Hello !
Comme promis, voici le 1er chapitre, qui vous permettra de mieux juger ma fic.
Tout d'abord (parce que j'ai oublié la dernière fois), je remercie ma sœur Mlle JeSs pour ce titre Laisses nous la jouer à la Roméo&Juliette, bébé !, elle a toujours le chic pour trouver des titres originaux.
Et enfin, je vous souhaite une bonne lecture, à la semaine prochaine pour la suite.
Ceycey
PS : L'écriture est terminée, il n'y aura donc aucun retard )
Chapitre 1 :
Ce soir là, je me souviens qu'il s'était écoulé deux bonnes heures avant que je ne sorte de mes pensées. Ou du moins, avant que cette radio ne me sorte de là !
Le Barman du pub « Le Pur Feu » n'avait toujours pas compris que cette foutue radio ne servait a rien et encore moins a remonter le moral de ses clients. Il se bornait à croire que ça nous intéressait d'entendre ces trois animateurs cinglés crier haut et fort qu'il fallait être patient et que bientôt la guerre serait finie.
Quelle idiotie ! Moi je savais très bien qu'elle n'était pas prête d'être finie et surtout que cette radio était, tout comme La Gazette du Sorcier, déjà monopolisée par le ministère de la magie qui voulais tant nous faire croire à la paix. Mais il n'y avait plus qu'à constater les disparitions toujours plus nombreuses pour s'en apercevoir.
Voici ce que ces trois imbéciles décrétaient à ce moment là :
« Bonne nouvelle, chers auditeurs, le ministère de la magie nous apprend que très prochainement il sera en mesure d'annoncer l'arrestation de six nouveaux Mangemorts, les recherches avancent à grand pas … ».
Je n'ai pas pu m'empêcher de soupirer bruyamment. Un vrai soupir d'indignation ! Je me disais que même si c'était vrai, ils avaient tout gâché en l'annonçant à la radio! Et puis j'ai entendu un homme dire : « Aberrant, n'est-ce pas ? ».
Cet homme était assis à coté de moi et j'ai tout de suite compris qu'il s'adressait à moi. Je me suis donc tournée vers lui et lui ai directement lancé mon regard qui voulait dire : « Qui est le gros lourd qui vient encore m'importuner ? ».
Et puis j'ai croisé le sien, j'ai immédiatement sentie mon visage s'enflammer ! J'ai rebaissé la tête vers mon verre, le temps de reprendre contenance et je me suis rendue compte qu'il fallait peut être que je lui réponde quelque chose.
-Oui aberrant, c'est vrai !
« Bravo, quelle réponse ! » ai-je pensé aussitôt.
-Surtout qu'ils ont déjà annoncé cela il y a un mois et que ça n'a rien donné! A-t-il ajouté d'un ton las.
Il faisait tourner son whisky pur feu dans son verre tandis que moi je me contentais d'hocher la tête. En cet instant je me sentais tellement nulle ! J'avais l'air d'un poisson sorti de l'eau et puis soudainement je me suis maudite de ne pas avoir eu l'idée de me coiffer un peu aujourd'hui. Ridicule comme pensée surtout quand on sait que cela faisait déjà plusieurs mois que je sortais sans faire attention à mes fringues, ni même à mes cheveux. Quant au maquillage, n'en parlons pas !
Il faut dire aussi qu'étant une habituée de ce bar pourri, je savais pertinemment que la clientèle était exclusivement composée de vieux borgnes plutôt louches et franchement pas très charmants. J'étais donc loin de me douter que ce soir là, exceptionnellement, mon voisin de bar serait un grand brun aux yeux d'un bleu renversant et l'air mystérieux (ce qui me faisait d'ailleurs toujours craquer chez un homme) !
En même temps, je ne pensais plus aux relations amoureuses ni même amicales depuis très longtemps ! Comment penser a des choses si futiles quand la guerre fait rage et qu'elle a emporté toute votre vie ?
J'en étais là de mes réflexions quand j'ai encore entendu sa voix.
-Votre verre est vide, je vous en offre un autre ?
Je me suis sentie rougir et sans réfléchir je lui ai fait un sourire qui devait être bien niais puisqu'il s'est mit à rire.
-Je présume que ça veut dire « oui » ?
Et il m'a lancé un sourire … absolument sublime, je me suis sentie sciée en deux !
-Deux whiskys pur feu, s'il vous plaît.
Le serveur a hoché la tête puis est parti chercher sa commande pendant que moi je me rendais compte que j'en avais déjà bu quatre verres et que ce n'était peut être pas une bonne idée d'en prendre un cinquième puisque je ne tenais pas vraiment l'alcool sorcier !
Les deux verres sont arrivés et il m'a tendu le mien avec ce même sourire.
-Merci ! Ai-je murmuré.
Je me suis dis : « Pourquoi tu murmure espèce d'idiote ? Il va te prendre pour une gamine toute timide et coincée ! ».
-Nique !
-Euh … pardon ? Ai-je demandé, un peu agressivement.
Et puis j'ai vu sa main tendue vers moi et il a ajouté :
-Je m'appelle Nick ! Et vous ?
-Euh … Allie.
-Juste Allie?
-Juste Nick?
J'ai tenté un sourire … toujours aussi niais je pense.
-En tout cas c'est très joli…
-Merci.
-…tout comme vous, a-t-il ajouté avec un air entendu.
Maintenant, inutile de préciser que j'étais rouge cramoisie ! Mais aussi très contente !
-Bon !
Il a fini son verre d'un trait puis s'est levé.
-Je ne veux pas vous importuner plus longtemps.
Un dernier sourire et il était sorti alors que j'étais en train de dire : « Mais vous m'intu … euh m'impor … Merde ! ».
Complètement pathétique !
J'ai passé la fin de la soirée à maudire mon manque de conversation. Il me trouvait jolie ! JOLIE ! Et moi … j'avais fait le poisson rouge !
Le lendemain soir, avant de sortir j'ai mis une jolie robe bleue, plutôt discrète tout de même. J'avais détaché mes cheveux (pour une fois ils tenaient en place) et avec quelques coups de baguette je m'étais légèrement maquillée. Mais quand je suis allée au pub, je ne l'ai pas vu de la soirée. Tout ce que j'avais récolté c'était les yeux du barman qui avaient dangereusement louché sur mon léger décolleté.
