Sabrina present :

Card Mistress Sakura

Episode 4 : Confrontation


Bonsoir ou bonjour,

On est le 4 mai, il est 00h38, 5 mois depuis ma dernière publication, je m'améliore lol.

Celui qui a dit que quand on était célibataire on avait plus de temps libre, et bien je veux lui dire que c'est faux! Je suis tellement occupée que j'ai pas le temps d'écrire.

Je suis passé chez les vieux (25 ans, un quart de siècle) et du coup, je l'ai fêté pendant 3 semaines d'affilées mdr

Enfin bon, je reviens avec 2 malheureux chapitres mais bon, c'est mieux que rien

Donc en cette matinée, je me suis décidée à publier après mon devoir de finance (juste 7h de boulot) et j'attaque avec du management, vive l'école…

Au passage, je tiens à préciser que Yuki m'a abandonner officiellement (officieusement, elle me fournie encore quelques idées lol) pour Card Mistress Sakura, je me retrouve donc seule avec cette fic que j'adore mais qui prendra plus de temps à paraître du coup. Comme le reste lol

Bref, passons aux remerciements:

- à ceux/celles qui m'ont ajouté en favorite story ou author : julien10, vvjulyvv, setsuna05, PeNnY AsAkUrA Li, Tinoubebe, Sednareinedeseaux, lanaika, Smille, Maitresse Des Cartes, louloutebanana, jade sheppard, lulilafly, SakuraLionel, Lilou-chan-yaoiste4ever, Thoru-chan, Umbris

- à ceux/celles qui m'ont laissé des reviews:

* lilichoco : ça va te faire plaisir, voici le chap 2 ^^

* stitch : merci beaucoup, voici donc la suite

* Syann : oui j'ai changé mon style, je voulais faire quelque chose de plus, une histoire ayant plus d'impact. Je n'abandonne pas le reste, c'est juste par manque de temps mais je persévère ^^. En ce qui concerne les suites, il n'y a rien de prévu pour my brother's woman, j'ai déjà du mal à finir les ones en cours!

* vvjulyvv : oui je suis de retour, ravie que l'idée de l'histoire te plaise ^^

* setsuna05 : désolé, ça m'a pris 5 mois pour écrire la suite, le "rapide" n'a pas été d'occasion. Je pense que 3 chapitres seront amplement suffisants, surtout que là maintenant, je sèche pour la suite mdr

* Tinoubebe : ne désespère pas pour prohibited love, la suite arrivera c'est juste par manque de temps. J'esaaye dejà de finir tous mes ones en cours + fanfics mais le plus horrible c'est que j'ai une idée qui germe toutes les 2 semaines mdr donc je me retrouve avec trop de one shots en cours mais ca vient ^^

* Maitresse Des Cartes : merci pour tes compliments, la suite de la destinée des élus est prévu prochainement (c'est une de mes priorités) car c'est mon fic préféré et mon chouchou vu que c'est le 1er que j'ai écrit ^^

* setsuna05 : je n'ai pas abandonnée la destinée des élus rassure toi! ca arrive ^^ tout chaud sur un plateau et plusieurs chap pour la peine

* Anaïs: merci beaucoup, ca me fait plaisir ^^

* misamisa : la suite de my last breathe n'est pas prévu pour tout de suite mais elle est sur ma liste ne t'en fais pas ^^. Pareille pour the doll. Par contre, pour card mistress sakura, un peu de patience, il arrive ^^

Bon voila, j'ai fait ma béat et je retourne à mon management.

A dans un mois si tout va bien avec la destinée des élus je pense ^^

Bisoux et merci de me suivre ^^

Sab


Chaque seconde passée en sa présence m'éloigne de toi Sérika. Mon attachement à sa personne, à son sang m'enivrent d'une telle manière que je ne sais plus si je pourrais te rester fidèle comme je me l'étais promis.

La beauté, de son âme et de son corps, est d'un envoûtement redoutable, je tente de ne pas succomber mais cela m'est plus difficile que prévu… surtout quand elle te ressemble à un point où cela en devient effrayant.

