RIGHT ?
Blabla de l'auteur : Yo !
Petite mise à jour matinale ! A l'heure où je mets ce chapitre en ligne, le soleil est sur le point de se lever chez moi ! ( EDIT du lendemain matin: mes volets sont ouverts et en fait non, il fait même carrément nuit pour encore une bonne demie-heure^^ J'ai la tête dans le cuuuuuuul =D) Et je viens moi-même de me lever. Les cours le samedi, ca devrait être interdit par la loi (Au vu du mal que j'ai eu à me lever, je m'auto plussoie! J'ai trop raison! Vive moi! Nella Président!). Merde, les gosses ont des semaines de quatre jours et moi je dois me lever six jours par semaine ! Ia quelque chose qui foire quand même !
Par contre, à l'heure où j'écris ces lignes d'introduction, le soleil est couché depuis longtemps, il est près de minuit. Je publie le samedi, or demain je risque d'avoir une journée chargée alors j'ai décidé de publier avant de partir en cours ^^ Si CA c'est pas du dévouement ! Putain je vais même devoir mettre le réveil dix minutes plus tôt pour vous ! Je vous préviens vous avez intérêt à kiffer ce chapitre super grave et à me blinder ma boite mail de review !
Pas de notes bourrées de culture aujourd'hui, un chapitre plus léger aussi. Enfin j'espère que cette fois vous serez d'accord avec moi la dessus! J'espère que ça vous plaira.
Il se fait tard, j'ai eu une longue semaine de reprise, je suis fatiguée donc pas d'ultime relecture soignée avant la parution, juste un petit contrôle en diagonale. Désolé si des fautes trainent ou si quelques phrases auraient mérité d'être légèrement retouchées. Si j trouve le courage un de ses jours, je referais ça au propre. On verra. J'espère que ce chapitre vous plaira. Une seule manière de me le faire savoir : votez ! Enfin, Reviewez quoi ! En plus le meilleur c'est que c'est gratuit ! Pour une fois que vous pouvez vous exprimer sans payer 1,50 euros plus le prix d'un sms ou bien sans avoir à vous lever un dimanche matin pour aller à l'école avec vote carte d'identité et votre carte d'électeur, profitez-en, merde !
Merci à tous ceux qui lisent, merci à tous ceux qui me suivent, merci à tous ceux qui me découvrent, merci à tous ceux surtout qui me reviewent, merci à tous ceux qui répondent à mes RàR tordues en plus, merci à tous ceux qui arrivent à ne pas être soulés par ma manie de dire « merci » sans arrêt, merci à vous tous ! =)
Bise
Bonne lecture !
Nella
Disclaimer : cf chapitres 1 à 3 ! Je suis fatiguée, j'ai pas la foooooorce d'écrire un truc intelligent ! De toute façon, mes disclaimers n'intéressent personne et je me suis déjà mise d'accord avec JKR sur mon exploitation de sa propriété intellectuelle.
Fond Musical Proposé : Encore envie de rock un peu triste. Un peu plus soft que Manson cette fois quand même ! XD Un groupe que j'adore, My Chemical Romance. Une jolie chanson, The End, pas leur plus belle, mais très agréable, j'aime sa voix, l'instru, les arrangements,… et le texte m'a marquée et colle parfaitement avec Drago : « If you look in the mirror and don't like what you see, you can find out first hand what is like to be me » Autrement dit, traduit grosso merdo :« Si tu regardes dans le miroir et que tu n'aimes pas ce que tu y vois, tu pourras découvrir ce que ça fait d'être moi » Je conseille tout l'album The Black Parade en fait !
Je propose, tu disposes, petit lecteur diaphane ! (C'est l'adjectif favoris d'absolument tous les auteurs d'HPDM en parlant de Drago, et je ne déroge pas à la tendance ! C'est un peu comme le mot Némésis que tout le monde adore employer, et c'est vrai qu'il est joli, même si en fait je n'ai jamais rien trouvé qui prouve que Némésis signifie ennemi juré ou quoique ce soit de ce genre. Allez savoir, j'ai peut-être mal cherché, ou peut-être qu'on peut peut-être créer un nouveau sens au mot si on l'utilise n'importe comment assez de fois =D)
Enjoy !
CHAPITRE IV : DEUX SORCIERS DANS LA VILLE (1)
Harry fut réveillé par la lumière qui filtrait à travers ses paupières. Il ouvrit les yeux mais les referma aussitôt, le soleil froid de l'hiver se trouvant exactement en face de la fenêtre, ne laissant aucune chance au brun. Il amorça un geste pour fuir les faisceaux cruels mais sentit une entrave, un poids qui l'empêchait de bouger, sensation qui l'extirpa brutalement des dernières brumes de son endormissement : Drago était profondément assoupi, blotti contre son torse, sa tête reposant sur son épaule, et sa main blanche posée sur son cœur. Il fut ému par cette vision du visage d'ange décharné détendu, abandonné dans la douce étreinte du sommeil, sa pâleur soulignée par la peau dorée du brun contre lui, et ses lèvres entrouvertes laissant filtrer un souffle léger, si ténu qu'on aurait pu s'attendre à souffler sa vie comme on souffle une bougie, fragile petite lumière tremblotante et hésitante. Ses cheveux d'or brillaient dans les rayons matinaux qui tombaient sur lui, créant une délicate auréole autour de son visage de craie.
