Et voilà la deuxième partie !
Titre : Prêt à tout pour la coupe! 2/2
Rating : M
Couple : Severus Snape/Oliver Wood
Genre : PWP
Résumé : Oliver en a plus que marre de ces Serpentards qui monopolisent le terrain de Quidditch! Pour régler cet énorme problème, il doit s'entretenir avec le professeur Snape et arriver, quelque soient les moyens employés, à le convaincre de raisonner ses serpents. Mais sera-t-il prêt à tout pour la coupe de Quidditch ?
N/A : Je vais faire un énorme anachronisme mais sinon ça rend Snape vraiment trop pervers, à la limite de la bienséance! On va dire qu'Oliver n'a que deux ans de plus qu'Harry, donc ce dernier est en cinquième année.
Prêt à tout pour la coupe
Partie Ii
Gnuh ? Coucher ? Mais avec qui ?
Snape haussa une fois de plus un sourcil, le mépris presque palpable se dégageant de lui. Oliver avait peut-être pensé tout haut...
"Croyez-vous que je donne dans le proxénétisme, Wood ?", demanda la Terreur des cachots, le jeune homme se liquéfiant sous le ton glacé.
Il avait pensé tout haut. Abruti.
"Absolument pas ! Mais, je veux dire... je ne pense pas que.. et vous! Vous êtes mon professeur et, je.. je veux dire... ça serait tout à fait inconvenant !"
Et fuck, il recommençait à bafouiller lamentablement. Il avait le droit, non ? Déjà, un, il se faisait outrageusement mater par son professeur, homme qu'il croyait, certes bien foutu, mais honnête ! Droit, plein de valeurs comme le respect, le travail... En gros, asexué. Deux, il lui sortait de but en blanc une phrase avec 'coucher' dedans, une phrase d'ordre sexuel !
Peut-être pensait-il qu'Oliver était venu l'aguicher avec son allure débauchée ? Merlin, pourquoi avait-il la moitié d'un cerveau ? Comme si il ne pouvait pas se jeter un sort pour se sécher et avoir l'air moins.... Moins mouillé !
"Je ne vous imaginez pas en vierge effarouchée...", osa dire Snape, un sourire carnassier ornant ses lèvres.
"Et moi, je ne vous pensez pas pédophile ! Je veux dire... ne le prenez pas mal, vous êtes bien pour votre âge-quel âge avez-vous au fait ?-, mais j'ai dix-sept ans, vous ne pensez pas que c'est un peu... déséquilibré ?"
Et voilà, il disait n'importe quoi ! Il avait l'habitude de faire ça quand le stress s'accumulait, il racontait énormément de choses, plus que compromettantes au fur et à mesure, et l'homme face à lui n'arrangeait rien.
Snape s'était d'abord tendu, puis avait repris son allure de serpent guettant sa proie. Merlin, Oliver n'avait jamais vu son professeur comme ça, il allait lui faire perdre la tête.
"J'ai trente-sept ans."
Bien. Bien, bien... Ca ne l'aidait toujours pas. Après tout, ce n'était pas si vieux, n'est-ce pas ? Il avait juste vingt ans de plus que lui et il avait un charme affolant, ses yeux qui transperçait son âme. Il serait damné. Cet homme n'avait rien avoir avec ces petites parties de jambes en l'air d'adolescent qu'Oliver avait eu au cours des dernières années. Et il ne s'en rendait que trop compte.
"Eh bien, Wood ? N'étiez-vous pas si sûr de vous quand vous disiez que vous étiez prêt à tout ? Vous, le preux Gryffondor, ne voulez-vous pas vous sacrifier pour votre charmante équipe ? Ou préférez-vous que je convoque Potter afin de régler cette histoire..."
Quoi ? Harry ? Mais pourquoi... de... OH MERLIN!
L'homme n'était pas sérieux, n'est-ce pas ? Harry était trop jeune. Oliver devait réfléchir sereinement. Inspiration, expiration. Voilà, son esprit était plus clair. Pouvait-il, consciemment, laisser le jeune et vulnérable Harry Potter, lueur du monde sorcier, se faire piéger par l'horrible Maitre des Potions en mal de chair fraîche ? Non, bien sûr que non ! Il était un Gryffondor bon sang ! Snape avait raison... Il devait se sacrifier, après tout ce n'était que son corps et il pouvait bien faire ça pour la coupe ! C'était sa dernière chance de l'avoir, il devait la saisir. Inspirant à fond, il se lança :
"Non... ça ne sera pas nécessaire."
