Note : Je m'excuse.. En effet, la première partie est longue, et difficilement compréhensible. Mais la suite devrait rapidement couler. Désolé encore, et .. J'espère que cette troisième partie vous plaira. Beaucoup de narration.. peu de dialogue. Comme toujours ^^ Bonne lecture ! (Merci Jyuune-chan)
Le noble Roku bantai Taisho se passa une main sur le front, et la frustration de la veille frappa en son sein, aussi vivace qu'omniprésent. Comment cet homme avait oser l'embrasser! D'une main pourtant respectueuses, le noble s'empara de son arme et la rangea avec soin en son fourreau, réclamant dans un mutisme parfait, son pardon. Puis il déposa le zanpakutoh sur la surface vide et encore tiède de sa couche, afin de s'apprêter. Cet homme ne perdait rien pour attendre, mais il ne ferait point un scandale en publique. Non il attendrait le bon moment. Le plus important était de s'occuper de Renij.. Ce dernier aussi attendait sa sentence, et Byakuya était de si mauvaise humeur malgré ses forces retrouvées, qu'il ne valait mieux pas savoir ce qu'il risquait de tomber sur le pauvre Fukutaisho de la sixième.
Le chef de clan ajusta donc son hakama, replaça son Haori impeccablement sur ses épaules, tout en gardant une gestuelle appliquée. Puis ce fut au tour de ses gantelets et son écharpe..quand.... machinalement Byakuya ressentit comme un léger pincement au coeur. Le Kenseikaan n'était plus sur la table de chevet. Une fois de plus les sourcils du capitaine plissèrent son front, démarquant un air des plus frustrés. S'il n'y était point, c'est qu'on le lui avait ravi.... et une fois de plus ce fut se visage qui survint, celui d'Hisagi. Mais le plus agaçant, c'était cette odeur... et cette sensation douce et chaleureuse qui l'accompagnaient. Sensations fugaces, mais désobligeantes. Quelque chose que son esprit ne pouvait accepter.
Aucun soupir ne quitta ses lèvres, alors qu'il fixa à son flanc Senbonzakura, et quitta la pièce, l'air aussi droit qu'imperturbable, tandis que deux gardes se présentaient à lui, quémandant ses ordres concernant Renji qui s'était éveillé avec un bon mal de crâne sans aucun doute , et qui brayait comme un beau diable qu'on le laisse sortir. A cela le noble leur adressa simplement de sa voix atone, qu'ils n'avaient qu'à le laisser encore un peu en sa cellule et de le relâcher d'ici deux heures.
Sur ce, il les planta là, dans ce long corridor, et disparut d'un shunpo décidé, en direction de la neuvième Division. Il était hors de question qu'il se présente sans ses atours en sa Division, comme il n'était point acceptable pour lui d'être en retard. Le fait est, que Byakuya n'avait pas non plus le désir de se présenter ainsi au devant du QG de ce Fukutaisho bien trop téméraire et qui allait payer le prix fort.
Une fois sur les lieux, le noble Roku Ban tai Taisho ne se présenta point par la grande porte, mais subtilement par les toits. Ces structures se ressemblaient toutes et il n'était guère difficile de ne point reconnaitre certains bureaux. Profitant d'une fenêtre ouverte, le chef de clan s'y faufila telle une ombre, et se dirigea vers sur ce qui lui semblait être l'office du Fukutaisho des lieux. Son reiatsu était parfaitement masqué, tandis que sa respiration était des plus lentes et profondes, comme pour canaliser un calme olympien.. bien feint. Car en vérité sa colère était grande...Ce genre de vol n'était pas pour lui plaire et le fait que cet être ait voulu le maîtriser lui...était quelque chose d'inqualifiable. Sa main droite et gantée s'abattit sur la poignée de la porte qui lui faisait désormais face et la fit plier pour pénétrer dans la pièce....vide. Une lueur vint zébrer son regard avant de se teindre à nouveau de neutralité, alors qu'il refermait la porte derrière lui, et vint se placer vers la fenêtre. Il n'avait qu'a attendre après tout.
Autre part..
Indestructible Hisagi qui dans ses tâches interminables, vaquait à ses occupations sans broncher ni faire part de la moindre plainte. Pourtant, ce n'était pas chose aisée que de veiller à ce que chacun de ses hommes fassent le boulot tels de parfaits soldats. La sécurité intérieure n'épargnait guère son temps, et manque de chance, il n'y avait rien à sécuriser si ce n'est des lieux vides de danger. Le Fukutaisho lui-même en était soulagé, mais pas ses subordonnés, s'impliquant à fond pour garder sans bouger d'un pouce.. le désert.
