais qui n'était plus là. Ce soir là, il lui dédia cette chanson, parce qu'il en avait besoin, pour lui dire au revoir, parce qu'il n'avait pas pu avant. Il n'en avait pas eu le temps, trop occuper par son orgueil, par son dégout …
Alors il se mit à chanter et un silence triste se fit entendre dans la salle de concert … Tout les yeux étaient rivés sur lui, certains pleurant, certain tentant de ravaler leur larmes. Il aurait voulu pleurer aussi, mais il ne pouvait pas. Il voulait que la chanson soit parfaite, qu'elle ne soit pas gâchée par sa voix qui menaçait de se briser à tout moment …

In mir wird es langsam kalt
wie lang können wir beide
hier noch sein
Bleib hier
die Schatten wollen mich holen
Doch wenn wir gehen
dann gehen wir nur zu Zweit
Du bist alles was ich bin und alles was durch meine Adern fließt
Immer werden wir uns tragen
Egal wohin wir fahrn egal wie tief

Ich will da nicht allein sein
lass uns gemeinsam
in die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
lass uns gemeinsam
in die Nacht

Ich höre wenn du leise schreist
spüre jeden Atemzug von dir
Und auch
wenn das Schicksal uns zerreißt
Egal was danach kommt
das teilen wir

Ich will da nicht allein sein
lass uns gemeinsam
in die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
lass uns gemeinsam
in die Nacht

In die Nacht irgendwann
In die Nacht
nur mit dir zusammen!

Halt mich sonst treib ich
alleine in die Nacht

Nimm mich mit und halt mich sonst treib ich alleine in die Nacht

Ich will da nicht allein sein
lass uns gemeinsam
in die Nacht
Irgendwann wird es Zeit sein
lass uns gemeinsam
in die Nacht

Du bist alles was ich bin
und alles
was durch meine Adern fließt

In die Nacht ... Ils l'avaient écrit ensemble, l'un pour l'autre. Il l'avait chanter de tout son cœur, de toute son âme … Personne n'avait applaudit la fin, respectant la tristesse du chanteur, respectant l'hommage qu'il avait fait à son frère. Il se leva lentement de sa chaise, tourna le dos au publique, et sortit de scène, sans même un regard pour lui, car s'il avait décider que se serait le dernier concert c'était parce qu'il avait prit une décision et qu'il ne voulait la partager avec personne.

Ce soir-là, une tristesse infinie le submergea. 5 ans déjà et il ne s'en était pas remit. Comment le pourrait-il, d'ailleurs ? Il se souvenait …

Il était venu dans sa chambre, l'air complètement paumé. Le regard vide, mais l'envie de s'expliquer. Alors il l'avait laisser faire. Il s'était tu, attendant que son frère commence à parler.

- Je sais pas par où commencer … Avoua Tom.

Le son de sa voix le fit tressaillir … Il avait oublié qu'elle était si douce et il avait oublié à quel point il aimait l'entendre … Par où pouvait-il commencer ? Il ne le savait pas, c'est lui qui était venu, c'était à lui de savoir.

- Et si tu commençais par me dire pourquoi tu m'as si lâchement abandonné, le soir où tu es parti ? Le soir ou tu es parti sans explication ?

Sa voix s'était faite plus dure qu'il ne l'aurait voulu, mais il voulait que Tom s'explique maintenant, il voulait comprendre pourquoi il l'avait laisser sur le trottoir ce soir là, pourquoi ?

- Je vais commencer par le début … Je m'en suis rendu compte il y un peu plus de deux ans …

Déjà, il avait eu envie de poser des questions, mais il préféra laisser à son frère le temps de s'expliquer. Il ne voulait pas le brusquer, de peur qu'il change d'avis, et qu'il parte sans un mot.

- Je me souviens, toi et moi, on était dans ta chambre, je jouais de la guitare, et toi tu chantais … Et tu me regardais si intensément que mon cœur avait failli exploser … Je savais pas trop ce que ça voulait dire, alors j'ai essayé d'oublier ce sentiment étrange qui s'était accaparé de moi ce jour là …Plus tard j'ai compris que ce moment là avait été le début de tout. J'ai compris que …Que ...
- Tu as compris quoi ?

