Les amis sont la plus belle chose au monde. Grâce à eux, nous vivons. A travers eux, nous existons. Je n'ai jamais eu beaucoup d'amis. Trop réservée dirent certains. Trop timide, d'autres. J'estimais plutôt avoir du mal à accepter le changement. L'amitié est faite de bouleversements et de différences. Aimer quelqu'un c'est admettre qu'il peut vous faire souffrir à tout moment, et pourtant l'accepter. Cependant, ce jour là, je n'avais pas assez de mots pour la remercier d'être là. Avec moi.

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Et à ma sortie de l'hôpital, j'étais persuadée de deux choses. Premièrement, Alice était complètement folle. Et deuxièmement, je devais absolument rencontrer cet Edward Cullen...

Alice avait décidé d'emménager chez moi.

Pas une nuit. Non non. Au moins un mois, le temps, m'avait-elle dit, que je récupère entièrement de mon accident. Vous avais-je parlé de mon besoin d'être seule et indépendante? Si ce n'était pas le cas, j'en suis vraiment navrée... ne me persécutez pas en envoyant Alice chez moi! Elle était totalement incontrôlable. Comment suis-je sensée me reposer avec une tornade pareil dans mon appartement? A coup sur, celui ci ne survivra jamais! Bien sur que non je n'exagère pas! Vous avez déjà habité avec elle ? Ou même passé un week end à ses cotés ? Je vais vous expliquer. Elle possédait une certaine tendance à faire le vide dans votre penderie, et à vouloir ab-so-lu-ment vous refaire entièrement votre garde-robe. La salle de bain avait tendance à rétrécir sous l'affluence d'une centaine de nouveaux produits de beauté (vu que je n'en possedais presque aucun, cela n'est pas forcément étonnant, me direz-vous). Et enfin, elle parlait. Beaucoup. Dès le matin, alors que vous venez de vous réveiller après seulement six petites heures de sommeil. Le soir, dès son retour et jusqu'au couché.

Ne vous méprenez pas. J'adore Alice. Je l'aime plus que n'importe qui. Je ne pourrais pas vivre sans elle. Mais après un séjour à l'hopital, et trois jours dans le même appartement qu'elle, vous aussi vous commenceriez à en avoir marre. Le besoin de prendre l'air et de sortir faire un tour devenait de plus en plus pressant. Hélas, je ne pouvais pas encore me déplacer (merci chères côtes et chère jambe!). L'enfermement me faisait devenir plus aigrie, moins patiente. J'avais envie d'être seule, et surtout d'être bien portante.

J'avais du temps à perdre. Et la rancune est tenace lorsqu'on s'ennuie.

- Bellaaa! Debout!

Je grognais. Je rabattais la couette sur ma tete et me tournais du coté opposé à la porte. Les yeux toujours fermés, je tentais de me rendormir.

Seulement au bout de cinq minutes (voire plus, ma notion du temps le matin était assez subjective..) un poids se jeta sur moi. Connaissant l'origine de cette masse inconnue sur ma couette, et qui m'empechait de dormir tranquillement, j'essayais désespérement de la repousser de mon lit. Non mais vraiment!

- Allez Bella! Il est bientôt neuf heures et tu m'avais promis de venir avec moi dans mon appartement!

- 'Peut pas! Trop tot.

Je fermais les yeux pour me rendormir.

- S'il te plait! Le medecin avait dit une semaine de repos complet pour toi. Tu peux sortir aujourd'hui! On prendra les bequilles. Et puis il y a un ascenseur dans mon immeuble! Je te préparerai même à manger à midi. Tu n'auras rien à faire!

Elle s'était assise sur mon lit, et attendait une réaction de ma part. La culpabilité commençait à monter à moi. Je me souvenais vaguement de cette discution. Et je crois bien lui avoir dit que je l'accompagnerai... Mais actuellement il était tot. Et j'étais fatiguée!

- Bella?

- Hmm... Ok... Deux s'condes. J'vais m'préparer dans deux minutes...

- Cool! On part dans 15 minutes!

Quoi ? En grommelant j'ouvrais les yeux et m'assis sur le bord de mon lit. Alice était déjà partie en courant de la chambre, criant qu'elle devait preparer ses affaires. Je me levais peniblement et me dirigeais vers la salle de bain. Pendant mon brossage de dents je m'examinais le visage dans le miroir. Ma peau était presque redevenue comme avant, il n'y avait presque plus de bleus, et les coupures avaient presque toutes cicatrisées. J'avait quasiment retrouvée mon aspect normal. J'avais encore le platre à la jambe droite, et des bandages me tenaient encore le thorax. Cependant je me sentais presque totalement rétablie, et je pensais avoir la force de sortir de chez moi. Alice avait raison, cela me ferait du bien de prendre l'air, et de voir autre chose que les murs de mon appartement.

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- J'espère qu'il n'est rien arrivé! S'exclama Alice, pour la dixième fois au moins depuis le depart de mon appartement.

