Bonjour, bonjour !
A la demande de Victoria-boubouille j'ai décidé de poster deux fois par semaine au lieu d'une. Tu es l'une de mes plus fidèles lectrices, je ne peux donc rien te refuser ) (au fait, désolé je n'ai pas pu te répondre, ça ne marchait pas).
J'espère que ce deuxième chapitre vous plaira, on entre un peu plus dans le vif du sujet et il est déjà un peu plus long.
Bonne lecture et à lundi prochain.
Ceycey
Chapitre 2:
Quelques fois j'arrivais à me convaincre que ma vie n'était pas si nulle que ça. Je me levais tous les matins dans les alentours de onze heure. Je prenais le petit déjeuner a onze heure et demie ce qui veut dire que je mangeais le vrai repas de midi à seize heure seulement, et encore quand j'avais faim. Entre temps je restais en pyjama dans mon deux-pièces modeste, vautrée dans le canapé à regarder des émissions moldues à la télé. Je dînais à vingt et une heure et puis j'allais boire un verre au Pur Feu.
Une horloge n'aurait pas pu être plus mécanique que ma vie! Mais au moins j'étais tranquille et jamais fatiguée. Pas la peine non plus de me remémorer tristement ma vie d'avant et ceux qui me manquaient.
Vous allez me dire: et le travail alors? Mon travail? Depuis que l'on avait enfin compris que c'était la guerre, je n'en avais plus. En même temps c'est compréhensible. Quel sorcier normalement constitué aurait envie de partir en voyages aux caraïbes alors que des gens se font tués dans les rues? Mon boulot était donc d'organiser les vacances des sorciers en dehors des îles britanniques et autres loisirs.
Les jours défilaient à une vitesse folle malgré que je ne fasse absolument rien pour m'occuper davantage. Pour moi ils se succédaient, inlassablement sans que jamais rien ne vienne perturber mon quotidien sauf le programme télé de temps en temps. Ce qu'il y avait de bien à regarder la télévision c'était que les moldus anglais n'étaient dans aucune guerre dans cette actualité là. Parfois le journal télévisé rapportait des faits étranges qui me rappelait que du côté sorcier c'était vraiment la guerre.
Ce quotidien avait amené petit à petit les premiers jours de Septembre. Quand je sortais le soir je sentais déjà que le temps se rafraichissait.
Ainsi donc, un soir de mi-septembre je sortais de mon immeuble en direction du bar habituel, vêtue comme à mon habitude d'un vieux jean et d'un pull informe mais qui tenait sacrément chaud. Toutefois, depuis la brève rencontre avec le mystérieux inconnu d'il y a quelques semaines, je m'appliquai un peu plus sur le maquillage, sans jamais trop forcé. C'était juste au cas où.
Il était vingt et une heure trente quand je poussais les lourdes portes du bar Pur Feu. Je m'installais comme d'habitude au bar car une table c'était prendre le risque d'avoir une drôle de compagnie. Le serveur n'avait plus besoin de me demander ce que je voulais. Il me l'apportait sans un mot et je lui faisais un sourire pour économiser le plus possible ma voix.
Ce soir là, la radio n'apportait pas de fausses bonnes nouvelles. On déplorait la perte de cinq Aurors! C'était déprimant au possible!
Vers minuit je commençais a fatiguer, avec cet alcool et l'ambiance morbide ... Je payais le barmaid et m'apprêtait à sortir quand un grand homme, tout vêtu de noir a fait irruption dans le bar. Je me souviens avoir eu peur au début. J'ai tout de suite pensé a une attaque de mangemorts mais me suis vite rendue compte de ma stupidité: pourquoi attaquerait-il un bar pourri ?
Surtout que l'homme en question venait de lever la cape de sa robe de sorcier et il ne me fallut que quelques secondes pour reconnaître ses yeux bleus océans.
-Bonsoir! M'a-t-il dit poliment et en me regardant longuement.
-B'soir.
-Vous partez déjà? Voila pourquoi je ne vous revoyais plus! Vous quittiez le bar tôt de peur de tomber sur moi? Plaisanta-t-il.
