-Intro : Oyé Oyé! Je poste enfin mon chapitre 3! Champagne! Non sérieusement, je suis désolée d'avoir mis autant de temps é_è Mais entre mes vacances, ma non-inspiration, les vacances d'AliceDansLaLune (il faut que je te trouves un surnom d'urgence -') et l'occupation de l'ordi par les australopithèques de chez moi... Vous voyez que c'était pas chose facile. Mais YES! I DID IT ! Donc voilà, enjoyez la lecture mes ptits lous!

(Je rappelle que la version de la jumelle d'Alice, écrite par Celle-à-laquelle-je-dois-trouver-un-surnom, est disponible en magasin. Veuillez chercher dans le rayon «Journal d'une forte tête nonobstant attachante»)

Edit: Pour répondre à Zod'a, merci beaucoup et pour ce qui est de "Lily sexy", certes ils sont un peu jeunes pour dire ça mais la plupart des petits veulent faire comme les grands non? Donc ils utilisent des mots qui "font grands" ^^ Wouala :)

Et horreur! Je me suis rendue compte que je n'avais pas remercié "officiellement" mes revieweuses. Donc merci infiniment à Zod'a, Elea Black, Valouw :), ma pingouiin! et Tsukumishu (ma grande motivatrice ^^)!

Bonne lecture ! :)

Chapitre 3

Le 5 mai :

Allez courage! Plus que deux mois avant les vacances! Je me rends compte que je n'ai pas beaucoup détaillé cette année. Il ne me semble pas avoir parlé de mes matières préférées, j'ai à peine mentionné mes camarades de dortoir et je n'ai pas résumé ce que j'ai appris en cours. Il faut que je me rattrape, comme ça, mes petits-enfants sauront quelques détails de la vie de leur grand-mère. C'est peut-être une idée farfelue, mais j'ai l'intention de garder mon journal et éventuellement de le faire lire à mes enfants et à mes petits-enfants plus tard. Au cas où ils ne soient pas sorciers. Et puis pour voir l'évolution qu'aura connu Poudlard au fil des ans. Enfin bref.

J'adore vraiment la métamorphose, le professeur McGonagall est vraiment sympathique sous ses airs très stricts. Au début je pensais que j'allais bien aimer les potions, et puis en fait je pense que le professeur compte pour beaucoup dans l'appréciation du cours. Je pensais avoir affaire à un professeur complètement dingue, qui ferait tout exploser à tous les cours, qui serait malgré ça adorable et cool dans les notes. Mais j'ai été très déçue de voir qu'en fait c'était un professeur laid, d'une mollesse sans pareille (sûrement pas pour rien qu'il s'appelle Slughorn (slug = limace)) et toujours en train de se tripoter son énorme moustache de morse. Le point positif pour les bons élèves, c'est qu'ils sont invités aux soirées de son club, Le Club de Slug. Enfin positif, parce qu'on y mange bien. Mais le reste de la soirée est souvent ennuyeux à mourir.

La botanique, ce n'est pas très intéressant pour l'instant mais il paraît que dans les années à venir, on va aborder les plantes médicinales donc je pense que j'y porterai plus d'intérêt. Et puis aussi étrange que cela puisse paraître, j'aime bien les cours de vol. Plus tard, je ne tiens pas à entrer dans l'équipe de Quidditch, mais je pense que je demanderai à assister aux entraînements. Je trouve que tous les mouvements que les joueurs effectuent sur ces balais sont vraiment magnifiques. Je pense que je vais écrire un texte là-dessus, et cela pourrait me servir d'excuse pour les regarder évoluer en l'air. Mais je n'en parlerai jamais à personne, Lily hait tout ce qui se rapporte à un balai, et Amalia se moquerait bien de moi. J'imagine d'ici sa réaction «Quoi? Toi? Tu t'intéresses à autre chose qu'à tes petits bouquins chéris? Et à du sport en plus? ..Tu dois avoir de la fièvre, ou quelqu'un a dû te jeter un sort surpuissant». Non, je n'ai pas été ensorcelée, enfin pas tout à fait. Il se trouve que LE mec aux yeux bleus (vous vous rappelez? Celui des feux d'artifices)est le petit frère d'un joueur de Quidditch. Et ce frère là est époustouflant de beauté, de grâce, d'osmose avec son balai et... de toute façon il est trop vieux pour moi.

