Note de moi: Hello tout le monde, j'espère que ça va bien et qu'il fait aussi beau chez vous que chez moi. Je vous livre un nouveau chapitre, vous allez encore apprendre des choses... Je me suis vraiment cresée la tête pour vous trouver ça, alors soyez indulgent Ma bêta a trouvé l'idée " génialissime " selon ses dires, j'espère que ça sera aussi votre cas.
Bizouxxx à tous, bonne journée et bonne lecture! Merci pour vos com's!
Les Yeux Sont Les Fenêtres De l'Ame.
Ca faisait presque vingt minutes que la conférence était terminée, et les élèves se décidaient enfin à rejoindre leur Salle Commune respective ou à aller dans les jardins.
Delphe Malfoy n'avait toujours pas bougé de son siège, et observait le Survivant entourré d'une ribambelle de gamins dont la plus part étaient roux. Le Professeur Mac Gonagall lui parlait avec animation alors que le Professeur Longdubat semblait ne pas oser donner son avis.
Un peu à l'écart, la jeune fille vit le Professeur Slughorn qui tançait sévèrement son cousin et deux autres élèves qui avaient posé une question déplacée à l'ancien Gryffondor.
Elle savait que son directeur de maison n'aimait pas réprimander ses protégés ( surtout qu'il les avait choisis avec soin pour l'interview et leur avait longuement expliqué qu'il leur fallait être diplômate sous peine de sanction ) mais à la mine déconfite d'Andropoff et de Blackwater, elle sut que Slughorn leur avait soit enlever 50 points chacun en plus de ceux qu'avait enlevés le Professeur Mac Gonagall, soit, qu'il les avait exclus de ses petites soirées pour le reste de leur scolarité.
Skorpius restait fidèle à lui même : complètement indifférent au monde qui l'entourrait. Un vrai Malfoy.
Lorsque Delphe se décida enfin à se lever, elle croisa quelques millièmes de secondes le regard noir et profond de son cousin. Elle préféra détourner les yeux, et repporta une dernière fois son attention sur Harry Potter.
Ce qu'elle avait retenu de cette conférence était que le Survivant, le célèbre héros national britanique, était blessé au plus profond de lui-même, mais pas seulement. Elle avait vu dans ses yeux qu'il avait perdu quelque chose, tout comme elle l'avait remarqué dans les yeux de son grand cousin Draco lorsqu'elle s'autorisait quelques secondes à plonger dans l'abisse de ses yeux gris clair. Et sans savoir pourquoi, elle était persuadée que les deux hommes avaient perdu la même chose.
« Tu n'arriveras jamais à savoir dans quel état est mon âme, Delphe. Je t'ai déjà prévenue de ne pas jouer à ce genre de jeu avec moi. « Murmura une voix traînante à côté d'elle.
Skorpius se tenait à côté d'elle et la toisait d'un air hautain, comme il avait l'habitude de le faire en public.
« Es-tu sûr, Skorpius ? « Murmura-t-elle à son tour en plongeant ses yeux translucides dans les iris de son cousin.
Celui-ci soutint son regard quelques secondes et détourna les yeux.
« Ne prétends pas être ce que tu n'es pas, cher cousin. Père dit que tu ressembles de plus en plus à ton grand-père. Je ne pense pas que ce soit un si grand compliment que ça, à en juger par les choix qu'il a faits dans sa vie. Il est mort en prison, déshonnoré et rejeté par tous. Même ton père n'allait plus le voir dans son agonie, d'après ce que j'ai su...
- Arrête ! Ne parle pas de ce dont tu ignores. Tu ne connais rien de nous. Susura le blond entre ses dents.
- Tu te trompes. J'en connais suffisamment à votre sujet pour l'avoir lu dans vos yeux. Répliqua Delphe en se dirigeant vers la sortie.
- A cause d'un soit disant don qui se transmet de mère en fille. Annexius a perdu la raison le jour où il a accepté que ton père épouse Irma Trelawney.
