Chapitre 49
Ça fait une semaine que nous avons emménagé à la réserve, dans la maison de mon enfance qui a été retapée par les loups. Quand je dis nous, je veux dire Paul, Edward, Ophie, les jumeaux et moi. Nous avons passés deux ans auprès d'Esmée et Carlisle parce que, il faut l'avouer, plus on est, mieux c'est quand on a deux ventres sur pattes à s'occuper. Ça a été assez pénible les premiers mois puisque je devais les nourrir toutes les deux heures, puis trois, puis quatre, etc... Je jure que je ne déteste plus dormir, maintenant.
Tout le monde est devenu semi-vampire, désormais. J'ai permis à Edward de mordre mon poignet parce que je trouvais ça plus symbolique qu'il se nourrisse à la source. Carlisle m'a fait une prise de sang le lendemain pour que Jasper et Alice deviennent les vampires qu'ils ont toujours voulu être et une autre pour Esmée et lui.
Comme prévu, Ophie et Toc toc ont emménagé à la villa dès l'obtention de son diplôme et bien sûr, le chat nous a suivi ici, à la réserve, les jumeaux l'adorent mais je ne suis pas sûr que leurs sentiments soient réciproques. Ophie n'a plus aucun lien avec sa mère, elle a coupé les ponts avec elle sans se retourner dès qu'elle a obtenu son bac.
Jasper et Alice sont en voyage, ils profitent de pouvoir à nouveau sortir sous le soleil pour visiter tous les pays réputés pour être ensoleillés. J'imagine à quel point ça doit être merveilleux pour eux de pouvoir se balader librement sans craindre de briller. Surtout pour Jasper qui n'a pas pu se le permettre depuis plus de 300 ans.
Les jumeaux se ressemblent, ils ont hérité des yeux verts de leur père et je vois un peu de lui dans leurs traits de visage. Je ne sais pas trop ce que je leur ai donné, les oreilles peut-être, mais je dois me rendre à l'évidence, ils sont des minis-Edward. La couleur de leurs cheveux semble être venue de nul part, ils ont la particularité de s'éclaircir vers les pointes. De noir, ils passent à l'acajou dans un dégradé doux. Nous avons déjà coupé les cheveux de Masen et le dégradé s'est petit à petit reformé en quelques jours. Difficile de ne pas se dire qu'ils sont liés à la lune de sang comme je le suis à celle d'argent, je me demande dans quelle mesure ils seront impactés.
Masen est sur le grand tapis du salon où les jumeaux peuvent jouer et foutre le bordel avec leurs affaires. Il est assis au bord du tapis avec un ours en peluche bleu dans les mains, ça fait une heure qu'il le regarde, le malaxe, glisse son doigt sur sa fourrure. Je tuerai pour savoir ce qu'il pense depuis tout ce temps.
Un miaulement attire mon attention, Toc toc s'assoit et regarde le dos de Masen puis il repart de la pièce, estimant que reprendre sa place préféré sur le tapis de jeux ne vaut pas la peine de supporter la présence d'un des jumeaux. Edward entre avec Lily dans les bras, elle s'est enfin réveillée de sa sieste. Ses yeux verts sont encore ensommeillés.
« Maman, prononce-t-elle.
Elle tend les bras vers moi, Edward la dépose sur mes genoux et Lily me fait un câlin. Edward se dirige vers Masen, il s'agenouille près de lui et caresse doucement ses cheveux qui commencent à être un peu longs mais ça lui va bien alors peut-être qu'on les lui laissera. Masen ne détourne son attention du nounours que pour aviser celui qui vient de le déranger. Edward sourit et dépose un baiser sur la tête de notre fils, il reste un moment avec lui puis se relève pour s'installer à mes côtés. Lily qui ne sait jamais vraiment dans quels bras elle veut être se déplace pour se mettre sur les genoux d'Edward.
« Ça fait une heure que je me demande à quoi pense Masen, déclaré-je. Il a l'air très intéressé par cet ours.
