DES SEPARATIONS QUI RAPPROCHENT…
Bon alors, bien sûr, les personnages et certains passages ne m'appartiennent pas. Je ne fais qu'écrire mes idées sur certains événements qu'ils pourraient vivre… Beaucoup d'idées ont d'ores-et-déjà été développées et je présente d'avance mes excuses à ceux ou celles qui trouveraient des ressemblances avec d'autres écrits.
Bonne Lecture !
« - C'est l'un des effets indésirables, mais ça passera, n'aie pas peur, ne luttes pas, ça n'en serait que plus douloureux. Laisses-toi aller et dans quelques minutes, nous serons à nouveau réuni pour toujours ! dit-il tout en lui caressant le visage, avant de déposer un baiser sur ses lèvres devenues froides. A tout de suite mon Amour. »
CHAPITRE 4 :
Voilà une heure maintenant que Jack avait disparu avec John. La tension était à son comble dans la base et le café de Ianto n'était, cette fois, pas capable de calmer les esprits. Ils culpabilisaient tous de ne pas s'être plus méfié, seulement aucun d'entre eux n'avait imaginé une seule seconde qu'il pourrait arriver quelque chose à leur Capitaine. Enfin aucun, sauf Ianto. Ce dernier faisait les cents pas dans la base, ne parvenant pas à réfléchir clairement, ses pensées étant totalement désordonnées.
- Ianto, tu vas finir par me donner mal au cœur… assieds-toi s'il te plaît. Implora Tosh, qui depuis son poste, avait elle aussi du mal à se concentrer.
- C'n'est pas possible qu'on n'ait rien ! Explosa-t-il.
Cette réaction excessive, bien que compréhensive, eut le don de surprendre le reste de l'équipe. Lui, d'habitude si retenu, leur réservait encore bien des surprises. Depuis Lisa, ils ne cessaient d'en découvrir chaque jour un peu plus sur leur collègue. Cela dit, ce n'était pas le plus important à l'instant, ils se remirent donc tous au travail rapidement, une fois que Ianto se soit assis bien sagement.
Au même instant, Jack se réveilla, les membres engourdis par sa position et la tête prête à exploser. Il eut besoin de quelques secondes pour que les événements lui reviennent à l'esprit. Jack en profita pour regarder autour de lui, essayant de calmer son mal de tête et de garder les idées claires pour tenter de savoir où John avait bien pu l'enfermer. Il découvrit alors les parois de ce qu'il pensait être un hangar. Un immense lit trônait au fond à gauche. Les odeurs, quant à elles, lui indiquèrent qu'ils se trouvaient sur les quais. Durant tout ce temps, il n'entendit pas John s'approchait.
- Tu te sens mieux ? Désolé pour la douleur mais tu ne m'as pas laissé choix.
- John… Tu me le paieras, tu ne m'auras pas si facilement, je lutterais, tu m'auras pas, pourri… ahhh, cria-t-il en se courbant, puis quelques secondes après, relevant la tête, un sourire se dessina sur ses lèvres… alors bébé, tu veux jouer à ce que je vois, fit Jack flottant entre colère et désir, luttant pour garder l'esprit clair.
- Oh que oui, je veux jouer.
C'est sur ces mots que John captura ses lèvres, de manière bestiale, tant l'impatience était présente. Jack répondit d'abord positivement, puis reprenant le dessus, il lui mordit la lèvre au sang. L'agent du temps prit cela pour une invitation à aller plus loin, il entreprit donc de déshabiller son « camarade » de jeu. Pendant une heure se succédèrent les deux faces de Jack, le désir finissant par prendre le dessus à chaque fois. Cela les conduisit finalement au grand lit qu'avait fait installer John. Il en profita d'ailleurs un maximum, se disant qu'il parvenait à ses fins et qu'après tout ça, l'immortel ne pourrait que le suivre n'importe où.
- Et si on pimentait un peu le jeu ? dit-il, se levant pour aller récupérer le bracelet en cuir du Capitaine. Tes petits compagnons ne pourront que s'incliner et te laisser partir avec moi. Ils comprendront que tu seras plus heureux et tu seras libéré d'eux, qu'en dis-tu ?
- Tout ce que tu veux tant que tu me rejoins ! répondit Jack, sous l'effet du philtre.
Pendant ce temps, à la base, l'énervement grandissait à mesure que les solutions s'épuisaient. Jusqu'à ce qu'enfin le signal de Jack réapparaisse. Il ne leur fallut alors que deux minutes (chrono en main ;)) pour rejoindre le SUV et prendre la route dans la direction indiquée par le GPS. Ils y arrivèrent en trente minutes. Ce que Ianto vit en entrant le fit se figer d'effroi : L'immortel se trouvait dans une position compromettante avec John. L'agent du temps se tourna d'ailleurs vers l'équipe, un grand sourire aux lèvres. Ce qu'il n'avait pas prévu fût la réaction de Jack à la vue d'Ianto. En effet, à la seconde où il l'a vu, le brouillard dans son esprit s'est dissipé, laissant place à la rage et à la honte. Voyant Ianto disparaître, il se rhabilla à la hâte, envoyant valser John qui se cogna assez fort pour tomber dans l'inconscience.