Ce n'était pas facile tous les jours, et le moindre mouvement suffisait à les émoustiller plus qu'autre chose. Quant à leur supérieur, qui devait outre son travail, occuper des tâches qui incombait à un Capitaine, il ne chômait jamais et n'avait par ailleurs cure du reste. Cependant, sa matinée s'était vu ébranlée chaque minute par des images, de frais souvenirs, des sensations et des regards. Kuchiki Byakuya ne l'exceptait pas, c'en était plus que difficile à supporter. Il avait eu la présence d'esprit de conserver le Kenseikaan en lieu sûr et s'en servait comme moyen d'échange contre sa survie. Braver un fier Taisho de souche noble s'avérait être plus dangereux que combattre cent hommes aux yeux du brun ténébreux. Enfin, pour l'heure...
On louangeait Hisagi Fukutaisho pour sa force intérieure et sa contagieuse quiétude, il en devenait presque un symbole à envier. S'ils savaient pourtant que celui-ci souffrait d'un manque affectif énorme. Il ne vivait que pour servir sa division, et en oubliait le reste. La raison pour laquelle il s'était comporté tel un fauve affamé hier s'appuyait, nonobstant les circonstances, sur ce manque qui s'avérait être pénible pour le jeune homme. Et durant sa courte matinée, il se ressassait la scène d'hier. Sans avoir subi un quelconque courroux sans doute essoufflé par une fatigue harassante, le Kuchiki Taisho n'avait pas eu la force de le repousser suffisamment pour calmer ce trouble émotionnel dont faisait anormalement part le supérieur de la neuvième division.
Toutefois, il se sentait bel et bien apaisé, consolé et satisfait.. Effectivement, les bras protecteurs, souverains et réconfortants de Byakuya l'avait bouleversé jusqu'à son âme. Pourquoi les shinigamis ne s'octroyaient pas le droit, le pouvoir, la possibilité de chérir un être de choix ? Hisagi serait éternellement soldat sans ayant au préalable connu ne serait-ce qu'un quart des joies de l'amour. Seul l'amitié qu'il conservait avec Kira, Matsumoto, Renji, Iba et le Taisho Komamura lui permirent de réchauffer son cœur, d'éloigner l'envie de se corrompre ou de choir face aux exigences du Gotei 13.
Une heure encore, et c'est tout une armée prête à répondre au moindre danger qu'il avait formé, comme tous les jours. Il était maintenant heure à retrouver la chaleur et intimité de quatre murs pour offrir le reste de son temps à œuvrer pour sa Division. Pâle journée lorsqu'un soir paraissait être l'un des plus intrigants de sa vie. Une obsession allait bientôt étreindre son cœur bétonné. Quelques pas encore finalement pour raccourcir le chemin menant jusqu'à son bureau et il s'immobilisa. Voilà bien un reiatsu que ce dernier n'avait pas ressenti depuis.. seulement quelques heures. L'aura d'une personne qu'il pouvait reconnaître entre mille. Kuchiki Byakuya…était dans son bureau et ce n'était pas sans le perturber…ou l'amuser.
Car au fond, ce cher taisho serait bien incapable de le réduire en bouillie sans retrouver son précieux Kenseikaan. La torture pouvait avoir son content dans l'histoire, mais il semblerait que ce genre de pratique passent au dessus du Capitaine. Alors, que lui réservait-il.. ? Sans plus attendre, il prit les devants et fit doucement coulisser les portes avant de pénétrer la pièce, pour y trouver ce qui se trônait au beau milieu de la pièce : La silhouette ombrageuse et altière d'un bel homme. Ténébreux s'il en est, lui ne se départit guère de son assurance, et le salua brièvement avec respect avant de prendre place devant son bureau. Il se souvenait à merveille de sa soirée avec lui, et attendait l'ire de ce compagnon d'une nuit tout en prenant place avec une insolente désinvolture. Son allure n'était pas négligée, mais il desserra ses ceintures pour écarter les pans de son shihakusho, le tout devant ce maître marbré. D'une voix qu'il voulait pleine de sûreté, agrémenté par une pointe d'une douce espièglerie, il annonça :
- Vous aurai-je manqué pour que vous daigniez venir dans mon Bureau, Kuchiki Byakuya ?
