CHAPITRE 3
Une fois remit de ses émotions, un détail intrigua Aldébaran plus que les autres.
- Je ne leur ressemble pas.
- Merci de me le rappeler Monsieur Lestrange. Lorsqu'ils vous ont confié aux Potter, vos parents vous ont fait prendre une potion qui vous ferait ressembler à ceux-ci. Je vais chercher l'antidote dans un instant. En attendant j'aimerai que vous déposiez un peu de votre sang sur ce parchemin. Une fois l'opération effectuée, il continua. La totalité des biens appartenant aux Lestrange va bientôt s'afficher, que vous puissiez les utilisez ou nous.
Gripsec appela un autre Gobelin et lui parla dans une langue étrange que Aldébaran ne connaissait pas. Puis, les deux Gobelins sortirent du bureau. Pendant leur absence, Aldébaran put découvrir que la famille Lestrange était vraiment riche. Il possédait un total d'environ 3 393 000 000 Gallions (468 000 000 Euros). Mais le plus impressionnant restait la taille de la bibliothèque, plusieurs millier de livres étaient entreposés dans chaque propriétés et dans le coffre familial.
La famille Lestrange venait certainement de Russie puisque la famille possédait quatre manoirs dans ce pays, et six autres étaient répartis dans les pays l'avoisinant. Il semblerait aussi qu'il ai deux demeures pour ses futures vacances, une aux Caraïbes et l'autre en Polynésie française. Et tout naturellement deux derniers manoirs en Angleterre et en Écosse.
Pour le reste, il s'agissait surtout de bijoux, d'armes, d'artefacts et autres babioles. Au moment où Aldébaran finit sa lecture, Gripsec revint s'asseoir sur sa chaise et lui tendit une fiole contenant un liquide bleu pétrole. L'enfant ne posa pas de question et la but. Il sentit quelques changement s'opérer sur son corps. La totalité de son corps le faisait souffrir le martyr. Un gémissement sortit de sa bouche, et pourtant, il était loin d'être une chochotte.
Une fois tout revenu à la normale, le Gobelin fit apparaître un Miroir à côté du bureau. Aldébaran s'en approcha et il ne put s'empêcher d'être légèrement déçu.
- Vous garderez votre cicatrice au visage et si vous en avez d'autres également. La potion n'efface pas votre passé, mais elle fait juste comme si vous aviez vécu la même vie, mais avec les traits de vos deux parents.
En effet, Aldébaran avait garder la trace de cette brûlure ainsi que ses cheveux rasés. Mais cela ne le dérangea pas tellement car ainsi, il ressemblait à son père. Ses yeux étaient un mélange de ses deux parents, celui de droite était vert Avada, tel ceux de son père, avec quelques touches de gris orageux et celui de gauche était acier, comme ceux de sa mère, mais avec des paillettes vertes. Aldébaran avait récupéré le nez fin et la bouche pulpeuse de Bellatrix. De Rodolphus, il avait les traits anguleux et la mâchoire carré. Il avait également pris quelques centimètres et un peu de poids, il faisait désormais un mètre vingt-deux pour vingt kilogrammes. Apparemment, son entraînement et tout ce qu'il mangeait depuis un an et demi, n'affectait pas son ancien corps mais celui-ci semblait plus réceptif.
Il se préférait ainsi. Certes, il avait encore ses cicatrices horribles qu'il haïssait temps, mais au moins il ne ressemblait plus à ces traîtres de Potter.
- Mémoire? Demanda simplement l'enfant.
- Ceux qui vous ont déjà vu sauront que vous êtes la même personne que Harry Potter, mais sauront également que vous avez subit un changement. Quand aux souvenirs, vous apparaîtrez toujours sous votre ancienne apparence. Pour ce qui est des photos, signature et autres documents, qu'ils soient magiques où Moldus, il seront modifiés pour que vous apparaîtriez avec la bonne apparence.