- Zut, moi qui voulais l'assommer ! Réagi Gwen. Vous m'aidez ? On va le mettre dans le SUV et surtout faites bien attention à ce qu'il ne puisse pas s'échapper !
- On doit faire comme si on avait rien vu vous croyez ? demanda Tosh.
- Tout ce que je sais c'est que malgré tout ce que je peux dire de Coffee Boy, ce que Jack a fait est dégueulasse. Répondit Owen.
- Tu ne crois pas qu'il puisse y avoir une explication valable ? Le défendit Gwen.
- C'est Jack, la voilà l'explication, pas besoin d'aller chercher plus loin. En parlant de chercher, je sais pas ce que vous en pensez, mais je crois qu'il va nous falloir un nouveau majordome. Conclua-t-il en mettant John à l'arrière du SUV.
Ianto courrait, à en perdre haleine, incapable de s'arrêter, ne voulant pas s'arrêter tant que ces images n'auraient pas quitté son esprit. ** Comment, comment a-t-il pu me faire ça !!! J'aurais dû m'en douter !! Pourtant il l'a repoussé dans son bureau ! **. Jack tenta tant bien que mal de le suivre et lorsque Ianto se retrouva à bout de souffle, il pût le rattraper.
- Ian, je t'en prie, il faut que tu m'écoutes. Ce que je vais te dire va être difficile à croire mais…
- Mais quoi Jack hein ? QUOI ?! Vous vous êtes déshabillés pour je ne sais quelle raison et il est tombé sur toi au moment où je suis entré ?? C'est ça ?
- Non… j'ai couché avec lui… enfin il a couché avec moi.
L'imaginer était déjà difficile, mais l'entendre confirmer par l'homme qu'il aimait était une torture, pire encore que la période Canary Wharf. Il voulut s'enfuir mais Jack le retint et malgré tout son bon vouloir, il ne parvint pas à se défaire de son étreinte.
- Je t'en prie Ian, pas une seule seconde je n'ai été consentant, il faut que tu me croies ! Il m'a drogué, tu comprends, drogué ! Mes désirs ont été altérés et pourtant j'ai lutté, je te jure que j'ai lutté. Est-ce que tu me crois ?
- Même un enfant ne croirait pas une telle histoire. Répondit-il acerbe, tentant toujours de se défaire de l'étau qu'étaient les bras de Jack.
- Pourtant c'est la vérité, je ne mens pas. J'ignore ce que je devrais faire pour que tu me fasses confiance à nouveau, mais je trouverais. Ton mauvais pressentiment était vrai, je te demande pardon. Si tu savais comme je m'en veux de ne pas avoir été assez fort !
- De pas lui avoir résisté tu veux dire.
- De ne pas avoir pu contrer le poison qu'il m'a injecté ! En quelle langue je dois te le dire !
- Lâches-moi, tu me dégoûtes ! J'aurais dû savoir que tu tomberais dans n'importe quels bras, les miens ne te suffisaient pas !
- Ian… fit Jack, d'abord doux, puis il répéta, Ian… cette fois sa voix se fit douloureuse et son étreinte se desserra lentement.
Sentant qu'il pouvait s'échapper, il força un peu et fût libérer. Il lui fallu quelques secondes avant qu'il ne se demande pourquoi Jack l'avait lâché. Il se retourna et ce qu'il le vit le mortifia. Jack le regardait, les yeux vitreux, ses mains écrasant littéralement ses temps douloureuses.
- Aides-moi Ianto, je t'en supplie, ça fait mal ! hurla-t-il
- Jack… Jack, qu'est-ce qu'il se passe ? Tu as mal à la tête ? Dis-moi !
- Appelle… Owen… réussit-il à articuler.
Le dit médecin débarqua rapidement, courant le plus rapidement possible, essayant de ne pas se briser les jambes.
- Qu'est-ce qu'il a ? Questionna-t-il Ianto.
- Je ne sais pas, on se disputait, il me serrait et puis d'un coup j'ai senti qu'il me tenait plus, quand je me suis retourné, il était comme ça.
- Bon ok, on va l'asseoir tu vas m'aider. Jack calme-toi, je vais te donner un calmant.
Durant la manœuvre pour l'asseoir, Jack s'évanouit dans les bras d'Ianto, le faisant paniquer.
- Mais bon dieu Owen, dis-moi ce qu'il a !
Aperçu du chapitre 5 : « Si vous ne voulez pas que votre petit copain finisse en miettes, vous devriez aller le sortir de cellule. »