Bon, revenons à nos moutons. Dans le dortoir, on est 4 filles : Lily Evans, Mylena Charlatana, Delphine Créaise et moi. Lily, bon je crois que j'en ai pas mal parlé, intelligente, sympa même si je l'évite en ce moment. Mylena est d'origine espagnole, elle est très exubérante, sautille comme une puce quand elle est excitée, se nourrit exclusivement de trucs à la tomate, couleur qu'elle prend lors de colères d'une ampleur justifiée (l'autre jour, Delphine s'est servie avant elle et Madame a fait un scandale. Après, il a fallut consoler Delphine qui s'est mise à pleurer à chaudes larmes, et cette fille est du genre à pleurer pendant des heures). Delphine, justement, est assez timide, gentille et effacée. Elle est aussi d'une naïveté flagrante. Tiens, je devrais la présenter à ma soeur, peut-être que celle-ci verra qu'il y a pire que moi. Enfin bref, l'ambiance dans le dortoir n'est pas désagréable, mais elle n'est pas non plus spécialement géniale.

Bonne nuit, je dois éteindre.

Le 7 mai :

Maintenant que j'ai décidé de changer quelques trucs sur mon humble personne, je me sens beaucoup mieux, et plus confiante. Tout d'abord, en suivant les premiers conseils de ma soeur, je vais me maquiller. Oui, vous avez bien lu. Mais attention, pas outrageusement comme certaines catins... camarades! Juste un peu de gloss transparent et un coup de mascara, c'est amplement suffisant. Et je vais essayer de varier mes coiffures, aujourd'hui j'ai opté pour une queue de cheval haute, avec quelques mèches de devant qui restent libres. C'est la plus pratique, et vu qu'on a Soin aux créatures magiques avec le professeur Brûlopot, il y a souvent de l'action et il faut courir vite en pouvant voir où on va. Fin prête, je suis sortie du dortoir et me suis heurtée à Lily. Génial. Quelle excuse allais-je pouvoir inventer? Mince mince mince pourquoi est-ce que je n'avais pas le talent de ma soeur pour inventer des mensonges très plausibles en deux secondes? La vie est injuste.

« - Ah enfin je te trouve! Bon alors tu vas m'expliquer ce qui se passe.

- Euh...il se passe rien qu'est-ce qui te fais dire ça?

- Oh, à tout hasard, le fait que tu m'évites comme la rougeole depuis une semaine!

- Ça fait pas une semaine, ça fait 5 jours... * pourquoiiii avais-je dit ça?* Et hum... je ne t'évites pas plus que ça tu sais. *raaaah mais tuez-moi!*

- Pas plus que ça...

- Non mais écoute oublie ce que je viens de dire c'était stupide. Et je t'évites parce que ... euh j'ai mes règles. Et environ une fois par an, mes règles me rendent asociale.

- Tu te fiches de moi hein?

- J'aimerais mais malheureusement c'est la vérité. Et tu vois, pour ma soeur c'est l'inverse. Elle est insociable toute l'année et sympa environ une fois par an. Avec les autres, s'entend. Avec moi elle est différente. * Mais pourquoi m'étais-je sentie obligée de parler de ma soeur? La pauvre, pour une fois, elle n'avait rien fait.*

- Mmm...

- Bon je vais manger.»

Et je l'ai plantée là. Ouf. C'était pas terrible (non c'était même pitoyable) mais ça avait suffit pour cette fois. Bon c'est pas tout ça mais j'étais en retard. J'ai couru à la Grande Salle, attrapé deux croissants et une pomme, et je suis repartie, toujours en courant, en direction du cours de métamorphose. Un couloir bondé était bien la dernière des choses dont j'avais besoin. Mais Merlin, ou vu mon côté féministe, Morgane, n'était pas avec moi. Mangeant mes croissants en alternance, j'écartais les coudes (méthode de mon grand-père, redoutablement efficace) et essayais d'articuler des «pardons, excusez-moi, pardon».