Ça ne l'arrangerait pas, il va falloir qu'il sache porter un glamour sans qu'il soit repérable. Après quelques minutes de réflexion, Aldébaran décida de prendre un peu d'argent dans son coffre afin de faire des emplettes puis de revenir prendre quelques livres dans le coffre familial.
C'est donc dix minutes plus tard que le garçon se trouva dans une boutique de malles, valises et de sacs en tout genre. Le vendeur lui présenta la totalité de ses sacs à dos ainsi que leur fonctionnalité. Aldébaran se décida à prendre le plus cher. Certes, il coûtait mille quatre-vingt Gallions (environ 150=), mais il possédait de nombreuses options comme celui de ne rien peser, de ne pas avoir de fond, d'être le seul à pouvoir l'ouvrir et d'autres petits détails.
Lorsque Aldébaran annonça sont choix, le vendeur le fixa d'un regard méfiant. Après tout, ce n'était pas banal de voir un enfant essayer de se camoufler pour que l'on ne reconnaisse pas son identité tout en étant habillé de vieux vêtements sales demander un objet de luxe. Le garçon tiqua de la langue et sortit l'argent nécessaire de la bourse que les gobelins lui avait confiés, prit le sac et s'en alla. Quel imbécile se vendeur!
Tout en se dirigeant vers une ruelle plus sombre, Aldébaran contempla la bague qui ornait son index droit, signe de domination, de puissance et qu'il saura diriger là où il le veut sa famille. Il était le seul à pouvoir voir le bijou, seules ceux à qui il donnera son autorisation pourra la contempler.
Aldébaran arriva finalement dans une allée parallèle au Chemin de Traverse, l'Allée des Embrumes. Il savait, toujours grâce à Jugson, que beaucoup de criminels plus ou moins dangereux traversaient cette allée. Ici, il pouvait se promener à visage découvert car très peu de personnes allaient dans le monde Moldu et aussi car si quelqu'un l'identifie, il s'en ficherait certainement. C'était presque comme une règle, tout ce qui se passe dans l'Allée reste dans l'Allée. Mais bon, il garda tout de même sa capuche sur son visage, sûrement par habitude.
C'est donc en toute quiétude qu'il se dirigea en premier vers une boutique de potions qui s'appelait "Apothicaire Bobbin". Là-bas, il se dirigea vers le vendeur et fit ses demandes les plus urgentes.
- Je dois changer d'apparence.
- Et puis-je savoir pourquoi? C'est pas une boutique pour faire joujou ici gamin! Cracha la femme qui se tenait derrière le comptoir. Aldébaran se crispa légèrement et pour montrez qu'il ne voulait pas faire "joujou", il abaissa sa capuche et fixa la dame froidement.
- Je crois que vous pouvez comprendre pourquoi je ne peux pas me promener tranquillement sur le Chemin de Traverse. Répondit ironiquement le gamin. De plus, mon visage est placardé dans les journaux Moldu. Ces deux arguments auront suffit à la convaincre puisque Melinda, selon son badge, passa en mode vendeuse.
- Sur une longue durée?
- Non, quelques heures.
- Dans ce cas, le Polynectar devrait peut-être t'intéresser. Vu que je brasse mes potions moi-même, l'effet devrait mettre durer environ dix heures, onze au maximum. Il te suffit de mettre un élément du corps de la personne à qui tu veux ressembler, comme un cheveux. Mais attention, tu ne peux pas te transformer en animal ou en créature.
Aldébaran réfléchit quelques secondes à la proposition, mais ce n'est pas exactement ce qu'il cherchait.
- Intéressant, je vais en prendre trois. Mais c'est plus quelque chose comme le glamour que je cherche.
- Pourquoi ne pas mettre de glamour alors?
Pourquoi est-ce que cette vendeuse était si curieuse, le garçon en avait mare de parler.
- J'aimerai bien mais les miens pue la magie.
- Et bien, celui qui te l'ont fait à du sécher les cours de métamorphose de septième année. Aldébaran prenant très mal la réflexion de la femme ne put s'empêcher de laisser un peu de sa magie le quitter et de répandre une atmosphère froide autour d'eux.
