Chapitre 1:
Sirius s'ennuyait ferme. Il n'avait pas le droit de sortir du manoir tant qu'on aurai pas réouvert son dossier et que le jugement ne serait pas rendu. Merlin, pourquoi fallait-il que l'administration soit si longue? Franchement, il avait déjà le coupable et les aveux, quel besoin avait-il de faire toute cette paperasse? Il poussa un soupir à fendre l'âme. Qu'il s'ennuyait, en plus il était tard, donc personne à ennuyer et il n'avait pas sommeil.
Soudain, une idée folle germa dans l'esprit farfelu de l'homme. Mais c'était ça, pourquoi n'y avait-il pas songé plus tôt? Il sauta de son lit à baldaquin et se précipita hors de la chambre pour prendre la première porte à gauche, celle de son bureau. Il ressortit quelque instant plus tard et retourna dans sa chambre, tenant un paquet dans sa main. Il remonta sur le matelas et déballa ledit paquet. Il en sortit un miroir gravé. Il toucha la surface, qui se mit à brillée vivement, et prononça un nom.
« Harry James Potter »
Aussitôt la lumière diminua. Il attendit.
Après 10 min d'attente, il commençait à s'impatientait. Mais que faisait son filleul? Pourquoi mettait-il autant de temps à répondre?
Après un moment, la surface de son miroir se floutta et le visage de son filleul apparut. Le garçon avait des grands yeux émeraudes et des cheveux bruns en bataille. Inquiet, il engagea la conversation en le rabrouant gentiment. Son filleul lui répondit faiblement qu'il l'avait reconnu. Sirius tiqua. Harry était très pâle, il semblait malade. Il lui demanda si tout allait bien. Le garçon le regarda, le regard trouble, et alors qu'il achevait de répondre, le garçon s'écroula, disparaissant du champ de vision de son parrain.
Sirius resta là un moment choqué, avant de se reprendre et se sortir en courrant la peur au ventre. Qu'était-il arrivé à son filleul pour qu'il soit dans cet état là? Il sortit en trombe de son appartement et percuta quelqu'un qui passait dans le couloir. Il se releva aussitôt et repartit sans attendre, avant se s'arrêter et de revenir sur ses pas pour s'excuser auprès de la personne qu'il avait renversé. Il poussa un cri fort peu masculin en découvrant Tom Jedusort, assit en tailleur par terre, en train de bouder.
« Kyah! Tom..je-je…je m'excuse…mais j'étais tellement pressé…Oh Merlin c'est horrible! »fit-il en se retournant et repartant au pas de course, plantant là ledit Tom Jedusort. Ce dernier se releva, s'épousseta élégamment et suivit l'autre homme vers la zone de transplanage. Et alors que Sirius allait transplanter, il posa une main sur son épaule pour l'arrêter et prit la parole.
« Qu'y a-t-il de si horrible, Siri? Tu as un problème?»
« OUI!!!…Un gros, un ENORME problème…Il-il faut que je me dépêche…il-il a besoin de moi!! » s'écria l'homme.
« QUI a besoin de toi, Sirius? » demanda calmement le jeune homme.
« HARRY » lui répondit l'homme avant de disparaître dans un léger « pop ».
Tom était abasourdi. Qui était ce « Harry » dont parlait Sirius. Le seul Harry qu'il connaissait c'était Potter. Perplexe, il se concentra et perçut la signature magique de l'homme. Décidé, il la suivit en transplanant.
Sirius atterrit dans un « pop » sonore au milieu d'un parc. Heureusement pour lui, l'heure tardive avait fais déserter depuis longtemps toute présence humaine du lieu. Il allait quitter le parc lorsqu'un second « pop » retentit dans le silence de la nuit, le faisant sursauter. Il se retourna, baguette à la main, pour se retrouver en face d'un Tom interrogateur. Ce dernier scruta le paysage et surprit se tourna vers l'homme, qui attendait visiblement sa réaction.
« Pourquoi es-tu venu ici? » demanda Tom, curieux de connaître la raison de la venue de l'homme dans un parc prés du lieu de résidence du jeune Potter.
« Harry est mon filleul…et je crois qu'il a des ennuis. » dit simplement Sirius, avant de se dirigeait vers la sortie du parc. D'abord surprit, le jeune homme se reprit et suivit l'homme qui tournait déjà dans la rue de Privet Drive.
