Note de moi: Coucou chers lecteurs! Comment ça va bien? Je poste ce soir parce que demain, je ne suis pas là, 14 Juillet oblige.

Waw, ça fait vraiment bizarre de tenir deux fics de front régulièrement j'en perds mes mots --' Que dire à part les éternels remerciements de me suivre, de me laisser un petit mot quand vous le sentez utile?

Je tenais aussi à signaler que s'il n'y a pas eu de lemons dans cette fic, c'est bien à cause de l'intrigue. Il y en aura un seul et il est prévu pour la fin, c'est pour ça que j'ai classé ma fic M. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop ( apparemment non vu que vous êtes pas mal à me suivre ) mais l'histoire que j'avais en tête tourne autour de ce fameux secret que j'essaye de vous divulguer petit à petit. Je vous rassure que vous arrivez au bout de vos peines vu que ceci va être le douzième chapitre et qu'il y en aura normalement dix-huit.

Voilà...

Que dire de ce chapitre-là? J'ai eu un mal fou à l'écrire mais je me suis bien amusée quand même.

Bonne lecture, bisous tout le monde et à la prochaine!

Tcho!


Je ne suis pas un héros Balavoine

Je n'suis pas un héros
Mes faux pas me collent à la peau
Je n'suis pas un héros
Faut pas croire ce que disent les journaux
Je n'suis pas un héros
Un héros
Je n'suis pas un héros

Balavoine


Le Survivant mis à nue

Poudlard – Quelque part dans les étages – POV Harry

La lune, ronde et rousse se reflettait doucement sur les abisses du Lac alors qu' Harry Potter respirait à grand poumon l'air frais de la nuit, apaisé.

Hagrid avait raison. Rien n'avait changé ici.

Il devait bien être trois heures du matin et ça faisait longtemps que tout le monde dormait dans le château. Des élèves aux professeurs. Des elfes aux mystérieuses créatures dans l'enclos d'Hagrid, dont les ombres fantomatiques se dessinaient à l'orée de la forêt.

Et lui, Harry, n'arrivait pas à dormir. Pas parce qu'il était anxieux ou quoi que ce soit d'autre, non. Parce qu'il était heureux, tout simplement.

Comment n'avait-il pas trouvé la force de revenir en ces lieux plus tôt ?

C'était pourtant ce qu'il lui fallait. Voir toutes ces choses déjà vues.

Passer devant la Salle sur demande, devant le portrait de la Grosse Dame qui avait failli tomber de son muret lorsqu'elle l'avait reconnu, rentrer dans ses vieilles salles de classe vides, se balader à nouveau dans les jardins, taper encore une fois à la porte d'Hagrid.

Se reccueillir sur les tombeaux en marbre blanc près du Lac.

Revivre en pensée l'instant volé que Malfoy et lui avait partagé.

Entendre les filles glousser sur son passage.

Revoir le terrain de Quidditch avec ses trois grands poteaux.

La Salle des Trophées où son nom était gravé.

Le chêne près de la Forêt Interdite où ils se retrouvaient avec Ginny.

Slughorn qui tenait à ce qu'il reste un jour de plus pour assister à l'une de ses petites soirées, Neville avec ses serres étouffantes où se trouvait sa dernière fierté, des plantes tropicales extrêmement rares que le Professeur Mac Gonagall avait mis plus de deux ans à obtenir.

C'était ça, sa thérapie.

Harry s'arracha au spectacle reposant de la nuit et se décida enfin à aller se coucher.

Il avait envoyé un hibou un peu plus tôt dans la soirée à Ginny pour la prévenir au cas où qu'il ne rentrait que le lendemain. Il espérait qu'elle l'avait bien reçu et surtout qu'elle ne se faisait pas d'idée.

Il longea un long couloir humide et désert, remonta trois escaliers et se retrouva à l'étage réservé aux appartements des professeurs.

Mac Gonagall avait insisté pour qu'Harry soit installé dans l'ancienne chambre de Dumbledore, et il devait s'avouer qu'il appréhendait de pénétrer dans l'antre de l'acien illustre directeur de Poudlard.

Peur de ressentir un peu trop sa présence.

Peur de toucher des objets qui lui avaient appartenu et aux quels il tenait.

Peur de le revoir quelques instants immobile dans les airs, avant de tomber dans les abîmes profondes et inconnues de la mort.

L'ancien Gryffondor arriva devant un portrait qu'il avait vu des années auparavant, mais pas à Poudlard. Chez Abelforth. C'était Ariana Dumbledore en personne qui gardait la chambre de son frère aîné, et Harry éprouva un pincement au coeur en reconnaissant les yeux bleu électrique caractéristiques des Dumbledore.

« Le mot de passe ? Lui demanda-t-elle en l'observant courtoisement.

- Dumbledore. « Lui répondit-il simplement.

Le tableau pivota, et le Survivant pénétra dans une chambre plus petite qu'il ne l'aurait cru, chaleureusement éclairée par les quatre chandeliers qui hornaient la pièce. Un feu ronfflait paisiblement dans la cheminée située à la droite de l'entrée, et Harry vit un énorme lit aux tentures de Gryffondor sur la gauche. Une petite bibliothèque hornait le mur d'en face et une vitrine contenant des objets fantastiques se tenait à gauche de la table de nuit, dans la pénombre.