- N'insulte pas ma mère, Skorpius. Ou je te ferai connaître des parties de toi que tu ignores et qu'il vaudrait mieux laisser ainsi. Chuchota la jeune fille blonde en plissant des yeux.
- ... Très bien. De toute façon, je n'y crois pas. Tu es très observatrice, voilà tout. C'est là un point que tu tiens des Malfoy, en tout cas. Mais ce n'est pas pour ça que je suis venu te voir. Premona et Anastasie m'ont dit qu'il t'arrivait de discuter avec la fille de Potter. «
Delphe ne répondit rien et attendit la suite de ce qu'allait dire son cousin. Un sourire commençant néanmoins à naître sur ses lèvres.
« Depuis quand fréquentes-tu la vermine ?
- Depuis quand fréquentes-tu des grognasses au QI de poule ? Je te croyais plus intelligent. Répliqua Delphe au tac au tac.
- Réponds à ma question ! Ordonna Skorpius.
- Je n'ai pas à te rendre des comptes. Tu n'es ni mon père, ni mon frère.
- Licornius m'a demandé de veiller sur toi et je l'ai promis à mes parents également.
- Draco ne veut pas que je parle avec Lily ? Pourtant, d'après ce que j'ai eu l'occasion de voir dans ses yeux et dans ceux d'Harry Potter, ils se sont déjà fréquentés... Hasarda la jeune fille.
- Tais-toi !
- Tu sais donc quelque chose...
- Je t'ai dit de te taire. Encore une fois, tu ne sais pas de quoi tu parles. Répliqua Skorpius d'un ton acide.
- Si j'ai envie d'être amie avec Lily, ni toi, ni ton père, ni même le mien ne m'en empêchera. Maintenant s'il te plaît, va retrouver tes grognasses et tes larbins. Lily arrive. «
Le Serpentard regarda par dessus la tête de sa cousine et vit en effet la fille de Potter se diriger vers eux, les sourcils légèrement froncés. Il jeta un dernier regard hargneux à Delphe et sortit de la Grande Salle à grands pas.
« Que te voulait-il ? Demanda Lily.
- Il voulait avoir des nouvelles de mes parents. Intéressante cette conférence, non ? J'ai remarqué que tu avais été très surprise par certaines réponses de ton père.
- Oui... C'est le cas de le dire, oui. Se contenta de répondre la rouquine.
- On ne connaît jamais les personnes aussi bien qu'on le croit.
- Je viens de m'en appercevoir. Le Professeur Mac Gonagall n'arrête pas de lui demander des tas d'explications. Elle aussi a été surprise. Je crois qu'on l'a tous été en fait. Et toi, qu'en penses-tu ?
- Tout le monde a des secrets. Répliqua Delphe en haussant les épaules.
- Des secrets ? Tu penses que mon père a des secrets ?
- C'est indéniable.
- Comment le sais-tu ? «
Delphe, au lieu de répondre, sortit dans le Grand Hall où une vingtaine d'élèves attendait que le Survivant arrive, une plume et un morceau de parchemin à la main. Certains même avaient un appareil photo.
Lily joua des coudes afin de pouvoir la suivre.
La jeune fille blonde allait dans la direction opposée à leur Salle Commune et elle se demandait où est-ce qu'elle pouvait bien l'entraîner.
« Où va-t-on ? Finit-elle par lui demander en montant l'escalier de marbre.
- A la bibliothèque. « Se contenta de répondre Delphe.
Les deux jeunes filles marchèrent quelques minutes dans un long couloir froid et désert, puis arrivèrent devant deux grandes portes en chêne, identiques à celles de la Grande Salle. Delphe les poussa et s'engouffra à l'intérieur de la salle.
Lily la suivait toujours, de plus en plus intriguée.
La blonde bifurqua dans le dernier rayon de droite et la rouquine l'imita.
« Madame Pince n'est pas encore là. Chuchota Lily.
- Elle nous adore. Elle ne dira rien. Et puis, nous ne faisons rien de mal, nous venons juste consulter un ouvrage. Répliqua Delphe en parcourant du doigt les vieux grimoires poussiéreux, classés dans l'ordre alphabétique sur les étagères.