Snape eut l'air d'apprécier et hocha imperceptiblement la tête tout en murmurant "bien". Alea jacta est ! Il était finis, aux mains d'un dangereux sociopathe qui en voulait à son corps ! Oliver allait tourner de l'oeil si ses pensées continuaient dans ce sens.
Ca ne serait pas désagréable après tout, il l'avait déjà fait avec un de ses camarades et avait plutôt apprécié. Seulement, il ne s'agissait pas de Severus Snape. Loin de là. Oliver espérait juste qu'il serait, si ce n'est doux, prévenant envers son corps fragile et offert. Le brun se leva, ancrant ses yeux d'encre dans les noisettes du plus jeune. Un frisson parcourut ce dernier, certainemment pas du au froid puisque ses habits commençaient à sécher grâce au feu ronflant dans l'âtre de la cheminée.
Les mains posées sur le bureau, seul meuble séparant Oliver de son tragique destin, Snape se pencha sur le jeune homme et susurra du bout des lèvres :
"Avez-vous fait votre choix, Mr Wood ?"
Le coeur d'Oliver manqua un battement tandis qu'il braquait ses yeux dans ceux de son vis-à-vis. Vraiment, qu'avait-il à perdre ? Il était convaincu que Snape était un homme bien, sinon Dumbledore ne lui ferait pas confiance.
"Oui", murmura-t-il, "Je ferai tout pour mon équipe." reprit-il, le menton haut et fier, malgrè le tremblement de ses mains qu'il plaça rapidement entre ses cuisses.
"Gentil garçon."
Un instant plus tard, Oliver se retrouvait sur le seuil de la chambre de Snape, les pieds collés au sol tandis qu'il dévisageait la pièce sobrement décorée, munie de l'indispensable lit double aux couvertures sombres ainsi que d'une grande armoire devant contenir les sempiternelles robes du Maitre des Potions.
Maitre qui le fixait avec des yeux on ne peut plus lubriques, s'approchant doucement pour ne pas effrayer l'animal qui sommeillait en Oliver. Ce dernier mordilla sa lèvre inférieur, repensa à toute sa vie, ce en quoi il croyait, pour qui il allait faire ce sacrifice, son courage de Gryffondor, sa dignité, son intégrité, sa loyauté, son bon sens, son désir de gagner cette putain de coupe qui le narguait depuis...
Puis, ce fut le trou noir. Sa tête se vida de toutes pensées au contact des lèvres si douces et sensuelles et exquises de Snape sur les siennes. Merlin, c'était bon, juste ça, ce baiser chaste, ces lèvres qui s'accordaient parfaitement aux siennes, ses lèvres d'homme et cette main qui se perdait dans ses cheveux, l'autre le rapprochant de ce corps vibrant pour lui. Oliver leva deux bras timides et plaça ses mains sur le torse de l'homme plus grand que lui d'une tête, pensa qu'après tout, quitte à être perdu, autant l'être complètement et embrassa son professeur de potions avec le plus grand soin.
Il allait lui montrer qu'il n'était nul qu'en potions. Oliver aimait relever les défis. Snape en était un de taille mais, foi de Gryffondor, il y arriverait !
Surpris par la soudaine fougue du jeune homme, le brun grogna et accentua sa prise sur lui, faisant glisser sa main dans le dos d'Oliver et la passant fébrilement sous la chemise de ce dernier. La caresse ajoutée aux baisers seulement stoppés pour permettre aux deux de respirer fit frissoner Oliver et descendre le sang directement vers son bas ventre. Merlin, il était excité comme il ne l'avait pas été depuis un moment !
Les habits tombèrent, Oliver rougissant quelque peu sour le regarde appréciateur et le sourire en coin de son partenaire qui ne portait plus qu'une chemise blanche, peut-être la même que celle de ce jour béni d'avril. Doucement, le jeune déboutonna le précieux vêtements, dévoilant un torse magnifique, digne d'une statue grecque, sculpté dans le marbre, finis par une fine ligne de poils noirs menant à... God.
"Eh bien merci, cependant je préférerai vous l'entendre dire plus tard, Wood."
