Alors qu'il dormait profondément, il sentit la chaleur du soleil venir lui brûler la peau, il entrouvrit les paupières et cligna à plusieurs reprises dans l'espoir de s'habituer à la lumière qui s'était engouffrée dans sa chambre. Il vit sa mère ouvrir grand la fenêtre, il soupira et se recoucha s'enfermant sous la couette…une telle fatigue, pourquoi devait-il se lever si tôt.
« Pietro, lèves-toi, nous allons au Chemin de Traverse aujourd'hui.
- Mmmh… »
Sa mère s'en alla, souriant d'un air amusé en voyant son fils se blottir ainsi sous l'imposante couverture. Pietro resta une dizaine de minutes sous cette protection temporaire à la lumière, le temps suffisant pour bien se réveiller. Il repoussa finalement le tout et se leva, et fit face fièrement au soleil avant de s'étirer longuement. Il faisait la taille d'un garçon de 11 ans, les traits assez fins autour des yeux mais des joues un peu grosses, signes de la fin de l'enfance. Des cheveux noirs corbeaux, courts, raides et lisses, des yeux marron. Son teint était bronzé, et sa posture assez droite laissait croire qu'il était quelqu'un d'assez habile. Il enfila un pantalon et un T-shirt et sortit de sa chambre. Il traversa son couloir aux murs recouverts d'une vieille tapisserie verte qui se décollait parfois en dessous du plafond. Des cadres et des portraits le suivait du regard, tous le saluant à son passage. Finalement il ouvrit la porte au bout du couloir et arriva dans un grand salon très éclairé, aux teintes chaudes, mais il tourna dans la cuisine. Un Moldu entrant dans cette maison n'aurait rien dénoter de particulier dans le décor, mais la vue de la cuisine l'aurait sûrement choqué. Pietro s'assit à table et vit se poser un chocolat au lait, des tartines beurrées, et plusieurs pots de confitures se oser devant lui. Dans la cuisine, l'éponge et la vaisselle s'animaient d'eux mêmes lors du lavage, puis les assiettes, verres et couverts allaient docilement se ranger sur l'égouttoir. Dans un coin de la cuisine un feu s'animait et une casserole remplie d'eau se posa dessus. A coté, un saladier et toutes sortes d'ingrédients semblaient suivre par eux mêmes une recette bien précise. Bien entendu, tout la maîtrise de ce concerto de cuisine était du à la baguette de la mère de Pietro qui avec quelques gestes arrivait à coordonner tout ceci de manière impressionnante. C'était une belle femme, assez grande et fine, le teint identique à son fils, des cheveux bruns, longs et bouclés, des yeux de biches d'une couleur verte. Elle s'appelait Caterina.
« Papa n'est toujours pas rentré ?
- Il sera bientôt de retour, il a travaillé toute la nuit.
- Il n'arrête jamais. »
Pietro n'en demanda pas plus et commença à manger le fameux petit déjeuner qu'il avait devant lui, sa mère d'un autre mouvement de baguette fit s'envoler un papier qui se posa à coté du bol de son fils et sur lesquels étaient écrits ces mots.
COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE
Directrice : Minerva MacGonagall
Docteur ès Sorcellerie
Cher Mr Frateli,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au collège Poudlard.
Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Frateli, en l'expression de nos sentiments distingués.
Filius Flitwick
Directeur-adjoint
Sur une autre feuille était indiqué la liste de fournitures dont il était question dans la première lettre, rien de bien surprenant.
COLLLEGE POUDLARD, ECOLDE DE SORCELLERIE
Uniforme
1) Trois robes de travail (noires), modèle normal.
2) Un chapeau pointu (noir).
3) Une paire de gants protecteurs (cuir de dragons ou autres matières semblables).
4) Une cape d'hiver (noire avec attaches d'argent).
Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l'élève.
Livres et manuels
Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants :
Le livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconette.
Histoire du monde magique, d'Hermione Weasley Granger.