Le brun alla s'allonger quelques instants sur le lit, lorsqu'il remarqua un imposant portrait au dessus de la cheminée.

Albus Dumbledore était là, assis dans ce qui semblait être le bureau directorial, vêtu de sa longue robe de sorcier pourpre, son chapeau assorti et le regardait, les yeux pétillants.

« Bonsoir, Harry. Dit-il en souriant.

- Professeur ! S'écria ce dernier en se levant d'un bond.

- Tu peux rester allongé, ça ne me dérange pas. Ce lit est des plus confortables, je dois l'avouer. Je regrette même parfois de ne plus pouvoir en profiter. «

Harry ne répondit rien, mais se rassit toute fois au bord du lit baldaquin, sans lâcher son ancien mentor du regard.

« Je ne te vois plus dans la chambre du Troisième Etage. Ca fait longtemps que tu ne m'y as pas appelé... Ce n'est pas un reproche, loin de là. Je suis même heureux que tu t'entendes bien avec le Professeur Rogue.

- Cette pièce est fermée. Répondit simplement Harry.

- Tiens donc. Dois-je te dire qu'il fallait que tu t'y attendes, Harry ?

- ... Non. Vous me l'avez suffisamment répété au cours de toutes ces années. «

Dumbledore enleva ses lunettes pour les essuyer sur sa robe de sorcier, et lorsqu'il les remit en place, il observa longuement le Survivant.

Ce dernier avait toujours l'impression de passer au rayon X quand l'ancien directeur le regardait ainsi, et il le soupçonnait d'essayer de lire en lui, tout comme le faisait Rogue lors de leurs entretiens.

« Tu as donc enfin entendu la voix de la raison. Lui dit-il enfin.

- J'y ai été forcé pour être plus exact. J'ai dû choisir entre mon passé et mon mariage.

- Je suis sûr que ta femme n'avait plus le choix si elle t'a imposé un tel ultimatum. Mais elle a bien fait. Le passé, Harry, est un peu comme le Miroir de Rised si tu n'y prends pas garde. Il peut te rendre fou si tu vis perpétuellement avec lui.

- Mon passé est la personne que je suis devenu aujourd'hui. Répliqua Harry avec un peu d'amertume.

- Non, Harry. Ce que tu es aujourd'hui, c'est ton présent. Ce que tu seras, c'est ton futur. Ce que tu fus, c'est ton passé. Il faut savoir retenir les leçons du passé pour aller de l'avant. Si Ginny t'en a coupé aussi brutalement, c'est parce que tu y vivais continuellement. «

Le Survivant détourna les yeux, de plus en plus fatigué, et se passa une main tremblante dans les cheveux. Si son passé était toujours aussi présent à son esprit, c'est parce qu'il n'avait pas réussi à faire la paix avec lui. C'était parce qu'il représentait beaucoup trop de choses importantes à ses yeux. C'était parce qu'il avait bien trop de secrets.

« Tu es trop jeune pour être aussi nostalgique. Tu penseras à ton passé lorsque tu auras mon âge. Regarde ton elfe. Il a vécu des décennies entières dans le passé sombre et glorieux de la famille Black. Regarde à quel point il était acariatre, à quel point il était mauvais. Et depuis que tu es devenu son maître, il a changé. Il te respecte. Il respecte ta femme et tes enfants.

- Oui. Il s'entend très bien avec Ginny. Elle préfère d'ailleurs lui parler plutôt qu'à moi, en ce moment. Répliqua sèchement Harry.

- Et pourquoi ? Parce qu'elle t'en veut de vivre dans ton passé. Enchaîna paisiblement Dumbledore.

- Elle est jalouse de ce qui s'est passé avec Malfoy. Ca l'alliène.

- ... Ta femme est très triste. Elle souffre beaucoup.

- Comment le savez-vous ? Vous êtes enfermé dans la chambre du Troisième Etage, je ne possède qu'un seul de vos portraits. « Dit Harry.

Il sentait les battements douloureux de son coeur, et les remords s'installer peu à peu en lui. Les paroles de Dumbledore le touchaient plus qu'il ne voulait l'admettre, mais comment faire pour tout arranger ? Comment faire pour que plus personne ne souffre à cause de lui ?

« Justement, Harry. Qui est-ce qui a insisté pour que mon portrait soit installé dans cette chambre ? Demanda l'ancien directeur de Poudlard.

- ... C'est elle.

- Et pourquoi ?

- ... Pour que je puisse me confier à quelqu'un si je n'arrivais pas à lui dire à elle.

- Exactement. Et elle s'est arrangée pour savoir si tu te vidais de tes idées noires ou pas.

- Quoi ?! Elle est déjà entrée dans cette chambre, c'est ce que vous êtes en train de me dire ? S'écria Harry, la rage remplaçant peu à peu les remords.

- Ca lui est arrivé, en effet. Tes sortilèges de protection étaient assez simples pour un sorcier adulte.

- Vous m'avez trahi !