Il fut projeté sur le lit puis recouvert d'un Snape nu en train de bander qui commença à suçoter son cou avant de mordiller sa jugulaire et descendre ainsi, s'arrêtant pour taquiner certains endroits où les gémissements étaient plus prononcés que d'autres, voire même suppliant.
Oliver ne se savait pas si... bruyant. Ni démonstratif, son corps se cambrant sous les coups de langue du brun sur lui.
La bouche de Snape était tout simplement merveilleuse. Comme son torse. Ou plus. Non quand même pas ! Le problème avec la dite bouche était qu'elle ne s'arrêtait pas à l'endroit où Oliver mourrait d'envie qu'elle aille. Il avait une dignité, il ne pouvait pas crier "S'il vous plaît, s'il vous plaît !" et il avait un instinct de survie qui l'empêchait d'hurler à Snape de le sucer, là maintenant tout de suite.
Ho et puis fuck !
"S'il vous plaît monsieur !"
Pi-to-ya-ble.
"Oui, monsieur Wood ?", demanda Snape, relevant la tête de son aine.
"Sucez-moi."
Au vue des mains qui s'agrippèrent plus fermement à ses cuisses et à l'éclair de pur désir qui passa dans les prunelles sombres, Snape apprécia cette franchise et, pour la première fois, obéit à un stupide Gryffondor. Les lèvres de l'homme jouèrent, au plus grand damn mais aussi à la plus garnde joie d'Oliver, avec le gland, passant et repassant la langue dessus, aspirant légèrement sans vraiment marquer de pression plus importante, les doigts longs et fins maintenant la base avant qu'il ne prenne le membre du châtain entièrement dans sa bouche.
Oliver crut rêver, sa main plongea directement dans les cheveux noirs, les tenant fermement, sa bouche était bêtement ouverte sur un long gémissement, ses yeux fermés. Il commença à bouger des hanches en rythme avec la bouche de Snape qui le suçait divinement bien et d'ailleurs, il lui faisait savoir en murmurant des absurdités.
Soudain, la bouche moite et chaude qui emglobait son bébé tout aussi moite et chaud disparut et les paupières d'Oliver s'ouvrirent en grand pour contempler un Snape remontant vers lui. Le jeune avança les lèvres pour un baiser qu'il espérait langoureux mais ne sentit qu'un souffle passer dessous, continuer jusqu'à son oreille, lui envoyant un long frisson, avant que Snape ne murmure avec sa voix basse et, oui elle aussi, chaude et rauque.
"A plat ventre, Wood."
S'exécutant avec complaisance, le jeune homme put sentir Snape bouger derrière lui pour attraper ce qui devait sûrement être un flacon de lubrifiant avant de s'activer derrière lui. Oliver inspira un grand coup seulement pour arrêter de respirer quand, après l'avoir mis en 'pompette', il sentit un doigt le pénétrer. Après un léger mouvement de celui-ci, le Gryffondor recommença à respirer, même si de façon plutôt saccadée.
Au bout de trois doigts frappant directement sa prostate, Oliver n'en put plus, il allait déchirer les draps, déchirer l'oreiller avec ses dents, mourir si Snape ne faisait rien de plus !
Et, comme par magie, ses prières furent exaucer.
"OH GOD !"
"Vous me flattez.", lui susurra un Snape essouflé, un Snape au torse collé contre son dos, un Snape en train de le prendre. Il allait mourir, c'était trop foutrement bon de se faire pilonner par son professeur de potions, c'était tordu, pervers et bon !
Oliver gémissait, une main sur son membre pendant que Snape grognait, ses hanches allant et venant au rythme de ses coups de reins qui gagnaient en vitesse et en profondeur.
Si il ne mourrait pas après, le plus jeune allait devenir fou.
Ce fut lui qui jouit le premier, le corps tendu, criant son plaisir, des étoiles plein les yeux, suivit de près par Snape qui s'effondra sur lui les ramenant à un mélimélo de bras et de jambes entremêlés.
Se couchant à ses côtés, le professeur attira son élève à lui, passant sa main dans les cheveux châtains, caressant distraiment les mèches humides. Oliver se bouina littéralement contre le corps chaud du plus vieux, ronronnant presque.
Snape rabattit les couvertures sur eux et murmura :
"Si vous avez encore un problème de ce genre, venez me voir, et nous le réglerons."
Oliver sourit et pensa qu'il avait une tonne d'ennuis qu'il aimerait régler avec Snape.
Fin.
