Amusez-vous! Bonne lecture.
Chapitre 2 : Pourquoi avez-vous lâchés ma main?
FLASH BACK
Cinquième année d'Harry, juste avant le début des examens du ministère.
Aujourd'hui était une de ces journées où le seul fait de ce lever était pénible pour tous les habitants de l'Angleterre. L'hiver partait peu à peu, laissant la place au printemps qui avait décidé d'arriver au pays avec une quantitée de pluie désastreuse. Cela démoralisait jusqu'à Dumbledor, qui pour une fois avait délaissé ses habits jaunes et violets pour le noir et le gris. Le château était donc extrêmement sombre en cette journée de pluie, laissant les corridors déserts et les salles communes saturés d'étudiants débordants d'énergie.
Harry, quant à lui, marchait tranquillement dans un couloir de l'école, histoire de passer le temps quant il croisa Draco.
Il était comme d'habitude avec sa petite clique de Serpentard, un peu plus imbécile les uns que les autres. Une fille qu'il ne connaissait pas était perchée au bras de Draco et ne semblait pas vouloir le lâcher des yeux une seconde. Harry remarqua sans grande surprise que Pansy lui lançait constamment des regards noirs, que la fille ne voyait définitivement pas.
Quand Draco le remarqua, son sourire s'effaça pour faire place à une moue dédaigneuse.
- R'garder c'est Malefoy! Cria un imbécile qu'Harry présuma être Goyle, alors ta maman n'est pas encore venue te chercher pour te retourner chez les moldus…
- Goyle, si tu insultes encore une fois ma famille tu ne seras même plus capable de faire la différence entre une licorne et un veracrasse, dit d'une voix sèche Draco.
Il se tourna ensuite vers Harry et lui dit d'une voix morne qu'il devait lui parler.
- Seul, précisa Draco, il brassa son bras où était pendue la fille qui se réveilla soudainement, donna un baiser à Draco et partie avec les autres pour laisser leur prince en compagnie de son frère.
- Tes amis m'impressionneront toujours Draco, tu sais vraiment choisir les perles rares. Dit Harry d'une voix moqueuse en se massant la nuque.
- Comme si tes amis étaient mieux, une cruche et un soulon….
- Jack n'est pas alcoolique, c'est pas parce qu'il a bu une fois et qu'il a fait perdre une centaine de points à votre maison en faisant des avances à Rogues qu'il le fait nécessairement à chaque jour.
Draco rit à ce souvenir, Severus avait bien dû changer de mot de passe de ses appartements une dizaine de fois pour que ça ne se reproduise plus jamais.
- Tu sais quel jour on est aujourd'hui Harry? Lui demanda son frère.
- Samedi… le jour où tu te fais baiser par Rogue… ?
- Ta gueule connard, non aujourd'hui on est le jour où les parents viennent visiter leurs enfants pour s'assurer de leurs bonnes notes. Mais je me demandais quelque chose Harry, qui va venir te voir aujourd'hui? Tu n'as pas de famille…
Harry perdit tout contrôle à ces mots, il courut vers son frère et lui donna un puissant coup de poing dans le nez, un crac se fit entendre.
Draco, surpris d'une telle attaque ne réagit pas tout de suite, mais quand il toucha son nez et qu'il sentit un liquide poisseux en sortir, il vit rouge, personne ne touchait à un Malefoy sans en recevoir les conséquences!
Il s'avança dangereusement vers Harry, qui semblait presque regretter son geste qui était, de toute évidence, impulsif. Draco encra son regard dans les yeux émeraude de son frère, et sans avertir, lui donna un puissant coup de genoux dans le ventre, qui se plia en deux sous t'attaque. Draco en profita pour le pousser jusqu'au mur le plus proche et bloqua habilement son corps en empoignant ses poignets pour les tenir douloureusement au-dessus de sa tête.
Harry, qui aurait tant voulu se prendre le ventre pour essayer d'apaiser sa douleur, du se contraindre à la faire taire et à, pour une fois, écouter son frère. Mais de toute façon chaque geste était inutile, Draco le tenait trop fermement pour qu'un quelque mouvement ait un impact sur sa liberté.