- Non ! Je l'ai écouté. Et je lui disais de temps en temps si oui ou non nous discutions, je ne lui ai jamais parlé des sujets de nos conversations, ce n'était pas à moi à le faire. Il faudra que tu le fasses, Harry. Si tu tiens à tout ce que tu as construit jusqu'à présent. Mais il faudra aussi faire des sacrifices. A commencer par ce souvenir que tu caches si précieusement dans ta poche. Ne me demande pas comment je le sais, je ne te le dirai pas. Il va falloir que tu choisisses entre le coeur et la raison. «

A ce moment-là, Dumbledore se leva, signe qu'il allait quitter le tableau.

Harry le regardait faire, sans trop savoir quoi dire, la tête lui tournant un peu.

« Réfléchis, Harry. Et surtout, dors bien. Tu en auras besoin pour ta conférence de demain, d'après ce que m'a dit Minerva. Oh ! J'allais oublier un détail ! Il y a des Chocogrenouilles dans le tiroir de la table de nuit, si ça t'intéresse . Comme je sais que tu les aimes, je me suis permis d'en demander aux elfes. Bonne nuit, Harry. Nous aurons l'occasion de nous reparler très prochainement, je pense. «

Le sorcier disparut, laissant le Survivant seul avec ses pensées. Il se pencha et prit trois Chocogrenouilles dans la table de nuit.

Quelques minutes plus tard, il était couché dans les draps tièdes, les paquets vides devant lui, somnolant de plus en plus.

Finalement, il ne savait pas si cette venue à Poudlard était une aussi bonne idée que ça. Peut-être aurait-il dû chercher plus longtemps s'il n'y avait pas un autre moyen pour lire les souvenirs . Et puis, peut-être aussi que Dumbledore avait raison. Peut-être que son mariage était plus important que son souvenir.

C'est sur cette dernière pensée, l'image de Draco sur le Chemin de Traverse flottant dans les méandres de son esprit, que l'ancien Gryffondor sucomba et tomba dans les bras de Morphée pour un sommeil lourd et sans rêve.

oOoOo – oOoOo

Quelqu'un sautait avec insistence sur son lit, comme s'il ou elle était sur un trampoling. Et si il ou elle continuait comme ça, il ou elle serait l'un des rares témoins de la colère d'Harry Potter à son réveil.

Le Survivant grogna et se tourna sur le côté sans toute fois ouvrir les yeux.

La personne présente dans la pièce soupira et se décida à descendre du lit en marmonnant des paroles inintelligibles.

Harry sourit. Il avait gagné.

Il allait se retourner à nouveau pour voir qui se trouvait dans sa chambre et surtout pour lui demander comment elle avait fait pour entrer, lorsqu'il sentit à nouveau une masse sur son lit.

Son assayant était apparemment revenu.

Harry tatonna alors vers sa table de nuit afin d'y prendre ses lunettes. Une fois mises, il ouvrit les yeux et se retrouva face à deux grosses billes noires, un énorme nez en forme de pomme de terre diforme et de grandes oreilles en ailes de chauve - souris d'un gris douteux. La créature avait les bras dressées au dessus de sa tête et l'ancien Gryffondor leva les yeux afin de voir ce qu'il tenait.

Il eut un violent mouvement de recul en voyant un énorme vase en cristal rempli d'eau, prêt à lui être versé dessus.

L'elfe, qui fut surpris par son vif sursaut, tomba à la renverse sur le lit, en répendant toute son eau sur la couette.

Sentant le liquide s'infiltrer dans les tissus, le Survivant se leva d'un bond, alors que l'elfe sautait au bas du lit en direction de la cheminée.

Harry se précipita sur le tisonier que la créature s'apprêtait à prendre et le mit hors de portée.

« Monsieur Potter doit laisser Weastily se punir, Monsieur. Weastily a renversé l'eau. Weastily est un mauvais elfe de maison... se lamenta l'elfe en se pinçant les mains.

- Weastily ? « demanda Harry, interloqué.

C'était le nom que Croupton donnait à Percy dans les débuts que ce dernier travaillait pour lui au Ministère. Il n'avait plus entendu ce nom ridicule depuis sa Quatrième Année. Depuis le Tournois des Trois Sorciers.

L'elfe le regardait avec crainte, appréhendant sa prochaine remarque.

Il était plus petit que les elfes qu'Harry avait eu l'occasion de voir au cours de sa vie. Sans doute était-il plus jeune ; sa tête juvénile le laissait en tout cas supposer.

« Enchanté, Weastily. « Lui dit-il enfin en inclinant légèrement la tête.

La créature se courba dans un profond salut, et releva la tête, quelque peu rassuré.

« Qui t'a donné ce prénom ? lui demanda Harry.

- La mère de Weastily, Monsieur. Winky.

- Winky était ta mère ? S'écria le Survivant abasourdi.

- Oui, Monsieur. Weastily est le fils de Winky et de Dobby, Monsieur. Répondit fièrement l'elfe.

- Tu es le fils de Dobby ?!