Magie théorique, d'Adalbert Lasornette.
Manuel de métamorphose à l'usage des débutants, d'Emeric é.
L'art de la botanique, de Neville Londubat.
Potions magiques, d'Arsenius Beaulitron.
Petits monstres mes amours, de Herbert Gâteux.
Savoir se défendre, de Hermione Weasley Granger.
Fournitures
1 baguette magique
1 chaudron (modèle standard en étain, taille 2)
1 boîte de fioles en verre ou cristal
1 télescope
1 balance en cuivre
Les élèves peuvent également emporter un hibou OU un chat OU un crapaud.
IL EST RAPPELE AUX PARENTS QUE LES ELEVES DE PREMIERE ANNEENE SONT PAS AUTORISES A POSSEDER LEUR PROPRE BALAI.
Il n'y avait jamais vraiment fait attention, mais certains de ces noms lui étaient familiers, comme si on les avaient souvent entendus, tandis qu'il mâchonnait une tartine de beurre et de confiture de mûre, il se risqua à demander.
« Hermione Weasley Granger, et Neville Londubat, sont des gens assez connus non ?
- Oh oui, Mme Weasley est un auteur de renom parmi nous, et Mr Londubat est un expert en botanique qui voyagent à travers le monde…mais ils sont connus depuis bien avant leur carrière personnelle, ils ont fait parti de la Guerre Noire, des amis de Harry Potter.
- Des futures légendes ! tonna une voie venant de la porte d'entrée. »
On entendit des pas traverser le petit couloir de l'entrée et se diriger dans la cuisine, Caterina se leva et embrasse son mari, celui ci fit le tour et dit bonjour à son fils en lui passant la main dans les cheveux, et finalement il s'assit lourdement sur la première chaise libre qu'il vit. Lui aussi arborait les mêmes cheveux très sombres, et ses yeux étaient ceux de son fils…ou plutôt l'inverse, il portait une petite barbe, assez fournie mais courte, résultat d'un entretien quotidien. Assez grand et à la carrure assez imposante, il possédait malgré des traits assez fins et une lueur de malice et d'intelligence brillait dans ses yeux, encore une fois, lui aussi arborait un teint bronzé.
« Dur nuit Felipe ?
- Ne m'en parle pas, l'ambassade m'a demandé de superviser un programme assez particulier…une grande nouveauté, ça demande beaucoup de temps pour organiser tout ça.
- Et de quoi s'agit-il, demanda Pietro ayant terminé de vider son bol.
- Un homme du ministère en Italie va venir ici, dans le cadre d'un programme éducatif, tu risques de le croiser à Poudlard. »
Un silence s'installa, Caterina d'un énième mouvement de baguette rangea les diverses choses qui venait de servir au petit déjeuner de son fils tandis que ce dernier posait négligemment un coude sur la table, se tenant ainsi la tête. Ses parents le regardèrent, quelques peu inquiets, sachant déjà ce qu'il allait dire. Pietro, alors que le silence se faisait pesant, émit un long soupir puis annonça finalement.
« Je ne veux pas y aller, pas à Poudlard, je devrais être inscrit à l'Academia, en Italie…on a rien à faire dans ce pays !
- Tu sais tout aussi bien que moi que nous n'avions pas le choix, commença sa mère.
- Mon poste à l'Ambassade des Sorciers Italiens était important pour moi, et puis les Britanniques sont des gens charmants, continua son père levant un peu le ton.
- Ils sont trop maniérés à mon goût, et ils me regardent comme une bête de foire pour la simple raison que j'ai pas la peau comme un cachet d'aspirine comme eux !
- Ca fait parti de l'intégration Pietro, moi aussi je travailles ici, on ne peut plus partir maintenant, répondit sa mère sur un ton plus calme.