« Même pas vrai » avais-je pensé bêtement. Je me rendais compte que pendant toutes ces semaines il avait continué à fréquenter ce bar mais à des heures plus tardives. Et je repensais encore une fois a ma tenue. C'était pitoyable et le poisson rouge était de retour. Nous restions plantés là sur le pas de la porte sans rien faire ou dire d'autre.
-Me feriez-vous le plaisir de rester plus tard cette fois-ci?
Que pouvais-je répondre? Je me noyais littéralement dans ses yeux. Il s'est penché vers mon oreille pour chuchoter quelque chose:
-Je pense que vous feriez meilleure compagnie que ces ... messieurs. Si on peut les qualifier ainsi.
Il jeta un regard circulaire à la salle avec une légère grimace sur le visage puis reporta son attention sur moi.
-Euh ... d' accord! Ai-je répondu en faisant demi-tour.
J'ai juste eu le temps de le voir sourire puis je me dirigeais vers le bar à ma place attitrée.
-Non attendez, si nous allions prendre une table?
Décidément, je trouvais qu'il prenait un peu trop les devants et c'était un peu flippant.
Je m'asseyais a une table isolée, un peu sur les nerfs tandis qu'il nous ramenait des verres.
-Je vous ai pris une bièraubeurre pensant que vous aviez peut être eu votre compte de Whisky pur feu pour la soirée.
-Oh merci, c'est très gentil.
-C'est normal, je vous force à rester plus tard, je vous dois bien ça.
Nous avons commencé par siroter nos verres en silence. J'évitais le plus possible son regard sachant que si par malheur mes yeux croisaient les siens, j'allais inévitablement retombé dans la pire niaiserie qui soit.
-Alors ... Allie c'est ça?
-Oui, Nick.
-Quel mémoire! Que faites vous dans la vie?
-Euh ... j'ai honte de le dire mais ... je ne fais absolument rien!
Et voila, il allait me prendre pour une paresseuse. Bah, après tout, c'est ce que j'étais devenue!
-Ah? Comment cela se fait-il?
-Eh bien ... la guerre et tout ça ... ce n'est pas vraiment l'âge d'or de toutes formes de commerces en ce moment.
-C'est vrai ... Que faisiez-vous?
-J' organisais en quelque sorte les loisirs des sorciers. C'est assez nouveau dans notre monde, je me suis inspiré des moldus pour monter ma propre entreprise avec ... une amie.
-Intéressant. Et votre amie que fait-elle à présent?
J'étais terrorisée à l'idée de répondre à cette question. Je m'appliquais depuis si longtemps à ne pas y penser.
-Elle ... n'est plus là! Et vous, que faites-vous?
Il eut l'air surpris et décontenancer par ma réponse. Mais il se reprit rapidement.
-Je travail chez Gringotts! Visiblement les gobelins n'ont pas l'air de se sentir touchés par ce qui se passe au dehors.
-Vous y faites quoi?
-Ils veulent s'agrandir, je creuse donc toute la journée un peu plus profondément dans les sous sols. Pas très passionnant je vous l'accorde.
-Ca l'est déjà plus que moi. Ca fait combien de temps que vous faites ce genre de travail?
-Oh je ne sais pas, je dirais ... de puis trop longtemps!
Quand il fronçait les sourcils, il était vraiment encore plus beau. Après cette constatation j'avais oublié notre conversation et m'étais plongée dans une analyse complète de sa personne. Il était grand, portait ses cheveux bruns assez courts qui contrastaient avec sa peau très blanche et ses yeux ... je ne vais pas encore en parler tout de même ! Il avait un sourire charmeur toujours accroché aux lèvres et le regard, bien que sombre, très rieurs. Tout en lui inspirait la sympathie. J'avais remarqué qu'il avait l'air assez décontracté, très zen. Quant à ses vêtements, cela faisait deux fois que je le croisais ici et il était toujours en noir. D'ailleurs il avait raison, cette couleur le rendait diablement sexy!