- Peux-tu me dire ce que nous faisons là ?
- Je voudrais te montrer quelque chose... Ah ! Je l'ai trouvé ! « S'exclama la jeune fille blonde en prenant précautioneusement un épais grimoire à la couverture en cuir noir.
Elle sortit du rayon et alla s'asseoir à une longue table en chêne près de la fenêtre qui dominait le Parc. Lily l'imita une fois de plus et lut le titre du livre.
« Les plus importantes familles de sorciers en Grande Bretagne ? Que cherches-tu dans ce livre ? Si tu veux avoir plus de renseignements sur ma branche paternelle, je pense qu'il te faudrait plutôt consulter Les noms qui ont marqué le XXème siècle d' Hortius Mac Kalister. J'avoue que le chapitre consacré aux Potter est assez fascinant, et...
- Cherche dans le lexique à la lettre « T « . « La coupa Delphe en poussant le vieux livre dans sa direction.
Lily ne voulut pas savoir pourquoi, et se contenta d'obéir. Arrivée au lexique, elle vit qu'un seul nom de famille commençant par la lettre « T « y figurait.
« Trelawney ? Qu'est-ce que le Professeur Trelawney vient faire dans la conférence de mon père ? Fit la rousse de plus en plus surprise.
- Rien. Mais tu m'as demandé comment je savais que ton père avait des secrets dont tu ignorais apparemment l'existence.
- Tu es parente avec le Professeur Trelawney ?
- C'est la soeur de la grande cousine de ma mère... Rends-toi à la page indiquée. «
Lily tourna lentement, presque avec dévotion, les pages fragiles du vieux grimoire, et arriva à la page 477.
« Lit. « Murmura Delphe.
La rouquine reporta son attention sur la page de garde du chapitre consacré à la famille Trelawney, et observa le dessin calligraphié au dessous du titre « Les Trelawney : Les yeux sont les fenêtres de l'âme « . Une boule de cristal semblait flotter dans ce qui ressemblait à un nuage nébuleux ( sans doute une vision personnelle de la Divination de l'éditeur ) et un Troisième Oeil, entouré de cartes de tarrot, survolait le tout.
« Le nom des Trelawney – dont la devise figure en titre de chapitre - apparaît véritablement qu'au milieu du XVIII ème siècle, lorsque Hernina Sibylle Trelawney ( 1727 – 1802 ) est devenue la voyante officielle de Siberius O'Tool, le Ministre de la Magie de l'époque, connu pour sa phobie de la mort et pour avoir eut l'un des plus longs mendats de l'histoire du Ministère.
O'Tool raconte dans son journal intime qu'il lui arrivait même de consulter la médium jusqu'à huit fois par jour, et que ses prédications s'étaient toujours révélées exactes. Ainsi donc, elle évita près de quarante trois fois la mort au supersticieux Ministre, et acquit très rapidement une illustre clientèle, dont, dit-on, la mère du célèbre Albus Dumbledore, Kendra, ou encore les Black ou les Deauclair.
Et lorsque le 19 Mars 1802, le vieux Ministre s'éteignit à l'âge de 97 ans, Hernina fut interrogée pour savoir si oui ou non elle l'avait vu dans sa boule de cristal ou dans ses cartes. Quand elle avoua qu'elle n'en avait rien su, la voyante fut répudiée et l'on brûla tous ses objets divinatoires.
Elle mourut dans l'indifférence générale quelques mois plus tard, entourrée de ses trois filles Prudence, Zeldinah et Octavia, à qui elle avait fait don de ses différents pouvoirs ; la lecture des cartes, la connection avec le Troisième Oeil et la lecture de l'âme à travers les yeux.
Ce dernier don, que les plus grands médiums ont - pour la plus part - toujours nié l'existence, fut, dit-on, légué à sa troisième fille, Octavia Trelawney, mais celle-ci n'a jamais confirmé l'information. Prudence, quant à elle... «
« Tu es l'arrière petite-fille d'Octavia Trelawney ? Demanda Lily en chuchotant.
