Hey hey hey !
Voici l'avant dernier chapitre. Eh oui poster deux fois par semaine ça va très vite, du coup je n'ai pas autant d'avance que prévu sur ma prochaine fanfiction.
Je vous souhaite une bonne lecture et un bon week end (plus qu'un jour :D ).
A Lundi pour la fin.
Ceycey
Chapitre 6 :
Et dire que pendant des mois j'ai risqué ma vie en restant avec lui. Je me croyais en sécurité en sa compagnie mais c'était tout le contraire.
Cela faisait des jours, peut être plus, que je n'avais pas quitté la boutique ! C'était un peu tordu de me réfugier là où ma vie s'était arrêtée un an plus tôt avec la mort de mes proches. Mais c'était le seul endroit sur. Pas celui où je me sentais en sécurité mais celui où je savais que je l'étais.
La même question revenait toujours : pourquoi je n'avais rien vu ?
Pourtant, à bien y réfléchir, il y avait des indices. De faibles indices, certes, mais c'était tout de même là. Mais bien sur l'amour rend aveugle, c'est bien connu !
Toujours au fond du même canapé délavé, je me remémorais certaines scènes. A la fête foraine moldue, il était extrêmement choqué par la représentation que se faisaient les moldus des vampires. Il était toujours très secret sur sa vie, son logement, son passé. Et l'autre soir, dans le bar où il m'a retrouvée complètement ivre, il a regardé le serveur qui a ensuite parut effrayé. Il avait dû lui montrer son vrai visage ou que sais-je encore ? Après tout, si j'ai pu rester auprès de lui plusieurs mois sans m'en rendre compte, cela prouve bien que je ne connais rien aux vampires !
La preuve ! Il y a certaines choses que je ne m'expliquais pas comme le fait qu'il y avait bien son reflet dans la galerie des glaces. Les vampires ne sont-ils pas censés ne pas avoir de reflet ? Ou est-ce que ce que l'on nous apprend sur les vampires à Poudlard n'est qu'un tissu de mensonges destiné à les protéger ? Mais qui voudrait protéger ces monstres ?
Mais par-dessus tout, je voulais comprendre pourquoi il n'avait rien fait pendant tout ce temps ? Pourquoi m'avoir choisie moi ? Est-ce qu'il en avait marre des proies trop faciles ? De trouver une victime au pied levé dans la rue et hop l'histoire est réglée ? Oui, peut être qu'il voulait rendre ça plus divertissant ! Plus j'y pensais et plus j'avais l'impression de perdre la tête !
J'aurais pu rester des mois ainsi, prostrée dans cette vieille boutique sans dessus dessous, sans jamais entendre parler de Nick (si c'était vraiment son nom). J'aurais même pu y passer ma vie entière si je n'avais pas laissé une vieille carte de visite au nom du magasin, avec en prime l'adresse, dans mon appartement. Elle était rangée dans une boite, au milieu d'un tas de photos. Et je n'y pensais plus car cela faisait partie des objets que je ne voulais plus voir. C'était trop douloureux de se replonger dans ces souvenirs.
Quoiqu'il en soit, s'il m'a retrouvée, c'était bel et bien de ma faute.
Dans l'état où j'étais, il m'était impossible de dire si cela s'est produit après avoir découvert sa vraie nature. Je n'avais évidemment pas d'habits de rechange, ni rien qui ressemble à de la nourriture, alors je devais vraiment faire peine à voir.
Je m'étais enfin assoupie sur ce bon vieux canapé crasseux quand j'ai entendu un faible bruit provenant de la porte arrière du magasin. Faible bruit qui m'a pourtant fait sursauter car je savais qu'il était causé par une intrusion. Ni une ni deux, j'ai sauté du canapé pour me cacher derrière. Je n'avais rien d'autre que ma baguette pour me défendre mais c'était largement suffisant contre un voleur ou une descente de mangemorts.
Des bruits de pas se dirigeaient vers moi mais de ma cachette je ne pouvais pas jeter un œil pour voir de qui il s'agissait. Retenant ma respiration, les mains crispées sur ma baguette je ne pouvais qu'attendre.
-Allie ?
