Chapitre 2:
Harry se réveilla dans la même pièce que précédemment, il n'ouvrit cependant pas les yeux, il avait senti qu'il n'était pas seul, et de toute façons, sa tête lui faisait un mal de chien, il se sentait incapable de faire un geste. Il resta là, à écouter les deux personnes, lui semblait-il, qui se trouvaient dans la chambre avec lui. Puis il entendit la porte de la pièce s'ouvrir et une voix s'élever.
« Salazar, Godric, Tom nous attend!…Il a eu des nouvelle de Bartie et Avery! » appela la voix.
Des pas précipités quittèrent la chambre. Laissant un Harry complètement choqué. Tom, Avery, Bartie, Salazar, Godric, tous ces noms, il les connaissait, il en était sûre, mais il n'arrivait pas à réfléchir de façon cohérente, sa tête lui faisait de plus en plus mal. Harry se sentait sombrer, il voyait des images et entendait des sons confus, qu'il n'arrivait pas à identifier clairement.
Puis soudain, il entendit distinctement la voix de sa mère, qui suppliait pour qu'on le laisse en vie, celle de son père, qui disait à sa femme de fuir avec leur fils, et enfin un rire, froid, glaciale, inhumain. Tout à coup ce fut le silence, et un bruit de tissus déchiré résonna dans la tête du garçon. Harry se cambra, les mains de part et d'autre de sa tête, la bouche ouverte dans un cri de douleur muet. Son corps commença à être parcouru de spasmes causés par la douleur qui était accompagnée d'une multitude d'images, d'abord floues puis de plus en plus nettes. Elles le montraient lui, quand il était petit. A un ans dans les bras des ses parents. A deux dans ceux de Sirius et d'un deuxième homme, Remus Lupin. A trois, en train de jouer avec deux hommes d'une vingtaine d'années, Godric et Salazar. A quatre, jouant à cache-cache avec Fred, George et Ron Weasley ainsi qu'avec Draco Malfoy. A cinq, avec un jeune homme, Bartie Croupton. Et bien d'autres encore. Des souvenirs. C'était des souvenir qu'il voyait, les siens, caché dans son esprit par un sort qui venait de se briser.
Harry ouvrit brusquement les yeux et agrippa les drap sur lesquels il reposait. Il y avait autre chose. Quelque chose d'autre s'était brisé en lui. Il sentait une énergie folle, nouvelle, indomptable, circuler dans ses veines. Il se cambra à nouveau et poussa un cri de douleur. Une vague de magie pure, à l'état brute, le parcourut de part en part, avant de s'échapper en une puissante rafale hors de son corps alors qu'il retombait sur le matelas, emporté par la fatigue.
Tom et Salazar discutaient, installaient le salon du rez-de-chaussée, avec Syskas, le mamba noir, au sujet de Harry. A première vue le garçon lui avait raconté ce qui s'était passé depuis qu'il avait quitté Poudlard, l'école de sorcellerie d'Angleterre. Le jeune garçon, s'était révélé un multimagus inné lorsque son oncle avait voulu le « corriger », le jour de son arrivée chez ses relatif. Il avait seulement fais du bruit en rangeant sa malle dans sa chambre et alors que son oncle allait le frapper, il s'était métamorphosé en jeune chat noir aux yeux émeraudes. Il n'avait malheureusement pas échappé à la correction, lorsqu'il avait repris forme humaine. Un multimagus. Se transformer en autant d'animaux qu'on le souhaitait n'était pas donné à tout le monde. Décidemment, ce garçon allait leur en faire voir des vertes et des pas mures.
C'est tout à leur conversation qu'ils entendirent un cri suivit d'une vague de magie qui secoua tout le manoir. Ni une, ni deux, ils se levèrent et coururent au second étage où se trouvait les chambres. Une fois arrivé sur place, ils ne purent que constater les dégâts. Tom souffla, il allait finir par devenir fou avec ce gamin dans les parages, mais bon on ne pouvait raisonnablement lui en vouloir pour ceci, ce n'était après tout pas sa faute si les scellés de sa magie avaient tous cassé d'un seul coup. Devinant que Salazar en était arrivé à la même conclusion, il se contenta de remettre de l'ordre d'un mouvement du poignet avant de quitter l'étage. Cet été allait se révéler énormément long et un vrai défi pour leurs pauvres nerfs.
