Voici la suite, chers lecteurs ^^ Ici encore, beaucoup de choses sont inspirées de prime abord par FMA, mais certaines choses sont totalement inventées par moi-même, pour faire avancer mon histoire. Bonne lecture.

(toujours Hikaru no Go op 2 pour le générique de début^^)

Episode 2: Ces visages si familiers.

«La voilà, Madame Rosso. Je l'ai amenée vivante, comme vous me l'aviez demandé.

C'est très bien Burst. Voyons cela, elle va sûrement nous être utile.»

La vieille dame était terrorisée. Elle regarda autour d'elle. L'endroit semblait être une bâtisse en ruine, qui avait subi un violent incendie peu de temps avant. Des livres et divers objets calcinés jonchaient le sol. Le décor était épouvantable. Et quelle était donc cette voix si froide, animée de sadisme? Et cette horrible créature enflammée?

«Q.. Que me voulez-vous? Demanda Noah.

Ah en voilà une qui pose les bonnes questions. Tu vas me faciliter la tâche, et j'irais droit au but. Toi aussi, tu es capable de faire de l'alchimie, n'est-ce pas?»

Noah sursauta. Comment savait-elle? D'un geste machinal, elle serra son drapé au niveau de sa poitrine.

«Je vois, tu l'as encore sur toi. C'est vraiment parfait. Allons, donnes-moi vite ce médaillon!

Il n'en est pas question! Cria Noah. Vous seriez incapable de l'utiliser de toute manière!

Seule, sans doute oui. Mais le secret de ton cher ami vient d'être trahi. C'est sa nièce qui nous a révélé le moyen d'utiliser ce pendentif.

Mais...Comment? Demanda Noah, plus pour elle-même.

Il semblerait qu'il interagisse avec ce cercle de transmutation tracé au sol. J'ai donc besoin du tien pour faire de même.

Hin! Je suis désolée, mais c'est non, répondit Noah.

Ah... C'est dommage, j'avais encore l'intention de t'épargner. Tu aurais pu m'être d'une grande aide... Mais je n'aime pas le ton sur lequel tu me parles.»

Soudain, ses ongles se transformèrent en lances acérées, et transpercèrent l'abdomen de Noah. Cette dernière n'eut pas le temps de comprendre ce qui arrivait que déjà, la vie l'abandonnait. Madame Rosso se pencha sur elle et arracha le collier de sa poitrine. C'était bien le même que celui de la gamine. Elle jeta un dernier regard froid sur la vieille femme recroquevillée, puis sourit et s'avança vers le cercle.

« Burst, Arkibald, nous y allons. Il est grand temps de partir à la poursuite de cette chère petite.»

Ses deux acolytes la rejoignirent au centre du cercle. Burst dégagea deux grandes flammes de son corps brûlant et les propulsa sur le sol. Le cercle réagit à cette chaleur vive, et un instant plus tard, ils avaient disparu. Noah les avait regardé, impuissante, puis dans un dernier souffle, elle laissa échapper son nom.

«Grimm...»


Quelqu'un venait de tirer les rideaux. Sarah fut réveillée par une soudaine clarté, et ouvrit les yeux péniblement. Elle remarqua alors qu'elle était allongée dans un lit très confortable, bien au chaud sous une grosse couverture. Un peu étonnée, elle regarda autour d'elle: elle se trouvait dans une chambre pas très grande, contenant une vieille armoire et une vieille commode. Les murs était pâles et ne semblait pas très solides. A s'y tromper, on avait l'impression d'être dans une petite ferme du Moyen-Age, ou dans une chaumière, si ce n'était la présence d'une élégante décoration. Sarah prit alors un peu de temps pour se remémorer ce qu'il lui était arrivé, et cela l'aiderait sans doute à comprendre comment elle s'était retrouvée là.

«Ah oui, se dit-elle, je me suis évanouie après avoir échappé à ce monstre, et quelqu'un m'a transporté ici sans doute. Mais je me demande bien où je suis.»

