Note de moi: Coucou tout le monde!

C'est avec une grande émotion que j'arrive à mon dernier chapitre d'avance, j'ai toujours pas avancé dans l'écriture de cette fic, ça craint, parce que c'est bientôt fini. Il ne manque plus que deux chapitres en tout et pour tout, mais ne vous inquiétez pas, je vais essayer de vous livrer ça d'ici la rentrée. Comment ça " ça fait long à attendre? ", il faut savoir savourer de temps en temps

Je pense maintenant que vous savez ( ou que vous pouvez savoir avec un peu de réflexion ) ce que j'avais en tête depuis le début, c'était vraiment farfelu... Je le reconnais moi-même, je ne sais pas du tout pourquoi j'ai pensé à une telle intrigue. Ca a été assez dur pour moi à tenir compte de tout ce que j'avais en tête et surtout je suis bien consciente qu'il y a énormément de lacunes, je ferai part de mon auto-critique à la toute fin.

Dédicace spéciale à Legeia qui est en train de me lire alors que je poste ceci. T'es dingue de me laisser une review à chacun des chapitres, il fallait te contenter d'en laisser une à la fin, mais merci, merci infiniment PS: J'aime bien James junior, c'était juste pour les besoins de ma fic

Pour ceux et celles qui lisent Parce qu'on ne se connaît pas, ma co-écriture avec Pil', votre attente va bientôt être récompensée vu qu'elle rentre de vacances après demain, attendez vous à avoir un chapitre d'ici peu.

Je crois avoir tout dit... Une pensée spéciale à un ami dont on m'a forcé à me séparer... J'espère que tu passeras par là, bizouxxx Monsieur Sexy...

Sur ce, bonne lecture, merci de me suivre encore et à la prochaine! Bizouxxx!


Il y a ton sourire qui se lève,

C'est comme une lueur d'espoir.

Il y a l'ombre et la lumière

Au milieu de notre trajectoire.

Il fallait choisir une route,

Alors on a choisi la pluie,

Acide à s'en brûler le coeur

Pourvu que planent les esprits.

Il y a tes yeux qui me tuent

Quand tu me dis que c'est fini.

Il y a le vent de nos sanglots

Qui souffle pour une amnistie

Mais rien n'arrêtera la lutte,

Rien ne sèchera cette pluie.

Non, rien ne finira la chute

Car rien ne finit l'infini... (... )

Combien tu vends ta liberté,

Dis, combien tu vends ta poésie ?!

Moi, j'ai même vendu mon âme au Diable...

Pour ton sourire...

Damien Saez


A Few Lost And Painful Holes Of Memory

Terrain de Quidditch - Poudlard - POV Harry

Harry avait vu son fils qui discutait tranquillement avec quatre autres garçons, dont Alix, le fils de Neville, à l'autre bout du terrain, et se dirigeait vers eux d'un pas vif.

En le voyant arriver, il vit nettement le visage de James se refermer d'un seul coup.

L'un des garçons, que l'ancien Gryffondor reconnut immédiatement comme étant William Murphy, celui qui lui avait demandé s'il avait pensé devenir un joueur de Quidditch professionnel lors de la conférence. Il ne fut pas étonné de le voir avec une batte lorsqu'il se tourna vers lui.

« Monsieur Potter ! Vous revenez sur vos pas glorieux ? « Lui demanda Murphy avec un grand sourire, mettant en évidence sa batte.

Harry ne lui répondit même pas et observait son fils en fronçant les sourcils, car celui-ci semblait bien décidé à faire comme s'il n'était pas là, continuant de parler avec Alix, qui lui, devenait de plus en plus mal à l'aise.

« James ! Il faut qu'on parle. « Dit-il simplement, sans quitter son aîné des yeux.

James finit par se tourner en soupirant et planta un regard haineux dans les émeraudes de son père.

« Je n'ai pas besoin d'un autographe, merci bien.