Harry abandonna l'idée de se lever, observant les traits douloureusement sublimes du jeune homme lové contre son torse. Comment allait-il bien pouvoir lui faire retrouver le gout de la vie ? Il fallait qu'il réussisse. Parce qu'il ne se pardonnerait pas d'avoir été la cause de son enfermement si c'était la source de l'extinction d'une si jolie flamme. Il ne pouvait se résoudre à laisser mourir le garçon dont il avait pourtant souhaité mille fois la disparition, des années auparavant. Maintenant que le moment qu'il avait réclamé à corps et à cris était arrivé, il était prêt à tout pour le sauver.
Comme c'est toujours au meilleur moment que ce genre de choses arrivent, il sentit poindre une envie pressante qui réclama un assouvissement dans les plus brefs délais. Il jura intérieurement et soupira, puis il entreprit avec autant de lenteur et de précaution qu'un démineur de délacer son corps de celui du blond toujours inerte contre lui, tous ses muscles relâchés, abandonné aux bras de Morphée.
« Reste. S'il-te-plait. »
Il n'avait pas ouvert les yeux. Il n'avait pas bougé, pas contracté un seul muscle, et son souffle était toujours aussi doux et régulier. Pourtant, Harry savait qu'il n'avait pas rêvé ce murmure. Il s'immobilisa et attendit quelques secondes. Les paupières pâles s'entrouvrirent à peine, laissant voir deux iris argentées brumeuses de sommeil. Toujours le souffle aérien et caressant.
« Reste avec moi. »
Harry fut incapable de parler pendant quelques secondes. La voix s'était à nouveau élevée avec délicatesse dans le silence, comme un murmure apporté par le vent. Mais il n'y avait pas de vent. Pas un bruit, pas un mouvement. Juste la demande dans ses yeux. Pas une supplique, juste une demande. Humblement. Sans honte, sans pudeur, sans gêne, sans peur, sans désespoir. Juste cette demande. Drago aurait pu être un amant voulant prolonger la langueur de l'étreinte ensommeillée qui suivait souvent les longues nuits mouvementées. Rien ne laissait deviner que s'ils étaient là, enlacés étroitement, la fine peau pâle reposant sur la peau cuivrée, leurs membres entrelacés dans ce petit lit, ce n'était pas parce qu'ils avaient fait l'amour mais parce que Drago avait sangloté en s'accrochant désespérément à lui la veille au soir.
Harry se reprit enfin, offrant un sourire plein de douceur au regard d'acier du blond.
« Drago, je veux bien te servir de peluche encore une heure ou deux sans problème, mais il faut que j'aille pisser d'abord (2). Je reviens après, juré. »
Ce fut seulement quand Harry eut ajouté cette promesse que Drago consentit à se détacher du corps du brun avec lenteur. Harry s'extirpa difficilement des couvertures, étant coincé entre le blond et le mur et tentant de ne pas découvrir Drago, puis il passa acrobatiquement au dessus de lui pour enfin pouvoir prendre le chemin de la salle de bain. Quand il revint, le blond était lové là où il se trouvait auparavant, le nez dans son oreiller, roulé en boule dans la chaleur du brun, frêle enfant adorable qui somnolait dans le lit défait. Harry le contempla quelques secondes avec admiration, et Drago ouvrit bientôt les yeux, grognant dans un froncement de sourcils :
« Tu as fini de mater Potter ? Je t'attends moi ! »
Harry sourit avec tendresse devant l'adorable moue grognonne du blond, alla jusqu'à la fenêtre tirer les rideaux et revint dans le lit. Aussitôt s'était-il allongé que le blond vint coller son dos à son torse, se détendant ensuite dans un soupir d'aise. Une irrépressible envie d'approfondir encore cette proximité troublante saisit Harry, il passa son bras autour de la taille du blond et entremêla sa jambe à celles du Serpentard qui ne protesta pas, bougeant légèrement pour trouver la position la plus confortable. Dans un dernier soupir, le blond s'endormit dans ses bras, et il le rejoint vite dans les limbes.
Une heure plus tard, Harry sentit Drago bouger doucement contre lui. Trop confortablement enfoncé dans son sommeil, il décida d'ignorer les mouvements du blond. Un gémissement étouffé le sortit complètement de la somnolence. Encore des mouvements saccadés. Un autre gémissement, plus fort celui-ci.
« Drago ? »
Pas de réponse, seulement une troisième plainte. Harry remonta son bras et encercla les épaules du blond en le collant à lui, murmurant d'une voix rapide des paroles rassurantes sans queue ni tête. Encore un cauchemar. Enfin, Drago se détendit et Harry allégea sa prise sur lui pour ne pas le réveiller. Il soupira de soulagement : cette fois, il ne l'avait pas réveillé. Il resta de longues minutes à écouter le souffle lent du blond, retombé dans un sommeil paisible.
Enfin, une quinzaine de minutes plus tard, Drago se réveilla. Son souffle s'accéléra légèrement, puis il bougea imperceptiblement, comme s'il tâtait le terrain pour déterminer la position dans laquelle ils étaient et la liberté de mouvement qu'il avait. Harry le laissa faire pendant quelques secondes, souriant de son timide manège, puis susurra d'une voix langoureuse :
« Salut beau blond. Thé ou café ? »
Le blond en question se raidit sous le coup de la surprise, puis abandonna ses tentatives de discrétion. Il s'éloigna un peu du brun et se retourna pour lui faire face. Même maintenant qu'il était parfaitement éveillé, pas de trace de honte ou de regret dans ses yeux. Harry sentait que Drago avait accepté son aide, qu'il avait laissé tomber ses hésitations parce qu'il n'avait plus rien à perdre. Il regardait le brun avec sérieux malgré le sourire enjôleur de celui-ci et sa tentative de l'amuser.