- Oui, Monsieur. Mais Weastily n'est pas venu parler de son arbre généalogique, Monsieur. Il est envoyé par le Professeur Mac Gonagall, directrice de Poudlard, Monsieur. Et Harry Potter est très en retard à sa conférence. Tout le monde l'attend depuis vingt minutes, Monsieur. Ca fait bien dix minutes que Weastily essaye de le réveiller, mais Monsieur a le sommeil très lourd et... «

Harry écarquilla les yeux et vit avec horreur sur l'horloge de la cheminée qu'il était pratiquement quatorze heures.

« Les vêtements de Monsieur ont été lavé et sont dans la salle de bains, Harry Potter. Monsieur doit vraiment se dépêcher. Lui dit Weastily en désignant la porte derrière lui.

- Va prévenir le Professeur Mac Gonagall que je suis là dans cinq minutes. « Cria-t-il en claquant la porte derrière lui.

oOoOo – oOoOo

La Grande Salle était de plus en plus bruyante à mesure que le temps passait, malgré les efforts vains des professeurs, et certains commençaient vraiment à s'impatienter, marmonnant à leurs voisins qu'Harry Potter ne viendrait pas et qu'on leur avait gâché la matinée de leur Samedi pour rien.

Sur son estrade, Minerva Mac Gonagall venait de congédier Weastily et bouillonnait de rage silencieusement. Elle espérait vraiment pour Harry qu'il apparaisse avant qu'elle ne prononce mentalement le chiffre 10. Lorsqu'elle en fut à 8, le Survivant arriva en courant, et se précipita vers elle, les joues rouges de gêne.

« Décidément Potter, vous n'avez vraiment pas changé. Qu'allez-vous m'inventer comme excuse cette fois ? Vous avez oublié le mot de passe de votre chambre ? Marmonna la directrice de Poudlard avec morve.

- Je suis désolé, Professeur, mais je... J'ai discuté avec le Professeur Dumbledore assez tard, et...

- Je le sais ! Le coupa-t-elle. C'est pour ça que je vous ai envoyé un elfe. J'ai eu peur un instant que vous étiez parti sans rien dire à personne. Mais j'avais oublié que nous avions un marché, n'est-ce pas Potter ?

- Oui... Professeur. Répondit-il simplement en évitant les yeux noirs perçants.

- Bien. Alors asseyez-vous, et laissez-moi parler. «

Elle se tourna alors vers l'assitance, et Harry constata avec horreur que toute l'école avait été réuni pour l'occasion. Quatre petits fagnons avec le blason des différentes maisons avaient été disposé aux quatres coins de la Grande Salle, et le Survivant remarqua même que cette dernière avait légèrement été agrandi afin de contenir tous les sièges. Seize élèves ( quatre par maison ) étaient assis devant les autres, au premier rang, à deux mètres de son estrade environ. Les professeurs se situaient juste derrière, mise à part les directeurs des maisons qui patrouillaient dans les rangées d'élèves.

Le Professeur Mac Gonagall agita sa baguette, et quatre Plumes à Papote apparurent au quatre coins de la salle.

« Bien. Maintenant que notre invité principal a enfin dédaigné nous faire honneur de sa présence, nous allons pouvoir commencer notre conférence.

Inutile de vous présenter Harry Potter. On vous en parle suffisamment dans les manuels, vous savez tous qui il est. Mais comme je vous l'ai déjà dit un peu plus tôt, ce que vous pouvez lire dans vos livres et autres romans, ne me convient pas.

Harry Potter a eu de nombreux surnoms au cours de sa vie ; « le Survivant « , « l'Elu « , « Le Garçon-qui-ment « , « l'arme secrète de Dumbledore «, j'en passe et des meilleures. Ce que je voudrais que vous compreniez, c'est que notre héros national est avant tout un être humain, comme n'importe qui. C'est pour cela que nous avons choisi certains d'entre vous afin de lui poser des questions pour le connaître d'avantage. Notre sélection s'est orientée sur les élèves de Quatrième, Cinquième, Sixième et Septième Année qui étudient en Histoire de la Magie les guerres contemporaines. Les élèves de ces sessions sont priés de prendre conscentieusement des notes sur ce qui va être dit au cours de cette conférence. Une vérification sera faite lors de votre prochain cours. Il n'est pas interdit aux autres d'en faire de même.

Pour ce qui est des Plumes à Papote que certains regardent avec un trop grand intérêt, elles sont là pour noter le nom de ceux et celles qui n'écouteront pas notre invité ou qui seraient tentés de discuter avec leurs voisins.

Et maintenant, je laisse la parole à Harry Potter et à ses interviewers. « Déclara-t-elle sous un tonnère d'applaudissements, alors qu'elle descendait les marches pour rejoindre sa place.

Harry ( qui n'avait écouté que d'une oreille discrète le discours de Mac Gonagall ) ne savait pas s'il devait se présenter ou non et préféra s'en abstenir. Il essaya de paraître le plus détendu possible. Il avait toujours eu horreur d'être la cible du regard des autres, il perdait toujours ses moyens et se mettait très souvent à bafouiller. Il fallait qu'il se concentre sur les questions qu'on allait lui poser, et ne faire attention qu'à la personne qui l'interrogerait, c'était tout.

