DES SEPARATIONS QUI RAPPROCHENT…

Bon alors, bien sûr, les personnages et certains passages ne m'appartiennent pas. Je ne fais qu'écrire mes idées sur certains événements qu'ils pourraient vivre… Beaucoup d'idées ont d'ores-et-déjà été développées et je présente d'avance mes excuses à ceux ou celles qui trouveraient des ressemblances avec d'autres écrits.

Bonne Lecture !

« Le temps avait manqué à Ianto et Jack pour une explication et cette fois, ce fût l'envie et le dégoût qui retardèrent, une fois de plus, l'affrontement. »

CHAPITRE 6 :

Une fois les affaires de leurs défunts collègues rangées, l'enregistrement d'adieu de Tosh visionnée, Gwen rentra rejoindre Rhys, elle avait besoin de le sentir prés d'elle, plus que jamais. L'atmosphère était pesante, la plupart des ordinateurs avaient cessé de ronronner et Ianto dût préparer deux cafés « remonte moral » qui, pour cette fois, ne fonctionneraient sûrement pas. En arrivant au bureau de Jack, il trouva la porte ouverte, les lumières éteintes. C'est alors qu'il s'aperçut que la trappe était ouverte. Alors il décida de toute verrouiller et de rejoindre le capitaine, seul comptait la présence de l'autre à cet instant, le passé, l'avenir, plus rien de tout ça n'existait.

- Jack, dit-il doucement pour signaler sa présence. Il ne reçut qu'un faible grognement pour réponse, provenant du lit de fortune.

Une fois parvenue au lit, il s'y assit et découvrit l'immortel allongé sur le ventre, la tête tourné de l'autre côté, de telle sorte qu'il ne pouvait voir son visage. Il entendit cependant des reniflements, preuve qu'il tentait de pleurer en silence, oubliant que dans ce réduit étroit tous les bruits sont multipliés par cent. Doucement, tendrement, presque comme si en le touchant il aurait été capable de le briser, tellement il le sentait fragile, Ianto serra Jack contre lui, aussi fort qu'il le pût. Le capitaine se tourna alors vers lui et il pût voir de nouvelles larmes roulaient sur ses joues. C'est ainsi que presque sauvagement ils s'embrassèrent, on aurait dit qu'il le faisait pour la dernière fois.

- J'ai besoin de toi…

- Je sais Jack, je sais… répondit Ianto en essuyant les dernières larmes.

Ils continuèrent de s'embrasser ainsi plusieurs minutes, jusqu'à ce que Jack tente une approche plus intime.

- Jack non… souffla Ianto entre deux baisers, s'il te plaît.

- Ian, je t'en prie, j'ai envie de toi, j'ai besoin de toi, ne me repousse pas, implora-t-il à son oreille.

Ils firent l'amour sauvagement, dans la précipitation, comme si cette action était leur seul moyen de survie. Durant l'acte ils ne prononcèrent pas un seul mot, et n'en prononcèrent pas plus après. Trop épuisés, ils s'endormirent rapidement. Au petit matin c'est seul que Jack se réveilla. Il se leva, enfila un pantalon et remonta pour voir si son compagnon était dans les parages. Il ne le trouva pas et se mit à penser qu'il avait rêvé, jusqu'à ce qu'il se rende compte que du café était préparé dans la cuisine et qu'il était encore chaud, puisque la cafetière était resté allumé exprès. Il se servit et, avec un sourire, il trempa les lèvres.