Elle se redressa dans son lit, et vit alors une jeune femme qui regardait par la fenêtre.

«Euh...Excusez-moi? L'interpella Sarah»

La jeune femme se retourna, en souriant. Son visage était bienveillant, elle avait de longs cheveux bruns et la peau basanée.

«Noah! S'écria Sarah.

C...Comment connaissez-vous mon nom? lui demanda Noah, interloquée.

Mais... Enfin... Vous m'avez...

Pas du tout, Ed! Je t'assure, c'est écrit là!»

Sa voix se brisa d'un coup. Elle resta immobile, le souffle coupé, ne laissant que ses oreilles fonctionner. Avait-elle bien entendu le nom de «Ed»? Cela pouvait-il être...?

«Allons, une minute Sarah. Calme-toi. Il y a sans doute des millions d'Edward sur cette planète. Et puis, c'est impossible qu'il soit là, pensa-t-elle.»

Pourtant, elle ne pouvait s'empêcher d'éprouver une étrange sensation, ce sentiment d'être en présence d'êtres chers. Et puis, était-ce bien Noah qui se trouvait devant elle, ou bien une femme qui lui ressemblait traits pour traits? Tout cela était irrationnel, et elle s'efforça de reprendre ses esprits. Bien sûr, Edward et Alphonse Elric étaient morts depuis longtemps, et Noah avait vieilli, elle venait d'en être témoin. Tout cela, elle le savait bien. Et pourtant... Pourtant...

«Al! Ce bouquin ne vaut rien du tout! Crois-moi, ce qu'on cherche se trouve là-dedans!»

Cette fois, elle n'avait plus de doute. Ces voix, ces noms, elle bascula à nouveau dans le gouffre de l'incertitude. Elle ne pouvait y croire. Elle se glissa hors du lit. Il faisait froid, elle ne portait qu'une petite chemise de nuit blanche qui ne lui appartenait pas, mais elle ressentait en elle cette petite chaleur, celle qui s'apparente à une trop grosse excitation, mais aussi à une tension palpable, un doute effrayant, ou encore, à la proximité d'un ami, d'un rêve.

Elle s'avança lentement, les jambes tremblantes, passant devant une Noah encore abasourdie, et impuissante. Bien qu'elle lui rappela qu'elle était encore faible et qu'elle devrait resté couchée, Sarah passa outre ses conseils et sortit de la chambre. Elle suivit alors les voix qui venait du dessous. Elle réalisa alors qu'elle était à l'étage, et emprunta l'escalier qui se trouvait droit devant elle. Sarah marchait si doucement que ses jambes, encore fragiles, parvenaient à peine à la porter. Mais elle n'y prêtait aucune attention, elle se laissait presque guider par les voix, les yeux figés, la bouche entre-ouverte. Arrivée devant une porte sous l'escalier, les voix se faisaient encore plus fortes. Le cœur de Sarah battait à tout rompre, ces voix résonnaient dans sa tête comme un vacarme assourdissant. Elle était effrayée, effrayée à l'idée que tout cela était faux, une imposture, ou pire, un rêve. Elle tendit une main tremblante vers la poignée, et après une longue hésitation, la fit doucement pivoter. La porte s'ouvrit, et elle découvrit deux jeune hommes en train de se chamailler au milieu de plusieurs piles de livres. Il s'arrêtèrent net, et contemplèrent la nouvelle venue. Quand ils tournèrent la tête vers elle, Sarah les reconnut immédiatement. Il y avait Edward, avec ses cheveux blonds attachés en queue de cheval, qui la fixait de ses yeux dorés, et Alphonse, ses cheveux châtains coiffés comme ceux de son frère, ses yeux gris se fendant en un large sourire. Alors, sans attendre la moindre réflexion, les forces de Sarah l'abandonnèrent, et elle s'effondra sur le plancher.