Comme Draco était plus grand que Harry, celui-ci du soulever la tête pour pouvoir le regarder dans les yeux. Draco, sans relâcher prise, s'approcha du visage d'Harry et lui tourna un peu la tête pour s'approcher de son oreille.
- T'es chanceux d'être mon frère, sinon l'infirmière serait déjà en train d'appeler tes parents pour leur annoncer ta mort…
Harry ne put s'empêcher de rire de cette réplique, récoltant un virulent coup de poing dans l'estomac qui le persuada d'arrêter.
- Arrête ton manège tout de suite Harry, sinon c'est papa qui devra t'apprendre les manières, et je doute qu'il soit aussi gentil que moi.
Harry avala difficilement à ces mots, il savait que Lucius ne supportait pas que l'un de ses fils se comporte mal, et même s'il n'en avait jamais fait l'expérience, il savait que ses punitions étaient exemplaires.
- Mais même si tes parents t'ont abandonné p'tit frère, ma mère et mon père son prêts à venir s'assurer de tes résultats avec toi, alors tâche d'être à l'heure, compris?
Draco le regarda une dernière fois, attendant sa réponse qui vint rapidement et relâcha sa prise, pas le moins du monde désolé de voir son frère retomber par terre, se tenant douloureusement le ventre.
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Trois heure plus tard, Harry se trouvait dans la grande salle, cherchant du regard deux têtes blondes, quant il croisa le regard de Dumbledor, qui tourna la tête pour regarder la table des Serpentard où Harry put y voir ceux qu'il cherchait. Il avança vers eux et remarqua que toute la grande salle s'était tût, probablement tous curieux d'enfin pouvoir voir le dernier fils Malefoy avec sa famille, pourtant si différente de lui.
- Oh Harry! Te voilà enfin! S'enthousiasme celle qu'il avait apprit à reconnaître comme sa mère. Elle se leva gracieusement de sa chaise pour venir le prendre dans ses bras.
- Bonjour Narcissa, répondit poliment Harry, il se tourna vers Lucius et hocha la tête, en signe de respect et de salue.
- Nous t'attendions, tes professeurs nous ont parlé de tes notes et nous sommes très satisfaits de tes résultats, particulièrement en astronomie, tu reçois les honneurs du professeur, il nous a parlé de toi comme une nouvelle étoile dans le ciel!
Harry fut fier d'un tel éloge venant de la part d'un professeur, pour une fois que quelqu'un lui en faisait! Il savait les apprécier quand ça passait. Mais cela ne l'étonna pas du tout, du temps qu'il vivait avec ses parents biologiques, sa mère lui avait appris toutes les constellations du ciel, se faisant un honneur de montrer à son fils tout ce qu'il y avait à savoir sur le sujet.
- Par contre, et là c'est Lucius qui parlait, Severus nous as parlé de toi comme d'un jeune insolent qui n'était pas capable de faire une potion du niveau élémentaire sans causer une véritable catastrophe dans sa classe. Tu aurais dut l'entendre parler de toi, un véracrase aurait eut meilleure publicité. Je suis très déçu Harry, comment veux-tu t'améliorer dans tes études en ne faisant aucun effort? C'est totalement inacceptable, la potion c'est toujours révélé comme un art important dans une vie sorcière, c'est de la bêtise de ne pas s'en rendre compte!
- Mais Lucius… Essaya de se défendre Harry.
- Ne m'interromps pas! Siffla l'aîné, les yeux plissés de colère. Alors à moins que tu ne t'améliores considérablement lors des derniers examens qu'il te reste à faire, tu prendras des cours privés en potion tout au long de l'été.
Un silence fit place à ces dernières paroles, Narcissa mal à l'aise de tout ce remu ménage en public et Harry muet face à un tel manque de compréhension venant de la part de son tuteur.
Lucius, qui avait dit ce qu'il avait à dire, partit de la table pour aller discuter avec de vieux amis qui étaient venus à la réunion parents enfants.
- Harry, continua Narcissa, qui était plutôt gêné de tout ça, je sais que ce n'est peut-être pas le bon moment mais je pense que tu devrais te rendre à l'entrée de la forêt interdite. J'ai promis à une personne que tu irais la rejoindre… Je pense qu'elle doit mourir d'impatience … Lui dit-elle avec un clin d'œil.