Pendant ce temps, Ianto eut le temps de prendre une douche rapide et de s'habiller avant de se préparer un café. En effet, de peur que le capitaine ne se réveille et le rejoigne, il n'avait pas pris de café à la base. Cette nuit lui avait fait du bien, il s'était retrouvé dans un autre monde, comme à chaque fois qu'il se livrait entièrement à Jack, mais le réveil avait été difficile. Il aurait voulu avoir le temps de parler à Jack au sujet de la fille d'une nuit. Au lieu de ça, ils s'étaient laissé aller tout les deux à leur instinct. **Pas mieux que des bêtes. ** Il s'en voulait… Sur le moment, par fierté et bêtise, il s'était dit que le tromper c'était le moyen idéal de le faire souffrir, lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais aujourd'hui, il se trouvait stupide et se sentait sale. Alors il était resté là, toute la journée, assis dans son canapé, devant la télévision. Il réfléchissait, se demandant s'il devait parler à Jack, comment celui-ci réagirait.

De son côté, Jack se posait dix milles questions. **Peut-être que j'ai rêvé ? Non ce n'est pas possible, il était là et nous avons... Cela signifie-t-il qu'il m'a pardonné ? Mais alors, dans ce cas, pourquoi n'est-il pas revenu me voir ? Il regrette peut-être… Je devrais aller le voir… non, je dois le laisser seul… ». Ce n'est qu'en fin d'après-midi qu'il se décida. Il prit son manteau et quitta le Hub, marchant lentement, hésitant toujours. Finalement, ses pas le menèrent à l'appartement, leur appartement, alors il entra. Il trouva Ianto endormi dans le canapé. Délicatement, il l'emmena dans le lit. Le sommeil ne venant pas, après l'avoir longuement observé, il s'installa devant la télé. Ce n'est qu'une heure après qu'il entendit hurler. Il se précipita dans la chambre et vit Ianto se débattre dans le lit, visiblement en plein cauchemar. Il lui parla d'abord calmement, pour le calmer, mais voyant que ça ne fonctionnait pas, il le secoua durement et Ianto ouvrit enfin les yeux.

- Merci mon dieu. Dit-il en le prenant dans ses bras.

- Que se passe-t-il ?

- Tu m'as fait peur. J't'ai entendu hurler, tu faisais un cauchemar et je n'arrivais pas à te réveiller, ca va ? répondit Jack en lui caressant la joue.

- Oui, oui ca va.

En disant ça, Ianto voulut se lever mais Jack l'en empêcha.

- Oh non, tu n'iras nulle part. Tu es au bord de l'épuisement…

- Chacun son tour, s'entendit-il répondre de manière acerbe, sans avoir pu se contrôler.

- Tu m'en veux hein ? Tu ne me pardonneras pas facilement… comprit Jack en mettant une distance entre eux. Je vais te laisser dormir, finit-il par dire en se levant.

- Non… cria Ianto, je… reste s'il te plaît, j'aimerais te parler.

- Bien sûr.

Pendant plusieurs minutes, on aurait pu entendre une mouche volait dans cette chambre. Puis Jack fit le premier pas…

- Je t'écoute Ianto, tu voulais me parler. Dit-il doucement, craignant déjà qu'il soit question de rupture et de regret quant à la nuit passée.

- Et bien voilà, je…

- Tu regrettes c'est ça ?

- Euh… je… oui, c'est exactement ça, je regrette, je…

Ce fût trop pour Jack qui se leva, mais avant qu'il ne quitte la chambre, Ianto repris :

- J'ai été stupide, je ne pensais qu'à te faire du mal et coucher avec elle a été ma seule idée. Je voulais te rendre la monnaie de ta pièce, tu vois. C'est très gamin comme réaction et je… enfin voilà, ce soir là je ne savais plus ce que je faisais tu sais, je me sens sale… Je… je comprendrais que tu t'en ailles, mais je ne voulais pas te le cacher.

- Attends, de quoi tu parles là Ian ? Il ne s'agit pas de la nuit dernière ? répondit un Jack complètement perdu.