Le Survivant soupira et vit qu'un garçon aux cheveux légèrement roux était levé au premier rang, attendant probablement qu'il lui donne la parole.

Harry sourit ( il eut l'impression qu'il faisait plutôt une grimace ) et fit un petit mouvement de la tête à son encontre.

« Bonjour. Noah Finnigan, Quatrième Année, Gryffondor. Si vous deviez définir votre vie en quatre mots, quels seraient-ils ?

- Salut, Noah. Fils de Seamus Finnigan ? ( le garçon acquiéça avec un sourire gêné ). C'est une question très intéressante que tu me poses, là. Quatre mots pour définir ma vie ? Ca paraît peu... Mais je vais essayer. Tragédie, mensonge, magie et désillusion. «

Harry vit Neville détourner le regard, et le Professeur Mac Gonagall légèrement mal à l'aise, alors que les plumes s'activaient sur les parchemins. Et pourtant, la définition de sa vie était selon lui parfaite ; la tragédie de la mort de ses parents, le mensonge omni-présent qui le hantait depuis sa plus tendre enfance, la magie depuis qu'il avait onze ans et les désillusions de la vie depuis qu'il était adulte. Oui... C'était parfait.

Il regarda son prochain interviewer qui était déjà levé, sans parchemin dans ses mains et qui le toisait glacialement. Harry sentit ses pulsations cardiaques s'accélérer sensiblement lorsqu'il reconnut les traits angéliques de Skorpius Malfoy. En voyant le sourire sacartisque sur les lèvres du jeune homme, Harry se prépara au pire.

Quelle question allait-il lui poser ?

Il était un Serpentard, il n'allait pas se priver pour le mettre dans l'embarras.

« Skorpius Malfoy, Quatrième Année, Serpentard. Dit-il d'une voix traînante diaboliquement connue. Quelle opinion avez-vous aujourd'hui des Malfoy ? «

Harry sentit son visage perdre ses couleurs et vit du coin de l'oeil le Professeur Mac Gonagall se pencher vers le Professeur Slughorn. Ce dernier le regardait, horrifié.

« L'opinion que j'ai des Malfoy ? Murmura-t-il d'une voix brisée.

- Un instant, Malfoy ! Ce n'est pas la question que vous m'aviez dit que vous poserez. Fit le directeur de Serpentard d'un ton bourru.

- Je vous avais dit que j'avais peut-être une autre idée. Répondit son élève sans quitter Harry des yeux.

- Oui, mais...

- Non, Professeur, je vais répondre. Répliqua Harry qui essayait de reprendre contenance.

- Ecoutez, Potter. S'il y a certaines questions qui vous gênent, n'y répondez pas et passez à l'élève suivant. J'aime beaucoup le culot chez mes protégés, mais il y a tout de même des limites. Malfoy, vous viendrez me voir après la conférence, nous avons deux ou trois choses à régler. «

Quelques élèves dans l'assistance s'étaient un peu levés pour voir un peu mieux ce qu'il se passait au premier rang, alors que d'autres discutaient avec entrain entre eux.

Harry vit du coin de l'oeil les Plumes à Papote s'activer avec ardeur sur leur morceau de parchemin.

« Je n'ai pas à juger les autres, c'est tout ce que j'ai à répondre à cette question. « Déclara le Survivant d'une voix un peu forte pour couvrir le brouhaha des élèves.

« Silence ! « Cria le Professeur Mac Gonagall et la salle se tut aussitôt.

Certains élèves avançèrent un peu leurs chaises, et Harry sut à ce moment-là et que toute la Grande Salle au complet était pendue à ses lèvres et à celles des interviewers.

Une jeune fille blonde aux yeux bleus se leva ensuite et fit une légère révérence à Harry avec un sourire radieux.

« Stefany Weler, Quatrième Année, Poufsouffle, honnorée de faire enfin votre connaissance, Monsieur Potter, quand j'écrirai ça à mes parents ! Ma question est : si vous deviez changer une seule et unique chose dans votre vie, quelle serait-elle ?

- Les dernières années de mon existance. « Répondit Harry sans l'ombre d'une hésitation.

La jeune fille le regarda, surprise, mais nota sa réponse sans un mot, alors que le sourire de Skorpius Malfoy s'intensifiait.

« Piper Rochester, Quatrième Année, Serdaigle. Je voudrais savoir quelle a été votre plus mauvaise note aux BUSEs et dans quelle matière. «

« Typiquement Serdaigle, ça « Se dit Harry alors que certains soupiraient de la débilité de la question.

« J'ai bien peur que ce ne soit un T en Divination, si mes souvenirs sont exacts. Ca n'a jamais été ma matière préférée. Si le Professeur Trelawney était descendue de sa tour, elle vous dirait que n'ai jamais eu le Troisième Oeil. « Sourit le brun au souvenir des longues heures interminables qu'il avait passées cette salle circulaire étouffante.

« Bonjour, Monsieur Potter. Meg Sheppard, Cinquième Année, Gryffondor. Quel a été votre professeur préféré à Poudlard ?