- Oui.
- Et si, quand on te regarde dans les yeux, on a la désagrable impression que quelqu'un entre à l'intérieur de nous...
- Ce n'est pas seulement qu'une impression. La coupa Delphe avec un sourire contrit.
- C'est pour ça que tu gardes toujours la tête baissée...
- Hmmm...
- Et que tu fermes souvent les ridaux de ton baldaquin.
- Oui. Il y a certaines personnes que je ne veux pas connaître plus que ça. Répondit la jeune fille blonde.
- Et un Malfoy a accepté d'épouser une Trelawney ? Enchaîna Lily, surprise.
- Ma grand-mère paternelle était très supersticeuse. Elle disait qu'avoir des médiums dans la famille ne pourrait que nous être bénéfique.
- C'est extraordinaire ! S'exclama Lily.
- Tu trouves ? Ca se voit que tu ne le vis pas au quotidien. Ne pas pouvoir regarder une personne en face sans voir son âme, ses sentiments les plus profonds, ses blessures...
- ... Mais tu es un médium ! Il y en a beaucoup qui rêveraient être à ta place !
- Je ne suis pas médium, je ne vois pas l'avenir mais le passé, et encore, que des bribes. C'est parce que les gens ne sont pas conscients de ce qu'est ce fardau qu'ils en sont autant fascinés. Je l'ai depuis l'âge de cinq ans et crois-moi, ce n'est pas évident tous les jours.
- ... Je me doute. Mais pourquoi n'as-tu pas pris Divination en option ?
- Parce que Sibylle se rendrait immédiatement compte que je suis sa petite cousine. Je n'y tiens pas beaucoup. Sa mère – Athéna -, n'a pas trop aimé que sa cousine favorite, Irma Trelawney – ma mère - entre dans la famille des Malfoy. «
Lily ne répondit rien et regardait sans trop la voir la photo d'Hernina Trelawney devant sa boule de cristal.
« Et... Pourquoi tu me dis ça à moi ? Enfin c'est vrai, on ne se connaît pas depuis longtemps... Nos familles se détestent...
- Je te connais suffisamment pour que je me fasse une idée sur toi et pour la première fois depuis très longtemps, j'ai envie d'avoir une amie. Et puis j'avoue aussi que j'ai horreur des secrets et des traditions. La haine entre nos familles n'a que trop duré.
- Je suis heureuse que ton choix se soit porté sur moi. J'avoue que tu m'as intrigué dès la première fois que je t'ai vue. La couleur de tes yeux...
- Oui. Mais maintenant, tu sais pourquoi. « La coupa Delphe, qui apparamment n'aimait pas qu'on parle de ça.
A ce moment-là, un bruit sourd se fit entendre, et les grandes portes de la bibliothèque s'ouvrirent, faisant sursauter les deux jeunes filles.
« Lily ? Appela une voix masculine.
- Papa, je suis là ! Près de la fenêtre qui domine le Parc ! « S'écria l'interpelée.
Quelques secondes plus tard, Harry entra dans leur champ de vision et Delphe s'empressa de refermer le grimoire qu'elles consultaient.
« Des fois je me demande si Hermione n'est pas ta véritable mère. Dit le Survivant en souriant à sa fille.
- Eh non ! Je suis bien la fille cadette de Ginny et Harry Potter, il faudra t'y faire.
- Tu ne me présentes pas ? Lui demanda-t-il alors en observant la jeune fille blonde avec une légère curiosité.
- Euh... Si bien sûr ! Papa, je te présente Delphe. Delphe, mon père.
- C'est elle l'amie avec qui tu as fait ta dissertation de Métamorphose en deux jours ?
- Oui ! D'ailleurs, j'ai envoyé le brouillon ce matin par hibou express à Tante Hermione, elle devrait me répondre d'ici demain. Il paraît que Draco Malfoy a enfin sorti son troisième essai sur les Potions de Serpentard, je sais qu'elle l'attendait depuis longtemps avec impatience, alors je ne compte pas sur une réponse quasi instentanée. « Répondit Lily.