Sans kenseikaan, il n'était à ses yeux… que Kuchiki Byakuya, puisqu'il semblerait que cet instrument serve à définir le statut de cet homme bafoué par un impétueux manant. Et il posa un regard indifférent sur ce qu'il devait tamponner et signer pour le transmettre à ses supérieurs.
.....
Hisagi avait encore une fois oser... l'appeler " Kuchiki Byakuya". Le noble bien que de plus en plus agacé en son for intérieur, n'en démontrait rien si ce n'est que ses traits paraissaient un peu plus pâle qu'a l'ordinaire. Ses yeux se plissèrent partiellement tandis que le ton de sa voix se fit atone et glaciale :
" Je ne savais pas que la familiarité vous était acquise envers ma personne Hisagi Fukutaisho. Oublieriez vous vos prérogatives et la façon de saluer l'un de vos supérieurs? Quand à ce qu'il s'est passé en cette soirée, ne croyez pas que vous vous jouerez de moi plus longtemps. Je sais parfaitement que vous posséder une chose qui m'appartient de droit, et je vous conseille instamment de me la remettre. Je ne vous permettrai pas de souiller mon honneur. "
Sur ses mots, le noble Taisho, se rapprocha du bureau, le regard plus pénétrant que jamais sous cette posture digne, ayant pour seul défaut, cette chevelure un peu éparse et pourtant soignée, qui lui retombait librement et outrageusement sur le visage. Cela lui conférait une allure bien plus jeune, tout comme la veille, sauf que les traits de la fatigue s'en étaient retirés. La colère était maintenant bien présente en son être, bien que canalisée par un exercice respiratoire des plus avisé et profond, son coeur battait régulièrement et lentement en sa poitrine, parfaitement caché sous le haut de son kimono, renforcé par cette écharpe qui était un autre symbole de sa noblesse...Ce fukutaisho l'aurait il aussi omis ?... Le souvenir de ce baiser volé revint frapper son esprit si rationnel...l'image d'Hisana se mira..puis s'évanouit pour prendre l'aspect de ce visage tatoué...ce baiser lent...doux... cette odeur rassurante..enivrante..la douceur de cette chevelure sombre entre ses doigts. Byakuya dut fermer ses yeux un court instant, peut être un peu trop rapidement pour paraitre naturel, afin de chasser cette image odieuse... et reporta son attention bercée d'indifférence et observant une placidité parfaite sous ce regard polaire :
- Où avez vous caché mes Kenseikaan, je ne le quémanderais point une seconde fois, sachez le.
Le noble Roku ban tai Taisho planta son regard anthracite en celui du Fukutaisho tout en se penchant en avant, ses deux mains gantées s'appuyant sur les rebords du bureau, faisant fi des dossiers. Son visage si indéchiffrable, malgré un courroux certain, n'était plus qu'à quelques centimètres de cet homme qui depuis la veille, semblait être sa némésis.....reniant le mot....désirable. Ses lèvres se mouvèrent une fois de plus, préférant sur ce même ton sans vie et pourtant redoutable et sans appel :
- Je le récupèrerai par le fer s'il le faut et je doute que vous soyez gagnant, je me trompe?
Comment dire, Byakuya attisait le jeu sans le vouloir. Mais, ceci n'expliquant pas cela, Hisagi Fukutaisho dût reconnaitre qu'il manquait cruellement de politesse vis à vis du beau Noble, et se voyait d'ailleurs dans une meilleure situation qu'à laquelle il s'attendait. Les prunelles du jeune brun à lueur brumeuse coulèrent sur cette silhouette rassurante et à la fois austère, pendant qu'il détailla impudemment le visage du Kuchiki, dissimulé partiellement par de sombres mèches liberées de son étau.
- Toutes mes excuses, Kuchiki.... Taisho. Il va sans dire que ceci ne se répétera plus.. si vous ne m'en donnez plus l'occasion, bien-sûr.
Et là, il lui jeta un de ses regards des plus éloquents, qui parlaient d'eux-même. Mais que voulait-il dire pourtant.. Que c'était Kuchiki Byakuya le provocateur ? Ce dernier ne devait sûrement pas se rendre compte de son physique à tomber par terre, ni de cette attraction qui agissait sur quiconque osait s'intéresser à lui. Et Hisagi était attiré par l'idée d'avoir un nouveau Taisho. Mais ce caprice n'était qu'un rêve éphémère impossible à ne serait-ce toucher du bout des doigts pour s'en satisfaire. L'assaut de ce souvenir, où ils eurent echangé un si tendre baiser lui fit de nouveau fermer les yeux, l'ébranlant au plus haut point, tandis qu'il tenta de paraître imperturbable sous le courroux etouffé de cet homme.