Si, par malheur, je devais me perdre, me pardonneras-tu jamais de t'avoir trahi ? D'avoir renoncé à mes sentiments à ton égard pour m'approprier cette demoiselle ? Je ne suis pas faible au point de succomber à la première humaine mais avec elle, tout est différent. Tout est plus fort, plus merveilleux comme cela était de ton vivant…

***Jeudi 22 janvier 2009***

Cher journal,

Une semaine entière s'est écoulé depuis l'arrivée d'Eriol, il n'a, à aucun moment, révélé les véritables intentions qui l'ont amené ici, à Tomoéda. Je crois qu'il sait quelque chose que j'ignore, je crois aussi qu'il me cache des choses. Il est comme rongé par des secrets qui le brisent mentalement et physiquement. Tomoyo ne l'a pas remarqué mais moi, je l'ai vu. Il a réellement maigri, ses joues pleines se creusent chaque jour un peu plus. Et puis, les cernes noires qui marquent son regard ternissent l'éclat de ses yeux bleus. Je ne sais pas quoi faire, j'ai peur de lui demander ce qu'il sait, peur de ce qu'il a à m'annoncer. Syaoran n'a pas donné de ses nouvelles depuis un moment, j'aimerais tant qu'il soit à mes côtés, qu'il me rassure. Savoir qu'il est près de moi me donne le courage d'affronter n'importe quel obstacle. Réellement, sans lui, j'ai l'impression d'être inutile. Je veux qu'il revienne, il me manque. Je commence à croire que les relations longue distance ne marchent jamais. Je me sens tellement seule que je n'ai pas l'impression que nous soyons réellement ensemble. Est-ce que je peux lui faire confiance à cent pourcent ? N'est-il pas avec une fille en ce moment ? Tomoyo me dirait que je suis cruelle de douter de lui ainsi mais si je lui disais tout ce que je ressens, elle comprendrait sûrement, les sentiments enfouis que j'ai peur de déterrer. En parlant de Tomoyo, elle ne se doute absolument pas de ce qui lui tombe dessus! Je veux dire, elle est très perspicace en ce qui concerne la vie sentimentale des autres mais quand il s'agit de la sienne, elle fait chou blanc! Le pauvre Eriol, dire qu'elle pensait qu'il était gay ! Ça doit lui faire des soucis en plus…

Sakura posa son stylo en soupirant, elle laissa tomber sa tête sur l'oreiller et fixa le plafond, absorbée dans ses pensées.

- Pitchoune, quelque chose te tracasse ?

La demoiselle tourna les yeux vers la petite peluche jaune qui flottait à coté d'elle, il paraissait s'inquiéter sincèrement mais elle sourit faiblement, comme pour tenter vainement de le rassurer

- Tu crois qu'on va avoir quelques problèmes ?

- Tu te demandes pourquoi Eriol est revenu pas vrai ?

- Je ne peux pas nier que ça m'inquiète avoua-t-elle, son retour signifie forcément combat avec des forces surnaturelles et magiques

Son regard se posa alors sur la lune, pleine et ronde, luisant de tout son éclat. Ses rayons éclairaient la rue sombre où se trouvait le pavillon de Sakura. Cette dernière, fascinée par le spectacle, s'accouda à la fenêtre de sa chambre avec Kero.

Elle ne vit pas le camion garé devant sa maison, elle ne remarqua pas l'antenne qui captait sa conversation avec son gardien, elle ne se doutait pas que deux hommes l'espionnaient depuis un moment déjà.

Ils étaient bruns, l'un plus petit que l'autre de dix centimètres. Le premier avait un casque sur les oreilles et fixait un moniteur d'écran. Il retira ses écouteurs et sourit

- J'ai réussi à la filmer, avec sa peluche volante en plus !