Il ne voyait pas où il voulait en venir, mais son Tom avait l'air complètement paniqué, comme si ce qu'il allait lui révéler allait changer sa vie pour toujours …

- C'est là que j'ai compris que je t'aimais.
- …
- Je ne m'excuserai pas de ça, et je ne t'expliquerais pas pourquoi, parce que je sais pas, c'est arrivé comme ça, d'un coup, sans crier gare. Un jour je me suis levé et c'était là. Je t'aimais, je t'aimais si fort que je voulais en crever. C'est pour ça que je suis parti, c'est pour ça que je me suis si lâchement enfui, je voulais pas te faire peur, je voulais pas te faire de mal, et je voulais oublié ce sentiment de fou qui s'emparait un peu plus de moi chaque jour, chaque minute. J'étouffais, je voulais mourir, je pouvais en parler à personne, qui m'aurait cru ? Qui m'aurait compris ? Alors j'ai préféré partir sans rien dire à personne, pensant que les mots seraient inutiles, qu'ils te feraient plus de mal que mon silence …

Il avait lancé ça sans respirer, d'un coup, comme si la porté de ce qu'il venait d'avouer serait moins forte. Bill n'en avait pas cru ses oreilles … Il avait scruté le visage de son frère, cherchant le sourire en coin qui le l'aurait trahi, attendant le moment ou il lui aurait dit "Je t'ai bien eu, hein ?" mais rien de tout ça n'était arrivé.

- Je sais que ce n'est pas le bon moment pour parler de ça, je vois dans tes yeux que je te dégoute … Mais j'ai appris que tu avais fais une tentative de suicide, que maintenant tu avais une copine … J'aimerai que tu m'expliques … A ton tour de parler …

Il ne savait pas vraiment ce qu'il avait envie de faire … Parler, ou le jeter dehors. Il se souvenait que lorsque son frère lui avait avouer ses sentiments, il avait ressenti du dégout, il avait été horrifié … Il voulait répondre à ses questions, lui balancer à la gueule tout ce qu'il avait sur le cœur, il avait attendu ce jour depuis tellement longtemps ! La révélation de son frère l'avait ébranlé, dégoûté, mais il fallait qu'il parle, il en avait besoin.

- Pourquoi ? Pourquoi j'ai essayé de mourir ? Tu oses me poser la question ? A ton avis, hein ? A ton avis, t'aurais réagis comment, toi, si j'étais parti, comme ça, sans laisser de trace ? T'aurai fait pareil, t'aurai voulu crever, t'aurais voulu mourir, parce que t'aurai eu l'impression que ta vie n'avait plus aucun sens, parce que t'en aurais eu marre de te poser toutes ces questions, t'en aurait eu marre de ressentir tout ce vide en toi, t'en aurais eu marre de n'être plus que l'ombre de toi même ! Alors un soir, un soir … J'ai pris un flacon de somnifères, et je les ai avalé, un à un, sans aucun regret. Je voulais mourir, parce qu'une vie sans toi n'était pas vraiment une vie. Et puis tout ces magasines qui nous on descendu en flèche, à la seconde ou ils ont appris que tu avais quitté le groupe ! J'en pouvais plus … ! Mais ça n'a pas marché, je me suis réveillé à l'hôpital, et ça m'a encore plus tué. J'avais l'impression d'être un corps sans âme, que je m'étais éteins dès le premier cachet avalé … Et puis j'ai rencontré une fille … Je suis tombé amoureux d'elle, comme ça, un jour, l'amour est venu sans prévenir et je me suis senti mieux … Tu me manquais toujours terriblement, mais avec elle, la vie était moins pénible, elle m'a aidé à réapprendre à vivre, à sourire, à aimer, et elle, elle ne m'a jamais trahi.

A ce mot, Tom tressaillit. Il avait lancé ça sans réfléchir, sortant tout les mots qui lui venait à l'esprit, sans chercher à connaitre la porté qu'ils auraient sur Tom, pensant qu'il aurait aimé lui faire du mal comme il lui en avait fait. Mais il devait continuer, même si le visage de son frère s'était décomposé, et qu'il avait l'air dévasté, il devait continuer :