Malgré tout, il rouvrit ses sombres mirettes... Et son attirance s'accentua à brûle-pourpoint, tortillant ses tripes sous le regard ombrageux.. et de feu du Taisho lorsqu'il avança son visage du sien, ses cheveux s'écoulant doucement de ses épaules pour venir pendre avec grâce dans le vide. Comment pouvait-il dans ces circonstances se concentrer sur ce qu'on appelle des menaces fielleuses alors que ses yeux demeurèrent rivés imperceptiblement sur des lèvres qui s'agitaient.. des lèvres qu'il avait goûté hier sous le coup de la curiosité.. de l'audace. Maintenant, il se sentait prisonnier de ses envies, et ne pouvait même plus en abuser sans quoi il allait se faire emprisonner pour de bon.. ou se faire virer.
- N'allez vous pas souiller un peu plus votre honneur...
...Ses yeux replongèrent dans ceux de son interlocuteur bien trop proche à son gout pour se tirer définitivement de la vision de cette bouche exquise...
...Si vous ébruitez le fait qu'un Fukutaisho vous a volé votre Kenseikaan, après avoir passé une nuit avec lui ?" lui disant par là qu'ils avaient dormi ensemble...
De toute évidence, Hisagi ne voyait qu'une solution pour s'en sortir sans trop de dégats : accéder au chantage. Puis, ce problème venait à ne plus en être un lorsqu'une idée risquée mais appuyée germa dans son esprit devenu en ces temps echauffé. Pour le moment, il ne dit rien afin d'observer à loisir le visage de cet être si admirablement charismatique, imposant, et diablement sensuel dans sa gestuelle qui finissaient par rendre le Fukutaisho dans un drôle d'état, à défaut de pouvoir quoi faire dans une telle situation. Lui-même regrettait amèrement d'avoir connu pareilles circonstance le soir d'avant, mais fut bel et bien contraint d'accepter un regard aussi mauvais juge que celui de Byakuya.
- Je crois qu'il serait dommage de m'attaquer ici pour .. un objet .. ? Ainsi que d'éventer notre histoire. Car hier, vous avez aimé m'embrasser. Et, j'ai aimé vous savez ...
Il riva son regard vers un ailleurs possible de masquer - mais en vain - son embarras quant à cette étreinte qui chaque minute le hantait. Il dût alors se redresser pour ne pas tenter le diable et l'embrasser de nouveau, ainsi que de faire preuve de violence pour avoir ce qu'il voulait. Maitriser un tel fauve ne lui était pas aisé, c'était peu de le dire.
- Je vais donc vous y conduire, Kuchiki Taisho.
Il se détacha de lui avec cette même désinvolture qu'il empruntait tout le temps, avant de diriger ses pas bien fermement vers la sortie de son bureau.
- Suivez-moi.. Nous passerons par les sous-sols.
Bien que retentissant, le grand Noble se décida finalement à le suivre...Evidemment, il rétorqua dans un verbe soigné dans l'idée de contrer les accusations que lui portaient le Lieutenant, tandis qu'ils arpentèrent aussi silencieusement que respectueusement la forme rugueuse des étroites bordures, les sous-sols du Seireitei. Jouer à un jeu dangereux rendait la situation galvanisante, plus pour Hisagi que pour un Byakuya prêt à bondir sur sa proie au moindre faux pas. Lorsque ce même Roku ban tai Taisho d'ailleurs avait subtilement rapproché son visage du sien dans l'idée de l'intimider, Hisagi avait bien failli s'emparer de ses lèvres, ce qui aurait eu pour effet d'aggraver certes la situation, mais de s'en amuser tout aussi. Quelques fois son profil apparaissait en tournant la tête dans l'idée de s'assurer de la bonne volonté du fier Taisho qui ne supportait pas vraisembablement qu'on lui tienne tête. Mais sa dignité, laquelle il empruntait avec superbe, écrasait toute idée le déshonorant. Il vit enfin des escaliers montants, et les gravit sans plus tarder...