- J'ai bientôt fini ! Répondit le second en mitraillant de son appareil photo la chambre de la magicienne depuis l'avant

- Avec tout ce qu'on a, ça va être le scoop de l'année rigola-t-il, je vois déjà les gros titres « la véritable identité de la Fleur de Cerisier »

Son ami approuva d'un signe de tête et ils se tapèrent la main en signe de satisfaction. Heureux à l'idée d'avoir fait l'une des plus grosses découvertes mais aussi à la pensée de la somme qu'ils vont recevoir en récompense de ce travail.

- On rentre, il est temps de tirer notre révérence

Le photographe enclencha le contact quand soudain, une secousse fit remuer le véhicule de tout son long. L'homme à l'arrière tomba de sa chaise et le conducteur appuya sur la pédale d'accélérateur par réflexe. Le van ne bougea pas d'un poil. Puis, le silence. Ils se regardèrent, à l'affût du moindre mouvement. Paniqués mais aussi inquiets. Le toit de l'engin se déchira dans un craquement aussi vif qu'effrayant, ils n'eurent pas le temps de réagir, de parler. Deux poignes les saisirent l'un après l'autre. Aucun cri ne troubla le silence de la nuit, pas même l'horreur de ce qui était en train de se produire. Le conducteur mourut le premier puis vint son ami, leurs cœurs arrachés de leur poitrine étaient encore chauds dans la paume de leur assassin qui se lécha les mains. Il jeta ensuite les deux corps à terre comme de vulgaires déchets et observa, de ses deux yeux écarlates, la fenêtre de la chambre de la japonaise. La lumière était éteinte, ce qui ne l'empêcha d'escalader l'arbre avoisinant pour se poser sur le toit et la toiser en souriant

- Je ne suis PAS gay ! S'énerva Eriol

- Eriol… soupira Naruku

- Et je n'éprouve absolument rien pour Tomoyo ! Renchérit-il

- Ah… maintenant tu ne l'appelles plus Daidouji… sourit Spinel

Il les fusillèrent du regard puis bouda en s'enfonçant dans son large fauteuil de cuir. Naruku l'ignora en terminant son petit déjeuner tandis que Spinel vola près de son créateur jusqu'à se poser devant lui, sur la table

- Tu n'as qu'à pas espionner Sakura toutes les heures !

Malgré son air dénué d'expression, le magicien saisit sa tirade comme une vague de reproches, il posa son poing sur sa joue, coude contre l'accoudoir du siège

- Je veux guetter le moindre danger susceptible de la toucher reprit-il sérieusement

- Avec la sorcière des forets de notre coté, même lui n'osera pas la blesser répliqua Naruku

- Elfe, elle est une elfe ! Pesta Eriol

- C'est du pareil au même ! Insista-t-elle en levant les épaules

Eriol leva les yeux au ciel, la première idée qui lui traversa l'esprit fut sans doute de se dire qu'il aurait mieux valu qu'il reste coucher. La matinée avait à peine débutée et elle lui semblait déjà de mauvais augure

Il arriva en classe avec un peu d'avance et prit le temps de saluer ses camarades. En s'asseyant sur sa chaise, il arbora son visage angélique traduisant que tout allait bien dans le meilleur des mondes. Il lui était tellement fatiguant, parfois, de jouer ce rôle pour n'inquiéter personne. Bien sûr, les gens aussi observateurs que Tomoyo savait que quelque chose clochait et avait depuis longtemps percé à jour la mascarade du magicien. Que devait-il faire de toute manière ? Annoncer à sa protégée qu'elle devait sauver le monde au péril de sa vie ? Tout cela avec la même rengaine que dans les séries B moyennes ? Non, très peu pour lui. Il désirait avoir la certitude que ses inquiétudes étaient fondées et non pas effectuer de jugements hâtifs sur les dires d'un livre datant de quelques centaines d'années.