Une voix masculine chuchotait mon prénom. Une vague d'angoisse s'est emparée de moi car ça ne pouvait qu'être lui.
-Allie !
Ma poitrine se soulevait à une allure folle mais j'espérais qu'il ne pouvait pas percevoir le bruit de ma respiration.
-Allie je sais que tu es là ! Tu ne peux qu'être ici de toute façon ! Tu ne peux pas te cacher plus longtemps.
Et voila qu'il me narguait ! Alors c'était ça, la traque avait commencée ? Il devait bien s'amuser. Je ne savais pas si j'allais céder à la panique ou à la rage en premier.
-Aller montre toi, s'il te plait. Il faut qu'on discute, ne me force pas à venir te chercher.
Il parlait maintenant d'une voix calme, ni trop bas, ni trop fort. C'est certainement ce qui me faisait le plus peur : ce ton trop poli et calme. Un silence s'est installé, juste le temps pour lui d'avancer de quelques pas de plus et pour moi de me demander comment il avait bien pu trouver ma cachette.
-Bon, soit tu sors de derrière ce canapé, soit je vais t'y rejoindre.
Pétrifiée d'horreur, je sentais la sueur perler sur mon front. Je resserrais mes mains moites sur ma baguette. Puis, pestant contre la situation, contre lui, et contre ma lâcheté je me relevais précipitamment, ma baguette levée, prête à servir car je n'avais pas passé sept années chez les Gryffondors pour rien !
-Si tu fais un pas de plus, ou quoi que ce soit que je juge suspect, je te tue !
J'étais plutôt fière de moi, ma voix n'avait pas tremblé ! Mais cette fierté à fondu comme neige au soleil quand j'ai aperçu son sourire amusé. Etrange quand même, les vampires n'étaient pas réputés pour être aussi beaux !
-Tu oserais formuler un sort impardonnable ? M'a-t-il demandé un sourcil interrogateur levé. Sur moi ?
-Sans hésitation ! Crachais-je. Tu ne joueras pas plus longtemps avec moi. Maintenant si tu le veux bien, j'aimerais que tu dégages !
-Non !
Comment ça non ?
-Je suis venu pour discuter.
-Et de quoi ? De la façon dont tu comptes t'y prendre pour te nourrir avec mon sang ? J'ignorais qu'il y en avait plusieurs. La forme classique t'ennuis ? Peut être que c'est meilleur frais ? Ou bouilli ?
Etrangement, il avait l'air vexé, voir même blessé. Mais j'ai pensé qu'il continuait simplement de jouer à je ne sais quel jeu.
-Même toi tu me prends pour un monstre, a-t-il dit en baissant la tête.
Mais à quoi jouait-il ? Il voulait m'attendrir avec ses conneries ? Peu importe je n'aurais baissé ma baguette pour rien au monde.
-Ce qui est le plus monstrueux c'est que tu te sois amusé à me cacher ça pendant tout ce temps ! Ta maman ne t'as jamais dit que c'était mal de jouer avec la nourriture ?
-Non …, a-t-il dit d'une voix qui traduisait une souffrance surement feinte. Tu ne comprends rien ! Tu crois qu'on choisit d'en être ? Tu crois que j'ai couru après un vampire pour le supplier de me rendre comme lui ? Est-ce que tu imagines au moins ce que ça fait de te réveiller différent, conscient que ta vraie vie est terminée ? Que ta famille et tes amis te croient mort? Que tu es condamné à être vu comme un monstre? Rejeté pendant des siècles ?
J'avoue avoir été surprise mais cela n'a pas duré, j'étais persuadée que c'était une ruse. Et cela me dégoutait davantage. Prise de colère je me suis mise à lui crier dessus :
-ARRETE !
-Non ! Je veux que tu comprennes Allie !
-J'ai très bien compris ! Soit tu me tues soit c'est moi qui le fait !
Et quelque chose m'a soudainement traversé l'esprit : « comment on tue un vampire ? » Si ça se trouve, j'avais l'air bien bête avec ma pauvre baguette. Elle était peut être inutile. Et si je croyais encore aux légendes, je n'avais même pas la chance d'avoir un pieu à proximité. Quoiqu'il en soit je me suis rassurée en me disant que je pouvais au moins le stupéfixer en cas de besoin puis m'enfuir.