« Pourquoi tu es rentré si tôt hier soir ?
‒ J'avais pas la tête à sortir finalement.
‒ Harry, on sait tous les deux que tu avais très envie de … « sortir » comme tu dis.
‒ Roh le méchant, comment il insinue des choses vexantes! »
Harry était amusé par l'air sévère du blond et prit son temps pour répondre, s'étirant paresseusement en le regardant du coin de l'œil.
« Sachez Moooosieur que tout le monde n'est pas capable de faire un marathon chasteté ! Je suis un jeune homme plein de vigueur, vigueur que j'entends dépenser autant que je le veux et comme je le veux ! La question n'est pas de savoir si j'en avais envie, je n'avais pas la tête à ça.
‒ Potter, je n'ai peut-être plus couché avec quelqu'un depuis une demi-douzaine d'année, mais je me rappelle très bien ce que c'est qu'avoir envie, et quand tu as envie, tu as toujours la tête à ça !
‒ Et bien pas moi, voila ! C'est pas un problème d'envie, ni de possibilité. Il y avait un très beau blond qui m'avait déjà payé trois verres, qui dansait comme un dieu, et ne cachait pas le fait qu'il était plutôt intéressé par des prolongations chez lui, mais … Oh fait pas cette tête, petite pucelle ! Je disais donc que malgré l'ouverture des plus intéressantes que j'avais avec ce blond dont j'ai oublié le nom, je n'arrivais pas à m'empêcher de penser à toi voila. Je veux dire, pas…enfin je m'inquiétais pour toi quoi. Je m'en suis voulu de t'avoir laissé seul alors que tu venais à peine de sortir, et que tu étais visiblement encore plutôt perdu avec ces changements. Alors je l'ai planté et je suis rentré. Et ne vas pas me dire que j'ai eu tord, quand je t'ai trouvé tu tentais quasiment de te suicider en mourant d'épuisement ! »
Drago fit une moue irritée, levant les yeux au ciel d'un air de dire que le Survivant dramatisait. Harry rit de cette grimace, et puis changea de sujet :
« Alors, ça tiens toujours le shopping hein !
‒ Quoi ?
‒ Tu sais bien, aujourd'hui, je ne bosse pas, on va aller faire du shopping ! Ces vêtements que tu portes sont des vieux trucs à moi qui datent de Poudlard ! Je ne peux pas laisser le grand Drago Malefoy porter des vêtements d'occas' qui datent de Merlin !
‒ Mais… Je pensais …
‒ Ce qui s'est passé hier soir ne change rien, on va juste devoir passer t'acheter un maillot de bain en plus. Non parce que sincèrement, mon p'tit chou, les slips de bain c'est pas flatteur pour ta virilité ! »
Drago lui donna une tape retentissante sur l'épaule puis pouffa du ton ridiculement maniéré qu'il avait employé. Potter et sa manie de détendre l'atmosphère pour le rassurer. Ils se regardèrent pendant de longues secondes en échangeant un sourire complice, puis Drago réalisa l'étrange intimité qu'il y avait entre eux en cet instant, à quelques petits centimètres l'un de l'autre, quasiment nus, encore un peu endormis, riant avec connivence, se regardant dans les yeux … Et l'ambigüité de cette situation qui avait déjà frappé Harry une heure plus tôt quand ils s'étaient rendormis gêna soudain horriblement le blond, qui il décida de briser la magie de l'instant :
« Alors Potter, tu devrais déjà être parti préparer le petit déjeuner, non ? C'est pas comme ça que ton petit hôtel gagnera des étoiles ! Je prends du café, merci.»
Harry lui sourit et le prit au mot, se levant énergiquement. Drago surprit son regard à glisser sur son torse large et masculin.
« Vos désirs sont des ordres cher client ! Je vais te faire des pancakes tiens ! Va prendre une douche pendant ce temps, tu sens le chlore. »
Il se baissa pour ramasser ses vêtements, et le blond détourna pudiquement les yeux, rougissant un peu d'avoir eu envie de détailler le brun. Il tenta de se rassurer : après tout il était curieux des changements qui étaient survenus dans la vie et dans le corps de son nouveau colocataire, c'était tout à fait naturel de s'interroger sur la façon dont il avait évolué, d'autant qu'il se révélait plein de surprises depuis la veille. Il se dit soudain que seulement 24h étaient passées depuis qu'il était sorti. Et déjà tant de difficultés…
« Si vous trouvez encore que votre lit est trop froid ce soir, surtout n'hésitez pas à m'appeler à nouveau ! Ca fait parti des services inclus dans la location de la chambre ! »
Le brun qui avait repassé la tête par l'encadrement de la porte esquiva l'oreiller lancé par Drago et dévala les escaliers en riant. Drago l'écouta s'arrêter à l'étage inférieur, puis descendre les deux étages restant cinq minutes plus tard. Des aboiements rauques l'accueillirent une fois arrivé au rez-de-chaussée, et il l'entendit vaguement parler au chien.
Il finit par se lever et après avoir ramassé l'oreiller, il alla prendre une douche histoire de quitter cet horrible maillot de bain. Une fois propre, il s'emballa dans un peignoir que lui avait monté Harry la veille quand il était venu réparer la porte, puis alla jusqu'à sa chambre en évitant soigneusement le miroir. En entrant dans la chambre, il se retint à grand peine de pousser un cri de surprise : Fluffy était allongé de tout son long sur son lit et bondit sur ses pattes quand le blond entra dans la pièce.