- Je veux retourner en Italie, je n'aimes pas ce pays, je n'aimes pas les moldus anglais, et je n'aime pas les sorciers anglais !! »
Il s'était levé au moment ou le ton était le plus haut, seulement son père se leva aussi et le domina de son mètre 85. D'une voix claire, sans être forte mais très autoritaire il déclara.
« Files te préparer, on part pour le Chemin de Traverse dans une demi-heure. »
Pietro s'écrasa un peu, mais ne put s'empêcher de faire une moue certaine et de sortir lentement de la cuisine, on entendit quelques secondes plus tard la porte du couloir se refermer avec violence. Felipe se rassit tranquillement et fit venir à lui une tasse de café que sa femme avait précédemment préparé. Décidément, cette habitude des sorciers de toujours recourir à la magie même pour les taches les plus simples relevait presque de la paresse. Tout deux restèrent dans un certain silence, assez pesant…Caterina, voyant la colère sourde de son mari lui posa la main sur le bras et lui fit l'un de ses regards aguicheurs et apaisant dont elle avait le secret. Felipe se tourna vers elle et lui sourit avant d'avaler une gorgée de café bien noir et de dire.
« Très bien, je me calme…mais on lui a déjà répété tout ça des dizaines de fois, et puis ça fait trois ans que nous avons emménagé ici, il devrait s'être habitué.
- Il est têtu et plutôt associable…ne l'étais-tu pas lorsque nous nous sommes rencontrés ?
- C'est vrai…mais je lui fais confiance, c'est un petit intelligent, il s'habituera, je crois qu'aller à Poudlard lui fera du bien. »
D'un autre coup de baguette il attira un croissant et une chocolatine qu'il dévora aussi goulûment que le fit son fils avec ses tartines. Tout en mâchonnant, il continua sur une voix saccadée par la nourriture qu'il ingérait.
« J'y ai fait une visite l'année dernière, les professeurs y sont compétents, et le cadre agréable…de plus c'est une école qui a connu beaucoup d'histoire, il s'y plaira.
- C'est ce que je pense aussi. »
Tout le concert dans la cuisine semblait s'être arrêté, la vaisselle après avoir été égouttée s'était rangée docilement dans les placards prévus à cet effet, la mixture préparée dans le saladier s'était déplacée d'elle même dans le frigo et des pâtes cuisaient désormais dans la casserole d'eau bouillonnante. Caterina rangea sa baguette dans un petit étui à sa ceinture et se leva.
« J'y vais, les patients de Ste-Mangouste n'attendent pas.
- Je ne travailles pas ni cette nuit ni demain, on aura le temps de se voir ?
- Bien sûr, mais je rentrerais sûrement un peu tard ce soir.
- Je sais. »
Elle s'approcha de son mari et l'embrassa tendrement, avant de se diriger vers l'entrée. On entendit la porte se refermer derrière elle, Felipe termina son petit déjeuner et d'un coup de baguette envoya sa tasse et la cuillère dans l'évier. C'est à ce moment là que Pietro revint, vêtu d'un jean simple, d'un T-shirt à manches courts blancs, la mine un peu plus réveillée et plus détendu qu'auparavant. Il regarda autour de lui.
« Maman est partie.
- Oui, bon allez, on va partir un peu plus tôt que prévu, il faut que l'on passe à Gringotts.
- Très bien… »
Un silence s'installa, Felipe se leva et s'approcha de son fils, le regard à la fois sérieux et compréhensif. Tout deux sans un mot sortir de la maison à leur tour, à l'extérieur s'étendait un jardin assez luxurieux, il y avait des parterres de fleurs en tout genres, et un grand nombre d'arbres assez volumineux. Pietro attrapa le bras de son père qu'il venait de lui tendre, à ce moment les deux sourirent, ils allaient transplaner. Pietro bien que ne transplanant pas, aimait être entraîné par son père, la sensation horrible que l'on ressentait habituellement ne l'incommodait pas trop, et cette façon de voyager lui plaisait particulièrement. Dans un « crac » sonore, ils disparurent.
