Note de moi: Coucou tout le monde! oui, pour une fois j'ai fait assez vite et sans l'avis de ma bêta ( pas bien ). Emilie, pardonne-moi mais j'avais hate de le publier celui-là Donc si j'avais hate, c'est que forcément, je l'aimais bien. Après, s'il va vous plaire... Je pense qu'il y a un détail qui te plaira pas Milie, mais comme j'ai pas pu te parler aujourd'hui eh bien on en disctuera toutes les deux.

Je tiens à remercier mes reviewers, je crois que je vais créer un blog pour pouvoir vous parler à tous un peu personnellement. Je remercie également mes lecteurs, ça va de soi

Eh bien que dire d'autre à part place au chapitre et bonne lecture à tous?

Bizouxxx!


You know exactly what to do
So that I can't stay mad at you
For too long, that's wrong
But, I hate it
You know exactly how to touch
So that I don't wanna fuss and fight no more
So I despise that I adore you.

Rihanna & Neyo


Hate that I love you

oOoOo – oOoOo

« Harry !... Ne t'inquiète pas, elles ne vont pas tarder à arriver. Tu connais Ginny... « lui dit Neville pour la énième fois en quelques minutes.

Ca faisait presque une demie heure qu'Harry,Neville, James, Albus et Alix étaient arrivés dans la boutique de Farce et Attrape, et le brun n'avait toujours pas décroché la mâchoire. Il avait à peine dit « bonjour « . Il restait pétrifié, muet dans ses pensées.

Ron avait demandé des explications à Neville, et ce dernier lui avait dit que le Survivant était comme ça depuis qu'ils avaient vu Malfoy devant la boutique de Quidditch. Le rouquin n'avait rien dit, mais avait observé son meilleur ami avec plus d'attention et au moment où il avait été seul avec lui, il lui avait demandé s'il n'avait pas encore fait des conneries. Mais Harry était resté aussi muet qu'une tombe, le regard flou.

« Elle sont là ! « s'écria Albus, le nez collé contre la vitrine.

Ginny, Lily, Luna et Venus entrèrent en riant aux éclats, portant trois paquets chacune.

« On peut savoir ce qu'il vous fait rire à ce point ? demanda Ron en aidant sa soeur.

- Lily, bien sûr ! répliqua Ginny en essuyant une larme au coin de son oeil.

- Qu'est-ce que ma petite rouquine préférée a-t-elle encore fait ?

- Mais rien ! C'est ça le pire ! Tout ça parce que j'ai demandé à Kaliston, le fabriquant de baguettes, s'il n'existait pas de coloris pour les baguettes. Dit Lily en secouant ses boucles rousses.

- Elle la voulait rose à fleurs ! « rajouta sa mère en éclatant à nouveau de rire.

Tout le monde rit, sauf Harry qui ne semblait pas avoir vu entrer sa femme, plongé dans la contemplation du stand destiné aux Oreilles à Rallonge. Ginny se faufila jusqu'à lui et posa une main sur son épaule qui le fit sursauter.

« Ca va ? « lui demanda-t-elle en fronçant les sourcils devant son air absent.

Harry la regarda, les yeux brillants, la bouche ouverte comme s'il voulait lui répondre, mais aucun mot ne sortait de sa bouche.

Non... Non, ça n'allait pas du tout. Il venait de vivre l'un des plus merveilleux et des pires moments de sa vie.

Après que Malfoy soit parti, il avait attendu, le coeur battant à tout rompre et il avait espéré. Espéré que le blond revienne. Espéré pouvoir lui parler de l'état dans le quel il se trouvait depuis des années. Mais il n'était pas revenu. C'était Neville qui était apparu à sa place, lui demandant si ça allait. Toujours cette stupide et insignifiante question. Comment ça va ?

Harry avait plaqué son sourire tranquille sur ses lèvres et était revenu sur le Chemin de Traverse, retrouver ses fils.

Ils avaient fait tout leurs achats. Et il avait fait comme à son habitude : faire plaisir à ses enfants sans regarder les prix. Il avait pris deux balais pour James et Albus. Il avait acheté une chouette effraie pour sa fille. Il aurait dû être heureux de voir les yeux de ses enfants briller. Mais il n'y faisait pas attention.

Ses yeux fouillaient la foule à la recherche d'une chevelure blonde.

Sa voix voulait crier son nom pour l'appeler.

Son coeur voulait que ses morceaux soient recollés.

« Harry ! « s'écria Ginny d'une voix un peu aigue.

Neville s'avança en se voulant rassurant.

« Ne t'inquiète pas, il avait peur de ne pas vous voir revenir. Et puis Malfoy à la boutique de Quidditch n'a pas arrangé les choses. «

A la mention du blond, Harry ne put s'empêcher de regarder sa femme, dont le visage se ferma d'un coup.

