Et voilà la lettre D ! Cette fois-ci, la chaleur menace le bien-être de Yamamoto, mais Gokkun n'en a que faire !
Bonne lecture et à bientôt pour la lettre E !


"Je boirais bien quelque chose, je suis exténué !" s'exclama Yamamoto en se laissant choir sur le banc aux côtés de Tsuna et Ryohei.

Il venait de terminer un long match de baseball lors duquel il avait, une fois n'est pas coutume, mené son équipe à la victoire. Le soleil tapait contre le crâne du public et le stand de vente de boissons était assailli par les nombreux vainqueurs et leurs supporters. Parmi cette foule dense d'assoiffés se trouvait également Gokudera, parti de lui-même en courses afin de ramener à son Juudaime de quoi se désaltérer. Lorsqu'il revint à leur banc, Yamamoto, naïf, tendit la main vers la canette de soda, un large sourire de remerciement aux lèvres… Qu'il perdit en quelques fractions de seconde en sentant le rafraîchissement s'éloigner de la paume de sa main. Face à son air hébété, le fumeur répondit sèchement:

"C'est pour le dixième, va te chercher à boire toi-même si t'as soif, je suis pas ton serveur."
"Hey, tronche de poulpe, t'es dur avec lui! Il vient de jouer à l'extrême limite, tu pourrais le récompenser avec du soda glacé à l'extrême, non ?" intervint Ryohei.

Bien évidemment, les deux garçons finirent par se disputer et la canette finit écrasée au sol, répandant son liquide dans un joyeux "blop blop". Après s'être mutuellement renvoyé la faute pendant deux bonnes minutes, il fut décidé qu'ils iraient chacun chercher une nouvelle boisson. Une fois encore, si Hayato s'y rendit sans traîner les pieds, ce fut grâce à Reborn qui eut la bonne idée de lancer à Tsuna qu'il lui faudrait un bras droit qui puisse être à la fois utile, rapide et efficace. Rapide, le métis le fut. Quant à l'efficacité, Tsunayoshi jugea bon de ne pas y penser en entendant les cris des badauds dispersés par la vue des dynamites brandies bien haut comme coupe-file. Lorsqu'il revint tout un stock de boissons dans les bras, il était si fier de lui que le futur parrain Vongola tenta tant bien que mal de cacher son air déconcerté: l'expérience lui avait appris qu'un Gokudera penaud était cent fois plus dangereux qu'un Gokudera réjoui.