Ils pénétrèrent une pièce toute petite et bien sombre dans laquelle on étouffait de chaud. Hisagi, tout sourire aux lèvres, prit bien soin de refermer derrière le grand Kuchiki qui avait quand même bien voulu rentrer dedans.. après tout, que pouvait-il lui arriver. Et quand bien même ?
Alors qu'il avait voulu ouvrir la lumière, celle-ci péta - du pur hasard évidemment. Ou pas. Mais dans l'immédiat, il sentit comme une vague de pression lui ébranler l'âme, et pivotant sur lui-même, il lâcha d'une voix qu'il souhaitait contrôlée :
- On va devoir chercher dans le noir finalement.
Un sourire s'effila sur son visage invisible et foncièrement obstrué par l'obscurité, et le laisser deviner semblait plus grisant pour Hisagi qui commença à faussement farfouiller dans le coin. En revanche, il ne fut pas rassuré quant au comportement du Capitaine. Il n'allait certainement pas se mettre à chercher. Il avait aussi fait exprès de fermer à clef sans que ce dernier ne se rende compte, et effectivement, il jouait un jeu bien dangereux. Mais leur baiser l'avait tout bonnement decidé à aller aussi loin, persuadé que Byakuya avait aimé l'embrasser. Qu'il s'agisse de sa feue compagne ou non, il lui avait offert quelque chose qu'il n'avait pas ressenti depuis bien trop longtemps. Etait-ce véritablement un pretexte pour avoir avec lui un supérieur et subir quelques ordres... ou bien une toute autre envie qui lui fourmillait dans le dos. Il n'entendait malheureusement aucun bruit, à prioris, et se redressa, ne cherchant pas du regard l'impossible, puisque noyé dans les ténèbres... Qui plus est, il faisait humide et chaud... Quelle idée finalement de l'avoir mené ici si ce n'est lui parler, s'excuser de la soirée d'hier, lui voler un dernier baiser ...et lui remettre le Kenseikaan qu'il savait en sureté. Mais peut-être pas forcément en ces lieux.
- Vous ne .. cherchez pas ?
Byakuya commençait sérieusement à se dire que tout cela n'était que mascarade, et n'aimait guère les gestes un peu trop tranquille du fukutaisho de la neuvième Division. Tout ceci était bien trop....intriguant. Cependant sa fierté et la confiance en ce qu'il était ne lui faisait point redouter la situation. Quand bien même ses cheveux lui barraient la vue de manière effrontée, il n'était pas moins Kuchiki Byakuya. Senbonzakura teintait un peu à son flanc, sous ce silence.. Plongé dans un noir total... Byakuya éleva la main au devant de ses yeux...mais c'était à peine s'il pouvait la distinguer. Son coeur s'était un peu resserrer en sa poitrine, laissant transparaitre une pointe de peur, qui le mit en alerte. Simple réaction instinctive qu'il enrailla bien vite, sous un simple et discret exercice de respiration. La frustration revint bien vite au galop, ne concédant toujours pas que l'on puisse cacher ici un tel objet et se permit enfin un simple rebuffade envers Hisagi qui avait le toupet de lui reprocher de ne rien chercher?
" Restez à votre place Hisagi Fukutaisho. C'est à vous de le rechercher et non à moi. Je ne conçois point que vous ayez osé placer ce qui n'est pas vôtre dans un tel endroit aussi mal entretenu."
Sans le vouloir, alors qu'il se détournait vers l'ouverture, désormais close, leurs vêtements se frôlèrent, et quelques cheveux sombre de notre taisho vinrent chatouiller la joue d'Hisagi, alors que sa main droite se posa irréfutablement sur la poignée. Le contact était froid, malgré la chaleur presque étouffante des lieux. D'ailleurs une perle de sueur était survenue sur le haut de sa tempe, et sa gorge s'était asséchée sous le carcan de son écharpe. D'une gestuelle concise, il exerça une pression, mais la porte résista..Ses yeux se plissèrent légèrement, avant de retenter l'expérience et pour finir ses pupilles se réduisirent en son regard..les sourcils haussés sur son front, baigné par la stupeur. Son coeur crut d'ailleurs en rater un battement, lorsque son esprit si cartésien dénota le fait..qu'ils étaient bloqué ici.
- Qu'est ce qu....
