DES SEPARATIONS QUI RAPPROCHENT…

Bon alors, bien sûr, les personnages et certains passages ne m'appartiennent pas. Je ne fais qu'écrire mes idées sur certains événements qu'ils pourraient vivre… Beaucoup d'idées ont d'ores-et-déjà été développées et je présente d'avance mes excuses à ceux ou celles qui trouveraient des ressemblances avec d'autres écrits.

Bonne Lecture !

- Mais bon dieu Owen, dis-moi ce qu'il a ! »

CHAPITRE 5 :

Une fois rentré à la base, Owen, aidé de Tosh et Gwen, pris en charge le Capitaine. Pendant ce temps, Ianto s'occupait de John. En effet, non content de l'enfermer dans une cellule, il décida de l'enfermer avec Janet, le weevil préféré de la bande. Une fois fait, il remonta à toute vitesse pour prendre des nouvelles de Jack. Arrivé à l'infirmerie, il trouva Owen en plein décryptage des résultats.

- Alors ? Que s'est-il passé ?

- Je l'ignore pour le moment, j'ai découvert une substance inconnue dans son sang, je n'arrive pas à trouver ce que c'est. Enfin pour l'évanouissement c'est moins grave que ce que je croyais, il semblerait qu'il était simplement à bout de force. Il ne devrait pas tarder à se réveiller, il pourra peut-être nous en dire plus.

- Ok, dans ce cas je vais rentrer, il est tard.

- Euh… Ianto… commença prudemment Tosh.

- Oui ? Vous avez besoin de quelque chose ?

- Euh… non mais...

- A demain alors.

Lorsque deux heures plus tard, le capitaine se réveilla, il ne trouva qu'Owen, en train de pratiquer de nouvelles analyses.

- Que s'est-il passé ? demanda-t-il

- A toi de me le dire ! rétorqua le médecin.

- Je me souviens avoir couru après Ianto et ensuite avoir eu une horrible douleur à la tête, c'était dû à quoi ?

- Je l'ignore encore. Tout ce que j'ai pour le moment c'est une substance inconnue dans ton sang, mais à l'heure où je te parle, elle s'est totalement évaporée. Tu as une idée de ce que ça peut être ?

- Et bien, John m'a injecté quelque chose mais j'ignore quoi. Il m'a parlé de « philtre » qui me ferait retourner avec lui.

- C'est l'excuse que tu comptes donner à coffee boy ? Je serais toi j'en trouverais une autre… et je m'y connais. Dit doucement le médecin sans le regarder.

- Comment ça ? demanda Jack, encore dans les vapes.

- Et bien, tu ne vas pas me dire que c'est une quelconque drogue qui t'as fait coucher avec lui ? rétorqua-t-il en le regardant cette fois. Franchement, même un enfant trouverait de meilleures excuses. J'ai beau ne pas toujours être tendre envers Ianto, il ne méritait pas ça. Quand même, pour le coup je trouve que tu as été loin. J'ai cessé de douter lorsque vous vous êtes installés ensemble, mais là…

- Et bien quoi ?! Vas 'y, finis donc ta phrase ! « Mais là… t'es un bel enfoiré » c'est ça ? Le jour où je me suis installé avec Ianto c'était bien parce que c'était sérieux et que je ne voulais personne d'autre que lui dans mon lit et pour partager ma vie en général ! Je ne l'ai pas trompé, d'accord ? J'en reviens pas que ce soit toi qui me dises ce genre de choses ! John m'a drogué, j'ai eu beau lutter, c'était comme si une autre personne contrôlait mon corps.

- Ok, ok, c'est bon calme-toi. Il te faut du repos. Et… je te crois, ca va. Vu ta réaction, j'ai plus aucun doute, mais bon t'es pas non plus obligé de me sauter à la gorge, je suis seulement honnête. La substance inconnue c'est sûrement la drogue dont tu m'as parlé et ta fatigue extrême, et bien je me suis trompé alors, ce ne serait pas… l'exercice physique… mais plutôt que tu aies lutté et complètement épuisé tes forces. Je fais un rapport complet avec les dernières analyses et je te l'apporte, en attendant tu devrais aller te reposer.

- Où est Ianto ?

- Tu dois te reposer.

- Réponds-moi ! Il n'est pas resté ?

- Et bien… non, se décida-t-il après hésitation. Il a emmené John dans les voûtes, je crois qu'il l'a enfermé avec Janet. Et quand il est remonté nous voir, il a juste demandé si je savais ce que tu avais eu, après ça il a dit qu'il rentrait chez lui.

- Très bien, merci Owen.

- Pas de quoi, mais euh… conseil de médecin… et d'homme… tu ferais peut-être mieux de lui donner du temps, histoire qu'il réfléchisse et remette tout en place. Il est très costaud et m'a vraiment bluffé mais ce n'est pas un surhomme. Enfin moi ce que j'en dis.

- C'est très gentil de ta part de t'en faire pour lui, mais il faut qu'il comprenne et qu'il me pardonne, pour ça je dois le voir. A demain, rentres chez toi te reposer.