Voyant qu'il venait sans doute de faire une gaffe, Neville s'éclipsa en marmonnant un « désolé, je crois qu'on m'appelle « .

« Malfoy, Harry ? lui demanda Ginny d'une voix blanche.

- Ce n'est pas ce que tu crois...

- Ah, parce que tu es Legilimens, maintenant ?

- Je connais ce regard !

- Et je connais encore plus le tien ! « s'écria la rouquine d'une voix étrange.

Ron se tourna vers eux, et s'avança à son tour.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? « demanda-t-il, son regard passant d'Harry à sa soeur.

Ginny, qui sentait ses yeux s'embuer, tourna la tête en se passant une main tremblante sur le visage. Ron soupçonna quelque chose et prit le Survivant par le bras pour l'emmener dans la remise.

Harry sentait sa tête lui tourner. Il voulait aller dans la chambre du Troisième Etage. Il voulait parler à Severus Rogue.

« Tu es mon meilleur ami depuis qu'on a onze ans, Harry. Depuis pratiquement la première fois que l'on s'est vus. Quand en Sixième Année tu es tombé amoureux de ma soeur, j'ai encaissé sans trop rien dire. Quand tu m'as dit que tu voulais la demander en mariage, j'ai encaissé sans trop rien dire. Et le jour de ton mariage, qu'est-ce que je t'ai dit, Harry ? « lui demanda le rouquin d'une voix sourde.

Harry se rappelait très bien de qu'il lui avait dit...

« Si un jour tu lui fais du mal, je te ferai regretter de ne pas avoir été tué par Voldemort. « murmura-t-il.

Mais il ne voulait pas lui faire du mal. Elle lui avait donné la plus belle chose qu'il possédait au monde : ses enfants. Elle l'avait rendu heureux, elle avait toujours été là pour lui. Et lui... Lui, il la trahissait.

« Exactement... Même si ça me foutrait les boules, Harry, parce que tu es comme un frère pour moi. Si j'apprends que ma soeur a repleuré à cause de tes conneries avec l'autre serpent, je te le ferai regretter, crois-moi. Et tu pourras dire adieu à notre vieille amitié.

- Je ne veux pas qu'elle souffre à cause de moi.

- Et pourtant, tu vois dans quel état elle se met à la mention de Malfoy ! s'écria Ron d'un ton furieux.

- Ron, arrête ! « supplia une voix à l'entrée de la remise.

Les deux hommes se retournèrent pour voir Ginny sur le pas de la porte.

« Je ne veux pas que les enfants entendent, et c'est une affaire entre mon mari et moi, je suis assez grande pour m'en occuper, merci bien ! «

Ron ne dit rien, mais le bout de ses oreilles rougit un peu, signe qu'il était mal à l'aise. Se sentant de trop, il s'éclipsa non sans avoir jeté un regard appuyé au Survivant.

« Rentrons. « dit-elle simplement avant de tourner les talons.

Harry resta toute fois quelques instants dans la remise en essayant de calmer les battements désordonnés de son coeur. Cette journée était suréaliste. Elle n'était pas normale, il y avait quelque chose qui n'allait pas.

Il l'avait revu... Bien trop tôt.

Il l'avait revu et il avait perdu la raison.

Il l'avait revu et ça s'était passé comme dans ses rêves étranges. Il lui avait reproché cet espèce de lien qui les liait et il avait succombé à ses avances. Il avait eu envie de lui, comme de cet homme dans ses rêves. Et il était reparti... Comme cet homme dans ses rêves.

« Papa ? demanda une petite voix féminine.

- Oui, ma chérie ... répliqua-t-il d'une voix rauque.

- ... Maman est déjà partie, je lui ai dit que je t'attendais...

- ... Oh... Eh bien oui, j'arrive, attends-moi dehors. «

Il voulait se calmer un peu avant d'affronter le soleil et les gens. Il voulait être à nouveau capable de coller ce sourire paisible sur ses lèvres et surtout, arrêter de penser.

« Merlin, il faut à tout prix que je retourne dans cette chambre. « pensa-t-il dans la pénombre.

oOoOo – oOoOo

Un slience pesant régnait dans le vieux salon aux couleurs verte et argent. On entendait le tic tac de la grosse horloge dans le coin , à côté de la grande baie vitrée qui donnait sur un jardin magnifiquement fleuri.