Nous étions parties de chez moi vers 9h45, et depuis, Alice ne tenait pas en place. Je ne pouvais pas imaginer que quelqu'un tienne autant à son appartement. Une semaine sans y aller, et elle paniquait. J'avais fini par ne plus l'écouter. Je laissais mon esprit s'evader. Remonter dans une voiture, me promener sur les trottoirs. Tout cela me rappelait mon accident, et faisait refluer des souvenirs plus désagréable les uns que les autres. Cela me fit repenser à Edward Cullen. Je n'arrivais pas à décider si je lui en voulait d'avoir été si peu inquiet et concerné par mon accident, ou si je m'en fichais. Il s'était excusé, je n'avais donc vraisemblablement plus de raison d'avoir affaire à lui. Pourtant quelque chose me poussait à vouloir le revoir. A vouloir des explications sur son comportement face à face. Ou tout simplement de me faire une vraie opinion de lui, autre que celle des magasines peoples.

Alice éteint le moteur. Je sortais rapidement de mes pensées. Nous étions arrivées devant un petit immeuble, en plein centre ville. Vieil immeuble classique il degageait un charme particulier. Il correspondait, étrangement à Alice. Elle aurait difficilement pu en trouvait un qui lui correspondrait mieux.

Arrivée sur son pallier, elle ouvrit fébrilement sa porte d'entrée et se jeta dans son appartement. Puis, s'en suivit des mouvements flous d'Alice qui courrait dans chaque piece pour inspecter les changements. Elle finit par son cher dressing où elle resta dix bonnes minutes à faire l'inventaire de ses « merveilleeeeux » vetements.

Moi, amusée je la regardais faire, en m'asseyant sur son canapé moelleux.

L'appartement d'Alice était sobre, classe et pourtant très vivant. Alice avait choisi tous les meubles et toute la décoration. Chaque pièce avait un style différent, et nous faisait éprouver une sensation différente. Elle jouait avec les touches de couleurs pour donner de la vie aux pièces. L'appartement était le reflet de la personnalité d'Alice.

- Quand tu auras fini de courir partout, tu pourras m'apporter une tasse de café, s'il te plait Alice?

- J'arrive Bella! Me cria-t-elle

Elle apparut dans le cadre de la porte du couloir, toute heureuse d'être enfin chez elle.

- Par contre, il faut que j'en fasse, il n'y en a pas, reprit-elle. Tu veux bien attendre dix minutes?

Sans attendre de réponse elle se précipita dans la cuisine, un sourire aux lèvres. Je rigolais doucement et reportais mon attention vers la grande baie vitrée en face de moi. J'avais vu sur une bonne partie des toits de la ville. A chaque fois que je venais ici, je me posais sur le canapé, et revassais, le regard perdu dans la vue.

- Tu ne peux pas savoir comme je suis soulagée!

Alice se laissa tomber dans le canapé, à coté de moi. Je tournais la tête vers elle. Je venais de me rendre compte que cela faisait un moment qu'on avait pas parlé toutes les deux. J'avais été de mauvaise humeur toute la semaine, et elle, elle travaillait tous les jours.

- J'imagine! Mais tu sais, tu n'étais pas obligée de rester chez moi tout ce temps.

- Bien sur que si Bella. Il n'était pas question que je te laisse tomber. Tu m'as fait peur.

Je la prit dans mes bras, prise d'émotions d'avoir une telle amie.

- Merci Alice. Tu ne peux pas savoir comme ca m'a fait du bien de savoir que tu étais là, avec moi. Je sais que je n'ai pas été très gentille avec toi ces derniers jours. Je suis désolée.

- Je comprends! Ne t'inquiète pas. Et puis tu pourras toujours te faire pardonner...

Un sourire aux lèvres, elle avait cet air entendu. Je devinais parfaitement comment me faire pardonner. Des fringues!

- On verra! Quand j'aurais récupéré mes deux jambes! Lui dis-je en rigolant.

- Oh oui! On se fera une journée shopping! Ca fait tellement longtemps!

Ne surtout pas laisser Alice s'emballer sur le shopping!

- Euh...Je sa...

- Mais si! Tu verras ce sera super!, me coupa-t-elle. Le matin on ira se faire faire des soins du corps, et l'après midi on fera les magasins. Rien que toute les deux.

- Hm.. pourquoi pas!

- Ca fait si longtemps qu'on a pas eu d'après midi juste toutes les deux Bella!

- Je sais Alice. Ca me manque aussi! Enfin peut être pas de faire les magasins... mais bon! Lui dis-je en rigolant. Bon et sinon, au boulot ?, repris-je, Tout s'est bien passé cette semaine? On n'a pas trop parlé... essayais-je de changer de sujet.

Alice travaillait pour un grand magasine de mode. Elle était rédactrice, mais aidait aussi sur les shooting photos. Son avis était devenu de plus en plus important pour le patron du magasine. Cela ne m'étonnais pas. Alice avait beaucoup de talent.