Harry reprit connaissance dans la même chambre que la dernière fois. A croire qu'il ne passait sa vie qu'à ça, rester dans une chambre, s'évanouir toutes les dix minutes et avoir des emmerdes. Il souffla. Il n'était pas inquiet, il savait, pas trop comment, où il était. C'était le Manoir Serpentard. Il y avait été plusieurs fois, enfant, avec Sirius et Remus, son presque oncle. Il appartenait à Salazar, l'ancêtre ressuscité de Tom, aussi ressuscité depuis peu, qui vivait avec Godric, son ancêtre ressuscité à lui.
Il se redressa soudainement. Godric, il l'avait oublié, il devait s'excuser pour son épaule. Il leva en catastrophe et sortit aussi sec de la chambre en direction de celle de l'homme. Il n'eut aucun problème pour se repérer, il connaissait parfaitement les lieux depuis qu'il avait toute sa mémoire. Il arriva, en moins de temps qu'il n'en pour le dire, devant la porte des apparentements de l'homme. Dire qu'il était à cet instant totalement terrifié était un euphémisme. Avec un petit peu de chance, il n'était pas là. Oh oui, pitié, pitié, pitiéééé!!!! Il toqua très doucement, peut-être trop doucement, à la porte et prit courageusement ses jambes à son cou. Il n'eut cependant pas le loisir d'aller très loin, il n'avait fais que quelques pas lorsqu'une voix avait retentis, l'invitant à entrer. Vaincu, il fit demi-tour et poussa lentement la porte de l'appartement. Il jeta un coup d'œil au salon dans lequel il venait de pénétrer. Richement décorer mais pas de façon surchargée, chaleureux sans être trop Griffondor en un mot parfait. Il avisa l'homme sur le canapé et qui le regardait, impassible. Il était le stéréotype même du héro, cheveux châtain et court, yeux bleus glace, musclé mais sans excès, une apparence calme et fière. Voyant que l'adolescent n'avait pas l'intention de prendre la parole, l'homme la prit.
« Eh bien, que puis-je faire pour le jeune casse-cou que vous êtes M. Potter? » s'enquit Godric.
Harry baissa la tête et regarda le sol, honteux. Il avait toujours su qu'un jour on découvrirai à quel point il était monstrueux, mais ça le bouleversait en même temps que son vis-à-vis puisse penser cela de lui. C'est la voix tremblante d'appréhension et de larmes refoulées qu'il répondit à son aîné.
« Je-je…je suis désolé pour la dernière fois…ton épaule…. », il tourna la tête pour ne pas croiser le regard de l'homme, et, étouffant un sanglot, reprit, «vous-tu…il est préférable que vous ne vous approchiez plus de moi…je suis dangereux…fais passer le mot aux autres s'il te plaît… »fit-il en se tournant vers la porte pour sortir.
Mais avant d'avoir pu atteindre la poignet, il se retrouva prit dans une puissante étreinte.
« Pourquoi dis-tu ça, Harry? Tu n'es pas plus dangereux qu'autre chose? » demanda l'homme, inquiet pour le garçon qu'il considérait comme son neveux.
« Si….je suis un monstre…une anormalité…même chez les sorciers… »répondit faiblement l'adolescent, le visage enfoui dans les robes de Godric, les mouillant abondement de ses larmes. Lorsqu'il se fut calmé, il releva son visage et regarda l'homme, qui lui souriait chaleureusement.
« Dis 'Ric…puisque tu es bon en métamorphose…c'est quoi le sortilège de-euh…attend…cambiare corpus ? » demanda-t-il d'une petite voix.
Surprit Godric posa sa main sur son menton et répondit après réflexion.
« C'est un sortilège de changement d'aspect physique il me semble….pourquoi? »
« Euh…pour rien….mais…sinon…y a un contre sortilège? »
« Oui…le revelatio il marche pour tout ce qui est caché, du genre glamour ou métamorphose physique… »répondit l'homme, jetant un regard perplexe à Harry, qui se détachait de lui.
Le garçon lui dit simplement « merci » et quitta la pièce après lui avoir un bise sur la joue.
Harry quitta la pièce après avoir remercier Godric parce qu'il ne lui en voulait pas et aussi pour le contre sort. Il le lui avait demandé après avoir vu, lorsque les scellés avaient cassé, Dumbledore, le directeur de Poudlard, lui jeter lecambiare corpus alors qu'il était âgé de cinq ans. Il en avait donc déduis, après les explication de Godric, que son apparence actuel était fausse. Dumbledore, ce traître, il lui avait volé cinq années de sa vie et en plus avec l'appuie du ministère, d'après ses souvenirs.