-Non, je veux que tu comprennes que quand je t'ai vue la première fois, c'était à un moment où je n'en pouvais plus d'errer seul, de me cacher, de juste survivre. Je voulais vivre, apprendre à te connaitre. Tu as changé ma vie ! Tu m'as aidé à envisager ma condition autrement !
J'ai eu envie de vomir en entendant ça ! Ca me révoltait qu'il me croit assez faible pour m'avoir comme ça !
-Ca suffit, je ne supporterais pas de t'entendre prétendre ça ! Me suis-je écrié. Continues et j'utilise vraiment ma baguette.
Mais pourquoi j'hésitais ? J'étais surement aussi faible qu'il le pensait mais il n'y a que maintenant que je m'en rends compte. Car rien ne m'avait empêché d'utiliser un quelconque sort jusque là.
-Vas-y ! Si tu ne veux pas me croire … Je préfère encore que tu me tue, c'est mieux que de vivre avec l'idée que je te dégoute.
-Pfff n'importe quoi, tu es suicidaire maintenant ? Arrête d'essayer de me faire croire des conneries !
-Très bien ! S'énerva-t-il. Soit tu écoutes ce que j'ai à te dire, soit j'en fini maintenant.
J'ai eu un mouvement de recul à cette phrase. J'ai cru qu'il disait vouloir en finir avec moi mais il a sorti un bout de bois. J'ai très vite enregistré l'information : un pieu, « en finir » ! Il voulait se suicider, c'était du chantage et ça a marché. Car malgré tout ça, les sentiments ça ne disparait pas en claquant des doigts. J'étais tombée malgré moi amoureuse d'un vampire, et je l'étais toujours à ce moment là. J'ai eu un haut le cœur en imaginant le voir se tuer.
-NON ! Stupéfix !
Son corps est tombé à la renverse alors qu'il était en plein mouvement, le pieu à dix centimètres de son cœur. Des larmes se sont mises à couler sur mes joues. J'avais été prise d'angoisse à l'idée qu'il le fasse. Foutus sentiments ! Mais ne venait-il pas de me prouver qu'il disait vrai ? Il était prêt à mettre fin à son existence si je refusais de lui parler. Je me suis donc précipitée sur son corps inerte.
-Enervatum.
Il s'éveilla doucement et je l'ai aidé à s'asseoir correctement, tout en lui prenant le pieu des mains. Pas totalement naïve, je l'ai gardé précieusement au cas où j'étais tombée dans une quelconque ruse.
-Je t'écoute, lui dis-je sèchement.
Le tenant en joug du bout de ma baguette, je me suis installée sur le canapé, attendant patiemment. Il lui a fallut un moment pour émerger, la tête devait surement lui tourner après avoir heurté le sol si violemment.
-Le plus important c'est que tu comprennes que je ne te veux aucun mal, m'a-t-il dit en me regardant dans les yeux. Si ça avait été le cas je l'aurais fait depuis bien longtemps, tu en conviens ?
J'ai simplement hoché la tête, prudemment. Je ne voulais pas lui donner la satisfaction de s'en tirer si vite. Il a tout de même parut satisfait et, toujours assis sur le sol, il a continué.
-Si tu y réfléchis bien ça explique pas mal de choses … Au début je voulais effectivement changer mon quotidien mais ensuite j'ai pris mes distances parce que … eh bien il faut être réaliste ! Un vampire et une humaine, ça n'a aucun sens, aucun avenir possible ! Mais tu es persuasive, tu m'as donné envie d'essayer. C'était égoïste, j'étais égoïste ! J'aurais au moins pu te le dire ! Qui suis-je pour juger si oui ou non nous pouvions essayer de construire quelque chose malgré ma … différence ? Je comprends maintenant que ce n'est pas possible, que ça ne l'a jamais été et que ça ne le sera d'ailleurs jamais. Tout ce que je veux c'est que tu ne me prennes pas pour un monstre, que tu comprennes qui je suis vraiment et après je te laisserai tranquille, c'est promis.