Mais il était si las de tout cela, d'être magicien, de devoir être sur ses gardes tout le temps, il voulait une vie normale avec des gens normaux. Pas d'autres magiciens, pas de créatures féeriques ou démoniaques. Juste lui, Eriol Hiiragizawa, l'humain, non, l'adolescent qui profite de ses années de lycée avec ses amis. Tant de désirs irréalisables, tant de rêves éphémères. Tout ceci n'était que le fruit d'une espérance vaine. Son destin était tout autre, après tout, il était la réincarnation de Clow Read, forcément. Si bien que parfois, souvent même, il avait le sentiment de porter le sort du monde sur ses épaules. Des biens trop petites pour tout encaisser.

- Bonjour Hiiragizawa !

L'intéressé se tourna vers son interlocutrice, Tomoyo. Il la toisa un moment, un brin de colère effleura son esprit à la remémoration du mot « gay », puis, il afficha son sourire charmeur

- Bonjour Daidouji

Une salutation un peu trop sèche au goût de la jeune demoiselle qui se contenta de s'asseoir sans prononcer un mot de plus. Il observa ses camarades entrer dans la salle les uns après les autres, puis, arriva Sakura. Yuna lui collait aux basques ce qui devait exaspérer cette première au vu de son air fatigué. Elle le salua, il répondit d'un bref hochement de tête et toutes deux prirent place.

- Je te l'ai déjà dit, je ne veux rien avoir à faire avec toi ! S'énerva Sakura

- Mais crois-moi quand je te dit que je suis une elfe !!! En tant que maîtresse des cartes, tu ne peux pas ignorer l'existence de mes semblables ! Riposta-t-elle

Eriol toussa, voyant que des gens observaient avec curiosité les deux jeunes filles, ce qui permit de cacher la dernière réplique de Yuna. Sakura laissa tomber sa tête sur sa table et soupira. S'apercevant de la tension qui émanait de la magicienne mais aussi la soudaine gêne environnante, elle n'insista pas davantage. Le professeur entra en classe et le cours débuta


Chine

- Syaoran…

L'interpellé leva les yeux vers son interlocutrice qui n'était autre que sa mère. Le jeune homme aux yeux noisettes se releva dans un moment rapide et agile. Sa chevelure brune, trempée de sueur, retomba sur sa nuque et son front. Il prit une serviette et épongea son corps musclé. Ses yeux, autrefois si doux, s'étaient emplis de gravité. C'était là le regard d'un jeune homme qui avait pleinement prit conscience de la vie et non plus celui d'un enfant. Il enfila sa chemise blanche qui se trouvait à terre et raccrocha l'épée qu'il tenait dans sa main droite, au mur

- Oui mère

Sa génitrice posa une main réconfortante sur son épaule et se força à sourire. Son élégance était restée inébranlable malgré toutes les années écoulées. Grande et élancée, elle portait une robe bleu nuit qui lui allant à ravir. Mais les rides qui marquaient son visage n'étaient que le reflet de profondes et nombreuses inquiétudes… Des inquiétudes hors normes

- Tu devrais aller au Japon et la revoir

- Il me semble avoir déjà abordé ce sujet répliqua-t-il en détournant les yeux

- Syaoran, elle a besoin de toi

- Non, ma famille a besoin de moi

Il sortit de la pièce pour signifier à sa mère que le sujet était clos. Cette dernière voulu le retenir mais elle n'en avait plus la force. Plus après tout ce qu'ils avaient vécus et endurés. Elle baissa les yeux et soupira


Japon

La nuit venait de tomber sur Tomoéda, une nuit bien calme malgré l'agitation interne réelle. Les médias avaient fait de la Fleur de Cerisier la nouvelle justicière et les dangers qui la guettaient étaient imminents.