Peu de temps après, Sarah était de retour dans ce lit, et quand elle s'en fut rendue compte, elle sursauta, croyant que ce qu'elle venait de vivre n'était qu'un rêve. Elle haleta un peu, puis se tournant vers la droite, elle vit ces deux visages si familiers qui l'observaient, inquiets. Noah se tenait un peu en retrait, une bassine d'eau à la main, une expression un peu angoissée sur le visage.

Sarah n'en croyait pas ses yeux. Alors, ils étaient vraiment là, ces deux garçons à qui elle avait consacrée sa vie entière alors qu'ils étaient morts. Il n'y avait que dans ses rêves qu'elle pouvait espérer leur parler, et voilà qu'ils se tenaient là, devant elle, l'air inquiet pour une fille dont ils ne savaient rien, alors qu'elle savait tout. Elle ne comprenait plus rien. Comment était-ce possible? Elle tenta de se remémorer les moindres détails de ce qu'il lui était arrivé, l'incendie, les étranges personnes qui étaient venu la chercher, le cercle brillant... Le cercle... Elle s'était évanouie, et à son réveil, elle était dans ce lit. Non! Avant cela, il y avait eu ces gens encapuchonnés, c'étaient sans doute Edward et Alphonse. Il pleuvait, elle était allongée sur le sol, un sol de pierre froid, et une lumière bleutée venait de disparaître autour d'elle, de la même façon que le cercle rouge s'était activé. Y'avait-il un lien? Sans doute, mais lequel? Elle avait du mal à se concentrer, car elle sentait les regards intrigués qui l'oppressaient. Elle leva les yeux, mais ce n'est ni Alphonse, ni Edward, ni Noah qu'elle vit, mais un calendrier affiché au mur droit devant elle. 1924? Sarah était sous le choc! Alors c'était ça, elle avait voyagé dans le temps! Elle avait fait un énorme bond dans le passé, et la voici arrivée à l'époque de la jeunesse des frères Elric. Ils étaient là, bien vivants, ne se doutant de rien à propos de leur vie future... Elle ne put retenir ses larmes et, emportée par une vague d'émotions, elle se jeta à leur cou, sanglotant de plus belle. Déconcertés, rougissant un peu, Edward et Alphonse ne surent comment réagir. Ils la laissèrent ainsi, puis s'écartèrent après l'avoir allongée à nouveau. Sarah se calma un peu, quand une sensation de manque la traversa comme une lame de couteau.

«Mon livre! Où est-il? S'écria-t-elle.

-Ton livre? Oh, tu parles de ça?» Alphonse se leva et prit quelque chose sur la petite table devant la fenêtre. Il l'apporta à Sarah. C'était bien son précieux livre, elle remercia Alphonse vivement, et serra l'ouvrage contre son cœur. Soulagée, mais inquiète, elle ne savait plus quoi dire, ni quoi faire. Les deux frères l'observaient avec beaucoup de curiosité. Pour couper court à ce silence, Noah intervint:

«Et si nous mangions quelque chose. Il est près de midi, et je suis sûre que notre invitée meurt de faim!

Tu as raison Noah, dit Edward. Notre amie doit reprendre des forces. Nous aurons tout le temps de discuter plus tard.»

Ils descendirent tous à la cuisine, Sarah ayant prit le temps de se rhabiller. Il flottait une délicieuse odeur sucrée, et Sarah devina à quel dessert ils auraient droit. Ils mangèrent d'abord un excellent ragoût – Ed en raffolait, elle le savait- tout en discutant gaiement. Edward semblait un peu suspicieux, et il tenta d'en savoir plus sur leur invitée.

«Excuse-moi d'insister, mais tu ne nous a toujours pas dit qui tu étais.» Le moment fatidique était arrivé. Sarah reposa sa cuillère, et ne répondit pas tout de suite. Ce serait une mauvaise idée de tout leur révéler, d'autant plus qu'elle s'y perdait encore elle-même. Mais elle ne voulait pas leur mentir, elle savait bien qu'elle pouvait avoir confiance en eux. Elle décida donc de leur dire la vérité, mais le strict minimum.