- Et puis un jour, qu'elle n'était pas là pour veiller sur moi, j'ai pris le téléphone et je t'ai appelé … J'avais besoin d'entendre ta voix … Je t'en voulais tellement, mais j'avais tellement besoin de toi … Et quand tu es venu chez moi, la première fois, tu m'as tellement fait … Pitié … Pitié oui c'est le mot. Alors je t'ai amené à l'hôpital, mais je voulais pas venir te voir, je voulais que tu souffres, que tu souffres de mon absence, comme moi j'en ai souffert. Tu m'as détruit, Tom, tu m'as détruit, et je voulais te le faire payer.
- Je suis tellement désolé … Si tu savais, si tu savais comme je m'en veux … Mais je pouvais pas rester, tu comprends ? Je pouvais pas te le dire … Je devais fuir …
- Tu es un monstre, Tom. Un monstre, tu m'entends ? Je veux que tu t'en ailles, que tu partes, et je ne veux plus jamais te revoir. Ne t'avises pas de revenir ici, toi et moi, c'est fini, tu es mort pour moi.
- Bill, attends …
- Dehors !!!

Tom était resté cloué sur place quelque seconde et était partit en courant. Il avait ouvert rapidement la porte, et avait disparu dans le couloir, sans prendre le temps de fermer la porte.

A ce souvenir, il s'écroula sur le sol. Il avait neigé la veille, le toit de l'immeuble était tout blanc. A quelques centimètres de lui, le vide. Un vide immense, comme celui qui vivait avec lui à chaque seconde. Il regrettait tellement ses paroles … Il aurait tellement voulu s'excuser … Se faire pardonner … Évidemment qu'il n'était pas un monstre, mais comment aurait il pu réagir autrement ? Il avait eu tellement mal qu'il avait voulu cracher sa haine, et c'est ce qu'il avait fait.

Lorsque Tom était parti, il s'était allongé sur son lit, le regard vide. Il avait pensé que dire tout haut ce qu'il pensait tout bas lui ferait du bien mais ça l'avait encore plus bousillé, fatigué. Il avait eu honte de lui …
Pendant plusieurs jour, il avait réfléchit … Il s'était même décidé à aller voir son frère … Mais lorsqu'il l'avait retrouvé, ça avait été trop tard …

- Oui, bonjour, j'ai appris que Tom Kaulitz était dans cet hôtel, pourrais-je avoir le numéro de sa chambre, s'il vous plait ?
- Monsieur Kaulitz ne veut pas être dérangé.
- C'est important, s'il vous plait.

Il s'était retrouvé face à la porte de Tom, et avait frappé longtemps sans qu'on lui fasse de réponse. Il était redescendu à la réception.

- Excusez-moi, mais vous auriez pu me dire qu'il n'était pas là …

La réceptionniste avait regardé les clés manquantes.

- Je suis désolée, mais il est bien là, sa clé n'est pas là, et les résidents doivent nous les remettre avant de sortir.
- S'il vous plait, vous pouvez m'ouvrir la porte ? Il m'aurait répondu, il s'est passé quelque chose, j'en suis certain.

La réceptionniste avait bougonné mais avait ouvert la porte de la chambre quand même. Et c'est à ce moment là qu'il comprit que la douleur qu'il avait ressenti avant n'était rien comparé à celle qu'il avait éprouvé à cet instant … Tom était là, face à lui, une corde autour du coup … On aurait presque pu dire que c'était un ange …

C'est ce souvenir là qui lui faisait le plus de mal ... Jamais il ne pourrait lui demandé pardon, s'il ne l'avait pas traité de monstre, il aurait été encore en vie ... et il ne pouvait plus vivre avec ça ... C'était trop dur. Alors il sortit le mot que Tom avait laissé avant de mourir, le déplia, le lu, "Je suis persuadé que tu ne penses pas ce que tu as dit, qu'un jour tu me comprendras, mais j'ai trop mal pour pouvoir t'attendre ... Je suis désolé, encore, désolé de t'avoir aimé de cet amour qui ne devrait pas exister. Un jour on se trouvera peut-être, là-haut ...", jeta le bout de papier dans le vide et le suivit.

Lorsque son corps toucha le sol, un sourire se dessina sur ses lèvres, heureux qu'il était de s'en aller retrouver enfin son frère.

FIN

J'sais, c'est pas joyeux joyeux mais bon ... Je préfère les savoir torturés, aller savoir pourquoi ! J'aime pas les fins heureuse faut croire ! (Celle là l'est à moitié cela dit !)

J'espère que ça vous à plu, à bientôt =)

Ps : Désolée s'il y a des fautes !