Ca faisait presque cinq heures que Draco et son fils étaient entrés au Manoir Malfoy, juste après qu'il n'ait vu Harry Potter. Et il n'avait cessé de penser à lui, à ce qu'il l'avait laissé faire. Il repensait à cette peau halée qu'il s'était autorisé à retoucher une énième fois. Il repensait à sa langue dans sa bouche, à cet état second dans le quel il se trouvait alors que leurs corps étaient collés l'un contre l'autre.

Les derniers rayons du soleil étaient en train de disparaître à l'horizon lorsque Draco prit une petite fiole remplie d'un liquide ambré sur la petite table à côté de lui, sans quitter des yeux la baie vitrée. A ce moment-là, il se dit que la nature était parfois surprenante à refléter ainsi les sentiments humains.

Ce ciel écarlate, lui faisait penser à son coeur.

Ces rayons qui disparaissaient, à la chaleur qu'apportait Harry Potter dans sa vie.

Cette fiole, à la seule façon qu'il avait trouvée pour justement oublier cette chaleur.

L'ex-Serpentard débouchona le filtre.

Il s'en était tellement servi.

A ce moment-là, la porte derrière lui s'ouvrit discrètement, mais pas assez pour qu'il ne le remarque pas. Il soupira en lâchant la fiole et se leva pour faire face à sa femme qui rougissait légèrement.

« Je ne savais pas que tu étais là, je suis désolée. « murmura-t-elle en baissant la tête.

Aleria Greengrass avait toujours été comme ça avec son mari.

Soumise. Dévouée. Discrète.

Elle avait même essayé d'être aimante, mais Draco ne lui avait jamais rendu son amour. Il lui avait toujours dit qu'il la considérait comme une amie qui partagerait toute sa vie. Il l'avait même autorisée à prendre un amant si l'envie lui en prenait, mais avait bien précisé qu'il lui fallait être discrète. Il n'aimait pas les commérages.

Et pourtant, elle l'aimait. Depuis Poudlard. Elle l'observait à la dérobée dans la Salle Commune, elle le dévorait des yeux lors des matchs de Quidditch, elle lui faisait toujours un sourire lorsque leurs regards, parfois, se croisaient.

Après la guerre, son père lui avait dit qu'elle devait trouver un bon parti et se marier. Naturellement, elle avait de suite penser à lui.

Malgré sa déchéance, malgré sa mauvaise réputation, malgré le fait que tout le monde évitait de fréquenter sa famille.

Son père avait été réticent. Même si les Malfoy avait été une des plus prestigieuses familles de Sang Pur, il ne voulait pas que sa fille et surtout son nom soit lier avec quoi que ce soit en rapport avec le Seigneur des Ténèbres. Mais comme toujours, devant le regard noir et embué de sa fille cadette, il avait cédé.

Aleria Greengrass avait épousé Draco Lucius Malfoy le jour de ses vingt et un ans.

Le plus beau cadeau qu'elle lui avait donné, était bien entendu leur fils, Skorpius, et à défaut d'avoir l'amour de son mari, elle avait l'amour de son enfant.

Skorpius était très proche de sa mère. Il se confiait souvent à elle, contrairement à son père. Ce n'était pas qu'il ne l'aimait pas, mais Draco avait toujours été si distant avec lui malgré le fait qu'il lui ressemble d'une façon troublante. Et le jeune garçon avait les yeux de sa mère, ce qui le disgraçait un peu au regard de l'ex-Serpentard.

« Draco, tu m'entends ? « fit Aleria d'une voix presqu'éteinte.

Draco posa un regard impérieux sur sa femme qui la fit rougir.

« Où est Skorpius ? redemanda-t-elle.

- Je ne sais pas. Dans sa chambre sans doute ! répondit-il sur un ton irrité.

- Non, j'en viens.

- Appelle donc un elfe, pour lui demander, alors !

- ... Pourquoi es-tu agressif ?

- Pourquoi m'étouffes-tu autant ? Je partage ton lit, ça ne te suffit pas ? Il faut aussi que je partage mon temps avec toi ! «

Aleria leva les yeux vers le blond, blessée au plus profond d'elle-même. Il était parfois si dur dans ses paroles.

« J'ai besoin d'aller voir Severus dans le Petit Salon, que l'on me dérange sous aucun prétexte. « lui dit-il en sortant de la pièce.

La porte claqua, et des larmes coulèrent doucement sur les joues pâles de la jeune femme.

oOoOo – oOoOo

« Maître ! Miss Lily vous fait dire que Maîtresse Ginny pleure dans le Grand Salon et qu'il faudrait que vous descendiez, Monsieur. « dit une voix étouffée derrière la porte.

Harry détourna un instant les yeux du portrait de Severus Rogue et se passa une main tremblante dans ses cheveux.

« Affrontez la conséquence de vos actes Potter, et descendez parler à votre femme. Peut-être aura-t-elle plus de chance que moi pour vous arracher une phrase complète et cohérente de la bouche. « lui dit l'ancien Maître des Potions.