L'homme stoppa devant l'une des maison, le n°4, de la rue. Il leva les yeux vers une fenêtre de l'étage et serra les poings. Tom, fronçant les sourcils, suivit son regard et avisa les barreaux installaient à la fenêtre que l'homme observait. Il ne dit rien devant la réaction de Sirius mais resta pensif. Sirius s'avança vers la maison et força la serrure avant d'entrer, Tom, qui ne connaissait pas les lieux, sur ses talons. Il monta rapidement à l'étage et en arrivant devant la porte de la chambre de Harry, il dut réprimer une subite envi de meurtre sur moldu, celle-ci était barrée de nombreux cadenas. Il l'a força également et rentra dans la pièce, une soudaine inquiétude s'étant installée au creux de son estomac. Tom, quand à lui, resta à l'entrée, cette pièce faisait remonter trop de mauvais souvenirs à la surface.
Sirius s'avança et vit son filleul, en boule sur son lit. Il fut horrifié de voir dans quel état il était. Ses vêtements étaient en grande partie déchirés et bleus et coupures se côtoyaient joyeusement sur une grande partie du corps de l'enfant, exception faite pour son visage. Il se pencha en avant et le prit délicatement dans ses bras, puis d'un coup de baguette, empaqueta les affaires du garçon et enfin réduit la malle de ce dernier qu'il plaça dans sa poche. Cela fait Tom et lui quittèrent la maison aussi silencieusement qu'ils étaient venus et transplanèrent au manoir.
Un homme d'une trentaine d'années, au cheveux châtain foncé et coupés court, les yeux bleu glace, entra dans la chambre, rapidement suivit d'un second, du même âge, avec de long cheveux noir et des yeux argenté. Les deux hommes s'approchèrent du lit du malade. Le garçon dormait encore, et cela durait depuis une semaine. Il était mignon, ainsi, tourné sur le côté avec le bras sous l'oreiller, la tête dessus et les couvertures dévoilant ses fines épaules. Il avait l'air fragile.
L'homme aux cheveux châtain s'approcha du garçon, pendant que son homologue se dirigeait vers la bibliothèque en face du lit et y prenait un livre, assez conséquent, avant de s'asseoir sur un fauteuil au pied du meuble. Le châtain se pencha et prit la température de l'enfant. Et, alors qu'il allait se relever, une main vint attraper son poignet et lui tordre le bras dans le dos, tout cela en moins du seconde. Stupéfait les deux hommes ne firent aucun mouvement et regardèrent le jeune garçon qui venait de maîtriser, à lui seul, un homme aguerri. L'homme dans le fauteuil se leva prudemment, se rapprocha et là, remarqua que les yeux émeraudes de l'enfant semblaient légèrement voilés. Il était dans une transe instinctive, il suivait ce que sa magie lui dictait, impressionnant pour une personne de son âge. L'homme que le garçon tenait bougea, essayant de se dégager. Soudain, un sinistre « CRAC » se fit entendre et le châtain gémit de douleur, le gamin venait de lui déboîter l'épaule gauche.
La porte de la chambre s'ouvrit alors, laissant entrer Sirius et Tom qui surpris, regardèrent Harry maîtrisait sans peine Godric.
« Harry! » appela Sirius.
Ce dernier sembla se réveiller et lâcha aussitôt le châtain, avant de reculer, terrifié. Il recula jusqu'au mur face à la porte, le plus loin possible des quatre hommes, le corps secoué de tremblement.
Sirius s'avança et tous purent voir avec colère le garçon se recroqueviller sur lui-même.
« …pardon…pardon…je sui désolé…je ne le ferai plus…. » marmonnait-il dans une incessante litanie.
Les quatre hommes se rapprochèrent encore jusqu'à n'être qu'à un mètre du garçon, qui s'était davantage replié sur lui, des larmes coulant sur ses joues pâles. Il les regardait avec une profonde terreur dans le regard qui contrastait étrangement avec son attitude de tantôt. Tom tendit le bras pour le toucher, mais l'enfant disparu et, à sa place, tous purent voir un jeune tigre de Sibérie aux yeux émeraudes se dressait. Profitant de l'effet que sa transformation avait eu sur les adultes, il se précipita hors de la chambre.