- James ! Comment oses-tu parler à Papa de cette façon ?! S'écria une voix aiguë derrière le Survivant alors qu'il avait l'impression qu'on venait de lui donner un coup de poing particulièrement violent.

- Quelqu'un a parlé, Alix ? Ah non ! Juste une vilaine vipère qui a sifflé. « Cracha l'aîné des Potter.

Ce qui se passa ensuite, se produisit à une telle vitesse que tout le monde fut complètement sonné.

D'Harry, qui avait levé le bras sans trop s'en rendre réellement compte, en passant par Alix, dont les yeux s'écarquillèrent, William, dont la mâchoire tomba de plusieurs étages, les deux autres garçons qui semblaient avoir été stupéfixés, à James, qui avait posé une main tremblante sur sa joue droite en observant son père, choqué.

Le Survivant sentait son coeur battre à folle allure dans sa poitrine et regretta presqu'instantanément son geste lorsqu'il vit avec horreur les yeux de son fils s'embuer de larmes.

Etait-ce de colère ? De honte ? Harry n'eut pas le temps de s'éterniser sur la question parce que son fils s'éloignait de lui à grands pas, pour finir par courir hors de sa vue.

Les quatre amis du garçon se regardèrent, gênés, et finirent par tourner eux aussi les talons, sans un regard, ni un mot envers l'ancien Gryffondor ou les deux filles à côté de lui.

« Papa... Qu'est-ce que tu as fait ? « Souffla Lily au bout d'un long moment de silence.

Le seul problème, c'est qu'il ne savait pas trop au juste ce qu'il avait fait. C'était la première fois... La première fois qu'il osait lever la main sur l'un de ses enfants. Jamais un tel geste n'avait frolé son esprit, il avait toujours considéré ça comme de la lâcheté, indigne d'un homme, et au souvenir de la douleur qui avait traversé un instant les yeux chocolat de James, Harry sentit ses propres prunelles s'humidifier.

Il avait honte. Tellement honte...

Machinalement, il plongea sa main dans la poche avant de son jean, regardant sans trop le voir l'endroit où son fils aîné avait disparu de son champ de vision, et sentit son coeur se serrer. Cette fiole, qui lui semblait avoir été l'un des plus beaux cadeaux qu'on lui avait faits ces dernières années, était comme la boîte de Pandore à ses yeux.

Elle paraissait tellement belle de l'extérieur, tellement attrayante, tellement irrésistible. Mais elle renfermait toutes les douleurs et les souffrances de la Terre.

Pour elle, oserait-il seulement, même en pensée, choisir entre des souvenirs oubliés et sa famille ?

Oserait-il, pour l'amour d'un homme qui en fin de compte ne voulait plus de lui, tout sacrifier ?

Que serait-il prêt à faire pour prendre à nouveau le risque d'entendre un « je t'aime « murmuré, chuchoté, dit, écrit, pleuré, crié ou hurlé par cet homme qu'il aimait silencieusement et douloureusement depuis toutes ces années ?

« Papa...

- Je suis perdu, Lily ! Je ne sais plus ce que je fais. « Répondit-il avec un trémolo dans la voix.

Il écrasa rageusement une larme traitresse qui coulait doucement sur sa joue, et serrait désespérément la fiole entre ses doigts.

Lentement, sans un regard en arrière, il commença à marcher en direction du château, quittant sa joie passée et sa nostalgie pour – il l'espérait – une lueur d'espoir, une réponse à l'une de ses nombreuses questions.

Sa vie avait toujours été comme ça de toute façon. Un peu de bonheur semé par ci par là, des épreuves à chaque détour du chemin et tellement de désillusions, tellement de douleurs mais malgré tout, si peu de larmes.

Il avait construit tant de barrières autour de son coeur pour pouvoir se protéger des aléas de la vie et avait permis à si peu de personnes de s'en approcher véritablement pour finalement le donner sans hésitation à son ennemi de jeunesse, à celui qui lui avait fait ressentir des sensations si variées. De la haine à l'amour, un peu comme Roméo et Juliette, sauf que lui, se rappelait très bien de la haine mais pas de l'amour.

