Note : Merci à vous deux, chers reviewers. Faut se remettre dans le bain pour celui-ci...et je rappelle que nous sommes deux à écrire cette histoire (Hemosu qui joue Byakuya, et moi qui joue Hisagi). Je vous souhaite une bonne lecture.
Le noble avait à peine froncé des sourcils devant cette appellation si familière. Ses yeux commencèrent à s'adapter à la noirceur des lieux, tandis que cette moiteur devenait... insupportable.
La sueur commençait à perler sur la surface de son cou si pâle, et sa gorge s'asséchait de plus en plus, tandis qu'il fut interrompu par le contact plus qu'imprévisible de cette main qui n'était pas sienne. Quelques mèches de ses cheveux longs lui collaient au front, alors que quelques bribes d'un souvenir fugace et agaçant effleurèrent son esprit un peu trop réceptif sous cette ambiance oppressante.
Ce toucher bien qu'inacceptable, avait une allure de réconfort, et d'abandon. Encore une fois, aucun son ne quitta ses lèvres asséchées, et Byakuya abaissa ses phalanges, rompant ainsi ce contact bien trop familier et outrageant.
Son visage impassible ne s'était point détourné de sa cible, et ses oreilles écoutèrent passivement les quelques mots curieusement trop proches, empiétant sans vergogne cette distance un peu trop intimiste, accentuant un peu plus cette impression de lourdeur "Il va falloir jouer.".."- Savez-vous dominer ?".
Une goutte de sueur s'écoula de sa tempe pour venir choir de manière lasse le long de sa joue, avant de perler sur son menton, puis finalement s'échouer sur son écharpe.
Son coeur battait dans un rythme sourd, et presque percevable par ses propre sens. Le Roku ban tai Taisho, qui bien que silencieux, tentait de garder un calme absolu. Que diable était il venu faire ici.
Cela était de plus en plus irréel et totalement inapproprié. Cet homme se fichait de sa personne, cela ne faisait plus aucun doute. Ses doigts se fermèrent en un poing, malgré la désagréable sensation de moiteur due à son gantelet. Ses paupières se voilèrent brièvement, un peu alourdies par la sueur qui ne cessait de couvrir son corps.
Son souffle était un peu raccourci, mais parfaitement maîtrisé, tandis qu'un froissement de vêtement se fit entendre, comme si l'on retirait un quelconque effet, ce qui parut le cas, car le Fukutaisho l'interpela tout en lui avouant une sorte de réprimande. Ses traits bien que impassibles sous ce noir omniprésent et cette rebuffade si mal venue, et offensante soit-elle, se tournèrent vers Hisagi. Qu'entendait il par " ne point profiter des occasion"..."jouer" ?
- Nani..... ?
Sa voix monocorde avait à son tour perturbé ce silence pesant, alors que la main du Fukutaisho vint s'abattre sans une once d'hésitation sur son bras, et qu'un corps bien trop présent, vint se coller à son être déjà bien trop oppressé. En effet, sous cette action, la chaleur se fit encore plus intense.
Le noble, piqué en son amour propre se retira prestement de cette entrave qui se voulait possessive. Ses mains moites se crispèrent sur les avant bras d'Hisagi avant de parvenir à s'y soustraire, puis recula de quelques pas, le regard pâli par la colère.
Son reiatsu se fit un peu plus intense, malgré le fait néfaste que cela accentuait la pesanteur des lieux. Mal lui en prit car, outre le fait de ne point réellement supporter les lieu clos, sa poitrine se serra sous le carcan de son haut d'uniforme et le souffle lui manqua.
C'est presque maladroitement qu'il put s'adossa à la dureté d'un mur et proféra d'une voix qui se voulait autoritaire et glaciale, malgré la sècheresse qui envahissait son palais.
-Ne me touchez pas, je ne le répèterai pas.
Le souffle de plus en plus court, et maintenant aisément percevable par le Fukutaisho qui l'accompagnait, Byakuya s'évertuait à retirer les gantelets qui le gênaient plus que de raison, avant de tirer non sans une certaine précaution sur son étole qui lui paraissait une entrave certaine pour cet étouffement qui le gagnait.
La panique n'était pourtant pas présente en son être, mais simplement cette sensation que tout lui échappait, que rien de tout ceci ne semblait rationnel. Le chef de clan voulut se redresser, mais ne le put car son esprit se troubla. Une odeur frappa telle une réminiscence ses sens, lui rappelant ce réconfort certain qu'il avait crut ressentir la veille, en sa couche. Une fois de plus sa fierté réfuta cela, avec mépris. Il tenta de prendre une voix atone, qui se fit néanmoins saccadée :
-Il nous faut sortir d'ici....prestement. Je n'aime... pas que l'on se joue de ....ma personne.....Hisagi Fukutai....sho..