Une mèche m'était tombée devant les yeux et je soufflais dessus pour la replacer. C'étais LA chose à ne pas faire. Oui, parce que, voyez-vous, souffler dans ses cheveux alors qu'on a la bouche pleine de croissant est VRAIMENT stupide. Croyez-moi. Rassemblant ce qui me restait de lucidité, je ne me suis pas passé la main dans les cheveux (main qui, rappelez-vous, tenait toujours le croissant) et c'est donc une mèche pleine de croissant devant les yeux, les-dits croissants toujours un dans chaque main, la bouche toujours pleine de miettes et les coudes toujours écartés, que j'ai croisé Mister-Yeux-Bleus. Bah oui forcément. Pour l'instant, il ne m'avait pas vue, mais ça ne saurait tarder vu que je bousculais tout le monde et postillonnais sur la majorité des élèves. Il tourna la tête vers moi, et je la tournais vers le mur opposé. Fascinant toutes ces pierres qui s'emboîtent, et qui permettent de soutenir des tonnes d'autres pierres qui s'emboîtent. Ahem. Oh tiens, un tableau! ... Bon j'arrête. J'ai accéléré le pas, n'osant pas me retourner, et je suis entrée dans la salle de Métamorphose.

Je me suis assise au premier rang, avant de me rappeler que Lily y était aussi. Zut, trop tard pour changer. J'étais tellement perturbée ce matin! J'ai pris un mouchoir pour me nettoyer les mains puis les cheveux, et j'ai ignoré les regards interrogateurs et désapprobateurs du professeur McGonagall. Chose difficile.

Le reste de la matinée s'est passée sans grand évènement. À midi, j'ai retrouvé Amalia pour manger, et on est allées à notre cours commun de potions. Elle a réussi à créer une sorte de pâte qui s'est fixée au chaudron, et il a fallu le scinder en deux pour gratter la pâte, devenue aussi dure que du ciment. James et Sirius lui ont solennellement remis la Médaille du Mérite, vu que le prof avait oublié de noter les travaux suite à cet incident.

Tard dans la soirée, vu que je ne trouvais pas le sommeil, j'ai décidé d'aller me promener. Oui, je sais, il y a un couvre-feu, si on ne le respecte pas et qu'on se fait attraper on risque de passer le reste de l'année en retenue, mais j'avais besoin de prendre l'air. Le château est vraiment magnifique la nuit! La lune se reflète dans le lac, et les étoiles illuminent le ciel tel un tapis de diamants. Une légère brise fait onduler l'herbe et les feuilles des arbres, et on peut entendre quelques hululements de hiboux provenant de la volière. Mes cheveux étaient encore mouillés vu que je les avais lavés donc j'avais un peu froid, mais sinon je me sentais apaisée. Je me suis accroupie contre un arbre et j'ai fermé les yeux.

AÏÏÏÏÏÏÏEEE! Oh la vache! Je me suis mordue la langue! J'ai porté la main à ma bouche pour voir si ça saignait...mais ma main n'est jamais arrivée jusqu'à la-dite bouche. Je me suis alors rendue compte que j'étais glacée de froid. J'arrivais à peine à bouger les doigts, et le fait d'avoir ouvert la bouche m'avait horriblement tiré la peau. J'essayais de mettre en mouvement mes orteils, mais c'était encore pire que les doigts. Complètement paniquée, et je veux pas dire mais il y a de quoi : pitoyablement seule dans un immense parc, la nuit, à une heure où je devrais être dans mon lit, presque paralysée de froid et sans moyen de secours. Bref, complètement paniquée, disais-je, j'ai essayé de crier. Pas un son n'est sorti de ma bouche. J'ai alors décidé de souffler par la bouche, en essayant de produire un petit son. Ça a marché la quatrième fois. Encouragée par cette réussite, j'ai décidé de remettre mon corps en marche. Allez Alice, motivée! D'abord les orteils, tu les bouge tout doucement. Ouais allez c'est ça! Maintenant les doigts en même temps. Mais oui, tu vois, ça marche! Après, les chevilles et les poignets. Aouille! J'ai l'impression d'être rouillée! Enfin j'imagine que j'ai l'impression d'être rouillée.