Je réalisais soudain qu'il me regardait fixement depuis que j'étais perdue dans mes pensées tout en buvant quelque gorgée de whisky.
-Je suis désolé, j'abuse de votre temps! Vous vouliez sûrement aller vous coucher …
-Oui, enfin ... oui c'était mon intention mais ... j'avoue avoir été déçue de ne pas vous recroiser après la dernière fois. Alors ... je suis plutôt ravie de discuter avec vous! C'est vrai que la clientèle ici n'est pas très bavarde … ni même agréable.
Il m'a fait un nouveau sourire auquel j'avais répondu un peu plus aisément. A en croire mes dernières paroles, l'ancienne Allie, la vraie, celle qui disait toujours ce qu'elle pensait, revenait petit à petit.
-Vous avez quel âge? M'a-t-il demandé en feignant de posé une question anodine.
-J'ai vingt ans, à peu près le même âge que vous j'imagine?
Il eut un rire gêné.
-Euh ... à peu près oui!
Quoi? C'était un quinquagénaire qui se faisait passer pour un jeune homme de vingt cinq ans pour draguer les minettes? Voyant mon regard interrogateur il répondit enfin.
-Non je ne suis pas vieux (il lisait dans les pensées?), j'ai vingt quatre ans.
Maintenant que je savais son prénom, son âge et ce qu'il faisait dans la vie, je ne voyais pas trop quoi lui demander d'autre.
-Pourquoi une jeune femme comme vous passe toutes ses soirées, seules, dans ce bar?
-Bin ... j'avoue que je ne sais pas moi même. Au début c'était peut être pour échapper au quotidien, me changer les idées mais c'est finalement devenu le quotidien aussi. Enfin ... je peux vous retourner la question.
-Je travail toute la journée alors ce sont mes seules moments de détente.
-Vous arrivez vraiment à vous détendre dans ce genre d'endroit?
-Euh ... (il se mit à rire) pas vraiment, c'est vrai. En faite, je suis venu par hasard la dernière fois et depuis je suis revenu tous les soirs juste dans l'espoir de vous revoir. Ma vie n'est pas très passionnante non plus ces derniers temps alors dés qu'il y a un petit élément qui puisse me permettre de bouleverser mon quotidien je saute sur l'occasion.
Au moins sur ce point on se ressemblait. Quoique, la vie de centaine de personnes devait être ainsi à cette époque.
-Vous habitez en ville?
-Oui, a deux pas d'ici! Répondis-je sans grande joie à l'évocation de mon "habitation". Et vous?
-Un peu plus loin mais quand on est sorcier ça ne pose pas de problèmes. Je vous offre un autre verre?
Je regardais ma bièraubeurre qui effectivement était vide.
-Euh ... non merci. Il se fait tard, je préfère rentrer.
Je me levais en récupérant ma veste et ajoutais à son attention et avec un sourire :
-La prochaine fois c'est moi qui invite, ça fait déjà deux fois que vous m'en offrez un généreusement.
-Oui mais c'est toujours avec plaisir!
Il s'est levé également et nous sommes partis en direction de la sortie. Une fois dehors, je fus à nouveau surprise pas le froid. Sans aucun doute, l'été était parti! Pour ce que j'en avais profité de toute façon.
-Je vous raccompagne? Les rues ne sont pas très sures en ce moment.
Il n'avait pas tort mais moi je n'avais pas perdu toute ma tête non plus! D'accord je le trouvais très séduisant et gentil au premier abord, mais je n'étais pas dingue de lui au point de lui montrer où j'habitais, du moins pas si vite!
-C'est gentil mais je rentre tous les soirs a une heure tardive depuis un an! Je sais me défendre! De toute façon on se reverra ...
-Mais quand?
-Hé bien je ne sais pas. Je suis ici tous les soirs dans les alentours de vingt et une heure trente et à peu près jusqu'à vingt trois heure.
-D'accord je prends note. Rentrez bien et à bientôt.
Et il était parti dans la direction opposée en m'adressant un signe de la main puis en ramenant sa capuche sur la tête.