Dire qu'Hisagi était joueur était un euphémisme...Contrairement à ce qu'il laissait paraître véritablement. Pourtant, on l'imaginait plutôt reservé et sincère. Et il le restait, même dans le jeu. Il lui fallait souvent une bonne dose d'alcool pour faire tomber le masque, et apparaitre tel un joyeux luron. Kira paraissait plus violent en revanche sous l'effet de la douce liqueur.
Seulement, Hisagi se trouvait en compagnie d'un Capitaine doublé d'un Noble d'apparence insensible. Ce qui n'était en rien comparable avec un homologue tel que Kira.
Le Kyu ban tai fukutaisho avait poussé l'audace et se trouvait désormais avec lui dans une petite pièce bien isolée et confinée, sinon humide. Et quoi de mieux de profiter d'un être aussi calme que Kuchiki Byakuya ? Mais le rejet fut plus vexant qu'il ne l'aurait cru.
Sans savoir pourquoi, plus Byakuya le chassait, plus le Lieutenant se sentait revenir vers lui, animé par le défi... titillé par une pointe de fierté qui le muait vers une audace plus qu'insolente et presque pleine de fatuité. Il ne connaissait pas la pièce, et ne vouait aucun sentiments d'appreciation pour l'obscurité, bien au contraire, mais ce dernier s'était permis de se deshabiller à moitié. De fait, il ne souffrait d'aucun trouble tandis que ce supérieur subissait quelque peu les ravages du confinement, de la claustrophobie même. Hisagi avait dans l'idée de lui procurer un peu de lumière, ou d'ouvrir la porte, ne s'étant pas attendu à ce genre de réaction de la part de Byakuya.
S'il savait combien la facilité était devant lui pourtant. Le seul élément susceptible de lui montrer la verité, et de lui sauver la mise était le kenseikaan.. précieusement retenu dans la poche d'Hisagi, tout simplement.
Malheureusement, Byakuya n'était pas censé le savoir, ni le comprendre..et le Fukutaisho cherchait par tout les moyens de soustraire l'objet du toucher involontaire de son interlocuteur. Un interlocuteur qu'il souhaitait connaître du bout des doigts, et goûter.
Était-ce normal de nourrir ce genre de sentiments à l'égard d'un individu du sexe identique au sien, et qui plus est, un supérieur qui snobait jour et nuit les shinigamis environnants ?
Oui, Hisagi avait peur de ses émotions, il ne comprenait rien... Pourtant, que faire alors qu'il l'avait à sa portée, et qui plus est, presque sous sa coupe. Les paroles de Byakuya le glacèrent quelque peu dans cet environnement cloitré et humide. Hisagi se jouait de lui ? Il le savait plutôt deux fois qu'une.. et se sentait coupable de l'avoir quelque peu malmené.
Il se fit fureur mentalement, proférant quelques jurons bien sentis à son encontre, et ne put s'empêcher de venir en aide au Noble, commençant par lui ôter l'echarpe à une vitesse et une finesse inégalable. Afin d'eviter toute semonce ou attaque surprise du Capitaine, il prenait les devants en opérant très rapidement. L'écharpe était bel et bien un signe de noblesse, qui plus est l'honneur du Kuchiki, seulement en cet instant, il n'en était pas moins un carcan qui devait bien peser lourd.
- Ne vous inquiétez pas. Votre kenseikaan se trouve quelque part dans la pièce et ils vont nous retrouver bien rapidement.
C'est vers la fin de ce semblant de confort verbal qu'Hisagi se rendit compte qu'après tout ceci, Kuchiki Byakuya allait tout simplement le mépriser. Et .. là encore, sans comprendre la raison de son infinie tristesse, il ne voulait pas perdre le peu d'estime que le noble avait pour lui.
Il semblerait pourtant que cela soit vain, maintenant. Le Lieutenant se retrouvait dès lors dans une situation précaire ...par conséquent, il ne lâcherait plus sa proie, sa senestre englobant l'épaule du Capitaine.
- Pourquoi ne devrai-je pas vous toucher, je vous ecoeure à ce point.. ? Est-ce si.. déshonorant.. ?
Une peine indicible lui prit aux tripes. Se sentir si méprisé et dénié - par LUI - le rendit petit à petit furieux. Si la lumière subsistait, il ne serait pas gené pour regarder de haut celui qui s'était assis. La main qu'il portait sur l'épaule du Capitaine se resserra fortement et avant que ce dernier prenne le dessus sur le Fukutaisho, Hisagi ne chercha pas midi quatorze heures, avança son visage vers celui de Byakuya et prit possession de ses lèvres avec une ardeur jamais connue, déclenchant un tourbillon de sensations toutes aussi delicieuses que puissantes.