Il s'est tut un moment, sans cesser de me fixer. Je suis restée impassible le temps de digérer tout ça. Je me remémorais tous ces moments qui me paraissaient plus clairs après avoir entendu cela. La première fois que l'on s'est embrassés … il est partit précipitamment et s'il ne m'avait pas trouvée ivre morte dans ce pub quelques semaines plus tard, on ne se serait plus jamais revus.
-Alors dis moi qui tu es, lui demandais-je d'une faible voix mais sans baisser ma baguette pour autant.
-Ce dont tu peux être sure c'est que je ne suis pas un vampire sanguinaire qui s'amuse des mois durant avec son repas.
Cette phrase m'a tout de même donné froid dans le dos.
-Je ne me nourris même pas de sang humain et puis tu sais, être un vampire-sorcier me facilite beaucoup la vie.
-Je sais ce que tu es, l'interrompis-je, ce que je veux savoir c'est qui tu es, d'où tu viens ? Quel âge as-tu ? Réellement.
Son air triste et torturer m'arrachait le cœur, je n'ai pas pu retenir mon élan qui me poussait à aller vers lui. Quelque chose en moi ignorait la peur de ce qu'il était et ne voulait qu'une chose, le rassurer, l'aider. Mais pourquoi ? C'était fou ! Peut être aussi que cette chose était juste trop curieuse à propos de son passé, de sa vie. Quoiqu'il en soit, comme si je ne pouvais plus contrôler mon corps, je me suis avancée vers lui, au point de n'être assise qu'à quelques centimètres de lui.
-Je m'appelle Sir Nicholas Stern de Brentford, m'a-t-il dit en souriant ironiquement.
Son magnifique sourire … J'ai senti mon cœur se réchauffer en un éclair et puis j'ai enfin réalisé ce qu'il venait de dire. Sir ?
-Je suis né en 1791, à Brentford comme mon nom l'indique. Mon père était Baron et avait également une place très importante au sein du ministère de la magie. J'étais fiancé et j'allais donc hérité du titre, de la fortune et des fonctions de mon père. Et puis la nuit où je célébrais mes vingt quatre ans j'ai été attaqué par un vampire. J'étais trop ivre pour utiliser ma baguette. Et me voila donc ici …
-Alors tu … tu as …
-Cent quatre vingt neuf ans, m'a-t-il répondu pour m'éviter de perdre mon temps en calculs.
-Pourquoi t'a-t-il transformé ? C'est bien ça qu'on dit ? Il aurait pu juste te vider de ton sang et te laisser là, non ?
En fait, je réalisais que je ne savais même pas comment on devenait vampire. Est-ce que c'était douloureux ? Compliqué ?
-Oui il aurait pu, mais il avait en quelque sorte, besoin que je fasse quelque chose pour lui. Une histoire de vengeance personnelle. Il ne pouvait pas le faire lui-même car ce n'était qu'un simple vampire.
-Je ne comprends pas.
-J'étais sorcier avant, lui était moldu.
Il est vrai que je n'avais jamais pensé à ça ! Je n'avais jamais pensé à cette différence. Sorciers, moldus, on reste tous humains après tout !
-Etre vampire ne change pas ce que tu es, c'est une transformation plus physique qu'autre chose. Je peux toujours transplaner et utiliser ma baguette. Les sorciers ne le savent pas mais il y a une guerre aussi parmi les vampires. Entre les nés moldus et les autres. Les nés-sorciers sont les plus puissants et de ce fait, ils se croient permis de diriger les autres. Alors les nés-moldus n'ont rien trouvé de mieux que de se créer une sorte d'armée, de bons petits soldats sorciers qu'ils s'amusent à transformer puis à dresser comme des chiens, pour en faire des machines à tuer! C'était le but de celui qui m'a rendu ainsi.
J'étais horrifiée à cette idée ! Les sorciers étaient obnubilés par le danger que représentaient Celui-dont-on-ne-devait-pas-prononcer-le-nom et ses mangemorts. Ils étaient donc loin de se douter qu'un autre danger était parmi nous.
-Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu as fait ce qu'il te demandait ?
-Non, je l'ai tué, a-t-il répondu en baissant le regard.
-Et … ta fiancée ? Ais-je demandé d'une petite voix.