Après avoir flatté le chien qui le saluait avec force bondissements et coups de langue baveux, il le poussa gentiment jusqu'au couloir et s'enferma pour s'habiller. Pendant qu'il était à la douche, Potter avait eu la délicatesse de venir déposer une nouvelle pile de vêtements propres qu'il enfila. Un boxer noir un peu déteint, une chemise blanche, un jean un peu élimé, et un pull gris foncé portant le sigle de Poudlard. Il sourit en découvrant, sous le pull, une cravate rouge et or, signe manifeste de l'humour douteux du brun, qui avait surement dû jubiler en trouvant son idée excellente. Par provocation, il enfila la cravate. Il se surprit à savoir encore nouer une cravate après tant d'années. Son nœud était même parfait, une œuvre d'art telle que jamais cette cravate n'avait dû être si bien nouée. Il se sourit dans le petit miroir, de son ancien sourire sarcastique. Un peu rouillé, mais de bons restes. Un peu de pratique et le savoir-faire reviendrait. Il passa la main dans les cheveux, désespéré par les mèches de longueurs inégales qui émergeaient de toute part.
Enfin, il sortit de sa chambre, retrouvant le chien patiemment assis devant sa porte et ils descendirent ensemble. En arrivant à la cuisine, la musique filtrait à nouveau à travers la porte, plus douce, et avec un volume décent cette fois, et il entendait le brun chantonnant pour lui-même, toujours affreusement faux. Il ouvrit la porte. Le brun ne portait qu'un pantalon de pyjama, et bougeait lentement au rythme de la guitare et du piano, en chantant pour lui-même.
Someday somebody's gonna ask you
A question that you should say yes to
Once in your life
May be tonight
I've got a question for you
Un jour quelqu'un te posera
Une question à laquelle tu devras répondre oui
Une fois dans ta vie
Peut-être ce soir
J'ai une question pour toi.
(3)
« Et quelle est ta question Harry ? »
Il sursauta et se retourna, et ses yeux s'allumèrent quand il détailla la tenue du blond, s'arrêtant surtout sur la cravate. Les yeux pétillants, mais tentant d'avoir l'air innocent, il lui lança avec son plus beau sourire :
« Tu veux un pancake, Drago ? »
Le blond rit à ses pitreries et acquiesça, prenant place sur un tabouret, un café chaud l'attendant déjà avec du lait et du sucre à disposition.
Ils déjeunèrent paisiblement, le fait qu'Harry se soit assis à côté de lui empêchant Drago d'avoir à réfréner les regards inquisiteurs que ses yeux brûlaient de lancer. Harry était bavard le matin, il lui racontait déjà avec entrain où il comptait l'emmener le jour même, citant des marques et des enseignes, des rues et des noms qui étaient inconnus au blond puisque le Survivant avait décidé de faire du shopping dans le Londres moldu. Drago sentait sous ce choix une volonté implicite de lui éviter la confrontation avec le monde de la magie, confrontation qui l'effrayait effectivement et à laquelle il était heureux d'échapper encore un peu.
Harry continua à parler ainsi tout seul jusqu'à la fin du petit déjeuner, pas le moins du monde perturbé par le silence de son voisin. Bientôt, toujours aussi énergique, il bondit de son tabouret et lança :
« Bon, je vais me préparer, je reviens vite ! Je te laisse remettre au frigo ce qui doit y retourner ! »
Puis il sortit de la pièce en volant presque. Son enthousiasme fit sourire Drago qui était un peu nerveux. Il n'avait pas côtoyé de foule depuis trop longtemps, et il allait devoir se confronter à son corps toute la journée. Une torture en perspective. Il fit la vaisselle en attendant que le brun ait fini de s'habiller, et quand enfin il revint, vêtu d'un jeans et d'un pull noir qui lui donnait à nouveau l'air d'un homme ténébreux avec sa crinière ébène et son teint mat, Drago venait de finir de laver le dernier bol.
« Prêt ?
‒ Autant que je peux l'être. »
Harry lui sourit et lui fit signe de le suivre. Ils allèrent dans l'entrée, enfilèrent leurs manteaux (une vieille veste de Harry encore une fois pour le blond) et leur chaussures et gagnèrent le garage, suivis du chien. Le brun ouvrit la porte du garage, laissant Fluffy partir à l'arrière de la maison, puis ils prirent place dans la voiture. Lorsqu'Harry tourna la clé dans le contact, le blond sursauta, faisant sourire son chauffeur. Ils démarrèrent, le Survivant ouvrant et fermant portes et portails avec sa petite boite magique que le blond observait toujours soupçonneusement du coin de l'œil. Les moldus avaient créé des substituts remarquables à la magie, il ne pouvait qu'être étonné par tant d'ingéniosité. Harry lança la radio, et une musique classique s'éleva. En sentant le blond se tendre à côté de lui, il changea de station sans poser de question. Il se mit à ronchonner à voix haute tout en tournant le bouton encore :
« Musique de merde…Pub…Pub…Blabla…musique de merde…
‒ Potter, lâche ce bouton et concentre toi sur la route ! »
La voix du blond était anormalement aigue, et Harry se retint de rire devant la peur manifeste du pauvre sorcier terrifié par cette voiture. Il coupa la radio et remit sagement les deux mains sur le volant. Bientôt, il s'engagea sur un parking.