- Euh… ben non… pourquoi ? Tu as cru que je regrettais la nuit passée ? Enfin tu es fou ! J'avais besoin de toi, autant que tu as eu besoin de moi… Je… J'aurais toujours besoin de toi Jack. Je voulais qu'on se parle, je voulais tout arranger, je ne supportais plus l'idée de te perdre, et puis tout s'est accéléré jusqu'à… enfin tu sais…

Il n'eût pas le temps de terminer sa phrase que Jack se jeta sur lui, visiblement très soulagé et heureux.

- Alors tu ne m'en veux pas ? Réussi à demander Ianto entre deux assauts.

- Il m'est difficile de t'imaginer dans d'autres bras, mais je l'ai bien mérité…

- Non justement ! cria presque Ianto, tout en le retournant pour prendre le dessus. Tu n'étais pas responsable, tu n'as pas arrêté de me le dire mais je me suis borné et… je suis désolé.

- Ne le sois pas, tout est fini maintenant, on est ensemble et plus personne ne pourra nous faire de mal, plus maintenant.

On entendit plus cette nuit là que des gémissements et des cris de pur plaisir. Le lendemain matin, ils quittèrent leur appartement main dans la main, le sourire retrouvé. En entrant dans la base, ils eurent la mauvaise surprise de trouver John assis devant un ordinateur. Ianto préféra se réfugier dans la cuisine. En quelques heures seulement, il avait tué Jack, drogué Jack, couché avec Jack, pour finalement sauvé la vie de Jack… Peut-être tenait-il sincèrement à lui ? Ce n'est pas pour autant qu'il tolérerait sa présence, le laissait vivre était bien suffisant.

La matinée passa rapidement, Jack enfermait dans son bureau tentait de convaincre une fois encore John qu'il devait quitter la terre et qu'il ne retournerait pas avec lui. Ce fût chose difficile, mais finalement l'agent du temps quitta les lieux sans plus de cérémonie, au plus grand soulagement des trois membres de Torchwood.

Les missions se succédèrent plusieurs jours durant, leur permettant de ne pas trop penser à Tosh et Owen… Puis Jack eut l'obligation de quitter Gwen et Ianto quelques heures, le temps pour lui de retrouver son docteur et de sauver une nouvelle fois le monde. Ianto s'inquiétait : Et si Jack préférait rester auprès de son docteur ? La peur qu'il avait décelé dans ses réactions, dans ses mots, promettaient une nouvelle période bien sombre, beaucoup trop rapprochée de la précédente à son goût. Non-content de faire face aux daleks, ils durent aussi faire face à une énième apparition de John. Et oui, encore lui, quelques semaines après les avoir laissé en paix, il avait suffi du départ de Jack pour qu'il saute sur l'occasion de les importuner encore.

- Alors, comment allez-vous depuis le temps ? demanda-t-il un sourire difficile à déchiffrer sur les lèvres.

- Ca allait mieux quand tu n'étais pas là. Répondit Gwen, du tac au tac.

- Ouh ce n'est pas gentil ça.

- Tu permets mais on a un monde à sauver !

Durant cette « conversation » Ianto était resté en retrait, se remémorant les derniers événements. « Jack n'est pas là alors laisse-nous bosser en paix tu veux » entendit-il sortir de la bouche de Gwen. Puis soudain, ils se retrouvèrent tout les deux projetés contre un mur.

- Et si je faisais plutôt en sorte que ce gentil dalek vienne à bout de vous deux, une bonne fois pour toute ? Hein ? Vous ne seriez plus dans mes pattes, enfin… Jack n'aurait plus rien qui le retiendrait ici, ça me semble un très bon plan, pas vous ? Conclua-t-il dans un rire machiavélique.

Aperçu du chapitre 7 : « - Je ne vais pas faire durer le suspens, tu as déjà tout compris hein ? Depuis longtemps je me demande ce qu'il te trouve, c'est vrai tu es pourtant quelconque… enfin tu ne le mérites pas… du coup m'est venu l'idée de voir par moi-même. Si tu veux te débattre, moi ça me dérange pas, mais tu te feras plus de mal, c'est toi qui voit. »