Son père ne répondit rien mais détourna les yeux.
« Oh ! Désolée... Je sais que tu n'aimes pas qu'on prononce ce nom...
- Ce n'est rien. J'allais à la Tour de Gryffondor quand j'ai croisé Venus qui m'a dit qu'elle t'avait vu entrer dans la bibliothèque. Tu n'aurais pas vu ton frère à tout hasard ?
- Le quel ? J'en ai deux. Répliqua la rouquine.
- James. C'est le seul qui n'est pas venu me voir après cette satanée conférence.
- Non. Il me semble l'avoir vu sortir de la Grande Salle parmi les premiers élèves qui l'ont quittée. Mais à mon avis, tu le trouveras plus dans les jardins ou sur le terrain de Quidditch, il n'a jamais aimé être enfermé.
- Je me disais qu'il faisait peut-être ses devoirs. Fit Harry en haussant les épaules.
- James ? Faire ses devoirs un Samedi après-midi ? Papa, je crois que t'as vu des Nargols... « Fit Lily en se moquant légèrement de lui.
Harry sourit et reposa les yeux sur la jeune fille blonde assise à côté de sa fille. Elle avait les yeux baissés et il ne pouvait voir son visage, mais à en juger par sa chevelure presque blanche, il se demanda si elle n'était pas parente avec les Malfoy, et l'idée que sa fille en fréquente une à son tour le paniqua un petit peu. En plus, à en juger par son uniforme, elle était elle aussi à Serpentard.
« Etes-vous déjà allées sur le terrain de Quidditch ? « Leur demanda-t-il alors.
Delphe jeta un regard à Lily.
« Non. J'avoue que nous n'avons pas eu encore l'occasion d'y aller, pourquoi ?
- Eh bien, si j'en crois ce que tu me dis, j'ai des chances d'y trouver James, pourquoi ne pas m'y accompagner, ça me permettra de faire plus ample connaisance avec ton amie. «
La rouquine interrogea silencieusement son amie du regard, et celle-ci haussa les épaules.
« OK. « Acquièça-t-elle.
Delphe se leva en silence et évita le regard curieux du Survivant.
« Ton amie est bizarre. Chuchota-t-il lorsque la blonde se fut sufisamment éloignée.
- Elle est très timide.
- Je vois ça. Dis-moi... Par curiosité... Elle n'est pas parente avec les Malfoy ? «
Lily préféra esquiver la question un peu trop délicate à son goût, et orienta la discussion sur la conférence qui avait eu lieu.
« Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi ! Le Professeur Mac Gonagall m'a suffisamment remonté les bretelles comme ça. Elle m'a repproché mon manque de clairevoyance et aurait même préféré que je mente sur certains points.
- Bien sûr, Papa. Elle a une vision très idéalisée de toi, ça l'a un peu ébranlée. Tu verrais comment elle parle d'Harry Potter, il n'y a que dans ces moments-là qu'on peut voir qui se cache derrière la personne stricte et acariatre, selon certains. Elle rayonne littéralement de bonheur et de fierté, surtout quand elle dit que tu as appartenu à sa maison...
- Je ne suis pas un héros, Lily ! S'exclama Harry alors que Delphe revenait vers eux.
- ... Pourquoi es-tu venu ? Ne me dis pas que c'est parce que tu te sens nostalgique, tu l'es depuis des années et tu n'es jamais revenu avant. Tu cherches quelque chose. « Lui dit Lily sur un ton suspicieux.
A ce moment-là, elle vit son père plonger machinalement sa main dans la poche avant de son jean où un petit objet semblait se trouver.
Delphe remarqua aussi son geste et décida d'intervenir.
« On y va ? « Demanda-t-elle.
Harry sursauta au son de sa voix et plongea ses yeux dans les iris translucides qui s'assombrirent au même instant.
Lily vit son père frissonner et détourner rapidement le regard, un peu perdu. Il se dirigea vers la porte et les attendit devant la bibliothèque.