« On n'est pas encore arrivé, on va aller jusqu'au centre ville en métro. »
Il ignora la moue déçue du blond et l'entraina dans une bouche de métro à quelques mètres de là après avoir verrouillé sa voiture et lui avoir lancé un dernier regard brillant de fierté qui fit lever les yeux au ciel au blond. Dans le métro, le Serpentard était inquiet, le bruit, les odeurs, les tressautements de la rame, les gens un peu louches, ses yeux couraient partout avec un air de proie prise au piège. Imperceptiblement, sans un mot, profitant d'un énième soubresaut du wagon, Harry se rapprocha de lui et prit sa main. Drago leva les yeux vers lui, surpris, mais Harry regardait ailleurs, impassible, naturel. Il serra sa main, le remerciant muettement de le rassurer ainsi, pauvre gosse de Sang pur perdu dans le monde moldu.
Enfin, ils descendirent sur le quai quelques stations plus loin, la fine main du blond toujours dans celle du brun qui se comportait comme si c'était tout naturel. Deux hommes les regardèrent avec un air haineux, sur le point de lancer un commentaire désobligeant, mais Harry les fit taire d'un regard menaçant qui les fit frissonner. Drago ne capta rien de cet échange, ses yeux courant sur les affiches publicitaires et les tags qui couvraient les murs blancs.
Ils se retrouvèrent bientôt à l'air libre, à côté d'un bruyant carrefour où des dizaines de voitures se croisaient en klaxonnant, et les trottoirs étaient déjà couverts d'une foule assez dense de week-end, chacun courant en tout sens en bavardant d'une voix forte, certains le téléphone collé à l'oreille, des sacs à la main. Drago était encore perdu, effrayé par ce fourmillement qui lui était étranger et Harry l'entraina avec aisance jusqu'à une boutique toute proche.
Une fois la porte fermée derrière eux, le silence revint, seul un mince filet de musique et quelques voix d'acheteurs qui discutaient à voix basse entre les rayons demeurant. Il lâcha la main du blond en lui adressant un sourire doux, lui laissant quelques secondes pour se calmer, et ils allèrent ensuite flâner entre les rayons. Harry était aussi volubile qu'au petit déjeuner, parlant avec entrain, riant des vêtements improbables qu'il voyait parfois dans les rayons, et le blond se détendit peu à peu, souriant puis riant aux bêtises du Gryffondor, et peu à peu, la mort dans l'âme, il se mit à regarder à son tour les vêtements sur les présentoirs. Le brun sourit sans un commentaire en voyant que Drago se forçait pour lui faire plaisir.
Une demi-heure plus tard, bavardant toujours, ils avaient peu à peu entassé assez de vêtements dans leur bras pour ne plus pouvoir éviter plus longtemps l'épreuve de la cabine. Harry se dévoua donc pour énoncer l'évidence :
« Allez, maintenant, séance d'essayage ! Fais pas cette tête, Petit Prince ! On se motive ! »
Drago le suivit en trainant les pieds, plus pale que d'habitude, le ventre noué, vers l'enfer sur terre : les cabines d'essayage. La grimace du blond s'accentua quand il constata que les cabines n'étaient pas cloisonnées entièrement, simplement fermées par un rideau opaque. Le brun l'entraina jusqu'au bout du couloir, et le poussa avec un sourire d'encouragement dans la dernière cabine, allant lui-même dans celle qui lui faisait face. Il continua à parler pour détendre le blond pendant qu'il se changeait. Drago était debout, immobile dans sa cabine, se regardant avec horreur dans l'immense miroir, la lumière artificielle accentuant son teint terne et ses cernes. Harry lui demanda s'il avait bientôt fini histoire de se montrer leur première tenue, et Drago décida de bouger.
« Non pas encore. Tu m'as forcé à remettre un uniforme de Poudlard je te signale, c'est long à enlever ! »
Il ôta le pull, puis la cravate. Il les pendit soigneusement sur un des crochets au mur, faisant tout pour retarder le moment où il allait dévoiler son corps devant la glace. Lentement, il déboutonna sa chemise et l'enleva. Ses yeux restaient plongés dans ceux de son reflet, incapable de se regarder torse nu. Ses mâchoires se contractaient douloureusement, il serrait les dents pour se contrôler. Il tremblait.
« Alors, mon bon Prince, c'est bon ? »
Le blond sursauta. Harry était juste derrière le rideau.
« Je …Non, non pas encore.
‒ Roh ma parole tu es vraiment impotent ou quoi ? Attention, je rentre !
‒ Potter NON ! »
Malgré l'ordre intimé d'une voix tremblante par Drago, le brun rentra, l'air contrarié, la jovialité avait disparu de son visage. Le blond attrapa la chemise qu'il avait laissé tomber pour tenter de se couvrir et recula jusqu'à sentir le miroir glacé contre son dos, ce qui ne l'empêcha pas de demeuré ainsi plaqué contre le mur alors que le Survivant visiblement en colère refermait le rideau et s'avançait vers lui.
« Ca suffit Drago. Arrête et accepte ça !