Harry, qui avait soudainement oublié toute altercation avec Lucius, sentit son cœur arrêter de battre. Il lança un regard interrogatif à sa tutrice qui ne lui rendit qu'un sourire énigmatique. En voulant sortir d'où ils étaient assis il faillit se prendre les pieds dans la chaise, trop agité pour se préoccuper de quoique ce soit. Il marcha alors très lentement jusqu'à la sortie du château, ayant peur d'être déçu de ne pas y voir celle à qui toutes ses pensées aspiraient depuis cinq ans. Rendu dehors il frissonna sous la brise que lui apportait le début du printemps anglais. Ses yeux se dirigèrent automatiquement vers la forêt interdite, il prit une grande respiration et commença à avancer vers elle.
Rendu à l'entré de cette fameuse forêt, il chercha des yeux sa mère, mais ne la vit nulle part. Il sentait son cœur se serrer douloureusement dans sa poitrine quand, juste au moment où il commençait à désespérer, il vit devant lui la plus belle femme au monde : sa maman. Elle était là dans toute sa splendeur, sa chevelure noire tournoyant tout autour d'elle dans un balai hypnotisant. Elle portait une magnifique robe blanche qui se collait outrageusement à son corps qu'un fils ne pouvait décrire correctement. Elle ne l'avait pas encore vue, mais quand Harry signala sa présence d'un toussotement timide, elle tourna brusquement sa tête vers lui, les yeux écarquillés de surprise.
Harry ne répondit plus de lui à ce moment, les larmes partirent sans qu'il ne le veuille et ses jambes lui ordonnèrent de courir jusqu'à elle, ce qu'il fit sans se poser de question. Sa mère ouvra les bras et serra son fils de toutes ses forces, la maman en elle qu'elle avait presque réussi à oublier refaisant soudainement surface. Elle prit le visage de son fils entre ses mains et le releva pour qu'elle puisse bien le voir.
Il avait vieilli.
Ça c'était indéniable, il avait maintenant quinze ans et la dernière fois qu'elle l'avait vu il n'en avait que dix. Cinq ans étaient passés, laissant derrière eux l'amertume de ne pas pouvoir les rattraper. Elle cassera de ses pouces les joues imberbes de son bébé, qu'elle l'aimait tant. Freya ne pleura pas, elle était tellement heureuse de pouvoir retrouver son fils que les larmes ne voulaient pas sortir.
Ils parlèrent longtemps, Freya posant mille et une question à son fils qui avait peine à lui répondre avant qu'une autre ne vienne. Elle le questionna sur tout, sa nouvelle famille, ses amis, son école, ses relations avec les autres, ses pouvoirs, ses notes à l'école… etc.
Mais quand ce fut le temps à Harry de lui poser des questions, elle n'en répondit à presque aucune.
- « Maman », demanda finalement Harry, « quand pourrais-je retourné vivre avec vous à la maison? »
Freya prit une pause, prenant le temps de réfléchir à la réponse qu'elle pourrait bien lui donner. Le matin même elle en avait longuement discuté avec son mari et elle n'avait put lui faire changer d'idée. C'était lui qui menait chez eux, elle n'avait jamais le mot final dans leurs discussions. Ce n'était pas de sa faute, c'était comme ça.
- « Harry », dit lentement sa mère, prenant le temps de choisir avec soin chaque mot. « Nous ne pouvons pas te reprendre avec nous tout de suite… Tu sais que ton père a des problèmes avec quelqu'un et il ne veut pas que tu sois pris comme cible dans ce conflit, il n'arrête pas de me dire qu'il ne s'en remettrait jamais. Nous allons te contacter avant tes dix-sept ans, et là tu pourras savoir tout ce que tu veux, mais pas maintenant, ce n'est vraiment pas le moment ni le lieu où te révéler de tels secrets. Tu comprends ça mon chéri? » Lui demanda t'elle nerveusement, caressant d'une main tremblante ses cheveux tout en parlant.
Harry fut soudainement pris d'une angoisse sans nom, alors ses parents ne voulaient vraiment plus de lui?