« Ce n'est pas l'ours, c'est la couleur bleu. Il se demande s'il l'aime ou pas, il réfléchit à tout ce qu'il a pu voir de bleu, il se demande ce qui pourrait être bleu, ce qui devrait l'être. Il pense que Lily serait plus jolie si elle était bleue.
« Tu veux être bleue, Lily-puce ?
Lily me regarde sans comprendre.
« Non, dit-elle en secouant la tête avec hésitation.
Je ne sais pas si elle répond vraiment à la question ou si elle répond non parce que c'est la réponse universelle des jumeaux en ce moment. Peu importe ce qu'on leur demande ou ce qu'on ne leur demande pas, la réponse est toujours non.
Masen abandonne finalement son ours en peluche, il court vers nous et tente de monter sur mes genoux. Je l'aide et l'installe. Lily tente d'attraper le nez de son père, celui-ci sourit.
« Nooon, mon nez ! Se plaint-il dramatiquement. Rends-moi mon nez.
Lily rigole et secoue la tête puis elle fait mine de le manger. Edward écarquille ses yeux verts et sa bouche forme un "o".
« As-tu osé manger mon nez ?
Lily rit et dit non de la tête.
« Je t'ai vue manger mon nez, fait Edward avec suspicion.
« C'est Toc, accuse-t-elle.
Masen attrape quelque-chose d'invisible sur le ventre de sa sœur et le colle au nez d'Edward. Ce qui me fait absolument rire.
« Ah, merci Masen, sourit Edward vers son fils.
Celui-ci affiche un grand sourire. La porte d'entrée s'ouvre sur Ophélia qui rentre de son travail. Elle a pris un mi-temps à la boulangerie de Forks, plus pour avoir une occupation hors de la maison que par réel besoin d'argent – Merci Alice et ses bons plans. Elle y travaille tous les après-midi en semaine.
« Mummy ! S'exclame Masen.
Il descend de mes genoux, je le sécurise en le maintenant le temps de la descente et il court se jeter dans les bras d'Ophie. On ne sait pas vraiment comment c'est arrivé mais Paul et Ophie sont devenus poppy et mummy pour les jumeaux.
« Bébé-Masen, murmure Ophie en le câlinant.
Lily rejoint son frère pour avoir son câlin aussi mais l'arrivée de Paul change ses plans et, de ses bras, elle entoure la jambe de son beau-père.
« Hey, Lily-puce, s'amuse Paul. Il la soulève et la fait voler au-dessus de lui, elle rigole puis il la prend dans ses bras.
Ils reposent chacun leur chargement, Masen attrape la main de Paul et l'emmène sur le tapis de jeu. Ophie s'installe sur les genoux d'Edward mais rapidement, Lily se place devant eux.
« Non mummy, la gronde-t-elle, mon papa.
« Mon papa, proteste Masen en fourrant un jouet dans les mains de Paul. Mon papa, ma maman, ma mummy, mon poppy.
« Nooon, pleurniche Lily. Moiii.
Je prends Lily dans les bras. Ils ne sont pas tout à fait au point en matière de partage.
« À tous les deux, tempéré-je. Papa, maman, poppy et mummy sont à vous deux, pas à l'un et pas à l'autre. Mummy a le droit d'être sur les genoux de papa aussi parce que c'est son amoureux.
« Et maman est l'amoureuse de poppy, qu'on soit clair, ajoute Paul.
« Attends donc le complexe d'œdipe, m'amusé-je.
« Ouais ce truc, soupire Paul. C'est quand ?
« Entre trois et six ans.
« Et bien, ce sera amusant.
Un an plus tard
J'entre à la maison et suis surprise de voir Ophie me passer sous le nez comme une fusée.
« Wow, qu'est-ce qui se passe, ici ?
Ophie s'arrête et me lance un regard d'excuse. Elle semble inquiète.
« Je ne trouve pas Lily.
Ça arrive assez souvent. Son don nous complique la tâche chaque fois qu'elle sort de notre champ de vision parce que là où elle se trouve est toujours le dernier endroit où nous voulons la chercher.
« Elle aime se cacher dans les armoires, d'habitude, précisé-je.