Ce soir là j'avais finalement eu du mal à trouver le sommeil. J'étais pourtant fatiguée mais son visage ne cessait de me revenir en tête dés que je fermais les yeux. Et puis je me posais toutes sortes de questions …
Pourquoi un homme si beau s'intéressait à moi, pauvre fille habillée en sac à patates, aux airs d'alcoolique, accro à un bar délabré? Pourquoi est-ce qu'il venait si tard au Pur Feu alors qu'il travaillait toute la journée? Cet homme n'avait donc pas de vie à côté de ça?
Mais au moins, a force de me poser ces questions, j'ai fini par m'endormir. Même si mes rêves, comme vous vous en doutez, portaient uniquement sur ma rencontre avec Nick, le principal c'est que j'étais profondément plongée dans mon sommeil. Je ne faisais rien de la journée mais j'avais besoin de dix heures minimum!
Quand je me suis réveillée le lendemain matin, pour la première fois en un an, ma première envie n'était pas d'allumer la télé! Je n'avais même pas envie de la regarder en faite.
Je me sentais bien et j'avais une folle envie de me balader. Et une seule question revenait sans cesse: « Est-ce que je vais le revoir ce soir? »
Je m'étais habillé très simplement et après le petit déjeuner j'ai transplané pour me retrouver du côté moldu de Londres. Une envie de shopping s'était emparée de moi.
Je me rappelle avoir acheté des vêtements en pensant toujours à ce que pourrais en penser Nick. On aurait cru qu'il m'avait lobotomisé le cerveau. C'était positif dans un sens mais plutôt négatif pour mon compte chez Gringotts ainsi que celui dans ma banque moldue! Quand je me sens bien, je ressens toujours le besoin de dépenser mon argent dans des choses futiles. Une nouvelle paire de chaussure me rendait toujours très heureuse avant. Et cette sensation revenait petit à petit. Bien sur, il n'y avait plus ma meilleure amie pour me donner son avis, mais il fallait faire avec.
Je suis donc retourner à mon appartement avec mes petites emplettes et je me suis amusée à tout essayer, un vrai défilé de mode! La journée était passée encore plus vite que toutes les autres!
-Bon, demain je redécore cet appart' pourri! M'étais-je dit en riant toute seule.
A vingt heure j'étais gagnée par une nouvelle excitation. J'avais envie d'aller au Pur Feu tout de suite! Mais c'était quand même un peu tôt. J'ai donc utilisé mon temps à choisir mes vêtements. Mon choix s'est porté sur un simple jean, mais avec une belle coupe et un pull pas trop épais non plus de couleurs plus vives.
Je suis finalement sortie a l'heure habituelle, ma cape de sorcière sur les épaules pour rejoindre le pub et peut être Nick.
J'ai même osé prendre une table toute seule en dissuadant tous les clients du bar, d'un regard noir, de venir me rejoindre. J'ai siroté pendant une heure ma bièraubeurre, plongée dans un livre d'aventure pas terrible.
-« Comment j'ai sauvé ma famille d'une Harpie »!
J'ai levé la tête pour reconnaître le propriétaire de cette voix. Nick a pris place en face de moi, je lui ai fait mon plus beau sourire tandis qu'il s'installait.
-C'est intéressant comme livre?
-Plus ou moins, on sent que l'auteur ne sait pas vraiment ce qu'est une Harpie!
-Parce que vous, vous en savez plus que lui?
-Je n'en ai jamais vu mais j'étais attentive aux cours à l'époque de Poudlard. Pas vous?
Il à détaché ses yeux de la couverture du livre puis a sourit.
-Bien sur que si mais ça remonte à loin maintenant! Tiens vous êtes déjà à la bièraubeurre ce soir?
Il avait pris un air amusé et comprenant où il voulait en venir je me suis mise à rire aussi.
-Détrompez-vous c'est mon premier verre. Je n'ai pas mangé ce soir alors j'ai pensé qu'un whisky pur feu ne serait pas une très bonne idée. Par contre je peux vous en offrir un, je tiens toujours mes promesses.