Il voulait encore avoir ce sentiment de plénitude qu'il avait ressentir lorsqu'il avait embrassé Malfoy sur le Chemin de Traverse. Il voulait encore sentir ce feu incandescent qui brûlait alors dans ses veines à ce moment-là.

Il voulait être heureux à nouveau, tout simplement, mais était-ce trop demandé ?

« Ah ! Potter, je vous cherchais ! « S'écria une voix stricte sur sa droite.

Harry sursauta et se rendit compte qu'il était presqu'arrivé au Grand Hall et que le Professeur Mac Gonagall revenait vraisemblablement de la cabane de Hagrid.

« Ca fait au moins une demie heure que je vous cherche, Potter, et je... Vous vous sentez bien ? « Lui demanda-t-elle en fronçant les sourcils.

Le Survivant se contenta d'acquiécer.

« Le Professeur Rogue et le Professeur Dumbledore souhaitent vous parler, Potter. Et le plus rapidement possible... Dans mon bureau. «

Le Survivant fut plus que surpris d'apprendre que les deux anciens directeurs de Poudlard voulaient lui parler – surtout en même temps – et suivit le professeur de Métamorphose à travers le dédale de couloirs, alors que les élèves qu'ils croisaient chuchotaient sur leur passage et les regardaient avec curiosité.

« Wulfric. Dit-elle à la gargouille qui gardait l'entrée du bureau directorial.

- C'est l'un des prénoms de Dumbledore ça, non ? Lui demanda Harry en montant l'escalier en colimaçon derrière elle.

- Oui. Mes mots de passe sont souvent les prénoms des anciens directeurs de cette école. Mais c'est aussi celui de Wulfric Polyrose, le célèbre directeur qui instaura la Métamorphose comme matière principale à l'école au XIV ème siècle. La légende raconte que son corps se transforma en un magnifique rosier blanc – d'où son nom – lorsqu'il décéda. Certains disent même qu'il s'agit du rosier perpétuel qui se trouve près des serres de Botanique du Professeur Longdubat. Il faudrait peut-être que je lui demande de l'examiner de plus près... «

Lorsqu'il pénétra dans le bureau directorial, la nostalgie l'envahit à nouveau, plus forte que jamais, surtout que rien ne semblait avoir changé depuis qu'il était élève. Seul un hibou au plumage mordoré sommeillait paisiblement à l'endroit où autrefois, se trouvait Fumeseck, le phoenix de Dumbledore. Chaque objet était à sa place, personne ne les avait touchés et Harry se demanda vaguement s'ils n'étaient pas collés avec de la Glue perpétuelle, mais cette idée folle quitta aussitôt son esprit lorsqu'il vit le Professeur Mac Gonagall prendre une grande bassine en pierre ornée de Runes anciennes sur la petite table à côté de la vitrine à l'entrée, pour la poser soigneusement sur son bureau, et agiter sa baguette pour que tout revienne à sa place.

« Professeur Dumbledore... Professeur Rogue ! Il est là. « Dit-elle en s'adressant à deux toiles vides au dessus du siège de son bureau.

Harry sentait le regard curieux des autres anciens directeurs de Poudlard qui le scrutait, et vit même un dénommé Midas Wallace mettre un cornet en or massif tout contre son oreille droite, une expression avide non dissimulée sur le visage.

« Je vous laisse, Potter. Comme convenu, la Pensine se trouve sur le bureau. J'ai un autre ancien élève qui m'attend dans la Grande Salle, je l'ai suffisamment fait patienter. Lorsque vous aurez fini, venez m'y rejoindre également avant votre départ. «

Sur ce, le Professeur Mac Gonagall rajusta son chapeau pointu et sortit d'un pas vif du bureau, laissant Harry seul au milieu des portraits.

« Bonjour, Harry. « Fit alors une voix profonde et douce.