Il le dévora de ce baiser passionné, goutant ce qu'il pouvait se permettre de prendre, et l'étouffant en contrepartie...Autant lui semblait exalté par ce qu'il ressentait, autant Byakuya était alourdi et semblait malléable tant il était mou. Des mots échappèrent au Vice Capitaine, comblant le vide insupportable :
- Je le savais.. Vous embrassez mal.
Byakuya retrouva ses sens lorsque cette intrusion forcée se rompit, délaissant un Roku ban tai taisho à bout de souffle, et dans une colère grandissante en ce sein si oppressé. Ses sourcils se froncèrent sur son regard anthracite qui d'ordinaire n'exprimait que neutralité et désintérêt. Mais là, si cette obscurité n'était point là, Hisagi aurait pu constater tout le mépris qui animait les entrailles de Byakuya...un sentiment de haine, mais aussi de trouble....quelque chose de profond qu'il se refusait de reconnaître depuis la veille. Une chose que sa fierté ne pouvait point admettre...Cette fierté qui ne voulait point céder à un homme qui s'était introduit en sa couche et l'avait bercé en son sommeil...offert un baisé passionné, rassurant...nostalgique.
Oui Hisagi lui avait donné ce que personne n'avait pu faire jusque là. Un geste désintéressé, une réponse à sa demande plus que silencieuse. Ne plus être seul, ressentir encore une fois ce qu'il ne pouvait plus partager dans la réalité...se sentir vivant jusqu'au plus profond de son être. N'être que lui même et non plus ce qu'on voulait qu'il soit.
D' un geste, il rattrapa le visage d'Hisagi par la nuque, avec fermeté, à l'aide de sa main gauche et desserra encore un peu plus son haut d'uniforme, jusqu'à ce qu'il soit à demi retiré du obi, lui permettant ainsi de mieux respirer. Le noble ressentit le souffle chaud et bien trop dérangeant de ce Fukutaisho lui chatouillant les joue, sous un silence de plombs....Mais c'était si bon..Autant pour lui que pour Hisagi qui ne faisait que penser.. réfléchir...
Kuchiki Byakuya constituait son monde, Hisagi..prit entre les fils de l'amour. Pas de l'amour, mais de l'attirance. On ne pouvait parler d'amour dans de telles circonstances, surtout pour lui qui ne supporterait pas d'aimer unilatéralement parlant une autre personne. Mais le noble s'évertuait sans le vouloir à accaparer toute la personne du fukutaisho qui se faisait de plus en plus prisonnière d'émotions dites nouvelles.. et doucereusement chaleureuses. C'était bel et bien la première fois qu'il vouait une telle curiosité à un être dépourvu de chaleur et d'affabilité.
Tout ce qui comptait pour ce grand et fier Roku ban tai Taisho n'était autre que son rang, son devoir, ses principes. Évidemment, on se demande comment le brun peut en savoir autant sur lui, qui malgré les circonstances, était un maitre de l'indifférence, de la neutralité par excellence mue par un instinct de .. Byakuya ne pouvait-il pas un tant soit peut ouvrir ses mirettes sur ce qui défilait devant lui.. à savoir un soldat aguerri et émérite, cherchant tant bien que mal à assouvir sa curiosité en essayant échec sur échec, puis élaborant stratège sur stratège dans l'idée d'attiser ne serait-ce qu'une once de lueur d'intérêt de la part de celui qui le rendait.. comment dire...hum.... toute chose ?
Hisagi était complètement et irréversiblement intrigué par l'être unique au devant de lui qui soutenait une respiration difficilement tolérable dans ce genre d'endroit, surtout que l'investigateur de cette atmosphère lourde consistant sans mal à atteindre un point faible inconsciemment enclenché par l'entreprise d'Hisagi, ne souhaitait qu'offrir à sa question, à savoir pourquoi il souhaitait s'abreuver de la personne de Byakuya, une réponse.. une simple et regrettable réponse qui malheureusement prenait un interet lourds de conséquences, autant pour lui que pour son homologue, qui pour l'heure suintait le malaise.
Hisagi aurait voulu l'alléger en lui ôtant ses habits, mais cette idée le fit imperceptiblement rougir de délice, quand vint soudaine cette main à laquelle il n'avait cru consentante, se poser sur sa nuque pour l'inciter à s'approcher du corps diablement chaud de son vis-à-vis.