Furibond, il se dirigea vers la bibliothèque, priant pour ne croiser personne qui lui poserai des questions dont il ne voulait donner les réponses pour le moment. Après un moment, il arriva enfin à destination, il avait du faire plusieurs détours afin de ne pas croiser la route des autres habitants, et il en avait fais pas mal des détours, à croire qu'ils s'étaient tous donné rendez-vous dans les couloirs ceux-là. Arrivant en face de la porte, il se précipita dans la bibliothèque, referma aussitôt la porte, puis s'appuya contre cette dernière et tendit l'oreille. Il avait entendu des pas venant dans sa direction. Il attendit quelques instants, que les pas se soit éloigné, pour souffler un bon coup, il l'avait échappé bel cette fois, sinon bonjour toutes les questions auxquelles il aurait du faire face.
Il se retourna et resta bouche béais devant le spectacle qui s'offrait à ses yeux: la pièce, d'une superficie assez conséquente, était recouverte, du sol au plafond, d'étagères pleines à craquer de livre. En bref le paradis pour tous Serdaigle qui se respecte, songea Harry. Il fit d'abord un tour rapide de la pièce pour se repérer et accessoirement chercher un coin à l'écart des regards indiscrets et suffisamment dégagé pour pouvoir lancer des sorts sans risquer de casse. Il trouva son bonheur dans le coin gauche de la pièce, une étagère dissimulait habilement un espace de lecture confortable avec ses fauteuils en cuire bordeaux. Cela fait il repartie en exploration mais cette fois à la recherche d'un livre faisant référence au cambiare corpus et au revelatio. Après quelques recherches, il tomba sur une large section réservé à la métamorphose, Godric vivait ici aussi après tout, et dénicha enfin le bouquin adéquate.
C'est le volume sous le bras qu'il retourna dans son ermitage où il se vautra avec toute la grâce dont il était pourvu. Il survola rapidement la table des matières, pour se concentrer sur le chapitre qui l'intéressait. Il lut en un rien de temps les explications fournies pour réaliser le sortilège, s'étonnant le comprendre et retenir autant d'informations en une seule lecture. Il fit quelques essais pour maîtriser le mouvement de la baguette, et réussit rapidement à refaire parfaitement le mouvement décris.
Excité de se rendre compte que reprendre sa véritable apparence ne serait pas aussi long qu'escompté, il se leva et brandit sa baguette, concentré. Il décrivit une boucle puis abaissa la baguette avant de la remonter, tout en prononçant la formule « revelatio ». Il sentit d'abord de légers picotements lui parcourir l'échine et s'accrocha au meuble le plus proche pour ne pas tomber lorsqu'il fut pris de vertiges. Lorsque le sol cessa de tanguer, il se redressa, maintenant son équilibre de façon précaire, puis remarqua qu'il voyait trouble. Surprit, il retira ses lunettes, fronçant les sourcils en se rendant compte que c'était à cause d'elle. Curieux, il fit apparaître d'un geste un miroir flottant et resta scotché en découvrant son nouveau reflet, pour changer ça il avait changer. Il n'était toujours pas très grand mais on était tout de même loin du petit garçon frêle et malingre d'autrefois. Il avait pris plusieurs centimètre et avoisinait facilement le mètre soixante-cinq maintenant. Il avait un corps et un visage assez androgyne, à vrai dire il ressemblait carrément à une fille, avec ses beaux yeux émeraudes qui ressortaient sur son visage fin, et ses cheveux long jusqu'en dessous des fesses. On ne pouvait cependant le confondre avec une fille, son corps fin et élancé était finement musclé par la pratique de sport, comme le Quiditch. Il s'approcha du miroir et vit qu'il n'avait pas rêver, en regardant sa longue chevelure. De longues mèches auburn côtoyaient maintenant ses cheveux devenus noir avec des reflets bleu nuit. Il remarqua aussi, avec une certaine surprise, que ses yeux, toujours émeraudes bien sûre, était devenu similaire à ceux des chats, sa pupille était droite et non ronde. Il se souvint alors que sa première transformation multimagi était celle d'un chat, il avait donc gardé ce trait physique, qui était irréversible maintenant, de cette métamorphose. Intéressant, se dit-il, en quittant la bibliothèque, dans ses pensées.