Le Survivant leva les yeux sur Albus Dumbledore, qui cette fois était vêtu d'une robe de sorcier vert émeraude, assis à côté de son phénix qui arborait un plumage resplendissant.

« Le Professeur Rogue ne va pas tarder. Il a été appelé dans son portrait qui garde la Salle Commune de Serpentard. Je ne sais pas quand Minerva va enfin se décider à le changer de place, ce n'est pas faute de lui en avoir fait la remarque... Severus n'a jamais véritablement aimé les enfants.

- Je m'en suis déjà apperçu. Répliqua Harry en se rappelant vaguement une fois où Rogue l'avait traité de débile profond congénital après avoir raté la Potion de Ratatinage en Troisième Année.

- Je n'aime pas que l'on parle de moi quand je ne suis pas là, Dumbledore. « Dit sèchement la voix du Professeur Rogue.

Harry tourna alors la tête vers le portrait adjaçant à celui du Professeur Dumbledore et vit deux prunelles d'un noir brillant le scruter. Il décida alors de baisser la tête, de peur que l'ancien Maître des Potions ne voye ce qu'il avait fait à son fils aîné.

« Vous vouliez me parler ? Demanda alors le Survivant.

- Oui. Répondit Albus.

- Non. Dumbeldore voulait juste me prendre à témoin. Fit Rogue.

En observant ce bureau, et plus particulièrement cette Pensine, je vois que la petite conversation que nous avons eue hier soir n'a pas réussi à te convaincre. Tu tiens encore à savoir ce que contient ce souvenir que tu gardes précieusement dans ta poche. «

L'ancien Gryffondor évita de lever la tête parce qu'il savait pertinemment que Rogue sauterait sur l'occasion pour lire son esprit qu'il n'avait jamais su complètement fermer.

Il savait ce que Dumbeldore s'apprêtait à faire ; il allait encore une fois tenter de le dissuader, de faire marche arrière. Mais il n'y arriverait pas. Harry était plus que jamais décidé à connaître une partie de la vérité, quitte à souffrir encore un peu plus, au moins, il saurait.

« ... Vous m'aviez dit autrefois que ce qui comptait avant tout, c'était nos choix.

- C'est exact.

- Si je suis ici, vous pensez bien que j'y ai longuement réfléchi avant. Je sais ce que je risque. Mais ce que je voudrais savoir avant, c'est comment tout le monde semble au courant de ce qui s'est passé avec Malfoy... Ma famille, mes amis, vous... Enchaîna Harry.

- Vous avez toujours été un livre ouvert, Potter. Vos émotions se lisent aisément sur votre visage. « Le coupa alors le Professeur Rogue.

Mais Harry ne le croyait pas. Il n'y avait pas écrit sur son visage qu'il avait embrassé son pire ennemi, qu'à l'époque ça avait failli briser son mariage et qu'il était tombé amoureux peu à peu de lui. Il y avait forcément une faille quelque part.

« Beaucoup de personnes sont au courant de ce qui s'est passé avec Monsieur Malfoy, en effet. Et c'est toi qui leur a révélé. » Lui dit alors Dumbledore, les yeux étincelants.

« Impossible « Pensa alors Harry. Il s'en rappellerait s'il avait fait une chose pareille.

« L'amour, Harry, est un sentiment merveilleux mais tellement étrange. Les êtres humains sont capables de faire beaucoup de choses qu'ils penseraient inimaginables en temps normal. Severus, par exemple...

- Ne recommencez pas avec ça, Dumbledore. Fit alors Rogue d'une voix sèche.

- Vous êtes pourtant le parfait exemple en l'occurence, Severus. Par amour pour Lily Potter vous avez un acte plus que courageux qui vous aurez valu votre entrée directe à Gryffondor. «

Les ailes du nez de l'ancien Maître des Potions frémirent, et un pur dégoût se peignit alors sur son visage. L'idée d'appartenir aux Lions lui semblait insupportable.

« Ta femme t'aime réellement du plus profond de son coeur... Murmura alors Albus en essayant vraisemblablement de choisir ses mots.