Il lui répondit poliment que oui, qu'il comprenant leur raisonnement. Mais à l'intérieur de lui, l'incompréhension faisait de plus en plus place à de la colère. Il partit rapidement après cela, il embrassa distraitement sa mère et fila en lui disant un au revoir émotif, qu'elle lui rendit avec malaise.
FIN FLASH BACK
Demain il aurait seize ans, une fête était prévue au manoir Malfoy, mais Harry ne le savait pas encore. Ce devait être une surprise. Tout le monde était invité, sauf les griffondor et les pouffsouffles, et tout le monde comptait venir, pas question de manquer un de ces célèbres partys qu'organisait la famille Malefoy à chaque année!
Aujourd'hui, il avait prévu aller au cinéma avec des amis, car le nouveau film avec Angelina Jolie et Johnny Depp était sorti. Les filles autant que les garçons n'avaient donc qu'une envie, aller voir ce film au cinéma. Harry, quant à lui, n'aimait pas trop ces acteurs, mais comme tous ses amis moldus (secret qu'il n'avait jamais révélé à sa famille) y allaient, il n'aurait pas manqué ça pour rien au monde.
C'est en se préparant qu'il se rendit compte qu'un truc manquait… il n'avait plus aucun vêtement dans sa commode!
- « Mais qu'est-ce que… DRACO!!! »
Ce ne fut pas bien long que des pas résonnèrent sur le parquet de marbre du corridor en avant de la chambre à Harry. Il se tourna vers la porte entrebâillée et vit un jeune homme d'environ six pieds deux aux cheveux blonds comme le blé le regardant d'un air moqueur.
- « Bon matin à toi aussi p'tit frère, toujours de si bonne humeur à ce que je vois, » dit Draco d'une voix mielleuse.
Il rentra dans la chambre et ne put s'empêcher de laisser aller son regard sur tout le corps de son frère, à moitié nu dans ses boxeurs.
Harry s'était littéralement transformé avec les années, il avait grandi d'environ cinq pouces depuis l'an passé. Réussissant enfin à rejoindre le cinq pied dix que Draco avait déjà dépassé depuis un bon bout de temps. Ses cheveux avaient allongé, caressant ses oreilles à chaque mouvement de tête. Son visage avait mûri, reflétant une sagesse que peu avaient à son âge. Mais ce qui frappa Draco était son corps… qui avait connu tout un changement au cours des années à vivre avec lui. Ses muscles étaient maintenant bien dessinés, quoique très discret…
- « Draco! » Appela Harry d'une voix irritée, « si tu voulais bien arrêter de me mater deux minutes tu pourrais m'expliquer qu'est-ce qui c'est passé avec mes vêtements?! » Il lui cria presque le reste de la phrase, faisant sourire Draco.
- « Mon cher Harry, » commença Draco d'une voix doucereuse en s'approchant de lui, « tu sais bien que tu es bien plus beau à moitié nu. J'ai donc décidé de brûler la grande majorité de tes vêtements… »
- « QUOI! Mais t'es malade, c'est quoi ton problème?! Qu'est-ce que j'vais mettre moi maintenant?! Paniqua le plus jeune des deux ».
- « Arrête tu vas réveiller les parents! »
- « Mais je n'en ai RIEN À FOUTRE des parents! Rends-moi mes vêtements tout de suite ou tu peux être sure qu'ils vont savoir ce que tu as fais! » Le menaça Harry, les yeux plissés de colère et les poings bien serrés.
- « Tu ne comprends vraiment rien toi! » Draco arrêta un instant pour se masser les tempes, « j'ai fait ça parce que je veux qu'on aille en acheter des nouveaux ensemble, ce sera en quelque sorte ton cadeau de fête! » Conclut-il, fier de son idée.
Harry pensa qu'il en avait des drôles d'idées! Depuis quand brûler les vêtements de quelqu'un et lui en acheter des neufs était considéré comme un cadeau? À moins qu'ils ne soient vraiment laids, ce qui n'était pas le cas avec eux pourtant…
Harry finit par demander à Draco, après un long moment de silence à débattre durement avec sa conscience s'il acceptait ou non le « cadeau » de son frère, comment il pourrait bien s'habiller pour sortir.