Du côté du gallois, les choses sont plus mouvementées. En effet, ne parvenant pas à se décider à rentrer chez lui, chez « eux », il déambula un certain temps. Puis, souhaitant se poser, il entra dans un bar, où une jolie jeune fille l'accosta quelques minutes après son entrée. Elle lui parla de sa mine triste, l'alluma sans retenue et après plusieurs verres, alors qu'Ianto et elle ne tenaient pas l'alcool, ils se levèrent en titubant et quittèrent l'établissement bras-dessus bras-dessous. C'est pourquoi, à l'instant où Jack a ouvert les yeux, Ianto, lui, se trouvait dans une chambre d'hôtel miteuse. La bagatelle déjà accompli et sa « compagne » de la nuit profondément endormie, il ressenti une étrange sensation qui quelques secondes après se transforma en dégoût de lui-même, sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi ce sentiment s'abattait sur lui comme un coup de tonnerre. Il s'habilla et quitta l'hôtel.

Sur le chemin le ramenant chez lui, et depuis qu'il s'était réveillé, le capitaine ressentait quelque chose d'anormal. **Sans doute l'appréhension. Comment vais-je pouvoir le convaincre ? J'ai bien lu l'amour et l'inquiétude dans ses yeux quand je me suis écroulait, il m'aime encore, tout ne peut pas s'être arrêté comme ça. Tu n'as pas finit de souffrir John, je te rendrais cent fois ce que tu viens de nous faire subir, je le promets !** Le temps de ces quelques sombres pensées et Jack pénétra dans leur appartement. Il su tout de suite qu'Ianto n'y était pas.

- Où es-tu Ianto, où es-tu ?? dit-il pour lui-même, tout en s'installant dans le fauteuil. Et prenant une photo d'eux entre ses mains, il ajouta : Pardon mon amour, pardon. J'aurais dû t'écouter, croire en ton mauvais pressentiment, mais je ne pensais plus qu'à Gray et je me croyais invincible ! La vérité c'est que je ne le suis pas, il a trouvé le seul moyen de me détruire.

Ce dont il ne se doutait pas c'est qu'Ianto se trouvait juste derrière la porte, la culpabilité et la colère le rongeant. Il ignorait sur quel pied il allait danser et ce fût donc à pas de loup qu'il entra. Ce qu'il vit lui fit mal, plus encore que lorsqu'il a surpris John et Jack dans le hangar. Son compagnon, l'homme pour qui il était prêt à tous les sacrifices, toutes les folies, était assis dans le fauteuil et pleurait, comme jamais il ne l'avait vu pleuré. Lorsque ce dernier leva le nez pour regarder qui avait passé la porte, un immense sourire éclaira son visage. Toutefois, avant qu'il n'ait pu faire un geste, Ianto se précipita dans la salle de bain. Il se leva à son tour et se dirigea vers l'endroit où venait de s'enfermer Ianto, mais se rendit compte que la porte était verrouillée.

- Ianto, Ian, mon amour, écoute-moi je t'en prie ! Il faut que tu me fasses confiance ! dit-il à travers la porte. Je t'aime Ian, tu m'entends, je t'aime et jamais, au grand jamais, je n'avais ressenti quelque chose d'aussi fort ! J'ai aimé au cours de ma longue vie et on sait tout les deux que j'aimerais encore après toi, mais rien, tu entends, rien ne viendra surpasser ce que je ressens à présent. Bon dieu Ianto, je n'étais pas consentant ! Je ne t'ai pas trompé ! Finit-il par hurler.

A cet instant, Ianto ouvrit la porte et en passant devant Jack, sans un regard, il lui répondit :

- Si vous ne voulez pas que votre petit copain finisse en miettes, vous devriez aller le sortir de cellule. Bonne nuit Capitaine.

Sur ces belles paroles, le gallois entra dans la chambre et sans se retourner la ferma, avant de la verrouiller. Sous le choc, l'immortel ne trouva rien à répondre, il se contenta d'ouvrir le placard et de prendre une couverture et un oreiller, avant de s'allonger dans le fauteuil. Il savait qu'il ne dormirait pas, mais avait besoin de rester dans cet appartement, à quelques mètres de l'homme qu'il aime. Et c'est dans cette position que le trouva Ianto, au milieu de la nuit, après qu'il se soit décidé à quitter la chambre car il n'arrivait pas à dormir. Cependant, il ne mit pas plus de deux secondes avant de s'y renfermer à nouveau.

Le lendemain, il attendit que Jack ait quitté l'appartement pour le Hub, pour sortir de la chambre et se préparer à rejoindre à son tour la base. Une quinzaine de minutes après avoir fini son café, il se trouvait déjà sur la place faisant face à l'office de tourisme. Personne, à part Jack, n'était encore arrivé et à peine avait-il passait la porte qu'il ne put s'empêcher de jeter un œil en direction du bureau du Capitaine. Il le vit, dans la même position que la veille, mais cette fois dans sa chaise de bureau. Rapidement il prépara une tasse de café et la lui apporta. Lorsque Jack le vit, il espérait encore que ce café fût le signe d'un début de pardon, mais en regardant dans les yeux de son compagnon – car pour lui, il n'était en aucune façon question de séparation – il comprit qu'il ne s'agissait là que d'un acte professionnel, sans arrière-pensée.