« J'ai regardé toutes les armoires, elle n'y est pas.
« Quelles sont les pièces où tu as déjà cherché ?
« Le salon, le couloir, la salle de bain, les toilettes, votre chambre à Paul et toi, notre chambre, la chambre des jumeaux et le bureau. J'ai cherché partout.
« Et la cuisine ? Souris-je.
Je m'y dirige suivie d'Ophie et Lily se trouve là, même pas cachée, à fixer le placard où nous rangeons les bonbons. Je suis prête à parier qu'elle cherchait un plan pour en récupérer autant qu'elle peut.
« Lily, que fais-tu dans la cuisine ?
« Je veux faire un gâteau de bonbons pour papa et poppy.
« Ça n'existe pas, les gâteaux de bonbons mais nous pouvons faire un gâteau pour tout le monde, si tu veux.
« Je veux pour papa et poppy.
« Pas maman et mummy ?
« Non, boude-t-elle.
Les enfants sont ingrats mais elle est en plein complexe d'œdipe donc je ne peux pas vraiment lui en vouloir. Juste, elle ne sait pas se décider sur lequel des deux papas jeter son dévolu. Ce n'est pas moi qui vais le lui reprocher. Masen n'a pas encore débuter le sien mais j'ai hâte de clouer le bec des mecs parce qu'ils fanfaronnent à propos des filles qui leur courent après.
« Et Masen ?
Elle réfléchit.
« Un peu, décide-t-elle en montrant la taille d'une miette avec ses doigts.
Je souris. De toute façon, Masen n'en voudra sûrement pas, il déteste tout ce qui est sucré, va savoir pourquoi. C'est une plaie de lui faire manger son dessert à chaque fois et je sais qu'il le refile à sa sœur dès que nous avons le dos tourné. En allant dans le salon avec Lily dans les bras, je découvre Masen essayant d'ouvrir le tiroir du meuble télé. La sécurité enfant l'empêche de l'ouvrir mais il persiste et continue d'essayer de tirer sur les bords du tiroir. C'est l'un des seuls tiroirs encore sous protection car c'est là que nous rangeons les piles rechargeables pour la télécommande et les jouets des petits.
« Tu ne peux pas ouvrir le tiroir, Masen, le préviens-je.
Il me regarde les sourcils froncés et reporte son attention sur le tiroir qu'il essaye de nouveau d'ouvrir. Je sais qu'il est vain d'essayer de le faire changer d'idée, il finira toujours par y revenir. Il vaut mieux attendre qu'il se lasse de lui-même. On s'est rendu compte qu'il avait tendance à se focaliser sur une seule chose pendant une période qui peut durer d'une à deux heures. Ça a débuté à ses deux ans, bien que la première fois, ça ne nous a pas alerté. Sa première "obsession" a été le bleu , ensuite est venu le rouge puis le cinquième son de son jouet xylophone. Ça n'arrive pas souvent mais parfois, son esprit se concentre sur un truc et il ne pense qu'à ça pendant un moment.
Il y a des choses difficiles qu'il faut parfois expliquer aux enfants. Je pensais que l'explication sur le pourquoi ils devaient boire mon sang dans un biberon une fois tous les six mois serait la chose la plus compliquée à expliquer mais ça, je ne sais pas comment trouver les mots. Toc toc est vieux et malade, le véto annonce une poignée de jours avant la fin, il n'y a rien à faire pour lui à part le soulager avec des anti-douleurs. Ophie est dévastée et s'est isolée avec son meilleur ami chat dans sa chambre. Edward, Paul et moi avons la charge d'expliquer aux enfants que Toc toc va bientôt mourir, histoire de les préparer. Paul a Lily sur les genoux, Masen est sur ceux d'Edward. Lily suce son pouce avec son doudou loup coincé par son bras. Masen tiens le sien et lui mord la patte avant. Ils savent que quelque-chose se passe puisqu'ils ont vu Ophie rentrer en pleurant avec Toc toc dans sa caisse de voyage. Je me suis accroupie devant eux pour être à leur hauteur.