Eriol était assis dans un arbre, seul, non loin de chez Sakura. Il tombait de sommeil mais se forçait à garder les yeux ouverts. Il leva la tête pour scruter le ciel, les étoiles brillaient comme jamais

- Bonsoir

Cette voix froide et masculine le fit sursauter. Il porta son regard sur le sol pour apercevoir une ombre, tapie dans les buissons, aux yeux écarlates briller en sa direction

- Je me demandais quand viendrait enfin ce moment

- Tu avais tout le loisir de venir à moi, petit magicien

Eriol descendit de son refuge sans difficulté, sa clé magique dans la paume droite, prêt à s'en servir en cas de besoin. Mais comme si l'ombre avait saisit le fond de ses pensées, il révéla ses dents blanches d'un sourire et la lui saisit. Eriol n'avait eu ni le temps, ni les réflexes d'appréhender son geste. Il se figea et respira à fond pour cacher les légers tremblements qui le secouaient

- Je suis trop rapide pour toi

L'ombre révéla ses traits, il était si beau, si mystérieux que n'importe quel être humain aurait succombé à son charme. Vêtu d'un pantalon noir et d'une chemise au ton identique à la couleur de ses yeux, il arborait un visage satisfait et victorieux. Ses vêtements moulaient chaque partie de son corps musclé et sa peau de porcelaine, bien plus pâle que celle d'Eriol, accentuait son charme divin. Sa chevelure noire, mi-longue, était attaché en queue de cheval avec un ruban rouge

- Alors, que veux-tu ? S'enquit Eriol

- Je suis venu pour la maîtresse des cartes répondit-il honnêtement

Eriol serra les dents de rage, prêt à attaquer même s'il était sans défense

- Son sang a un tel parfum… il semble exquis. Rares sont les êtres qui attisent autant ma curiosité et ma soif dit-il en fermant les yeux

- Si tu es venu pour la tuer, tu devras m'abattre avant

- Cela n'est guère gênant, ton parfum, toutefois moins prononcé, a tout aussi l'air délicieux

Avant qu'Eriol ait put lever la main, le vampire se trouva à ses cotés. Puis, ce dernier posa sa main glaciale sur sa nuque en souriant et d'un brusque mouvement, plaqua Eriol contre un arbre. Encaissant le choc avec douleur, il s'empêcha de crier mais toisa avec haine son adversaire

- J'ignorais à quel point cela serait distrayant et… facile

Il relâcha sa prise

- Il est curieux que tu sois si faible quand on pense à ton statut ! La réincarnation de Clow Read ! Le plus grand magicien de tous les temps…

Il eut un air nostalgique et Eriol profita de cet instant pour reprendre sa clé magique et la changer en sceptre qu'il pointa dans la direction de son ennemi

- Je ne pense pas qu'un enfant comme toi soit de taille rigola-t-il

- Je peux toujours essayé répliqua l'anglais

- Je t'ai blessé dans ta fierté ?

- Non, tu as touché à ma famille !

Le vampire soupira et le toisa avec gravité. Il passa une main dans ses cheveux et saisit le sceptre d'Eriol si vite que ce dernier n'eut même pas le loisir de bouger un muscle

- Ne m'oblige pas à m'énerver

Eriol, toujours sur ses gardes, baissa les armes. Non pas en signe de défaite mais pour coopérer. Peut-être voulait-il juste parler. Après tout, au vu de ses pouvoirs, s'il avait réellement désiré sa perte, Eriol n'aurait même pas sentit la mort lui ouvrir les bras. Le vampire acquiesça devant sa résignation, comme pour le féliciter du choix qu'il venait de faire

- Lors de ma première rencontre avec Clow, il avait à peine quelques années de plus que toi. Mais déjà, il montrait des signes évidents de puissance et d'arrogance aussi… Ce vieux renard avait tout planifié, dire que je me suis totalement prit au jeu

- Je ne vois pas où tu veux en venir

Le vampire l'ignora et repartit dans ses explications, comme s'il se parlait à lui-même

- Ce jour là, j'ai voulu lui ôter la vie, un sang si pur est comme un trésor pour nous autres, il est source de puissance et de vie. Le sang des magiciens est comme le saint graal car comme nous, ils sont peu nombreux dans le monde. Quel naïf, croire que je pouvais l'abattre alors que c'est ma vie qui allait prendre fin. Bref, nous sommes devenus amis. Avant sa mort, il m'a chargé de veiller sur ta protégée et j'ignorais à quel point tu étais faible, si j'avais su…

Eriol prit cette dernière remarque comme un pic en plein cœur et fronça les sourcils. Premièrement, la journée avait été difficile avec les moqueries de ses gardiens, deuxièmement, Tomoyo pensait qu'il était gay et troisièmement, cet « homme » lui tapait sur le système en vantant les mérites de Clow et lui rappelant à quel point lui, était nul en comparaison. Il le savait ! Depuis longtemps !