«Oui c'est vrai. Pardonnez-moi, j'ai subi trop d'émotions je crois. Je m'appelle Sarah Macdowell, je suis historienne et archéologue. Je travaille pour l'Université de Munich.

Oh vraiment? C'est génial comme métier, s'exclama Alphonse. Moi-même, j'envisageais de faire ce genre d'études!

Cela te plairait sûrement, dit Sarah avec un sourire.

Tu viens donc de Munich. Mais que faisais-tu sur le cercle de mégalithes? Interrogea Edward.

Je... euh... eh bien...»

Ce n'était pas le moment de flancher. Heureusement, son métier allait lui être fort utile.

«Je voulais y faire des relevés préliminaires avant d'y entamer une fouille archéologique, dit-elle alors.

Tu penses qu'il pourrait y avoir des choses intéressantes? Demanda Edward, soudain avide d'en savoir plus. Mon frère et moi, on se pose aussi pas mal de questions à propos de ce lieu. Tu pourrais nous apporter ton aide!

Euh... bien sûr, avec plaisir!»

«Mince, j'suis dans le pétrin! J'en sais rien du tout moi, s'il y a quelque chose là-bas. Mais c'est vrai que c'est bien mystérieux. Si je suis arrivée par là, cet endroit doit sans doute constituer une sorte de porte spatio-temporelle. Mais je peux pas leur dire ça, ils vont me prendre pour une folle!»

«Et sinon, comment nous connais-tu? Demanda Noah.

Aie!... Eh bien, c'est simple. Vous êtes tout de même connus à Munich. Beaucoup de gens savent très bien ce qu'il s'est passé lors de la tentative d'ouverture du portail de Shamballa. On entend parler de vous, par-ci, par-là. Vous avez aider les forces de l'ordre à arrêter ceux qui tentaient de faire un coup d'état et de soi-disant utiliser un autre monde. Mais bien sûr, tout le monde sait que ce n'étaient là qu'une utopie, il n'y a pas d'autres mondes, ha ha ha!»

Finalement, elle avait choisit de mentir un tout petit peu, parce qu'elle savait bien qu'il y avait un autre monde, le leur. Et elle était persuadée qu'en cet instant même, Edward et Alphonse étaient sceptiques, mais ils devaient reconnaître qu'elle avait raison, car bien entendu, ce qu'il s'était réellement passé ce jour-là avait été tenu secret. Ed réfléchissait. Il était très possible qu'elle dise vrai; après tout, on avait effectivement un peu parlé d'eux, de la mort de Mme Eckart, de l'arrestation du groupe de Thullé, et personne n'a jamais su qu'Al et lui venaient en fait de l'autre côté du portail.

«Je m'en sors bien, se dit-elle. Mais ça ne va sûrement pas durer...»

«On passe au dessert? Demanda Alphonse.

Je parie que c'est une tarte aux pommes! Tu aimes ça Alphonse, n'est-ce pas? S'exclama Sarah.»

Alphonse acquiesça en la regardant avec des yeux ronds. Encore une boulette de ce genre, et elle sera obligée de passer pour une demeurée. Elle se jura de ne plus faire la moindre remarque de ce genre. Ils dégustèrent alors le délicieux gâteau, puis Noah proposa d'aller en ville.