- Oh tu sais, c'était une semaine pas très intéressante. On est en pleine rédaction du prochain magasine, on doit trouver les thèmes, les nouvelles tendances...etc. Oh mais si! Tu ne sais pas ce que j'ai appris sur Stéphane ?

Stéphane était l'assistant d'Alice, depuis plusieurs mois. Nous rigolions beaucoup sur lui, il était très féminin et maniéré. Nous le soupçonnions d'être gay. Il était venu plusieurs fois chez Alice, et nous avions passé des soirées à trois très amusante. C'était quelqu'un d'extraordinaire, et de très drole.

- Dis moi tout! Nos doutes se confirment?

- Oui!

Le sourire d'Alice atteignait presque ses oreilles. Elle reprit :

- Il est venu m'en parler hier midi! Je crois qu'il a eu une peine de coeur, il se sentait seul, alors il est venu me voir. On a beaucoup parlé, c'était super! Il vient juste de se séparer de son copain avec qui il était depuis deux ans! Tu imagines ? Et je viens juste de l'apprendre en plus! Il aurait quand même pu me le dire avant!

- Alice! C'est normal qu'il n'est rien dit! On s'entend peut être bien avec lui, mais il ne nous connaissait pas assez!

- Je sais...

Je rigolais. Alice était tellement excessive!

- Et tu n'as toujours pas rencontré un bel homme Alice?

- Bien sur que non! Tu avait toute mon attention cette semaine! Je n'ai meme pas pensé à regarder des hommes. C'est pour te dire!

Je culpabilisais de lui avoir causé toute cette inquiétude.

Elle bondit soudain, et partis en courant dans la cuisine. Ah! Le café était enfin prêt!

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Nous avions pris le café tout en papotant. Nous étions resté plus longtemps que prévu, et j'arrivais chez moi seulement à 15 heures. Alice avait décidé de passer la journée chez elle, pour faire le ménage et profiter de son appartement. Moi j'avais sauté (si on peut dire) sur l'occasion pour retourner chez moi et passer une après midi au calme. Alice m'avait juste déposé.

- Je reviens ce soir vers 21h. Ca ira Bella ? Me dit-elle dans la voiture

- Pas de soucis Alice. Je t'attends pour manger ou pas?

- Non je me débrouille chez moi! Mais je passe chercher un film avant d'arriver, d'accord?

- Bien sur!

- Tu as une préférence?

- Non, choisis ce que tu as envie! Mais Alice... evite l'eau de rose...

Elle grimaca. Je la connaissait bien! J'étais certaine qu'elle aurait rapporté un bon film d'amour si je ne lui avait rien dit. Et en ce moment, l'amour était mis de coté dans ma vie. Je n'y pensais pas.

Ma dernière relation remontait à un an. C'était avec mon meilleur ami, Jacob Black. Nous sommes restés ensemble pendant presque deux ans, jusqu'à ce que je décide de me séparer de lui. J'aimais Jacob, et je l'aimerai toute ma vie. Cependant j'étais arrivée à un stade de ma vie où je devais remettre tout en question. De même que ma relation avec Jacob. J'avais toujours l'impression qu'il était l'homme de ma vie, mon double. Celui qui me comprendrait toujours, quoi qu'il arrive. Mais il avait toujours manqué quelque chose entre nous. J'avais voulu une séparation afin de faire le point, de remettre en question ce que l'on avait toujours pris pour acquis.

Il était resté mon meilleur ami. J'avais l'impression qu'il attendait toujours le bon le moment, le moment où je déciderai qu'on se remette ensemble. Moi meme je ne savais pas ce qu'il allait se passer entre nous. L'ambiguité était devenue courante. Mais je ne voulais toujours pas reprendre ma relation avec lui, j'attendais quelque chose que meme moi j'ignorais.

Après avoir difficilement réussit à rejoindre mon appartement, je m'installais sur le canapé. Je voyage jusqu'à chez Alice, certes court, m'avais épuisé. Je commencais à avoir mal partout. Je devais me reposer.

Mais c'est dans ces moments là qu'on regrettait que le telephone existe. La sonnerie de mon portable me vrilla les tympans.

- Allo?

- Mademoiselle Isabella Swan ?


Bonjour a tous!

Je mets mon petit message à la fin, comme ca peut être que plus de personnes le liront ;).

Je voudrais tout d'abord m'excuser pour cette trèèès longue periode sans aucune nouvelle de ma part! Je suis impardonnable :/ Mais pour ma defense, les études d'architecture ca prends beaucoup sur notre temps libre. Mais maintenant c'est les vacances, et avec toutes ces supers gentilles reviews que j'ai recu pour le chapitre precedent je vais me remotiver et continuer cette histoire! Je remercie donc toutes ces gentilles personne qui m'ont laissé une review! Merci :)

J'espère que vous avez apprecié ce chapitre, j'ai vraiment voulu mettre en valeur l'amitié et la relation entre Bella et Alice, qui va être très importante pour la suite! Edward arrive bientot ne vous inquietez pas ;)

A bientot!