Sa main le chatouilla au point que lui asséner un coup de poing en plein nez lui paraissait une solution raisonnable à son irritement. Et au pire, s'il se faisait tuer, on lui ficherait la paix avec « Clow ».

Son corps ayant réagi avant qu'il en ait vraiment décidé ainsi, il se retrouva le poing coincé dans la paume de l'inconnu qui l'avait arrêté comme s'il tenait une plume entre ses mains. Il avait besoin de se défouler et tant pis s'il se faisait massacrer, la douleur l'empêcherait de penser qu'il en prenait pour son grade depuis ce matin

Le vampire para net chacun de ses coups sans aucun effort puis, agacé, il se décida à plaquer Eriol au sol pour qu'il arrête ses vaines tentatives

- Je te l'avais dit

Le magicien leva un sourcil puis, serra les dents

- Écoute, j'ai passé une mauvaise journée et mon égo en a prit un sacré coup depuis ce matin. Et toi, tu débarques de nulle part pour en rajouter une couche alors je me défends comme je peux !

Le vampire éclata de rire et relâcha Eriol qui s'étonna. Enfin, il se calma et sourit

- Tu es tellement immature, un véritable enfant !

- Excuse moi, je n'ai que dix sept ans ! Grogna-t-il

- Et moi trois cent cinquante cinq alors je n'ai pas le temps de jouer

Eriol bouda et s'assit en tailleur par terre, prêt à subir la sentence. Mais en rouvrant les yeux, il s'aperçut que son ennemi était assit en face de lui et le dévisageait

- Vas y, tue moi ! Tu es venu pour ça après tout. C'est toujours la même chose avec vous, les démons !

- Vampire rectifia l'autre

- C'est du pareil au même !

- Je ne suis pas venu pour te tuer, ni la maîtresse des cartes. J'ai une énorme dette envers Clow, je la paye dès à présent

- Attends, ce n'est pas toi LE démon qui abattra le fléau sur terre ?

Il avait posé la question en levant les sourcils, intrigué

- Quand bien même je fusses celui dont tu parles, ne crois-tu pas que la ville serait déjà à feu et à sang ? De plus, je ne suis qu'un vampire objecta-t-il avec modestie

- Si Clow t'a désigné, c'est que tu as forcément quelque chose de spécial. Il aimait s'entourer de personnes de « qualité »

- Pourquoi parles-tu au passé ? Pour moi, il est toujours de ce monde

- Je ne suis que sa réincarnation

- Non, tu es une partie de sa réincarnation.

Cette nouvelle consterna Eriol au point qu'il faillit se décrocher la mâchoire. Il dut se souvenir de respirer et déglutit trois fois afin de réaliser la signification de cette révélation. L'expression « se recevoir une gifle en pleine figure » lui parut véridique. C'était là la sensation qui s'imposait à lui. Il cligna deux fois des paupières et ses prunelles affichèrent un vide indescriptible, semblable au regard d'un enfant perdu, égaré. Il lui fallu quelques minutes supplémentaires pour que son cerveau se reconnecte et fasse le lien avec les paroles précédemment entendues. Des flots de questions se bousculaient dans sa tête « comment », « qui », « pourquoi »

- Il est temps pour moi de me retirer annonça le vampire

L'anglais le toisa et une frustration s'insuffla au plus profond de lui, il ne pouvait pas laisser filer celui qui avait les réponses à toutes ses interrogations

- Attends, tu ne peux pas partir comme ça ! S'emporta-t-il

- Aurais-tu l'obligeance de ne pas m'appeler « tu », mon nom est Tatsuya. Hamazaki Tatsuya

Sur cette dernière phrase et avant qu'Eriol ait put le retenir, il disparut à une vitesse inhumaine. Trop rapide pour ses yeux, même de magicien. Lui, restait assis là, hébété par la vérité. Ainsi, il n'était pas seul, combien étaient-ils ? Qui étaient-ils ? Que faisaient-ils ?