Il commençait à être tard et Harry n'avait aucune idée du temps qu'il avait passé dans cette chambre. A peine arrivé, il était monté et s'était enfermé dans la pièce. Il avait attendu et appelé longtemps le Maître des Potions qui semblait être sourd à ses lamentations et à sa détresse. Puis, il était apparu comme à son habitude, le visage dénudé de toute expression, attendant patiemment qu'il prenne la parole. Ca faisait bien deux heures qu'il essayé de vider son coeur. Voyant qu'il n'y arrivait pas, Severus lui avait proposé d'entrer dans son esprit, mais le Survivant avait catégoriquement refusé.

Comment lui dire ?

Comment lui dire qu'il aimait et qu'il trahissait.

Comment lui dire qu'il était heureux et qu'il était désespéré.

Comment lui dire qu'il avait envie d'aller le voir pour l'embrasser à nouveau, d'aller le voir pour aller encore plus loin qu'ils n'étaient aller aujourd'hui, et qu'il avait envie de tout oublier pour rendre à nouveau sa femme heureuse .

Tout oublier ?... En était-il seulement capable ?

Le loquet de la porte bougea bruyamment ; quelqu'un essayait d'entrer dans la chambre, mais il l'avait magiquement fermée.

« Papa, ouvre cette porte maintenant avant que je n'appelle Tante Hermione pour qu'elle la fasse sauter ! « s'écria la voix de Lily.

Harry sentait son coeur battre à tout rompre contre sa poitrine.

« Cette petite est digne de Serpentard. « fit une voix à côté de lui.

Le Survivant brandit sa baguette et enleva le sort sur la porte qui s'ouvrit à la volée. Lily, qui était appuyée contre, faillie perdre l'équilibre mais Kreattur la retint à temps. Elle observa un instant la pièce tout autour d'elle et posa ses yeux marrons, furieux, sur son père.

« Elle t'attend. « marmonna-t-elle en levant ses yeux vers le portrait de Severus Rogue.

Harry sortit d'un pas raide de la pièce, sans un regard pour sa fille ou le vieil elfe qui s'inclina sur son passage. Il descendit les escaliers, décidé à essayer de calmer la tempête qui menaçait son couple. Il savait qu'il devait prendre une décision, aussi dure qu'elle était.

Arrivé devant la porte du salon, il prit une bouffée d'air et entra.

Ginny avait le regard plongé dans les flammes de la cheminée et ne sembla pas l'avoir entendu entrer. Elle tenait contre elle un album qu'il savait être celui de leur mariage et pleurait silencieusement. Doucement, il posa sa main droite sur son épaule.

« Tu avais raison, il faut que j'arrête mes conneries. « murmura-t-il.

Elle ne répondit rien et se contenta de renifler.

« Demain, tu pourras faire murer cette chambre. «

En disant ça, Harry sentait son coeur battre douloureusement contre ses côtes.

« Tout redeviendra comme avant. «

Sur ce, il tourna les talons et quitta la pièce pour se rendre dans la cuisine.

« Kreattur, j'aurais besoin d'un bout de parchemin et d'une plume. « dit-il au vieil elfe.

Quelques minutes plus tard, il remontait les escaliers pour se rendre dans la chambre d' Albus. Ce dernier était en train de lire un bouquin sur le Quidditch lorsqu'il entra.

« Où est Eros, ton hibou ? « lui demanda-t-il.

Albus montra d'un mouvement de menton le haut de son armoire. Un hibou noir était en train de sommeiller paresseusement dans sa cage. Harry le réveilla doucement et attacha le bout de parchemin qu'il tenait fermement dans sa main. Sans un mot ni un regard envers son fils, il s'avança vers la fenêtre et lui murmura :

« Au Manoir malfoy. «

oOoOo – oOoOo

Draco allait sortir du Grand Salon lorsqu'il entendit un bruit contre la fenêtre. Il se retourna et vit un hibou noir qu'il avait déjà vu sur le chariot d'un des fils d'Harry.

Sentant son estomac se nouer, il traversa la pièce et ouvrit la fenêtre. Le hibou, docile, lui tendit sa patte. L'ex-Serpentard prit le message et l'oiseau s'envola aussitôt. De ses mains tremblantes, il décaheta la lettre et lut le mot suivant :

« Arrange-toi pour ne plus jamais être dans les lieux où tu sais qu'éventuellement nous pourrons nous rencontrer . «

Pas de signature.

Pas de main tremblante.

Pas d'espoir.

Juste un coeur qui saigne.

Juste une larme.

Juste une fiole.

A suivre...