Sa voix atone et un peu déformé par la surprise, s'interrompit..ne se reconnaissant point là sous cette expression. Son regard anthracite se voila un instant, obligeant ses muscles et sa respiration à se détendre. Une fois fait, le noble délaissa enfin la poignée, pour se retourner vers Hisagi qu'il ne pouvait pas encore distinguer sous ce rideau si sombre...Il avait chaud, terriblement chaud, et ce n'était guère le moment de se laissé tromper par les apparences. Il y avait trop de coïncidences pour que cette situation soit si peu réelle. Byakuya tenta de s'approcher, en se fixant sur le reiatsu du Fukutaisho.
Mal lui en prit cependant car il il buta sur un objet qu'il ne pouvait point identifier, et vint choir vers l'avant, s'agrippant par réflexe à quelque chose de vivant...chaleureux..un rappel ...une réminiscence. Ce corps qui n'était autre qu'Hisagi ne vacilla pas, et cela lui permit de se redresser..mais ne relâchant toujours point sa prise...le souvenir de cette nuit.. cette sensation de bien être, alors qu'il dormait lui revint aussi vivace que s'il l'avait vécu. Ce souffle chaud sur son visage et ses lèvres sur les siennes. Le Lieutenant dût retenir assez adroitement le Taisho qui se retenait à lui, au niveau de ses hanches, faisant bouillir son bas-ventre. Une sourde envie de l'enlacer tendrement empêchait Hisagi de réagir, se tâtant bêtement.. sachant pertinemment que s'il essayait, il se ferait repousser. Et quand bien même.. Pourquoi ne s'y oserait-il pas ?
- Byakuya..
Lui-même se mit à écarquiller les yeux en se rendant compte du malheur qu'il avait eu de l'appeler par son prénom. Son vis-à-vis se recula véhément et lui chatouilla une fois de plus le nez de par son odeur.. de ses cheveux noirs de jais. Sans le comprendre pourquoi, une sensation froide s'empara de son coeur, et l'expression du visage d'Hisagi prenait une tournure peinée et desespérée. Il se maudissait de nourrir un espoir aussi fou, alors qu'à l'origine, il n'était que Hétéro. Que lui prenait-il alors de fantasmer ne serait-ce que quelques secondes sur le physique du Taisho le plus inaccessible du Gotei 13. Douce ironie du sort...
Soudain, Byakuya pointa du doigt la porte, qui selon lui était au devant de sa personne :
- Hado no yo.....
Mais Hisagi porta sa main directement sur le bras de Byakuya qu'il devinait levé lorsqu'il l'entendit proférer le début d'un sort de Hado, le consternant :
- Attendez ! Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Il y a des produits chimiques ici.. Si vous faites péter la porte...
Encore un mensonge, mais si difficile à déceler qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Ce n'était rien d'autres qu'une réserve. Malgré tout, sa proximité avec celle du Noble le perturba, et se retenant au chambranle de la porte, il tenta de respirer d'une manière plus que convenable. Finalement ils allaient étouffer vêtu ainsi. Par conséquent, il ne vit qu'un moyen de se soulager : se dévêtir. Ses mains se placèrent sur le haut de son uniforme et c'est en de gestes rapides qu'il se dénuda du haut, deserrant même les obis et ceintures sans toutefois faire tomber le Hakama. Un dernier noeud retenait le tout, mais il ne se sentait plus entravé par les tissus. Un profond soupir quitta sa gorge chaude tandis qu'il fit vibrer derechef sa voix virile.
- Que voulez-vous.. Vous êtes incapable de me toucher et de profiter des occasions. Restez ainsi paré et etouffez-vous.
Une pique, on ne peut plus audacieuse. Seulement, Hisagi supportait difficilement le rejet continu de son interlocuteur. Mais devait-il attiser la colère de la sorte ? Pas que cette combine serait préjudiciable pour Hisagi, mais surtout vaine et futile. Peut-être que le seul moyen résidait dans..
- Vous savez, Kuchiki Byakuya. Il va falloir jouer.
C'était sans doute cela, oui. Le jeu. Un jeu brûlant et dangereux, lequel Hisagi lancerait le premier. D'un pas vif, il se rapprocha du Capitaine, non sans se cogner à on ne sait quoi, et l'attrapa par le bras, tandis qu'il l'accosta aventureusement, se collant à lui car son corps le quémandait. Ses lèvres finirent par se poser sur le cou enroulé par l'echarpe du grand Noble, tandis que torse nu, il ne se retenait plus.
- Savez-vous dominer, au moins ?