- Eriol ? Demanda soudain une voix féminine

Il osa porter son regard sur la propriétaire de la voix qu'il ne connaissait que trop bien. Sakura était penché vers lui, inquiète. Elle avait froncé les sourcils et lui tendit la main pour l'aider à se relever. Il accepta et secoua son pantalon avec vigueur. Se salir ne faisait pas partie de ses habitudes, il essayait toujours d'être élégant. Sa présence l'embarrassa au plus haut point, il avait été dans un de ses rares moments de faiblesse et il aurait espéré gardé cet instant pour lui. Il savait aussi qu'il allait devoir se justifier et il répugnait à cette idée. Trop curieuse, trop anxieuse, Sakura redoutait toujours ce qu'il avait à lui annoncer. Elle était facilement influençable et trop naïve, trop fragile

- Que fais-tu ici ? Il est tard ! Reprocha l'anglais

- Je te retourne la question. Tu es dans mon quartier

- Hum… dit-il embêté par son absence de réponse. Rien de spécial

- Tu plaisantes j'espère ? J'ai sentit ta magie à des milliers de kilomètres !

- Ah ! Je… m'entraînais mentit-il

Les mirettes dubitatives de la demoiselle laissèrent place à un profond soulagement, elle devait avoir fait le lien entre sa présence, sa posture et les sauts soudain d'énergie du magicien

- Tu aurais du me prévenir, j'aurais été ravie de te combattre ! S'exalta-t-elle

Il arbora exprès un air dédaigneux et avec toute l'arrogance qu'il possédait, s'empressa de calmer ses ardeurs

- Tu n'es pas de taille

Elle bouda et grimaça, Eriol éclata de rire et lui frotta la chevelure avec la paume de sa main droite. En parfait gentleman, il la raccompagna chez elle, sourire aux lèvres. Même si ses yeux et son attention ne quittèrent jamais vraiment l'arbre où se cachait le propriétaire des prunelles écarlates

*** Jeudi 29 janvier 2009 ***

Cher journal,

La journée d'aujourd'hui fut très calme. Trop calme même. J'ai senti la magie d'Eriol monter et descendre dans un crescendo affolant. En fait, il ne faisait que s'entraîner. Quelle idiote je fais ! Il a sûrement du me trouver ridicule. Je pense que je m'inquiète pour rien. Après tout, il est libre de revenir à Tomoéda s'il en a envie, sa présence ne signifie pas forcément « danger ». Ma peur vient probablement des rêves que je fais en ce moment. En sachant pertinemment qu'ils peuvent être prémonitoires, je pense accorder trop de confiance à mes propres pouvoirs. La seule chose qui m'intrigue, c'est la venue de Yuna, celle qui se prétend elfe. J'ai fais des recherches à leurs propos, elle a beau posséder des traits physiques semblables, sa personnalité ne correspond en rien à ce qui y est décrit. Elle doit juste être un peu « dérangé » !

Elle referma son journal et fixa le plafond, ses pensées vagabondèrent vers son être cher. Que faisait-il ? Pensait-il à elle ? Son absence de réponse signifiait-elle qu'il avait décidé de rompre tout lien avec elle ?

Elle attrapa son téléphone et fit défiler le répertoire jusqu'au nom qu'elle recherchait. Elle soupira et composa le numéro. Une sonnerie, deux, trois… elle se tenait prête à renoncer

- Allo ?

Elle sentit alors son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine, une boule d'angoisse se forma dans son estomac et aucun son ne parvint à s'échapper de ses lèvres. Les larmes lui montèrent aux yeux, elle avait tant de choses à dire, tant de questions à lui poser

- J'ai besoin de toi répondit-elle désespérément

Fin du chapitre 4