- Ce n'est pas à vous de lui dire ça, Dumbledore. Vous avez toujours eu le don de vous mêler de ce qui ne vous regardait pas, même mort, vous avez encore cette manie. Potter est suffisamment grand maintenant pour savoir ce qu'il a à faire et à qui il doit parler. « Le coupa à nouveau Severus Rogue d'un ton sec.

A ce moment-là, Harry le vit tourner légèrement la tête vers le cadre de son portrait, et il était prêt à parier qu'un autre élève l'appelait désespérément devant la toile qui gardait la Salle Commune de Serpentard, mais visiblement, ça lui passait par dessus la tête, car il reporta son attention sur le Survivant qui s'empressa de baisser les yeux.

L'ancien Gryffondor essayait de réfléchir, en vain. Il ne comprenait pas pourquoi Dumbledore tenait tellement à ce qu'il ne voye pas ce que contenait le souvenir que Draco lui avait confié et il comprenait encore moins pourquoi il voulait à tout prix qu'il parle avec Ginny, à part pour essayer de sauver ce qu'il restait de son mariage. L'illustre ancien directeur avait toujours eu un faible pour lui, il l'avait toujours protégé à sa façon et ne voulait que son bonheur. S'il lui disait de faire tel ou tel choix, c'est parce qu'il pensait que c'était le mieux pour lui.

Mais il lui cachait quelque chose, quelque chose de très important apparemment et Rogue ne voulait pas qu'il le découvre par quelqu'un d'autre que par lui-même.

« Potter, si vous voulez savoir ce que contient cette fiole que vous tenez si désespérément, faites-le au détriment des autres. Lui dit alors Rogue d'un ton qu'Harry ne lui connaissait pas.

- Severus ! J'étais pourtant persuadé... Commença Dumbledore qui paraissait plus que surpris par ce revirement de situation.

- Trop de personnes ont souffert à cause de ces secrets. Il est temps que cela cesse. Les non-dits m'insupportent...

- Pourtant, Lily n'a jamais su...

- Justement ! Potter, n'écoutez pas ce vieux fou et faites ce que bon vous semble. Mais réfléchissez bien. « Lui dit Rogue.

Harry plongea une main tremblante dans la poche avant de son jean et en sortit délicatement la fiole qui contenait un étrange liquide argenté.

La dernière fois qu'il s'était plongé dans les souvenirs de quelqu'un, c'étaient ceux de Rogue qui l'avaient bouleversés au plus profond de lui-même. Et si celui-ci le touchait encore plus ? Et si le sentiment de vide qui l'envahissait depuis toutes ces années s'intensifiait d'avantage quand il serait ressortit de la Pensine ?

Le coeur battant, il sortit sa baguette magique de son jean et déboucha précautionneusement la fiole. Le souvenir tournait paisiblement et Harry sentait le regard pesant de Rogue et Dumbledore sur lui et entendait les hululements discrets du hibou mordoré qui se trouvait non loin de lui sur sa droite.

Sans plus réfléchir, il versa, à l'aide sa baguette, le contenu du filtre, une boule se formant dans sa gorge.

Il allait bientôt savoir... Bientôt...

Le souvenir tourna alors à toute allure et doucement, l'ancien Gryffondor se pencha en avant en fermant les yeux, jusqu'à ce que son visage touche le contenu glacé.

Quelques instants plus tard, il avait disparu et Dumbledore soupira.

« Une fois de plus, vous avez gagné, Severus. Vous pouvez aller prévenir Draco Malfoy de...

- Inutile ! Il est déjà au courant. Le coupa Rogue d'une voix froide.

- Comment ?...

- Je l'ai déjà prévenu que Potter était ici. Il n'en a pas cru ses oreilles, d'ailleurs. Mais il a quand même paru bouleversé...

- Et... Cet ancien élève que doit voir Minerva dans la Grande Salle, c'est... Lui ?