Et là, son cœur fit un grand boum en son intérieur, bondissant à travers la paroi cherchant irrésistiblement un moyen de fuir l'étau qui se resserrait autour de lui. Non, il ne comprenait pas.. Hisagi était perdu et d'ailleurs, foncièrement éperdu par ce que lui offrait le Noble et austère compagnon qui lui servait de maitre en matière d'indifférence.
Il ne réalisa pas tout de suite que le grand Byakuya daigna, en plus de s'intéresser à lui, l'aborder avec une tendresse jamais décelée chez lui, ni même imaginée ! Ce qui suivit le martèlement de son coeur fut un bredouillement inintelligible, lamentablement écrasé par la bouche délicieuse et de velours de ce conjoint doué en la matière.
Doué dans ses baisers. De toute évidence, le plus jeune l'avait blessé dans son orgueil, c'était victorieux qu'il sortit de cette confrontation inopinée, cette fois-ci. En revanche, il perdit complètement contenance et se laissa aller à ce tourbillon de sentiments qui se déchainèrent en son sein, en son for intérieur, lui nouant plus que douloureusement son estomac.
Les yeux consciencieusement fermés afin de se donner pleinement à lui, car c'était là tout le but de sa manœuvre, cherchant de fond en comble à aiguillonner l'ego démesuré du grand Capitaine pour assouvir - ensuite- ses pulsions dues à une soif d'assouvissement et de satiété, Hisagi savourait presque amoureusement cette étreinte humide, faisant se déchainer en lui son coeur qui battait à tout rompre. Il ne tenait plus et dut supplier qu'il arrête ce baiser avant de ne pas sombrer dans.. dans cette étrange sensation qu'un baiser pouvait engendrer.. et qui plus est des sensations, la naissance de sentiments totalement inconnus en ce qui le concernait.
Les lèvres de Kuchiki se délièrent enfin, et proféra d'une voix qui se voulait maîtrisée et atone, malgré sa courte respiration :
- Ce n'est pas ce que vous avez soumis cette nuit.
Ses doigts se contractèrent un peu plus sur cette nuque, imposant Hisagi à rester proche de son propre visage.
La température des lieux était un peu plus élevée, et les muscles de son bras ainsi tendu, en tremblèrent. Ses paupières un peu lourdes voilèrent ses orbes ombrageuse, alors que poussé par la déraison qui s'installait en son esprit fatigué, oubliant ce malaise causé par cette noirceur trop imposante....Byakuya rapprocha de lui même ses lèvres de celle de cet homme qui semblait vouloir le rabaisser, et de le provoquer, lui rappelant de ce fait...un souvenir qui concernait Renji.
Ce fameux jour où ses crocs avaient fini par l'atteindre.
Leurs bouches se frôlèrent dangereusement, tandis que leurs souffles s'échangeaient dans un rythme totalement différent. Celui du noble était court et rapide, tandis que celui d'Hisagi paraissait bien plus lent et tranquille. Ses cheveux lui collaient au front de manière désagréable, tandis que de fines perles de sueur soulignaient son visage si pâle et impassible à nouveau. Ses lèvres blêmies par cette ambiance bien trop feutrée, s'entrouvrirent afin de s'appuyer avec une douceur presque voluptueuse sur celles de cet homme, encore une fois, tandis que sa langue quémandait son entrée...Une fois à l'intérieur de cette bouche, elle vint flatter sa compagne avec lascivité et sensualité, la guidant dans une dance des plus douces, offrant même un faible sentiment de tristesse.
Lorsque tout ceci cessa, la main du noble se retira de cette nuque qui n'était point sienne, et recula son visage, retenant une respiration certes courte, mais contrôlée afin de ne point la rendre bruyante...alors que l'air lui manquait affreusement, que cela en était étourdissant. Cependant c'est avec une pointe de fierté et de manière hautaine qu'il formula à haute voix :
- On n'embrasse pas un noble sans conséquence.
Le fait est, qu'il voulut à nouveau se mouvoir, mais ne le put, car Hisagi l'en empêchait tout simplement. Son esprit et sa raison se livraient un combat en son for intérieur.. le pourquoi de cette action, le pourquoi de cette parole...
Peut être parce qu'il voulait retrouver ce contact de la veille..parce qu'il voulait lui démontrer qu'il embrassait mieux que bien, car un noble se devait d'être brillant en tout.. ou tout simplement parce qu'il voulait lui reprendre ce baiser volé.
- Cessez de jouer avec moi et rendez moi mon Kenseikaan, rendez moi mon honneur.