‒ Sors tout de suite Potter ! Tu n'as aucun droit de…
‒ Tu n'es pas hideux Drago, arrête de vouloir te cacher ! Arrête de te cacher je te dis! »
Il arracha la chemise que le blond serrait contre lui et détailla rapidement son torse maigre, ses côtes trop saillantes se soulevant au rythme de sa respiration saccadée, son ventre trop plat, ses hanches trop proéminentes. Il sentit son cœur raté un battement en voyant l'ex sex-symbol de Poudlard aussi amoindri, comme ça avait déjà été le cas la veille au bord de la piscine. Puis il reporta son regard jusqu'au visage du blond : Drago détournait les yeux, rouge de honte, une envie de pleurer montant dans sa gorge. Harry s'approcha encore de lui, saisit son visage entre ses mains pour le forcer à le regarder en face, et parla plus bas mais d'un ton ferme :
« Arrête de te croire monstrueux Drago. Tu n'as pas perdu ce qui faisait de toi le plus beau garçon de Poudlard ! Tu es peut-être maigre et fatigué, mais il y a encore cette chose au delà des muscles et des proportions sculpturales, cette chose qui t'a toujours rendu bien plus beau que tous les autres ! Tu as toujours ta grâce, ta présence troublante, tu es encore un ange irréel tombé du ciel, tout le monde se retourne encore sur ton passage, même si tu ne le vois plus ! Tu es toujours beau, Drago ! Moi je te trouve émouvant tellement tu es beau ! Et tu ne le vois même pas, c'est ça le pire!»
Il se tut, continuant à fixer le blond avec un air décidé teinté de détresse. Il fallait qu'il comprenne. Qu'il entende, que cela atteigne son cœur, que ses mots pénètrent son esprit pour qu'enfin il arrête de se haïr aussi fort. Harry se sentait douloureusement impuissant face à la détresse du blond, suppliant intérieurement le Serpentard de se laisser convaincre, ne serait-ce qu'un peu, par sa sincérité.
Drago trembla contre lui, le regardant avec appréhension. Potter était bien trop proche. Jusqu'à il y a deux jours, il ne s'était jamais touché autrement que pour se frapper, et s'était rarement adressé la parole sans glisser quelques insultes bien senties. Et en à peine une douzaine d'heure, il avait pleuré dans ses bras, avait dormi lové contre son torse, lui avait demandé de rester avec lui au lit, s'était blotti à nouveau contre lui, s'était réveillé dans ses bras, avait détaillé son corps et s'était surpris à trouver Potter bien foutu, et le voila qui trouvait agréable le contact de ses mains sur son visage et le son de ses compliments à ses oreilles. Et le souffle haché du brun venait maintenant doucement caresser son visage. Et il ne trouvait pas cela déplaisant. Que lui arrivait-il ? Avec les rares petites amies qu'il avait eues, il n'avait jamais été très accro au contact physique, et ne s'était jamais réveillé blotti contre elles, trouvant généralement une excuse pour qu'ils ne dorment même pas ensemble. Il n'aimait pas que Harry lui fasse des déclarations ambigües, et il aimait encore moins la façon dont son cœur avait bondi dans sa poitrine quand Harry avait dit qu'il était beau.
Harry le lâcha et recula un peu. Il le regardait, il attendait, comme si sa vie était douloureusement suspendue aux lèvres du blond.
« Sors s'il te plait. Je compte pas te faire un strip-tease Potter, rêve pas. Au passage, ce pull ne te va pas du tout, la nuance de bleu jure avec tes yeux. »
Avec un sourire reconnaissant, Harry laissa le blond seul et regagna sa propre cabine. Drago se retourna et se regarda dans la glace. Il était bien incapable de voir ce qu'Harry voyait, sans nul doute. Mais il devait peut-être lui faire confiance ? C'était l'idée, faire confiance à celui qui semble vouloir vous aider, non ? Il soupira. Il était toujours aussi rebuté par le squelette qui le regardait dans la glace mais cessa de s'observer, tournant le dos à son reflet, puis il déboucla la ceinture et ôta le pantalon de Potter pour en essayer un autre. Cinq minutes plus tard, il rejoignait Harry dans l'allée qui séparait leurs cabines et ils jugeaient mutuellement leurs tenues en se balançant des piques complices, le blond un peu plus à l'aise au fur et à mesure des essayages.
Quelques heures et une douzaine de boutiques plus tard, l'ambiance était détendue, les deux sorciers se promenaient dans la rue, les bras chargés de sacs, sortant tout juste d'un restaurant.
« Pff je n'en peux plus ! Je crois que je vais exploser, je n'aurais pas dû t'écouter, ce dessert c'était trop ! Je le sais, pourtant, que tous les Gryffondors sont des ventres sur pattes !
‒ Han ! Même pas vrai ! T'es jaloux de nous parce que nous sommes robustes et bon vivant ?
‒ Potter, dois-je rappeler à ton bon souvenir l'image de Weasley quand il y avait des cuisses de poulet au menu ?
‒ Oui, bon, Ron n'est pas un excellent exemple… Rah de toute façon je t'avais prévenu, je compte bien te remplumer en moins de deux !
‒ Oui enfin merci de ne pas me rendre obèse Potter, parce que ça je ne te le pardonnerai jamais ! »
Ils riaient comme deux amis, Drago découvrait le Survivant drôle et d'agréable compagnie, il découvrait cette facette qui lui avait toujours été cachée parce que lui il était son rival, cette facette dont tout le reste de Poudlard avait profité, se voyant offrir sourires et saluts joviaux. Et il se prenait à apprécier cela, l'humour léger et un peu caustique parfois du brun, qui se mêlait à sa profonde humanité, à un optimisme qui forçait le respect quand on savait les horreurs qu'ils avaient vues et vécues, à un remarquable sens de l'autodérision. Le héros qu'il avait toujours méprisé n'existait pas, il n'y avait en face de lui qu'un jeune homme humble et un peu intimidé par l'admiration que pouvaient avoir pour lui certaines personnes, irrité par l'attention que lui portait la presse et par les faveurs que voulaient lui octroyer certains hauts gradés, bref Harry détestait être considéré comme un héros super star, ce qui ne manqua pas d'étonner le Serpentard qui l'avait toujours haï et jalousé pour cette célébrité qui faisait de lui le centre de toutes les attentions bien malgré lui.