- ... C'est exact. « Répondit simplement Rogue en sortant de son tableau de mauvaise humeur.

oOoOo – oOoOo

Harry tomba, tomba longtemps dans le grand tunnel du temps, et atterrit sur une surface dure et polie.

Apparemment, il se trouvait dans un manoir et à en juger par les personnages représentés sur les portraits le long du couloir qui étaient d'un blond presque blanc, il se trouvait chez Draco devant la porte que ce dernier avait fait condamner à la mort de ses parents.

Il regarda autour de lui, le ventre serré, s'attendant à le voir surgir à tout moment lors que les panneaux de la porte devant la quelle il se trouvait s'ouvrirent à la volée.

Par réflexe, l'ancien Gryffondor fit un bond en arrière et resta ébahi devant l'apparition de sa Némésis. Il portait une fois de plus une chemise blanche et un pantalon noir coupé sur mesure et à en juger son visage moins marqué, Draco ne devait pas avoir plus de 25 ans. Il tenait dans ses mains une fiole dont le contenu était de la même couleur ambrée que celle qu'Aleria lui avait donné sur les quais de la gare King's Cross, avait l'air soucieux et étonnamment triste.

Sans un regard, il passa à côté de lui à l'en frôler, et Harry aurait voulu tendre sa main pour pouvoir le toucher, caressant des yeux chaque centimètre carré de son corps fin et ferme. Ses sens aussi en avaient apparemment envie à en juger son pantalon qui commençait à le serrer et le Survivant se giffla mentalement pour être excité par un simple souvenir.

Lentement, il le suivit, ne se lassant pas l'observer et très vite, il vit que l'ancien Serpentard se dirigeait vers son bureau.

A son tour, il franchit les portes de la pièce et vit le blond affairé à verser délicatement la potion dans une petite bouteille en cristal. Puis, il prit un pichet à côté de lui et termina de remplir la fiole. Harry vit que ses mains tremblaient de plus en plus à mesure que le liquide se déversait et crut entendre un léger renifflement.

Il s'approcha encore un peu plus lorsque Draco contourna son bureau pour s'asseoir dans le fauteuil en cuir derrière et sentait de plus en plus nettement la boule qui pesait sur son estomac.

D'un geste rageur, il vit le blond s'essuyer le coin de l'oeil et sortir un long morceau de parchemin d'un de ses tiroirs. Il trempa sa plume d'aigle dans l'encrier, et commença à écrire en tremblant légèrement.

Harry s'approcha alors, contourna à son tour le bureau, et lut par dessus son épaule, le coeur battant encore plus vite.

« Harry. Mon amour.

Tu sais bien à quel point j'ai toujours haï écrire ces deux mots-là qui ont été dits, écrits, chantés, murmurés par tellement de personnes qu'ils en perdent tout leur sens, mais je vais faire exception à la règle aujourd'hui car c'est là la dernière lettre que je t'envoie.

Les trois mois de délai que l'on m'a imposé vont être écoulés dans une semaine, et ta vie redeviendra comme avant avec ta femme.

J'aurais tellement de choses à te dire au moment même où j'écris ces mots. Je voudrais tellement te montrer à quel point tu m'as changé, à quel point tu as bouleversé ma vie depuis « ce fameux jour « , comme tu l'appelles. Le jour où nos lèvres se sont rencontrées pour la première fois, tu t'en rappelles ? Cette sensation restera gravée dans ma mémoire jusqu'à la fin de mes jours et je me suis arrangé pour que ça soit le cas également pour toi.

Me pardonneras-tu un jour de ce que je suis en train de faire depuis ces trois longs et infernaux mois ?

Me pardonneras-tu de te mentir comme je le fais ?

Je l'espère mon amour, je l'espère. Car ce que je fais, c'est pour toi. C'est pour que tu ais des enfants plus tard, je sais très bien que c'est l'un de tes voeux les plus chers, tu me l'a souvent sous-entendus et ta femme remplira admirablement bien cette tâche.

Ta femme...