Le fait qu'il ait tué celui qui l'avait engendré ne m'avait même pas choquée ! Je me disais qu'il le méritait et puis, lui ou la victime qu'il avait choisie, à la place de Nick j'aurais fait la même chose. Par contre, l'évocation de sa fiancée … cela m'intéressait plus, hum hum.
-Elle a fait son deuil, comme toute ma famille.
Sa voix triste m'a brisé le cœur. Bien sur, ça avait dû être horrible à vivre. Mais ce qui m'a traversé l'esprit à ce moment là c'est qu'il semblait l'avoir beaucoup aimé.
-Mais j'ai veillé sur elle jusqu'à la fin de sa vie. Je l'ai vu se marier, avoir des enfants, j'étais heureux pour elle. Et les premières décennies ont été plus faciles à vivre avec cette distraction.
Je me suis bêtement mise à pleurer. Je me mettais à sa place et rien qu'en m'imaginant devoir le regarder refaire sa vie avec quelqu'un d'autre, j'ai ressentie une grande tristesse. Et cette chose en moi qui m'avait poussée à m'approcher de lui voulait à ce moment là que je le prenne dans mes bras. Mais je me faisais violence ! Je lui en voulais encore de m'avoir caché tout ça.
-Mais je ne l'aimais pas comme toi, s'est-il empressé de dire en voyant mes larmes. Et peu importe ce que tu décideras, je compte bien faire la même chose avec toi. Je te laisserais tranquille mais tu ne pourras pas m'empêcher de m'assurer que tu vas bien.
-Je préfèrerais que tu veilles sur moi mais en restant avec moi.
Il eut l'air aussi surpris que moi je l'étais. C'était sorti tout seul mais je le pensais. Je le voulais quand même à mes côtés. Après tout qui avais-je d'autre ? Absolument personne et lui, j'en étais amoureuse, alors ça me semblait naturel.
-Quoi ? S'est-il exclamé.
-A quoi bon me protéger à distance si c'est pour que nous vivions tout deux seuls de notre côté ? En plus tu t'ennuierais, je ne ferais rien de passionnant et tu en aurais marre de jouer à l'ange gardien.
-Tu as confiance en moi ? M'a-t-il demandé l'air abasourdi.
-Oui.
-Tu ne me crains pas ? Ne me méprise pas ? Je ne te dégoute pas ?
-Je t'assure que non !
Il m'a regardé dans les yeux pendant plusieurs longues secondes. Je n'ai pas baissé le regard, je voulais qu'il me croie. Puis j'ai vu ses yeux se baisser pour s'attarder sur le pieu que j'avais toujours en main. Il ne semblait pas rassurer alors j'ai envoyé valser le vieux morceau de bois derrière moi.
-Je ne te crois pas ! Il y a dix minutes tu me traitais de monstre !
-Je suis désolée, j'étais en colère et terrifiée ! Mais je t'assure que ça ne me pose plus aucun problème.
-Alors prouve-le, a-t-il chuchoté sur un ton de défi.
Sans hésiter j'ai franchi les quelques centimètres qui nous séparaient pour l'embrasser. J'ai posé délicatement mes lèvres sur les siennes, comme je l'avais fais des centaines de fois avant. Mais cette fois-ci c'était plus intense car je savais qui il était, il n'y avait plus de secrets et je sentais que de ce baiser dépendait l'avenir de notre relation. Je voulais le convaincre car je n'aurais pas supporté qu'il reparte en me disant « adieu ». Son corps s'est contracté sous le coup de la surprise puis lorsqu'il a réalisé ce qu'il se passait il m'a vivement attirée à lui en posant ses mains sur mes hanches, approfondissant le baiser. Je me souviens encore de la chaleur que j'ai sentie se diffuser dans tout mon être mais surtout dans mon cœur. C'était certainement le moment le plus fort que l'on ait partagé. Je pouvais ressentir la joie qu'il éprouvait. La joie de ne pas être rejeté mais accepté.
Bien sur, il restait toujours le problème de « la relation impossible » et toutes ces choses ennuyeuses qu'impliquaient nos différences. Mais je préférais laisser ça pour plus tard car malgré cela l'idée de ne pas être avec lui était totalement exclue ! Peu importe le fait que je ne sois pas immortelle comme lui, du moment que nous étions ensemble, tout allait bien.