-C'est une information très importante! Plaisantait-t-il. Alors vous n'avez pas mangé?
J'acquiesçais tandis qu'il secouait la tête de gauche a droite d'une façon comique et tragique à la fois. Il s'est levé puis m'a attrapé par le poignet pour me forcée à me lever.
-Ca ne vas pas du tout ça, venez, on va manger!
-Quoi? Mais où ça?
Nous étions déjà dehors et à l'heure qu'il était je me demandais où il pouvait bien m'emmener manger.
-Vous savez qu'il est vingt deux heure trente et que, de toute façon, il n'y a plus de restaurants sur le chemin de traverse depuis longtemps?
Il s'est retourné brusquement et j'ai manqué de trébucher.
-Ah oui c'est vrai! Vous connaissez la restauration moldue?
-Euh ... oui un peu.
-Alors choisissez, moi je n'y connais rien!
-Hé bien, à cette heure-ci, bien sur c'est ouvert mais ça ne va pas tarder à fermer. Vous connaissez les fast-food?
Mon propre visage s'était illuminé en repensant au restaurant McDonald tandis que le sien traduisait la perplexité. Avant la mort de mes parents nous allions manger là bas une fois par mois. Le premier McDonald au Royaume Unis avait ouvert dans le sud de l'Angleterre six ans plus tôt (NDA : En 1974) et celui de Londres devait être plus récent mais je n'avais pas encore eu l'occasion d'y aller. Rien que d'y penser j'avais le goût de l'Hamburger dans la bouche.
-Qu' est-ce que c'est? Avait-il demandé avec méfiance.
-Vous verrez!
-Je n'ai pas mon mot à dire?
-Vous m'avez demandé de choisir, c'est fait!
-Aaah les femmes! S'était-il exclamé en riant.
On s'est tenu la main pour transplaner dans les rues moldues de Londres. J'avais mis un moment à trouver un McDo dans le coin. Emmener un pur sorcier, car j'imaginais qu'il l'était, dans un endroit pareil c'était très drôle.
La caissière à bien cru qu'elle passerait la nuit à attendre qu'il commande! Moi je m'étais réjouie comme au matin de noël en mangeant ma première frite.
-Tu as eu une bonne idée, c'est sympa ici! M'a-t-il dit alors qu'il venait d'engloutir sa dernière bouchée d'Hamburger.
Et oui, nous étions passés au tutoiement. En fait c'est moi qui ai commencé, c'est sorti tout seul alors qu'il essayait de me piquer une frite et il avait fait de même, comme si de rien n'était.
-Ca fait du bien de quitter ce bar un peu!
-Ca fait longtemps que tu y vas? M'a-t-il demandé, curieux.
-A peu près un an.
-Et tu ne t'étais pas encore lassée?
Il s'était scandalisé à cette idée et le voir aussi étonné m'avait fait rire. J'avais simplement répondu par un hochement de tête négatif.
-A partir de maintenant tu n'iras plus là bas! On va te trouver d'autres occupations! A-t-il dit très sérieusement.
-Et comment on va faire pour se retrouver?
-Euh ... bon on se rejoindra devant mais interdiction d'y entrer, c'est compris?
Il avait pointé sur moi un doigt menaçant mais son sourire le trahissait.
-Compris chef!
Le restaurant devait fermer et on a fini la soirée en se baladant dans un petit parc londonien. J'étais heureuse! Heureuse d'échapper à mon quotidien, heureuse d'avoir trouver quelqu'un avec qui rire comme je le faisais avant, heureuse d'avoir rencontrer Nick qui commençait a changé ma vie. Il avait l'air d'être un éternel enfant qui avait grandit trop vite et en même temps c'était un homme responsable, généreux et rassurant. Avec lui j'oubliais facilement la guerre et tout ce qu'elle m'avait infligé jusque là. Avec lui je redevenais une jeune femme de seulement vingt ans, insouciante et souriante et non pas cette vieille femme aigrie que j'étais devenue pendant un an. Non, grâce à Nick, je vivais à nouveau.
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