Qui aurait cru que l'amour qu'elle te porte soit aussi destructeur tout en étant aussi fort ?

Car je sais qu'elle t'aime, Harry. Elle l'a su me le prouver il y a trois mois. Mais je tenais quand même à t'écrire une dernière fois, même si je pense que tu ne verras jamais ces mots que mon coeur te crie.

Je garde quand même en moi le secret espoir qu'un jour, tu apprennes ce qui m'est désormais impossible de te révéler à vive voix et que ce jour-là, nos chemins se recroiseront. Je garde aussi en moi les baisers fiévreux que tu m'as donnés, l'amour que l'on a fait de tellement de façons différentes, tes sourires... Ton coeur que tu m'as donné... Nos « je t'aime « ... Et mon adieu.

Je te souhaite d'être heureux, Harry. Autant que moi, je suis condamné à être malheureux. Que le bonheur soit pour toi un quotidien même si c'est loin de moi. A cause de ces promesses que j'ai faites. Je suis digne de Gryffondor maintenant... Si mon père le savait, ça le rendrait fou de rage et il me tuerait peut-être. Ce serait peut-être plus préférable d'ailleurs...

N'oublie pas Serpentard, mon amour.

Je t'envoie une dernière fois cet alcool que je t'ai fait découvrir et que tu aimes tant... Le Poison Amoureux.

Adieu.

DM. «

Draco essuya alors fébrilement ses yeux et respirait difficilement en roulant maladroitement le morceau de parchemin sans le relire. Il prit alors la fiole à côté de lui et se leva en chancelant légèrement et traversa le corps spectral d'Harry sans rien ressentir.

A ce moment-là, alors que le sang battait dans ses oreilles et qu'une vague nausée envahissait sa gorge, le Survivant tourna la tête dans la direction de sa Némésis, les yeux obstrués par les larmes qui coulaient en flot continu sur les joues pâles et voulut le rappelait à lui, mais le souvenir commençait à devenir de plus en plus flou et lui-même s'élevait peu à peu dans les airs.

Quelques secondes plus tard, il était de retour dans le bureau directorial et tomba lourdement sur le plancher, tremblant de tous ses membres de façon incontrôlable. Il respirait tellement mal qu'il avait l'impression d'avoir une crise d'asthme et sa tête continuait à lui tourner alors que ses oreilles sifflaient désagréablement. Il posa une main fébrile sur son coeur et essaya de calmer sa respiration, mais rien n'y faisait. Il avait toujours aussi mal. Il se sentait toujours aussi bafoué.

Il n'avait pas tout compris, non, loin de là même. Il n'avait pas compris la moitié de ce qu'il avait lu.

Combien de temps avait duré leur liaison ? Où est-ce qu'ils se voyaient ? Qu'est-ce que Ginny venait faire là dedans et qu'est-ce que c'était que cette promesse ?

Il avait peur de commencer à comprendre mais il espérait se tromper lourdement puis, il se rappela les paroles de Dumbledore, un peu plus tôt : « Les êtres humains sont capables de faire des choses qu'ils penseraient inimaginables en temps normal. «

Peu à peu, il se releva en se tenant ferment au bureau, puis il se tourna vers le portrait de l'ancien directeur de Poudlard au dessus de lui et vit qu'il était vide. Jamais de sa vie il n'avait eu envie de parler à Albus Dumbledore.

Il ferma les yeux un instant et entendit le bruit caractéristique d'une porte qui s'ouvre. Lentement, il se tourna vers elle et vit devant lui, immobile dans l'embrasure du panneau, sa femme qui l'observait les joues cramoisies.

A suivre...


Vous êtes toujours là? Parfait! J'espère que je n'ai pas trop laissé de fautes derrière moi, c'est un truc qui m'insupporte assez lol Mais l'idée générale est ici... Maintenant, je pense que vous pouvez comprendre pas mal de choses, j'espère que ça vous a plu, merci beaucoup pour vos reviews, bizouxxx!