- « Prends de mes vêtements, ce sera plus simple comme ça. »
Harry se rendit donc, la tête haute, vers la chambre de son aîné.
Celle-ci était plus petite que la sienne, peinte en blanc, elle n'avait que des meubles noirs. Du bleu venait mettre une touche de couleur par-ci par là et ses fenêtres donnaient directement sur la rivière qu'il y avait en arrière du manoir.
Harry ne s'attarda pas longtemps à contempler la chambre, l'ayant déjà vu des millions de fois il alla directement à la grande penderie de Draco, où une petite fortune y était cachée en vêtements griffés de toutes sortes.
Harry prit la première chose qui lui vint sous la main ; c'est-à-dire un gilet à manches longues noir et un pantalon en lin gris, qu'il mit très rapidement, manquant de trébucher deux fois, il finit en remontant sa braguette.
- « T'es prêt fréro? » Cria la voix de Draco.
- « Oui, j'arrive, » lui répondit docilement Harry en marchant vers la sortie de sa chambre.
Draco l'attendait en bas des escaliers, les bras croisés et un air morne sur le visage. Harry se demanda tout de suite pourquoi il tenait tant à faire une sortie avec lui si c'était pour faire la gueule à chaque fois qu'il le voyait.
- « Bon c'est pas trop tôt! » Commença Draco.
-« J't'avertis Draco, si tu ne changes pas d'air et que tu n'essayes pas de rende cette sortie agréable pour tout le monde, j'y irai tout seul dans les magasins, compris? » Menaça Harry d'une voix agacée.
Draco arrêta tout mouvement, soudainement tendu. Ce n'était pas naturel chez lui d'être agréable avec Harry, même s'il l'adorait on aurait dit que quelque chose le bloquait dans son élan…
- « Excuse moi, mais c'est plus fort que moi… »
- « T'as pas besoin de t'expliquer Draco, seulement de me prouver qu'on peut faire une sortie ensemble sans que ça finisse en bain de sang… Pense-tu qu'on est capables de faire ça? »
Le visage de Draco s'éclaira soudainement d'un sourire.
- « Aucun doute possible, un Malefoy sait tout faire! »
Il prit le bras de son frère et sortis de la bâtisse pour s'éloigner un peu du terrain avant d'appeler le magicobus.
Dans ce dessein Draco fit un signe de la baguette, un peu à la va vite et à peine une minute plus tard, un autobus haut de trois étages coloré d'un vieux violet arriva brusquement à côté de lui.
Harry lâcha un petit cri, prenant la main de Draco dans un élan de panique. Celui-ci eut un petit sourire et, sans lâcher sa main, le fit monter dans l'autobus où un jeune homme un peu plus vieux qu'eux les regardait dans le siège du conducteur. Il avait des oreilles décollées et un visage remplis de boutons, d'une voix rocailleuse il leur dit d'aller s'asseoir en arrière, car les places d'en avaient été réservées. Quand Harry passa devant lui, Draco le surprit à tourner la tête pour mater ses fesses.
Draco s'avança alors vers lui, disant distraitement à son frère qu'il allait bientôt venir le rejoindre.
- « Tu vois ce gars-là bas? » Demanda Draco au conducteur en lui pointant du doigt son frère installé à l'arrière, « si je te revois une autre fois le regarder, tes boutons ne seront plus les seules parties rouges visibles sur ton visage ».
Et il partit, ne laissant pas le temps au jeune de lui répliquer quoique ce soit.
- « Oh, et emmenez nous à Savile Row… »
Draco fut instantanément projeté sur la fenêtre, la joue plaquée contre la vitre il vit le paysage se brouiller, comme s'ils allaient tellement vite que plus rien n'était visible… le magicobus était partit conclut-il.
Avec beaucoup de mal, Draco se hissa jusqu'à Harry qui le regardait, hilare, son corps parcouru de tremblements qu'il retenait à grand mal devant l'air indigné de son grand frère.