« Mes bébés, si Ophie est triste, c'est parce que Toc toc va bientôt partir.
Masen lâche la patte de son doudou et me regarde avec confusion.
« Y va où ? Je peux aller avec Totoc ?
« Moi au..i, fait Lily sans sortir son pouce de la bouche.
Ils ne savent pas de quoi ils parlent. Ne donnez pas de sueurs froides à votre mère comme ça, pensé-je intérieurement.
« Non, vous ne pouvez pas parce qu'il va partir dans un endroit réservé aux chats qui sont très vieux ou très malade et Toc Toc est très vieux et très malade. Vous, vous restez avec vos papas et vos mamans.
« Mais il va guérir ? Demande Masen.
« Non trésor, c'est comme la plupart des êtres vivants. Toc toc va mourir et il va retourner à l'univers.
« Mais il va revenir ?
« Je suis désolée mais non, il ne pourra pas. Quand il sera parti pour l'univers, il ne pourra jamais revenir mais il sera partout dans l'univers donc il sera toujours ici.
Je tapote leur poitrine au niveau de leur cœur avec mes index. Mes bébés comprennent et se mettent à pleurer. Ils se jettent tous les deux sur moi, je les serre pour les apaiser.
« Il ne faudra pas trop l'embêter, d'accord ? Chuchoté-je.
« Toi aussi... tu vas mourir ? Sanglote Masen. Et papa ? Et mummy et poppy ?
Leurs pleurs s'intensifient.
« Non, trésor, c'est différent pour nous parce que nous sommes mystiques. Papa et mummy ont été transformés en semi-vampires et poppy est un loup. Et moi, je suis la fille de la lune alors nous n'allons pas mourir, nous.
J'ai le cœur serré parce que je ne sais pas ce qu'il en est de mes enfants. Ils sont des semi-vampires mais ils grandissent et donc... vieillissent.
Le lendemain
J'ai tourné la tête cinq minutes et Masen a disparu du tapis de jeux. Sa sœur y est toujours, jouant avec les voitures et des peluches. Surveiller des enfants qui sont capables d'user d'une vitesse vampirique, ce n'est pas tous les jours évident et en cinq minutes, Masen a pu en faire, des bêtises s'il a utilisé sa vitesse. C'est déjà arrivé, nous avons maintenant des gribouillis aléatoires sur les murs de nos chambres, à hauteur de Masen car il voulait nous faire une surprise. Il est heureux qu'ils n'aient pas encore leur force vampirique sinon, nous pouvons dire adieu à tout ce qui se trouve dans cette maison.
« Où est parti Masen ? Soupiré-je.
« Je sais pas, me répond Lily, pensant que je le lui demandais à elle.
Je regarde dans la cuisine et ne le trouve pas, je monte à l'étage et vois la chambre des petits ouverte. J'entre et m'arrête de stupeur. C'est un cauchemar. Masen a un un peu de sang sur la lèvre inférieur et tiens Toc toc au creux de ses jambes pliées en tailleur. Toc toc ne bouge pas et a du sang sur le museau. Il fait jour et la lune de sang est déjà passée alors pourquoi Masen a-t-il voulu boire le sang de Toc toc ?
« Mais qu'est-ce que tu as fait ?! M'horrifié-je en m'agenouillant devant lui.
Masen commence à pleurer. Je ne veux pas penser à comment Ophie se sentira quand elle va découvrir que la poignée de jours s'est transformée en un seul, à peine.
« Je voulais pas que Totoc meurt, sanglote-t-il.
Je prend Toc toc et le pose au sol à côté puis prends Masen dans mes bras.
« Chut, bébé. Tu ne peux pas empêcher la mort d'arriver. C'est comme ça que la vie est faite pour la plupart des animaux et des humains.
Je le recule et prends ses mains pour lui expliquer clairement que même s'il avait une bonne intention, ce qu'il a fait était une bêtise quand je remarque une trace de sang sur son poignet. Je jette un œil à Toc toc qui semble n'avoir aucune blessure hormis le sang autour de sa bouche.
« Masen, tu as mordu Toc toc ?