Leur petite maison se trouvait sur une colline de la campagne entourant la grande ville de Munich, il leur fallut donc prendre la voiture, et Sarah fut étonnée de constater qu'Ed avait amélioré sa conduite. Alphonse et Edward se rendait souvent là-bas pour travailler sur des projets scientifiques et technologiques. Comme dans ce monde-ci, l'alchimie n'existait pas, ils s'étaient habitué à ne pas s'en servir, et leur nouveau hobby consistait à inventer des choses totalement nouvelles, afin de remporter quelques brevets. Ils étudiaient à l'université de technologie, et passaient pour être les meilleurs élèves que cette école n'ait jamais vu. Aujourd'hui, ils avaient justement prévu de se rendre à la bibliothèque de l'université pour y trouver quelques indices qui pourraient faire avancer les travaux de leur nouveau projet. En effet, depuis qu'Alphonse Heiderich était mort, Edward s'était juré de poursuivre son œuvre, car lui seul savait que le rêve d'Alphonse était de concevoir une véritable fusée, capable d'emmener des hommes dans l'espace. Le véritable Alphonse, ayant choisi de rester dans ce monde avec son frère, était emballé par le projet, et désirait plus que tout offrir son aide pour faire aboutir ces recherches, même si, de temps à autres, il allait consulter des livres d'histoire, car le passé de ce monde l'intriguait. Ce qu'il aimait par-dessus tout, c'était étudier l'antiquité, les peuples grecs, romains, celtiques. Tout cela le fascinait. Il considérait qu'après être parvenu à réaliser le rêve de son frère et de son double, il aurait tout le temps de se consacrer à cette science qu'est l'archéologie. Et sa rencontre avec Sarah le motivait davantage, elle avait sans doute un tas de choses à lui apprendre. Il indiqua à cette dernière où se trouvait la section archéologique de la bibliothèque, afin qu'elle puisse consulter quelques ouvrages, pendant qu'Edward et lui feraient leurs recherches. Noah faisait quelques courses. En fin d'après-midi, Ils sortirent tous trois du bâtiment pour rejoindre la bohémienne près de la fontaine. Sarah reconnaissait cet endroit. Cette grande place, ces bâtisses tout autour... La fontaine avait été détruite à son époque, car l'eau avait été contaminée par des gaz toxiques à cause la guerre. A la place fut construit la statue dédiée à Alphonse et Edward, «héros de la ville». Ils décidèrent de faire encore une petite promenade avant de rentrer, et s'engagèrent dans une avenue adjacente.


Trop loin pour s'en douter, ils ne purent savoir que le cercle de mégalithes avaient à nouveau été activé. Madame Rosso sortir la première du cercle, un sourire dément sur le visage. Burst, l'homme enflammé, et Arkibald, le savant fou, la suivirent. Ils se mirent en route vers la ville, car le médaillon semblait être attiré par quelque chose dans cette direction.

«Ils se répondent, j'en suis certain. La fille est là-bas! S'exclama Arkibald.

Alors nous approchons du but. Dépêchons-nous, sinon Elle sera furieuse, dit Madame Rosso.»

Pour des êtres surnaturels, Munich n'était pas bien loin. Pas besoin de voiture. Ils se téléportèrent simplement à l'entrée de la ville, puis ils y pénétrèrent silencieusement.

Il la sentait. Elle n'était plus très loin. Soudain elle apparut. Elle était debout devant un marchand de galettes, avec eux! C'était trop beau!

«Je vais pouvoir non seulement la récupérer elle, mais ils ne tarderont sans doute pas à trouver un moyen de venir la chercher! Je ferai d'une pierre deux coups! Se dit Madame Rosso. »

Alors, ce fut la panique. Burst fit diversion en lançant une boule de feu énorme sur la camionnette du marchand, ce qui la fit exploser dans un bruit assourdissant. Tous les passant prenaient la fuite, et dans la fumée, on n'y voyait plus rien. Sarah avait perdu ses compagnons de vue. Elle courrait en aveugle, les appelant de toutes ses forces, et se guidant à leurs voix quand ils répondaient. C'est alors qu'elle la vit, au milieu de la fumée, et de façon très nette. Ses cheveux rougeoyant, ses yeux bleus glacials, ses griffes acérées. Elle voulut se sauver, mais ses pieds restèrent cloués au sol.