Harry arrêta de rigoler quand, quelques minutes plus tard, l'autobus s'arrêta brusquement ce qui le fit tomber lourdement sur son frère, qui s'était retenu de peu à la barre de métal. Celui-ci jeta un coup d'œil intéressé à son petit frère qui avait le visage tout rouge, gêné d'avoir eut sa tête exactement où il ne fallait pas…
Dix vieilles femmes entrèrent dans l'autobus, payant leur entrée avec toute leur petite monnaie, ce qui dut durer quinze minutes. Elles devaient avoir au minimum quatre-vingts ans, et Draco se demanda si elles avaient bu car elles marchaient tout croche. Leurs cheveux avaient l'air de nids d'oiseaux et elles n'arrêtaient pas de crier des phrases sans queue ni tête qui firent sourciller Draco de surprise.
Certains mots ne devraient jamais êtres prononcés par des femmes aussi âgées…
Harry, qui s'était rassis correctement entre temps, secoua la tête d'horreur face aux histoires de ces dames qui ressemblaient plus à des Serpentard en chaleur qu'autre chose. Et croyez moi, ce n'était pas beau à voir…
Il échangea un regard complice avec Draco qui trouvait vraiment que cette sortie devenait de plus en plus ridicule. Il n'eut pas le loisir de partager son opinion avec son frère que déjà l'autobus était reparti.
Le reste du parcours se déroula sans embûche et il ne fallut que dix minutes pour qu'Harry et Draco arrivent à destination. Ils payèrent les dix mornilles nécessaire au chauffeur, le remerciant poliment du voyage (éducation Malefoyenne l'oblige) et sortirent, soulagés et un peu vert du bus.
La tournée des magasins pouvait enfin commencer!
Ils commencèrent chez Gieves & Hawkes où Harry ne se priva d'aucun vêtement à son goût. Une chance que ce n'était pas lui qui payait sinon il aurait vécu dans la pauvreté pour une dizaine d'années à venir.
Les vêtements de marques de la boutique fétiche d'Harry lui allaient, au grand dam de Draco, tous à merveille. Peut-être que c'est la génétique venant de sa mère l'avait aidé, mais chaque fois qu'il sortait vêtus d'un nouveau vêtement le vendeur manquait de baver par terre.
C'est rendu à la caisse enregistreuse que ça se gâtait, les cinq cent gallions que ses dix pantalons, quinze gilets, six vestes et trois débardeurs lui avaient coûté sembla choquer Draco qui du presque menacer le vendeur pour que celui-ci leur donne un rabais de quinze pourcent sur chacun de leurs achats. La facture diminua donc à 425 gallions plus taxes, ce qui sembla satisfaire Draco qui paya sans chigner.
Puis ils allèrent au Ozwald Boatend où Harry acheta un manteau d'hiver noir, un de printemps bleu et trois foulards, de couleurs diverses. Puis ce fut le tour aux souliers et aux costumes pour les occasions plus chiques.
Il prit une chemise en soie noire, une veste en velours rouge sang, une autre blanche, noire et d'un autre style de la même couleur. Il acheta des pantalons assortis, et une dizaine de cravates en soie de couleurs variées.
Plus rien ne manquait!
Et Draco était ruiné!
Mais pour dire toute la vérité, le cadeau de Draco n'était pas vraiment de lui… car c'était ses parents qui recevraient la facture…
Manoir Malfoy
Harry entra dans sa chambre, heureux d'avoir passé un si bon avant midi avec son frère, il prit un livre au hasard dans sa bibliothèque et s'affala sur son lit.
Le jeune homme commença à le lire, car le dîner ne serait servit que dans une heure et il n'avait rien d'autre à faire. Son livre s'intitulait « Le mal contre le bien » et il se l'était acheté à la fin de l'année.
Harry passa une main dans ses cheveux emmêlés et ouvrit le livre en s'appuyant bien sur ses coudes qui le soutenaient sur le lit.
Satan, ou celui que l'on connaît plus souvent sous le synonyme du Diable est une créature du mal pour les moldus. Ils croient qu'en mourrant ceux qui ont été méchants iront le rejoindre dans ce qu'ils appellent l'enfer, l'opposé du paradis dirigé par Dieu. L'enfer serait un lieu extrêmement chaud, saturé de flammes et de braises. Ceux qui y seraient envoyés le seraient pour être punis de leur vie remplie de pêchés que Dieu n'accepterait pas dans son paradis éternel.