« Ne lui fais pas peur. Il est suffisamment débousolé comme ça en ce moment. Ca ne va pas fort entre ma mère et lui. Chuchota la rouquine à l'encontre de son amie.
- C'est ce que j'avais cru comprendre, en effet. Répondit Delphe en observant le Survivant qui avait toujours les mains dans les poches.
- On en parlera plus tard. « Se contenta-t-elle de dire en sortant à son tour de la pièce.
Mais ce qu'elle omit intentionnellement, c'est qu'elle avait vu des yeux gris, aussi. Des yeux gris qu'elle connaissait presque bien.
oOoOo – oOoOo
« Monsieur Potter ! Vous pouvez me signer un autographe, s'il vous plaît ? «
Lily et Delphe se regardèrent pour la énième fois, de plus en plus agassées. Depuis qu'ils étaient sortis de la bibliothèque, c'était au moins la douzième fois qu'Harry était interpelé par un fan.
Le Survivant signa patiemment sur le sac d'un Poufsouffle de Troisième Année, puis se tourna d'un air désolé vers les deux filles.
« Désolé.
- Marchons plus vite. Le terrain de Quidditch est en contre bas sur la droite. Avec un peu de chance, tous tes fans seront restés dans le Parc. « Répliqua Lily en le dépassant.
Quelques minutes plus tard, ils étaient enfin arrivés et la rouquine vit le visage de son père s'illuminer peu à peu. Ses yeux caressaient doucement chaque millimètre carré du terrain, et la joie fit lentement place à la nostalgie dans les iris verts.
« Tu nous fais visiter ? Demanda alors Lily.
- Bien sûr. En espérant que rien n'ait changé. « Lui répondit son père en se dirigeant vers le sud du terrain.
Ils contournèrent une première tribune, puis se dirigèrent vers des locaux, situés un peu plus loin.
« Voici les vestiaires des Serpentard. A côté, il y a ceux des Serdaigle, expliqua Harry en leur montrant deux portes sur les quelles étaient accrochés les blasons des deux maisons, puis vous avez le local réservé à l'arbitre et aux Capitaines des équipes. C'est là que sont entreposées entre autres choses, le Souaffle, les Cognards et bien évidemment, le Vif. Ensuite, les vestiaires de Poufsouffle et enfin ceux de Gryffondor. J'ai franchi cette porte pas mal de fois au cours de ma scolarité.
- On dirait que ça te manque, vu la façon dont tu en parles. Observa sa fille.
- ... C'est vrai. J'avoue que parfois, ça me manque.
- Pourquoi tu ne veux plus en faire, alors ?
- ... C'est du passé, tout ça.
- Je ne te comprends vraiment pas, Papa. Tu vis continuellement dedans, tu dis toi-même que tu n'arrives pas à t'en défaire, et le Quidditch, qui t'a apporté tellement de bonheur, tu l'as rayé de ta vie. Maman dit que ça fait plus de vingt ans que tu n'es pas monté sur un balai, et...
- Lily, ça suffit. « La coupa sèchement son père.
Sur ces mots, Harry s'éloigna vivement et contourna les vestiaires.
« Il n'est pas encore prêt. Chuchota Delphe en le regardant.
- Ca fait des années qu'il n'est pas prêt ! Enragea Lily. Il va finir par tout perdre à ce rythme.
- Il en a conscience.
- Ca m'étonnerait !
- Oh, si ! Suivons-le. Je suis curieuse de voir de près un terrain de Quidditch. «
Delphe s'éloigna dans la direction qu'avait prise l'ancien Gryffondor, et Lily se décida à la suivre.
Il lui tardait vraiment de savoir ce que son amie avait vu dans les yeux de son père car elle avait le présentiment que c'était là la réponse à beaucoup de questions qu'elle et Albus se posaient depuis longtemps.
A suivre...
Re! Alors on commence à comprendre? Toujours pas?... Patience alors! C'est bientôt fini Encore merci et bizouxxx!