«Ah non, non, non, ma jolie. Personne n'échappe aux pièges d'Arkibald, s'écria le savant fou. Mon champ gravitationnel est directement lié au noyau central de cette planète. Tu ne pourras pas t'en défaire! Ha ha ha ha» Il riait comme un dément, et Sarah était terrorisée.

Soudain, sortit de nulle part, un bras en acier vint frapper le savant en plein visage, le faisant perdre l'équilibre, ce qui lui fit lâcher sa télécommande. La champ s'était dissout, et Sarah prit la fuite. Elle sortit de la zone enfumée, et trouva refuge auprès de Noah et d'Al. Ils entendaient Ed se battre avec le savant, mais c'était peine perdue. Il restait Burst, caché dans un coin. Il surgit et empoigna Sarah qui hurla de douleur au contact de son corps brûlant.

«Bien joué, Burst! Amène-la par ici! Cria Madame Rosso»

Dans le tumulte, elle avait dessiné un cercle sur le sol, semblable à celui qui se trouvait chez l'oncle de Sarah. Alphonse, désespéré, brandit une barre de fer et frappa de toutes ses forces sur la créature de feu. Il n'avait pas d'auto-mail lui, il ne pouvait que se battre avec ce qui lui tombait sous la main. Pourtant, il se battait comme un diable.

«Je ne veux pas qu'on l'emmène! Je la protégerai de toutes mes forces! Pensa-t-il»

Mais rien n'y faisait. Burst n'avait même pas une égratignure. Il emmena Sarah vers l'endroit où se trouvait Madame Rosso, déjà immobile au centre du cercle. Arkibald fut éjecté par Edward, mais il eut le temps de se précipiter auprès de ses compagnons. Alors, comme auparavant, Burst enflamma le cercle, comprimant Sarah dans son énorme musculature. Madame Rosso tenait entre ses doigts le médaillon de la vieille Noah. Il s'illumina, et ils commencèrent à disparaître, sous les yeux d'Ed, Al et Noah, horrifiés et impuissants. Sarah eut juste le temps de comprendre. Seul le médaillon activait le passage. Comment s'en étaient-ils procuré un autre? Elle ne pouvait le savoir. Mais ce n'était pas le moment d'y penser. Elle arracha de son cou son propre médaillon, et le jeta à terre, juste avant de disparaître.

Edward et Alphonse étaient sous le choc, désemparés. Que s'était-il passé? Où l'avaient-ils emmenée? Comment se faisait-il que l'alchimie fonctionne dans ce monde avec eux?

Alphonse vit le pendentif, et se souvint que Sarah le portait peu de temps avant. Il le ramassa.

«Ed, regarde ça. C'est son médaillon n'est-ce pas? Dit-il à son frère en lui présentant le bijou.

Ouais, il me semble bien qu'elle le portait. C'est drôle, il ressemble beaucoup à celui que cette bonne femme tenait.

Mais alors! C'est grâce à ça qu'ils ont pu passer à travers ce cercle de transmutation! S'écria Alphonse.

Oui... Et Sarah a dû s'en apercevoir! Si c'est vraiment le même médaillon, il va pouvoir nous servir. Nous aussi, on va traverser ce cercle.

Oui, je me souviens très bien du dessin. On va le retracer, et nous lancer à sa recherche!

Ok! Noah, Rentres à la maison, et prépares-nous un bon ragoût! Lui dit-il avec un clin d'oeil. Et ne fais pas cette tête, on sera vite de retour avec Sarah!

… Très bien. Soyez prudents! Leur répondit-elle.

Noah rentra se mettre en sécurité. Alphonse serra le collier entre ses mains, et, tandis qu'ils regardaient tous deux l'horizon, il se dit:

«Tiens bon Sarah! Nous allons venir te sauver!»

( Et toujours le même générique de fin, pour ma part bien sûr^^)

Bientôt l'épisode 3: Son secret révélé.