Enfin bref, chers petits-enfants, je vous fais grâce de la remise en marche de toutes mes articulations. Le plus intéressant arrive après. En effet, alors que j'avais retrouvé ma mobilité, je m'étais remise en marche vers le château, en longeant les murs et en essayant d'être la plus discrète possible. J'étais à deux pas de la porte, j'allais passer l'angle du mur, et... je suis rentrée dans quelqu'un. Le premier réflexe a été de mettre ma main sur sa bouche pour pas qu'il/elle crie, et curieusement il/elle a eu le même réflexe. La surprise passée, j'ai découvert que ce quelqu'un n'était personne d'autre que..

La suite au prochain chapitre. Mouahahahaaa mais non je fais juste durer le suspense. Et d'ailleurs vous saviez vous que l'équipe de football féminine français avait perdu 4-2 contre l'Allemagne? C'est fou ça! Ils parlent jamais des filles! Et pourtant elles ont été championnes d'Europe nanméoh! Chose que les mecs n'ont jamais réussie à faire. Enfin je crois. Incroyable le machisme de ce monde. Bref. Je repasse l'antenne (enfin la plume) à Alice sinon je vais faire chuter son audimat. Déjà pas très haut. Enfin (re)bref, Alice du bist dran. (ça veut dire «c'est à toi» en allemand mais je trouve que ça fait plus classe è_é)

...n'était personne d'autre que... Mister-Yeux-Bleus. Sans blague. Toujours au mauvais endroit au mauvais moment celui-là. Et d'ailleurs il fallait que je trouve une stratégie pour lui extorquer son prénom, parce que Mistermachin c'est trop long à écrire. J'ai croisé les doigts en espérant qu'il ne s'appelle pas Jean-Hypolite-Philibert. Si toutefois c'était le cas, j'abrégerais en «Jhyphi» ou «Gifi» tant qu'à faire. Gifi des idées de génie. Ahem. Bien sûr, tout ça, je ne l'ai pas pensé à ce moment. Non, à ce moment, j'étais plutôt en mode yeux-de-hiboux-bouche-bleue(à cause du froid)-ouverte-et-bavant-sur-The main. Toujours à mon avantage, c'est ça le plus fort. J'ai enlevé lentement ma main de son visage, et il a fait de même. On s'est regardés un bon moment, avec curiosité et pour lui et avec émerveillement pour moi. Etrangement, je n'étais pas intimidée. Il a décidé de briser le silence en premier :

« - Qu'est-ce que tu fais là?

- Euh... et toi?

- Toi d'abord.

- ... je me baladais. À toi.

- Tu crois que je vais gober ça?

- M'en fiche de ce que tu gobes ou pas. C'est en partie vrai. Et toi?

- Pareil.

- ...

- ...

- Très drôle. Bon ok, j'étais sortie me balader, et je me suis endormie contre un arbre.»

Il a sourit et a chuchoté :

« - Ah c'est pour ça que t'es morte de froid.

- Qu'est-ce qui te fais dire ça?

- T'as les lèvres bleues.

- Euh ouais... Bon toit tu m'as toujours pas dit ce que tu faisais dehors.

- Je suis sorti pour ramasser des pierres de Lune. On ne les voit que lorsque la Lune est à son paroxysme.

- Qu'est-ce que c'est?

- Le paroxysme c'est le point le plus haut...

- ... Oui merci, ça je le sais. Mais les pierres de Lune?

- Euh... c'est long à expliquer. Je t'expliquerai une autre fois.

- Ok. Bon qu'est-ce qu'on fait?

- Attends laisse moi réfléchir...une partie d'échecs?

- Si ça ne tenait qu'à moi je préfère la bataille navale. Trêve de plaisanterie. On fait quoi?

- On passe notre chemin toujours avec discrétion et on parle de ça à personne?

- Ça me va. Salut!

- Salut.»

Ce n'est qu'une fois arrivée dans ma salle commune que j'ai réalisé. J'AVAIS PARLÉ À MISTER-YEUX-BLEUS ! Et sans rougir, ni balbutier, sans avoir du croissant ou autre chose dans les cheveux, LA RÉUSSITE TOTALE! Certes, je ne connaissais toujours pas son prénom, mais un premier pas avait été franchi!

Une immense euphorie m'a transportée et c'est un sourire éclatant aux lèvres que je me suis endormie, dans mon dortoir cette fois.


Alors vos avis chères lectrices? (ou chers lecteurs... ^^)

En espérant que ça vous ait plu ! :)