Masen secoue la tête pour me dire non.
« Qu'est-ce que tu as fait ? Tu peux raconter à maman ?
Il baisse la tête.
« Je me suis mordu et j'ai obligé Totoc à boire mon sang... et... et... il n'a plus bougé.
Je vois la scène de son point de vue dans mon esprit car il utilise son pouvoir sans faire exprès. Il repart en pleur et se jette dans mes bras.
« Pardon maman, sanglote-t-il.
Je caresse son dos pour l'apaiser.
« Chut, j'ai compris que tu voulais le sauver mais ça ne peut pas marcher sur les animaux, je ne pense pas et tu vois, ça n'a pas marché.
« Il est parti ?
« Oui, il est parti. Parfois on essaye de sauver quelqu'un et ça ne marche pas, c'est comme ça.
Il se détache et renifle, regardant ses mains qui se triturent. Un mouvement attire mon attention et je regarde, sidérée, la queue de Toc toc bouger en tapant le sol. Il ouvre les yeux et une seconde plus tard, il se redresse.
« Totoc ! S'écrie Masen.
Toc toc s'étire et miaule avant de commencer à faire sa toilette comme si de rien n'était, comme s'il ne venait pas de ressusciter. Masen s'agenouille et fait un gros câlin à Toc toc, celui-ci lance un miaulement de protestation. Comment je vais expliquer à Ophie que son chat est devenu un semi-vampire ? Il chassait déjà des petites bêtes qu'il mangeait à l'extérieur mais va-t-il comprendre qu'il devra seulement se contenter de sang les nuits de lune rouge ?
Epilogue
Je suis dans la chambre des jumeaux, ils dorment tous les deux dans le même lit avec Toc toc roulé en boule au milieu d'eux – le chat ne quitte plus Masen depuis qu'il l'a transformé. Nous retrouvons souvent Masen et Lily dans le même lit le matin depuis que Masen a compris comment escalader les barreaux des lits. Puisque les barreaux sont devenus inutiles, nous avons changé leurs lits pour des lits d'enfants avec une petite barrière au cas où ils bougeraient pendant leur sommeil, surtout qu'ils sont souvent deux, là-dessus.
« Qu'est-ce que tu fais ici ? Chuchote Edward en se plaçant à mes côtés.
« Je regarde mes bébés.
Il passe son bras derrière mon dos et les regarde avec moi.
« Deux magnifiques enfants, une âme-sœur, un imprégné et nous. Qui aurait cru qu'on en arriverait à ce moment précis quand tu m'as coupé la route dans le couloir du foyer ?
Je me tourne vers lui pour le regarder et lui souris.
« L'Univers évidemment. Parfois, le destin fait bien les choses.
« C'est sûr, souffle-t-il. Tu n'arrivais pas à dormir ?
« Paul m'a demandé en mariage.
« Finalement ?
« Tu le savais ? Bien sûr que tu le savais. Il te l'a dit ou tu as espionné ?
« À moins de continuellement nettoyer la maison, je ne peux faire autrement. Ça fait longtemps qu'il y pense. Il a imaginé toute sorte de scénarios romantiques et tout. Alors, qu'a-t-il choisi ?
« Il m'a simplement dit "épouse-moi" pendant le câlin post-tu sais quoi.
Edward ricane.
« Et tous les plans tombèrent à l'eau, s'amuse-t-il. Qu'as-tu répondu ?
« J'ai dit oui... et maintenant je panique.
Edward me sourit.
« Il y a des choses qui ne changent pas. N'aie pas peur, Bells. Tu as déjà un lien définitif avec lui, le mariage n'y change rien, c'est juste symbolique. Nous serons là, de toute façon, Ophie, Paul et moi pour t'aider à surmonter cette terrible épreuve.
« Terrible épreuve, c'est le mot, grommelé-je.
Fin
(?)
J'espère que mon histoire vous a plu.
Je tiens à remercier toutes celles et ceux qui m'ont laissé des petites traces de leur passage et à celles et ceux qui profiteront de ce dernier chapitre pour le faire.