Chez les sorciers, nous croyions plutôt qu'il dirige les démons, dragons et autres créatures qui sont décrétés dangereuses de la surface même de la Terre. Il serait là pour tenter tous les magiciens puissants vers le mal, créant des mages noirs en secret, il serait imbattable et immortel.
Selon plusieurs témoins, le Diable ne serait pas qu'une légende. Effectivement, plus d'une vingtaine de sorciers racontent l'avoir aperçu un jour dans l'allée des embrumes à Londres. Toujours selon eux, il y était allé pour acheter une baguette magique chez « Frilulla », commerce reconnu pour avoir des cœurs de baguettes très rares.
Selon leurs dires, il dégageait une aura noir (définie comme extrêmement puissante et presque inatteignable chez les sorciers de nos jours), il cacherait son visage d'un voile noir.
Le Diable aurait, selon la légende, des capacités de métamorphomage. Les moldus pensent qu'il se transformait sous forme de pêchés : l'avarice, la colère, l'envie, la gourmandise, la luxure, l'orgueil et la paresse. Donc, le corps même de la femme a longtemps été représenté par le diable qui tentait l'homme vers le pêché de la luxure.
Les sorciers eux-mêmes sont vues par les moldues comme une créature du mal, ce qui est complètement…
Son elfe de maison, Dobby apparue dans un pouf qui le fit sursauter.
- « Jeune maitre Harry », dit rapidement l'elfe de maison, « maître Lucius m'envois pour vous prévenir que le déjeuné est servit. »
- « Merci… »
Dobby disparue sans lui laisser le temps de terminer sa phrase.
Harry déposa son livre sur le lit, se promettant de le continuer un peu plus tard. Il se releva et lissa sa chemise avant de descendre pour se rendre à la salle à manger du manoir.
Il y vit son frère, qui le regardait étrangement et remarqua que Lucius fumait littéralement de rage, tapant du pied sous la table.
Narcissa n'était pas encore là, ce qui le laissa un peu mal à l'aise d'être tout seul avec son tuteur, ce qui ne lui arrivait que très rarement. Il se dépêcha de s'asseoir à sa place habituelle, soit à la droite de son frère et joua nerveusement avec sa manche, attendant de comprendre ce qui se passait.
- « Harry c'est tout à fait inacceptable » commença Lucius, d'une voix menaçante. « Flamber l'argent de la famille pour d'inutiles bricoles! TU NE FAIS MÊME PAS PARTIE DE CETTE FAMILLE!! »
Harry sentit son cœur se serrer douloureusement à ces paroles, il baissa la tête, honteux de pouvoir causer une si grande fureur à son tuteur.
Draco se tendit à côté de son frère, regardant curieusement son père. Il savait qu'il ne pouvait être vraiment fâché à cause d'une histoire de vêtements… il devait y avoir quelque chose en dessous de tout ça.
- « À partir de maintenant tu n'auras plus le droit à une allocation, tu nous dois assez d'argent comme ça. Et si tu ne veux pas te retrouver à la rue, il faudra que tu nous paye un loyer. »
Draco se demanda qu'est-ce qui pouvait bien passer dans la tête de son père, depuis quand la famille Malfoy avait besoin d'argent?
- « J'en ai assez de toi et de tes caprices, maintenant va t'en, je ne veux plus te voir ici, dorénavant tu mangeras dans la cuisine, avec les elfes. »
Tout c'était passé très vite et déjà Lucius montrait au plus jeune des trois la porte du doigt, comme il aurait pu le faire avec un vulgaire domestique.
Harry sentit ses yeux se remplir de larmes, il enleva sa serviette de sur ses genoux et partit lentement de la salle à manger, regardant attentivement le sol qui avançait sous ses pas.
Ce n'est que rendu à sa chambre, la porte bien fermée derrière lui qu'il se permit de laisser libre cours à sa douleur.
Il cria, pleura, jura et brisa son miroir à coups de poings. Épuisé, il s'écroula par terre, les mains en sang il enlaça ses jambes de ses bras et laissa sa tête choir sur ses genoux.
Voilà, le deuxième chapitre de terminé.
Alors, un petit encouragement?