Eh bien, celui que j'ai apprécié le plus et qui m'a beaucoup appris était un professeur de DCFM. Remus Lupin. Un grand sorcier qui est mort beaucoup trop jeune. Il y a eu aussi le Professeur Dumbledore. Evidemment... «

Harry vit quelques Poufsouffle sur sa droite retenir leur respiration, penchés en avant pour le voir au mieux, sans doute certains qu'il allait parler de la guerre. Mais il préféra poser son attention sur l'élève suivant.

« Madison Blackwater, Cinquième Année, Serpentard. Quel a été votre pire souvenir dans cette école ? « Demanda la jeune métisse avec un accent légèrement américain.

Le Professeur Slughorn se leva pour voir quelle était la question que ses deux autres élèves avaient préparée, et leur murmura quelque chose à l'oreille ensuite, avant d'aller lourdement se rasseoir.

« ... La nuit où Dumbledore est mort et celle où j'ai découvert que je croyais que celui qui me haïssait le plus au monde, ne me détestait peut-être pas tant que ça. « Répondit Harry de la voix la plus neutre qu'il put.

Un étrange et lourd silence suivit cette réponse.

Seul le grattement des plumes sur les parchemins troublait la paix de la salle, mise à part celle de Skorpius Malfoy qui était posée sur son pupitre et qui n'avait toujours pas bougé depuis le début de la conférence. Le même et agaçant sourire sarcastique étirait les lèvres du jeune Serpentard, et Harry eut soudain envie de lui faire ravaler pour qu'il détourne les yeux, afin que son regard ne lui brûle plus la peau.

Quelques secondes plus tard, un petit jeune homme blond au visage jovial se leva, légèrement tremblant.

« Monsieur Potter, dit-il d'une petite voix, Edward Polister, Cinquième Année, Poufsouffle. Si on vous propose le poste de Ministre de la Magie un jour, accepterez-vous ?

- Euh... Non. Non, je ne pense pas. « Se contenta de répondre Harry.

Il aurait voulu rajouter que si un jour on lui proposait ce poste, il envisagerait sérieusement d'aller vivre du côté des Moldus, mais il préféra s'en tenir à sa réponse courte et consise.

L'élève suivant écrivit encore un moment avant de se lever, et le Survivant remarqua qu'il avait déjà noircit une bonne trentaine de centimètres. Lorsqu'il se leva, Harry fut surpris par sa grande taille et l'imagina aisément enfermé dans la bibliothèque toute la journée, comme Hermione avait l'habitude de le faire quand ils étaient élèves.

« Marcus Clarcington, Cinquième Année, Serdaigle. Je tiens dans un premier lieu à vous communiquer toute mon admiration. Je crois avoir tout lu à votre sujet et je me réjouis de vous rencontrer enfin. Plus tard, je voudrais être écrivain et ma question sera donc en conséquence. Pensez-vous écrire votre biographie un jour, ou laisserez-vous quelqu'un d'autre le faire à votre place ? «

Harry vit le Professeur Slughorn se pencher sur sa gauche vers le Professeur Flitwick et il fut persuadé qu'il lui demandait plus de renseignements au sujet de Marcus pour éventuellement l'inviter à l'une de ses petites soirées.

« Enchanté, Marcus. Ca me fait toujours bizarre de rencontrer des admirateurs aussi... enthousiastes que toi. Tu me rappelles un élève qui était dans ma maison quand j'étais élève et qui me prenait toujours en photo. Mais je vais sans doute te décevoir ; je n'écrirai jamais mon auto biographie, il y a des sorciers beaucoup plus illustres que moi dont on pourrait raconter l'existence tels que Maugrey Fol Oeil ou encore le Professeur Rogue ou même certaines des personnes qui se trouvent dans cette pièce et qui ont combattu autrefois à mes côtés. Et pour répondre à la deuxième partie de ta question, je n'autoriserai jamais un biographe à écrire une seule ligne sur ma vie tant que je serai vivant. On me l'a déjà proposé à de nombreuses reprises et j'ai toujours refusé. Je n'ai pas changé d'avis sur ce point, désolé. «

Un « Oooooh ! « déçu acceuilla sa réponse, et Harry remarqua le visage déconfit de plusieurs élèves dans les premiers rangs, qui redoublèrent d'intensité dans leur prise de note.

Un grand jeune homme, qui devait certainement faire partie d'une équipe de Quidditch à en juger par sa carure, se leva, et le Survivant entendit quelques filles glousser un peu partout dans la salle.

« William Murphy, Sixième Année, Gryffondor. Enchanté, Monsieur Potter. Avez-vous déjà pensé à devenir un joueur de Quidditch professionel ?

- Salut, William. Euh... Oui. Oui, bien sûr. Comme n'importe quel joueur, je suppose. J'ai même eu plusieurs propositions de contrat que j'ai refusées. Etre une star internationale du Quidditch, en plus d'être le Survivant aux yeux de tous, ne me séduisait pas trop.

- Pourtant vous étiez le meilleur Attrapeur de Gryffondor et vous avez votre nom en lettres d'or dans la Salle des Trophées ! James m'en a souvent parlé, et...