- Je ne suis pas encore allé à Poudlard, Madame. Cracha-t-il en appuyant bien sur le dernier mot avec dédain. Mais celle-ci ne sembla pas s'en formaliser puisqu'elle s'exclama.
- Tu- tu sais faire un glamour, à ton âge, incroyable! Fais-en un, je te dirais ce qui ne va pas. L'enfant ne rechigna pas, après tout, il mourrait d'envie de savoir enfin faire un vrai glamour.
Il plaça ses deux mains sur son visage et au bout de dix secondes les retira. Il ne possédait plus aucune trace de brûlure sur sa peau et ses yeux si uniques étaient devenus bleu clair, mais il ne possédait toujours pas de cheveux. Apparemment sa Magie n'était pas prête de lui les rendre avant un long moment.
La vendeuse face à lui le fixa stupéfaite.
- Il est parfait, indétectable, je n'ai rien à t'apprendre désolé. Ton glamour est aussi parfait que ceux réalisés par les Gobelins.
- Vous vous fichez de moi? Face à l'air ahuri de la femme, il reprit plus posément, vous voulez dire que vous ne ressentez pas la magie sur mon visage? Et comment ça les glamours Gobelins?
- Tu dois être un hypersensible, c'est la seule solution que je vois. Ne t'en fait pas, seul des sorciers très puissant comme Dumbledore ou Tu-sais-qui pourrait voir à travers ton déguisement, et tu n'es pas près de les croiser de ci tôt je pense. Et pour les Gobelins, les charmes les plus connues sont ceux entourant les bagues de Chef de Famille, personne ne peux se douter qu'ils en sont sauf si on voit leur bague ou que cette personne le dit à voix haute, tu connais?
- Vous voulez dire que vous ne voyez pas non plus de flou autour de mon index? Demanda Aldébaran en levant sa main droite devant la femme.
- Non, je devrais? À peine la phrase de la femme terminée que le garçon révéla la bague, Melinda méritait de la voir avec toutes les infos qu'elle lui avait donné. Tu es le Lord Lestrange?
- Héritier, je le deviendrais à mes quatorze ans. Voyant que la femme semblait vouloir continuer la discussion, il la coupa rapidement et lui demande ce qu'il lui devait. Il la paya en vitesse et s'enfuit de la boutique tout aussi rapidement.
Aldébaran se dirigea ensuite vers la boutique juste en face, il avait vu des livres en vitrine et voulait voir de quoi il parlait. Une fois dans le magasin, il ne prit même pas la peine de saluer le vendeur qu'il se jeta sur les bibliothèques remplies qui envahissaient toute la petite boutique.
Après une heure de recherche intensive, il décida de prendre six livres: deux sur le déroulement de la guerre contre Grindelwald qui n'avait que peu touchée la Grande-Bretagne mais qui était tout de même très célèbre, selon le livre, et l'autre sur la guerre contre Voldemort, du point de vue des Ténèbres. Les autres livres parlaient essentiellement de magie noire, comment s'initier, les lois qui l'entourent et les bases. Il se doutaient qu'il y aurait beaucoup de livres semblables dans son coffre, donc il n'en prit pas plus.
Aldébaran paya rapidement ses livres sous l'œil curieux du vendeur et quitta l'Allée des embrumes. Il ne lui restait plus qu'à acheté des livres dans une boutiques dîtes de la "Lumière", des vêtements et des provisions, puis il devra trouver une maison où vivre, même s'il avait déjà sa petite idée.
Le garçon se dirigea vers " Fleury & Bott", une librairie. Là-bas, il acheta donc deux livres sur les mêmes guerres, des livres sur les lois sorcières et les traditions de Sang-Pur, il avait vérifié que ce soit bien un Noble qui les avaient écrit et non un Né-Moldu ou un Sang-Mêlé qui se moquait des coutumes. Ensuite, il prit plusieurs livres sur les sorts qui aide au quotidiens ou d'autres livres qui l'intéressaient juste.