Ils avaient évoqué avec nostalgie et amusement leur scolarité, en évitant soigneusement de parler de la guerre et autre sujet qui fâchent. Ils riaient en évoquant la cruauté de Rogue envers Harry, les milles et unes astuces pour faire tourner Rusard en bourrique, leurs pires bêtises, et leurs rixes.
« Allez, encore quelques boutiques et on rentre !
‒ Oh non, j'en ai assez, Harry, s'il te plaiiiiit ! »
Le Survivant rit de voir Drago faire la moue, suppliant et trainant des pieds comme un enfant.
« Allons, allons, il te faut un maillot de bain, et un survêtement pour que je t'emmène faire du jogging avec moi !
‒ Rah non, je déteste courir !
‒ Tu n'as pas le choix, blondinette, je t'ai dit que je serais ton coach sportif ! »
Le blond soupira et tira la langue au Gryffondor qui le regardait d'un air amusé. Il l'entraina donc à sa suite dans les rues de Londres toujours aussi bondées :
« Si je me souviens bien, il y a un magasin d'articles de sport par là, et… Drago ? »
En se retournant, Harry s'était rendu compte qu'il avait perdu son protégé et qu'à la place, il parlait à une petite grand-mère qui le regardait comme s'il était fou. Il rougit puis se décala pour la laisser passer, et chercha le blond des yeux. Il était debout devant une vitrine à quelques mètres de là, l'air grave, les yeux écarquillés, indifférents aux passants qui le bousculaient. Harry le rejoint en courant tant bien que mal à contre courant au milieu des promeneurs qui l'insultaient parfois au passage, et il arriva enfin à coté de Drago. Un magasin de musique.
« Tu… Tu veux rentrer ?
‒ Non ! Non… C'est du passé. »
Il se força à détourner douloureusement les yeux et poussa le brun pour qu'ils avancent et partent loin de la vitrine où étaient exposés des guitares et des violons, et derrière les instruments à corde un impressionnant piano à queue décoré visiblement par un artiste, des graffitis élégants recouvrant la laque blanche.
Harry et Drago restèrent silencieux jusqu'au magasin d'articles de sport, Drago encore perdu dans ses fantômes musicaux, et Harry perplexe devant ce refus du blond de toucher à un piano alors qu'il en avait visiblement tellement envie. Il ne comprenait pas cette étrange auto flagellation, comme si Drago se refusait ce plaisir qui n'était plus digne de lui. Ou peut-être que l'instrument lui rappelait des souvenirs qu'il désirait oublier… En tout cas cette privation était une souffrance évidente, et Harry espérait vivement arriver un jour à obtenir du blond qu'il joue à nouveau.
Ils achetèrent un maillot de bain au blond (« Tu vois, beau blond, un boxer c'est tout de suite plus sexy ! »), une paire de lunettes de plongée, et un jogging noir (« Oh allez Drago, soit sympa, le vert pomme est tellement plus beau ! Ou bien là, un rouge et jaune qui irait à merveille avec ta cravate ! – Va te faire voir, vil Gryffondor ! »). Quand ils ressortirent, Drago parut soulagé.
« C'est bon, on peux rentrer ?
‒ Non, une dernière formalité avant ! Viens.
‒ Oh non, Harry, pitié ! Si on marche encore, tu vas devoir me porter ! Je te préviens ! »
Harry rit et partit en avant, sans se retourner pour vérifier que le blond le suivait. Enfin, il s'arrêta devant une vitrine, attendant que Drago, qui marchait deux mètres derrière, le rejoigne.
« C'est pas une boutique ça Potter.
‒ Non, c'est un coiffeur. Comme ça tu arrêteras d'avoir l'air navré dès que tu te vois dans une glace ! »
Il le poussa vers l'intérieur. Une musique désagréable flottait dans l'air, et une demoiselle à la coiffure improbable voguait entre les fauteuils moelleux en balayant mollement les mèches de cheveux qui jonchaient le sol. Une autre, plus vieille et moins vulgaire, se tenait à la caisse et les accueillit, son regard se fixant sur Drago après être passé rapidement sur le brun.
« Bonjour, que puis-je faire pour vous ?
‒ Mon ami ici présent a besoin de vos talents pour rattraper une coupe de cheveux ratée ! »
Elle sourit sous la flatterie sans détacher ses yeux du blond muet et un peu embarrassé par la façon dont cette femme le fixait, comme s'il était une proie appétissante : elle était visiblement tombée sous un charme qu'il pensait avoir perdu depuis fort longtemps.
Elle l'entraina jusqu'aux lavabos en ronronnant des paroles rassurantes avec un air qu'elle voulait sans doute aguicheur, ignorant toujours le brun qui n'était pas particulièrement vexé, trop amusé par la peur de son pauvre colocataire. Elle lui lava les cheveux, ses doigts experts massant le cuir chevelu et endormant les angoisses du Serpentard, puis l'entraina vers un fauteuil. Drago réalisa avec horreur qu'il allait devoir passer une demi-heure face à son propre reflet, et à voir l'air réjoui du brun assis derrière lui, cela faisait peut-être partie du plan. La coiffeuse abandonna vite ses bavardages en constatant que le blond était peu réceptif, son attention allant de son ami à l'épaisse crinière noire à sa propre chevelure qui se raccourcissait lentement entre ses mains agiles de la femme.