- Monsieur Murphy ! Contentez-vous d'imiter vos camarades qui s'en sont tenus à leur question et rasseyez-vous ou j'enlève des points à Gryffondor. « Coupa Mac Gonagall d'un ton sec.

William se renfrogna et obéit, vexé.

« Sergeiy Andropoff, Sixième Année, Serpentard, fit un garçon blond et trappu sans prendre la peine de se lever. Si on vous aurait donné le choix entre la vie de Dumbledore et celle de Rogue, la quelle auriez-vous choisie ? «

La question choqua à tel point le Professeur Flitwick qu'il en tomba de sa pile de coussins et le Professeur Mac Gonagall se leva d'un bond, scandalisée, alors que des petits cris aigus se faisaient entendre un peu partout dans la Grande Salle.

« Comment osez-vous, Andropoff ? 50 points de moins à Serpentard et un trimestre de retenue en prime ! Il me semble que vous êtes l'un des Batteurs de l'équipe de Quidditch de votre maison ; j'ai le regret d'annoncer à votre Capitaine qu'il lui faudra en trouver un autre ! Je vous répudie de votre activité, et vous interdis d'assister même en tant que spectateur aux matches . Vous ferez des dissertations en Métamorphose dans mon bureau à la place ; vous arriverez peut-être à rattrapper votre Piètre que vous avez obtenu aux BUSEs. Sqiev ! Montrez-moi votre question ! « Cria la directrice de Poudlard, légèrement blême.

Un garçon brun, de taille imposante, se leva et montra un bout de parchemin au Professeur Mac Gonagall. Celle-ci lut rapidement et lui rendit sa feuille en allant se rasseoir d'un pas raide.

« Excusez l'impertinence de ces jeunes gens, Potter. Continuez ! Rosenmack ! « Ordonna-t-elle.

Le Survivant, qui avait senti son estomac se révulser à la compréhension de la question, se disait que la Pensine allait être amplement méritée. Si Mac Gonagall avait l'intention de le connaître aussi bien que son prédécesseur, elle n'allait sans doute pas être déçue de sa conférence.

La Grande Salle était maintenant plongée dans un lourd silence, et certains commençaient même à montrer quelques signes de mal aise, mise à part Skorpius Malfoy qui semblait très satisfait de la tournure que prenaient les choses.

Au premier rang, une jeune fille rousse aux yeux noisette se leva d'un bon, un bout de parchemin à la main. Elle rajusta ses lunettes et lut sans lever la tête une seule fois :

« Faith Rosenmack, Sixième Année, Poufsouffle. Quelle était votre matière préférée, Monsieur Potter ?

- Défense Contre les Forces du Mal. « Répondit-il d'une voix sourde.

Au son de sa voix, la jeune fille leva les yeux vers le Survivant et rougit violemment avant de se rasseoir et de plonger sur sa plume.

Harry regarda le prochain élève de Serdaigle qui devait l'interroger, et reconnut Alix, le fils de Neville. Son estomac se décontracta, et il s'autorisa même à un léger sourire.

« Alix Longdubat, Sixième Année, Serdaigle. Avez-vous des nouvelles de vos Moldus ? « Lui demanda le meilleur ami de son fils aîné.

La question venant de sa part le surprit, parce qu'il connaissait déjà la réponse.

Harry n'avait plus de nouvelles d'eux depuis qu'il était parti de Privet Drive, le soir de ses 17 ans. Ils habitaient depuis quelques années dans le Devonshire, la région natale de l'Oncle Vernon, mais jamais il n'avait eu l'occasion d'y aller.

Peut-être même le croyaient-ils mort...

Quelques élèves attendaient sa réponse avec impatience, et furent déçus par celle-ci lorsqu'il la donna.

« Non. «

Alix n'eut même pas le temps de s'asseoir qu'une jeune fille blonde s'était levée comme si elle avait hâte de pouvoir lui parler, et se présenta comme ses camarades.

« Lisandra Smith, Septième Année, Gryffondor. J'aurais voulu savoir si vous deviez repasser sous le Choixpeau, pensez-vous que vous serez envoyé de nouveau à Gryffondor ? dit-elle le plus rapidement qu'elle put, le rouge aux joues.

- Tu me poses une question à la quelle je suis incapable de répondre. J'ai autant envie de dire oui que non. Après tout, ma fille a bien été envoyée à Serpentard récemment, ça laisse peut-être supposer des choses... «

Harry vit le Professeur Mac Gonagall lever un sourcil à sa réponse, et quelques élèves se regardèrent aussi surpris qu'elle.

Le Survivant supposait-il qu'il serait peut-être envoyé à Serpentard ?

Les plumes, cependant, s'activèrent sur les parchemins, laissant les élèves de plus en plus perplexes.

L'ancien Gryffondor regardait les élèves assis en face de lui. Plus que trois. Trois élèves et tout serait fini.

« Alliocha Sqiev, Septième Année, Serrrpentarrrd, dit un garçon encore plus trappu que son voisin avec un horrible accent bulgare qui fit aussitôt penser à Harry à Viktor Krum, quelle est la meilleure maison de Poudlarrrd à vos yeux ? «

Toute l'attention de la Grande Salle fut à nouveau portée sur Harry qui s'efforça de ne pas rougir.