- Ian… tenta-t-il d'amorcer

- Oui Monsieur, auriez-vous besoin d'autre chose ? demanda-t-il en évitant de le regarder et en ayant l'air détaché.

- Arrêtes ça, s'il te plaît ?

- Arrêtez quoi Capitaine ? Continua-t-il sur sa lancée, malgré la douleur grandissante.

- Cet air froid et détaché, tu ne me feras pas croire que les sentiments s'envolent en une fraction de seconde.

- En effet, je ne vous le ferais pas croire mais avec un peu d'aide, ils finiront par ne plus avoir le choix. Je vous ai annoté tout les dossiers, ils ne vous restent qu'à y jeter un œil et à les signer.

Il avait prononcé cette dernière phrase d'une traite, retenant sa respiration pour échapper aux phéromones…

C'est le moment que choisi Owen pour faire son entrée. Ianto en profita pour s'éclipser avant que Jack ne le retienne, il n'aurait pas fallu quelques secondes de plus avant qu'il ne craque. C'est fou ce qu'il lui manque déjà ! Secouant la tête, il se dirigea vers la zone médicale avec le café du médecin, l'air de rien.

- Alors, qu'ont donné tes analyses ? demanda-t-il d'un air qui se voulait détacher.

- Tu t'inquiètes pour lui ? Sourcilla Owen avec un sourire.

- Ben, c'est le patron, faut bien qu'on soit sûr qu'il est apte pour ce boulot, on a trop besoin de lui pour les missions.

- « On » hein ? Et pour les missions ? Ne serait-ce pas plutôt « J'ai trop besoin de lui » ? Ianto, je l'ai enguirlandé hier soir, moi le coureur, parce que je trouve que ce qu'il t'a fait est dégueulasse ! Seulement il m'a bien remis à ma place. Je le crois sincère quand il dit que John l'a drogué et que ça a altéré ses capacités, un peu comme le GHB mais version amélioré, sinon il s'en serait vite débarrassé. Les analyses que j'ai effectuées corroborent ses dires. Et son évanouissement est dû au fait qu'il n'avait plus de forces !

- Tu m'étonnes, ça en demande beaucoup de me prendre pour un con ! répondit Ianto, acerbe.

- Non Ian, tu ne comprends pas. Il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour se débarrasser de ce poison. C'est ça qui a pompé toute son énergie. Ca et la course-poursuite pour te rattraper. Je suis formel. Ce qu'ils ont fait, enfin… ce genre de choses, ça te dope normalement, là il s'est vidé complètement. Il lui a fallu trop de temps pour le combattre, sinon rien de tout ça ne serait arrivé. J'ai eu du mal à comprendre, enfin à me faire à vous deux, mais aujourd'hui je suis en mesure de te regarder droit dans les yeux et de te demander de lui faire confiance. Il t'aime, pour de vrai. Et même si tu parviens à lui pardonner, ce que j'espère vraiment, je doute que lui parviennes un jour à se pardonner. Je ne peux pas imaginer à quel point ça doit être difficile, mais je sais qu'il a besoin de toi et que tu as besoin de lui.

- …

- Bon maintenant il est évident que si tu répètes quoique ce soit de cette conversation, à qui que ce soit, je serais dans l'obligation de te tuer. Conclua-t-il.

Cette dernière phrase arracha un sourire au gallois, qui, ne trouvant pas nécessaire de répondre, quitta la zone médicale pour rejoindre l'office de tourisme. **De là au moins je pourrais réfléchir. ** Au passage il salua Tosh et lui apporta sa tasse de café. Gwen devait sans doute encore profiter un peu de Rhys. **Grand bien lui en fasse. **

Toute la matinée il s'occupa des visiteurs, ainsi que des pensionnaires. A cette occasion, il eût droit aux phrases assassines de John, qui le confortèrent dans sa décision. Et c'est à l'instant où il voulut rejoindre Jack pour lui parler qu'une alerte retentit. Puis tout se passa très vite : plusieurs bombes explosèrent… John, toujours John. C'est comme ça qu'ils apprirent, après s'être tous extirpés des décombres, que Gray était vivant et qu'il avait fait échapper l'agent du temps de sa cellule. D'autres évènements se succédèrent, amenant le chaos à Cardiff, et Jack à avant même la fondation de ville. C'est aussi dans ce désastre que survint la plus grande catastrophe jamais connue par l'équipe de Torchwood 3 : la mort d'Owen et Tosh, en héros. Le temps avait manqué à Ianto et Jack pour une explication et cette fois, ce fût l'envie et le dégoût qui retardèrent, une fois de plus, l'affrontement.

Aperçu du chapitre 6 : « Pendant plusieurs minutes, on aurait pu entendre une mouche volait dans cette chambre. Puis Jack fit le premier pas… »