Fandom : Stargate Atlantis.
Pairing : Lorne/Parrish
Genre: Hurt&Comfort, Romance, Pre-slash
Disclaimer: Les personnages cités dans cette histoire appartiennent à la franchise Stargate: Atlantis. Je ne touche pas d'argent pour mes écrits.
Note: Je remercie mes fidèles lectrices et bêta-readeuses. Cette fois, j'ai choisi une citation comme sujet de fiction.
"When we were children, we used to think that when we were grown-up we would no longer be vulnerable. But to grow up is to accept vulnerability... To be alive is to be vulnerable" - Madeleine L'Engle.
David s'interrogeait parfois sur le sens de sa vie, comme n'importe quel être humain. Il s'était souvent demandé pourquoi il était attiré par les hommes, en dehors du fait qu'il les trouvait particulièrement beaux physiquement. Mais il avait rapidement trouvé la réponse à cette question en faisant la comparaison entre les aventures et les petits amis qu'il avait eu. Ils n'était pas nombreux mais tous avaient un point commun: ils étaient grands, bien bâtis, forts. David les avait choisis par conviction: ils pourraient le protéger. Depuis son enfance, David s'était toujours senti vulnérable.
Alors parfois, quand il croisait le regard d'Evan Lorne et que son coeur battait la chamade, David ne comprenait pas. Il était différent de tous ceux qu'il avait fréquenté. Certes, il était large et avait une belle carrure. C'était un militaire avant tout, il savait protéger son pays. Mais physiquement et intellectuellement, il était différent. Malgré son métier, il y avait une douceur dans son regard. Malgré la précision de ses gestes, il y avait ce pétillement dans ses pupilles qui le rendaient incroyablement attirant. Il était légèrement plus petit que David, mais ses bras étaient plus musclés, plus forts que les siens.
Lorsque le Major Lorne était revenu de mission ce soir là, il s'était arrêté dans la Pépinière n°4. David ne savait pas pourquoi le militaire se trouvait sur son terrain, lui qui ne portait pas un intérêt particulier pour les plantes. Evan s'était appuyé contre la cuve d'incubation et laissé glisser jusqu'au sol.
-"Dure journée, Major?"
Evan passa une main sur ses yeux fatigués. Lorsqu'il les rouvrit, il regarda le Dr. Parrish poser des orchidées sur son bureau. Il acquiesça et posa sa tête lourde contre la cuve. Il commençait à avoir une migraine.
David lui, se faisait du souci. Jamais il n'avait vu le Major ainsi. D'habitude si fort, retenant ses émotions comme dans une jarre. Il alla s'asseoir aux côtés du Major qui ne bougeait pas, gardant les yeux fermés, essayant probablement d'effacer cette journée de sa mémoire. Lorsqu'il sentit le botaniste près de lui, il commença à se confier comme il le faisait si rarement.
-"On a perdu Beckman. Ramsay a dû être amputé. Il sera probablement réformé."
Lorne avait l'air complètement dévasté. Son regard était perdu sur le plafond en verre de la pépinière. David se leva et alla chercher une bouteille d'une mixture qu'Evan ne reconnut pas. Il remplit deux petits verres à vodka et tendit l'un d'eux au Major qui le but cul-sec. La boisson était plutôt bonne mais vraiment forte et Evan toussa légèrement, jetant un oeil au botaniste.
-"Fabrication maison?" demanda-t-il, obtenant comme unique réponse un petit sourire. "Je ne vous avait pas imaginé comme quelqu'un aimant boire un verre."
David ne savait pas comment il devait prendre cette remarque. Il s'imaginait sûrement que, comme beaucoup d'autres, Evan le considérait comme un geek coincé. Mais pour l'instant, ce n'était pas de lui dont il s'agissait. Il continuait à regarder Evan qui triturait le verre qu'il avait entre les doigts. Il avait l'air désespéré, presque vulnérable. Il venait de s'exposer, racontant à David ce qui s'était passé en laissant l'émotion transparaître dans sa voix, sans retenue et sans pudeur. Lorsqu'il passa son bras autour de l'épaule d'Evan, celui-ci lui lança un petit regard perdu avant de se laisser attirer contre le flanc du botaniste. Sa tête vint se loger naturellement contre l'épaule de Parrish et ils restèrent ainsi longtemps, sans que cela ne leur paraisse inapproprié ou même étrange. Alors le botaniste comprit que se sentir vulnérable était humain et que même les adultes pouvaient ressentir cette émotion. Peu importe leur carrure ou la force que requérait leur métier. La vulnérabilité était la chose qui les rendait égaux en cet instant.