Enfin, après une dernière touche de laque qui fit tousser le beau blond, elle lui annonça que c'était terminé. Il s'observa avec angoisse pendant assez longtemps, et sembla finalement rassuré par ce qu'il vit. Enfin, en allant vers la caisse il remercia la coiffeuse qui continuait de le dévorer des yeux, peut-être encore plus maintenant que son œuvre ajoutait encore à la sophistication élégante de l'apparence du fragile blond. Harry paya, et Drago vit bien les yeux de la coiffeuse aller du blond au brun puis revenir sur son client avec un air déçu. Il rougit en se rendant compte des conclusions qu'elle avait surement tirées. Il cherchait quelque chose à dire qui dissipe le mal entendu, mais Harry qui avait aussi compris ce qui se passait, à la fois dans la tête de la coiffeuse et dans celle du blond, s'amusa de la situation :
« Merci beaucoup, vous avez fait des merveilles ! Allez viens, mon chou ! »
Puis il sortit, se retenant de rire devant la tête que fit le blond, au bord de l'apoplexie. Une fois dehors, il laissa son hilarité exploser, et le blond, rouge de honte, balbutia :
« Potter, pourquoi tu…Elle a cru qu'on était…
‒ Mais je le suis, Drago mon petit chou ! Et puis la tête que tu as fait, c'était mythique !
‒ Je te déteste Harry, je ne te parlerais plus jamais !
‒ Oh quel dommage ! Mon Prince est muet ! »
Harry riait de plus belle de l'embarras de son protégé. Le sourire toujours aux lèvres, il lui proposa un café pour se faire pardonner mais Drago refusa, désirant surtout rentrer pour se reposer de cette longue et éprouvante seconde journée de liberté, la fatigue l'assommant tout à coup, maintenant que toute la tension due au shopping et à la coupe de cheveux était retombée. Harry sourit et acquiesça, et ils rejoignirent la station de métro la plus proche.
Dans le métro, Drago posa ses sacs à ses pieds pour se tenir à ma barre, la fatigue lui faisant dangereusement perdre son sens de l'équilibre et ses réflexes. Harry vint à nouveau à son secours sans un mot, se plaçant tout contre lui de telle manière à ce qu'il puisse se laisser aller contre son torse. Le blond lui adressa un regard reconnaissant, s'appuya contre le Survivant, posant sa tête sur son épaule, et glissa sa main dans la sienne. Il commençait à somnoler, ses doigts caressant inconsciemment la main de Harry, son univers sonore étrangement réduit au souffle du brun non loin de son oreille qui éclipsait dans son esprit tous les bruits du métro et de ses usagers, quand le Survivant lui murmura à l'oreille qu'ils allaient arriver. Se redressant mollement, le blond regarda le brun ramasser tous leurs sacs de sa main libre alors que la rame s'immobilisait dans un soubresaut sur le quai. Harry ne lâcha pas sa main et l'entraina lentement vers la sortie, un sourire paisible aux lèvres. Ils allèrent en silence jusqu'au parking, la nuit tombant doucement en cette froide fin d'après-midi. Drago s'installa sur le siège passager pendant qu'Harry allait ranger leur butin dans le coffre. Quand la voiture démarra, Drago s'était déjà endormi dans son siège.
NOTES
(1) Encore un titre référence à un film. Bon, celui là je l'ai vu quand même, et ce malgré le fait que ce soit un film français ! Faut pas déconner, je suis née dans les 80's, quand même, ça laisse quelques séquelles culturelles ! Après une minute de silence pour les Minikeums, je propose de passer au chapitre =P
(2) Des fois que vous n'ayez pas compris que c'était ça l'envie pressante. Oui, je sais, c'est salement trivial. Moi j'aime bien faire du romantisme avec du pipi, du caca et du vomi. Ca change de la guimauve, du chocolat et de l'extrait de fleur. Chacun sa méthode pour être originale ! =)
(3) Questions de Rhett Miller. Oui je sais, j'en ai déjà parlé dans une de mes suggestions introductives (dans le dernier chapitre de Par Procuration en l'occurrence je crois) mais je l'aime tellement que j'ai voulu la réutiliser ! Si je la mets deux fois, c'est vraiment que je la kiffe, alors go Deezer le poulet(te)s ! Et si vous tombez amoureux/ses de cette chanson autant que moi, je fais tourner par mail comme toujours ^^ Ma générosité n'a pas de limite, je sais.
Voila encore un chapitre qui s'achève avec le beau blond endormi. J'espère que cette fois, le chapitre était effectivement plus léger !
Dites moi ce que vous avez ressenti, aimé, détesté, parlé moi de la crise, du soleil et de la culture des patates, mais parlez moi, comme d'habitude !
Le document Manager de ffnet ne m'aime pas. J'ai envie de me pendre, abusé d'en chier autant juste pour mettre trois trucs et demis en page !
Au milieu de la semaine prochaine pour le prochain chapitre, comme d'hab !
Moi je vais me coucher pour tenter d'avoir au moins 5h30 de sommeil ^^ (EDIT du lendemain matin: et maintenant, GO petit déjeuner =) )
Bise et Bon Week End!
Nella