Le sang d'Hisagi bouillonnait, la chaleur n'y aidant pas, et malgré la désinvolture, laquelle il souhaitait afficher tous les jours que dieu faisait, il dût se rattraper à un pan de la table pour ne pas chavirer stupidement. Une joie ineffable s'accouplant à une peur indicible oscillèrent en son esprit, et force était admettre que les conséquences dont parlait si sérieusement le beau ténébreux Kuchiki lui fit plus que de l'effet, l'émoustillant à un point subliminale. Jusqu'où dériveraient-ils, ensemble, sans l'appel de l'extérieur, sans plus rien si ce n'est leur présence respective et à proprement parlé.. chaudes de sensations.. assoiffées de sens ?
Le brun aux cheveux courts allait perdre pied et déglutit avec une peine visible que le noir s'évertuait à dissimiler au grand soulagement du jeune homme, lorsqu'il lui somma de lui rendre ce qu'il ne souhaitait pas lui donner tout de suite. Pas après ce qu'il lui avait offert. Non, non et non ! Comment osait-il d'ailleurs, ayant piqué à vif, et c'était le terme, le désir incandescent du jeune homme ? Un désir qui malgré les apparences voilées, s'agrandissait de minutes en minutes..et s'instaurait dans chaque cellule de son coeur, voire même de secondes en secondes face au chamboulement émotionnel que faisait naitre cet interlocuteur.
- Et quand bien même je vous le rendais maintenant, tant est déjà que je puisse le retrouver dans ce trou à rat noyé dans l'obscurité, on restera tous les deux enfermés là, assaillis par la chaleur étouffante.
- Ma seule consolation me concernant est votre baiser, je dois bien admettre que, somme tout, vous exceller dans ce domaine, Kuchiki Byakuya..
Un soupire égaya le bref silence de la pièce, tandis qu'il ironisa subtilement:
- Mais je doute que le reste suive.. c'était bien là des éloges éphémères.
Et peut-être était-ce finalement le cas. Au fond, le concerné aux allures hautaines n'avait donné ce qu'il escomptait offrir et non ce qu'il était en mesure de donner.
Un enfoiré de première en somme qui faisait perdre les moyens au manant d'antan qu'il était. Pourtant, une sourde envie de lui crier son attirance au visage, et de gouter à cette nouvelle expérience qui lui pendait au nez, comme si elle paraissait fraichement acquise, le frustra d'emblée. Lui-même se sentit maladroitement alourdi par l'épuisante boule de chaleur suintante qui rendait faibles les deux hommes presque incapables de se mouvoir de manière à ce que ce soit limpide.
près avoir vécu dans une grande solitude, après avoir connu ce contact qui le faisait frémir rien qu'à l'idée d'y penser.... et le faisait trembler rien qu'à la simple possibilité de s'abreuver de sa convoitise au moins une seconde fois comme pour éveiller ses sens .....outre le fait de se sentir vivant.. désiré.. aimé un tant soit peu, il lui était tout bonnement impossible de reculer et de s'excuser. De quitter cette pièce sans demander son content ..! Il le voulait.
Quand bien même ce grand et beau loup stagnait dans le vide à attendre que le train passe, Hisagi prit son courage à deux mains, et lui fit un simple croche patte qui eut bien évidemment l'effet escompté. Byakuya s'était raccroché à lui, quoi de plus normal face à ce geste d'une bassesse infinie, mais o combien doué de promesses d'affinités tout aussi fortes qu'intéressantes à élucider. Ceci lui permettant ainsi à Hisagi de tomber, et de prendre le dessus sur ce corps, mélangeant son souffle chaud au sien..
- J'ose espérer que vous m'aimez bien.. même après ses erreurs qui ne font que s'accumuler, raillait-il avec une troublante tendresse. En parlant de ses propres erreurs, à commencer par s'intéresser à un Capitaine, qui plus est le plus froid de tous.... Quel bon choix, assurément ! Et on ne raconte pas non plus la voie parsemée d'embuches cherchant à barer la route à l'impétueux mais non moins sexy Kyu ban tai Fukutaisho.
Très sérieusement, sa vie se résumait-elle à demeurer derrière un bureau et à donner des ordres à des subordonnés certes intègres et prometteurs, mais loin d'être aussi attirants que Byakuya qui l'enflammait maintenant, sans savoir d'où provenait la source ? Il semblait malgré tout que ce dernier ne soit pas totalement indifférent au jeune homme, ce fut bien là l'unique bonne nouvelle de la matinée, tandis que son ventre se retournait en sentant tout près de lui des lèvres plus que désirables à sa merci. Pourtant, il hésitait..il hésitait terriblement.. De peur de se faire rejeter, encore et toujours...
- Pouvez-vous encore assurer ?