Le félin traversa plusieurs corridors puis reprit forme humaine lorsqu'il avisa la sortie du manoir. Il ne perdit pas de temps et courut dehors, s'enfonçant dans la forêt proche, apeuré et désorienté. Il ne put cependant allait très loin, l'adrénaline avait cessé de faire effet sur son organisme et la douleur du traitement qu'il avait reçu chez ses tuteurs revenait par à-coup de plus en plus violent. Ses jambes ne purent le porter plus loin qu'une clairière non loin du manoir. Il s'y effondra, les genoux aux sol, transis de douleur et secoué de sanglots. Il pleurait de douleur, de tristesse et de colère. Triste d'avoir été pendant si longtemps le pion de son directeur d'école, d'avoir été abusé par ses « amis » qui ne recherchait chez lui que sa célébrité. De même, il était en colère. En colère contre le directeur, ses « amis » et douloureusement en colère contre lui-même. Encore une fois, il avait recommençait sans le vouloir et il s'était en plus transformé devant ces gens. Quel idiot, il était! Il n'attirait que les anormalité! Oui, il était anormal, un monstre, un danger. Voilà ce qu'il était.
Il sursauta en entendant un sifflement aigu non loin de lui.
« Que fait un humain icccccci? » siffla la voix.
Harry se retrouva en face d'une sorte de vipère de dix mètres de long et de vingt centimètres de diamètre. Le serpent avait des écailles noires aux reflets vert et des yeux dorés. Surprit de le comprendre, le garçon répondit.
« Laisssssse-moi, je ne ssssssuis qu'un monsssssstre!! », il reprit son visage entre ses mains, ses larmes recommençant à couler.
« Un ssssssiffleur?! Mais pourquoi dit-tu ccccccela, jeune Fourchelangue? » demanda le serpent.
« Fourchelangue? »
« Cccccceux qui parle notre langue » lui répondit le reptile.
Le garçon fit un bref résumé des événements récents. Lorsqu'il eut fini, le serpent lui demanda.
« Crois-tu vraiment être aussssssi monsssssstrueux que sssssses gens le dissssssent? Ou que moi? »
« Peut-être…mais tu n'est pas monsssssstrueux, je dirais même que tu es un magnifique sssssserpent! As-tu un nom? »
« Non, mais tu peux m'en donner un et je voudrais bien devenir ton familier! » lui dit le serpent.
Harry haussa un sourcil, quel animal censé voudrait être lié à lui par un contrat de vie/de mort?
« Très bien » siffla-t-il après un moment, « je me dissssssais que Ssssssyskas sssssserai bien, non? »
« Cccccc'est parfait, maître… »
« Appelles-moi, Harry, pas maître! » le coupa le garçon.
« Tu devrai dormir Harry..je veillerai sur toi. » fit Syskas en s'enroulant autour de l'adolescent.
« Merci! » fit le garçon avant de sombrer, la douleur de son corps ayant eu raison de lui.
Les quatre homme regardèrent le tigre blanc quitter le pièce, laissant derrière lui des adultes qui auraient pu faire concurrence à un banc de poisson hors de l'eau. Salazar, qui tenait encore son livre, fut le premier à se reprendre.
« Eh bien…ce gamin nous réserve apparemment bien des surprises! »
Entendant le commentaire de l'homme, les trois autres sortir enfin de leur hébétude.
D'un accord tacite, ils se séparèrent dans le hall, pour couvrir plus d'espace, chacun prenant une aile du manoir. Ce n'est que deux longues heures plus tard, après des recherches vaines, que les quatre adultes se retrouvèrent dans le hall. Sirius, inquiet pour son filleul, devenait intenable et frôlait même l'hystérie.
Tom et Salazar tournèrent soudainement la tête vers le par cet quittèrent le hall, sans explication. Les deux autres, intrigués les suivirent à l'extérieur. Là, sortant de la forêt, un mamba noir, sortit de la forêt et s'avança vers le groupe. Aussitôt, Sirius et Godric sortirent leur baguette. Cependant, Tom et Salazar allèrent calment à la rencontre du reptile, rapidement suivis des deux autres qui ne voulaient en aucun cas rester seul dans le parc la nuit.
« Maître Ssssssalazar, Maître Tom! » salua le serpent.
« Que vient-tu faire icccccci mamba noir? » demanda Salazar.
« Mon Maître est au plus mal, je l'ai donc ramené là d'où il venait. » expliqua le mamba.
« Ton Maître? » demanda Tom.
« Je suis devenu le familier de cccccccelui que vous nommez Harry! » fit le serpent, tout en s'écartant légèrement laissant ainsi voir aux groupe, le jeune garçon qu'il transportait.
« Viens ssssssuis nous! » siffla Salazar.