« Eh bien, Alliocha, je n'ai pas de réponse précise. Toutes les maisons de Poudlard se valent les unes les autres. Pour moi, il n'y en a pas une meilleure. La preuve ! Toutes les maisons ont déjà remporté des dizaines de fois la Coupe des Quatre Maisons, certaines plus que d'autres, c'est vrai, mais bon. Comme me l'a dit ma fille il n'y a pas si longtemps, pourquoi ne pouvons-nous pas dire : « j'appartiens à la maison Poudlard « ? Ca serait tellement plus simple. «

Des applaudissements retentirent au premier rang derrière les interviewers, et Hagrid se leva, visiblement très ému. Quelques élèves et professeurs l'imitèrent, et Harry leur fit un sourire timide avant de se reconcentrer sur les élèves en face de lui.

« Eva Longton, Septième Année, Poufsouffle, déclara une fille longiligne à la chevelure auburn étonemment longue, êtes-vous fier de vous aujourd'hui, Monsieur Potter ? «

Elle attendit sa réponse debout, et Harry remarqua qu'elle avait laissé ouverte sa robe de sorcier, et qu'on appercevait un chemisier largement entrouvert sur une poitrine plus qu'imposante, malgré le manque de formes évidentes de la jeune fille.

« Je n'ai jamais ou rarement été fier de moi et je pense que je le serai jamais, Miss Longton. « Répondit le Survivant d'une voix suffisamment claire pour que tout le monde l'attende.

Une nouvelle fois, l'assitance fut quelque peu déroutée par la réponse de l'ancien Gryffondor, mais se contentèrent de griffonner sur leurs morceaux de parchemin et Harry se demanda si le Professeur Mac Gonagall n'avait pas demandé à ce qu'aucun commentaire ne soit fait pendant la conférence, parce qu'il voyait de plus en plus de morceaux de papier passer de main en main dans les rangs.

« Chio Ming, Septième Année, Serdaigle, enchantée, fit une jeune asiatique aux yeux étonemment gris en s'inclinant devant Harry, ma question va peut-être vous paraître un peu déplacée, je m'en excuse d'avance, mais j'aurais voulu savoir si vous aviez déjà regretté d'avoir tué Lord Voldemort ? «

Le Professeur Flitwick se rattrapa à temps au bras d'Horace Slughorn pour ne pas tomber et Harry voyait bien que le Professeur Mac Gonagall se retenait à grand peine de ne pas intervenir, aussi, décida-t-il de répondre, malgré l'effroi qu'avait déclenché la dernière question.

« Je ne t'en veux pas, c'est peut-être même légitime qu'on veuille savoir ceci. Bien sûr. J'y pense souvent. Peut-être même tous les jours, en fait. J'ai tué un homme et je n'ai eu aucun procès. Je suis en liberté alors qu'aux yeux de la loi normalement, je devrai être un criminel. Mais j'ai tué pour la patrie. C'est ce qu'on te répondra, en tout cas. Beaucoup de gens sont morts par ma faute, et je...

- Merci, Potter ! Merci de nous avoir accordé un peu de votre temps. « Déclara le Professeur Mac Gonagall en venant le rejoindre d'un pas vif sur son estrade.

Tous les yeux étaient encore fixés sur Harry et personne semblait avoir remarqué que la directrice de Poudlard venait de parler.

Les professeurs décidèrent alors de se lever pour applaudir, ce qui eut don de réveiller en quelque sorte les élèves qui les imitèrent avec enthousiasme. Des cris retentirent un peu partout dans la Grande Salle et des lampions rouge et or qui scandaient « Vive Harry Potter ! « apparurent un peu partout.

Harry se sentit comme après une victoire de finale de Quidditch et avait l'impression d'assiter à une fête comme il y en avait tant eu dans la Tour de Gryffondor. Il ne put s'empêcher de sourire devant les visages radieux levés vers lui, et sentit la tension de ses muscles se relâcher peu à peu.

Il se rendit alors compte qu'il avait accompli sa part du marché, et plongea une main moite dans la poche droite avant de son jean. Ses doigts touchèrent le cristal froid qui contenait précieusement le souvenir de Draco, et Harry sourit encore plus à l'idée qu'il allait enfin découvrir ce qu'il contenait, alors que son estomac se contractait légèrement en même temps.

Allait-il enfin pouvoir être heureux ?

A suivre...


Toujours là? Bon alors il y a un truc que ma bêta n'avait pas aimé dans ce chapitre-là c'est la façon dont je dépeins Dumbledore. Je lui ai fait prendre un parti qui est le meilleur selon moi pour cette fic. C'est à dire qu'il demande à Harry de faire ce que l'ancien directeur a trouvé de mieux à faire pour qu'Harry soit heureux. Bien sûr, il se trompe. Mais je voulais insister sur le fait que Dumbledore aussi fort soit-il a fait des erreurs dans sa vie - dixit le T7 - donc ceci explique cela.

En tout cas, j'espère que ça vous a plu et que vous commencez à comprendre un tant soit peu parce que j'ai révélé des trucs importants pour la suite voilà, je m'arrête là, bizouxxxx