Coucou !
Et oui, voici la fin, déjà !
Je ne sais pas du tout quand je vais poster ma prochaine fanfiction puisque je préfère la finir avant et qu'elle n'en est qu'au début. En tout cas j'espère que vous serez également au rendez-vous. Ce sera un RL/OC avec un sujet bien plus léger que celui-ci.
Je remercie tous les lecteurs, selon les statistiques donnés par le site il y en a eu bien plus que ce que j'avais prévu : )
Et je remercie plus particulièrement Victoria Boubouille, Miss-Sawyer, Lalyh et Fidelice pour leurs reviews et encouragements.
Bisous à tous et à bientôt !
Bonne lecture.
Ceycey
Chapitre 7 :
-Nick ? Tu peux m'apporter de la biéraubeurre s'il te plait ? M'écriais-je à travers la pièce.
Du fond de ma cuisine, Nick nous préparait du pudding en guise de dessert. Je l'entendis acquiescer puis il m'apporta ma boisson avec son magnifique sourire.
-Madame est servie !
-Merci, ais-je répondu en l'embrassant.
-C'est prêt.
Il revint avec le pudding au caramel, sa spécialité, et s'installa a côté de moi dans le canapé. Eh oui, les vampires peuvent manger comme vous, seulement ce n'est généralement pas ce qu'ils préfèrent. Nous venions de passer le mois de Novembre comme un parfait vieux couple. Notre dernière sortie n'avait pas été très réussie. Disons que tomber sur des mangemorts nous avait un peu refroidis. C'est pourquoi nous nous étions contentés de buller dans mon appartement. Vingt quatre heures sur vingt quatre ensemble, sept jours sur sept, un vrai bonheur !
La seule différence c'est que je ne cuisinais plus avec de l'ail. Hum, excusez-moi de faire de l'humour.
Nick avait changé. Rassuré sur mes sentiments et ma réaction quand à sa nature, il était plus zen, plus décontracté. Cela le rendait d'autant plus agréable à vivre. Bien sur, parfois il nous arrivait à tous les deux de replonger dans un certain stress. La même question revenait sans cesse : « quel est notre avenir ? ». Suivie de : « En avons-nous au moins un ? ». Bien sur nous n'en parlions pas ensemble ! Mais je suis persuadée qu'il y pensait tout autant que moi.
Naïvement je voulais retarder le moment d'y penser le plus loin possible et juste profiter de chaque instant de bonheur.
-C'est délicieux ! M'exclamais-je.
-Normal, je suis le meilleur.
Il me faisait rire, me rendait heureuse, c'est tout ce qui comptait, non ?
En cet instant il était pressé que le film commence à la télé. Nous avions choisi (enfin « choisi », à l'époque il y avait très peu de chaines) de regarder Dracula ! C'était drôle de le voir regarder ces films là. Il riait tout le temps car il trouvait que la conception qu'avaient les moldus des vampires était ridicule. Et maintenant que je vivais avec l'un d'entre eux j'étais plutôt d'accord.
-Mais, pourquoi toi tu as ton reflet dans le miroir ? Pourquoi les moldus et même nos profs à Poudlard pensent que vous n'en avez pas ? M'enquis-je soudainement en regardant le Comte Dracula passer devant un miroir.
Nick s'est mis à éclater de rire. Il eut du mal à s'arrêter mais ma moue boudeuse l'a peut être convaincue.
-Ce n'est qu'une légende, au même titre que les longues canines.
-Han c'est vrai ça, tu as des dents normales ! Mais d'abord explique-moi pour ton reflet !
-Tu sais, beaucoup de légendes se basent sur des faits réels. Je pense qu'en fait, les moldus mais aussi les sorciers, pensent ça parce qu'ils ont du tomber sur un vampire-sorcier qui aurait usé du sortilège d'invisibilité pour les surprendre avant d'attaquer.
-Pas bête, ais-je répondu songeuse. Ca veut dire qu'on peut se prendre en photo ?
Oui, j'avais déjà oublié l'épisode dans le labyrinthe de glaces et la fameuse photo souvenir sur laquelle Nick apparaissait bien sur.
-Euh … je ne suis pas très photogénique.
-Tu plaisantes ? Un canon comme toi ?
Il a finit par accepter la séance photo improvisée. C'est encore un de mes meilleurs souvenirs ! Avec un clown comme moi, ça ne pouvait qu'être drôle !
Je lui ai donc posé d'innombrables questions, j'étais intriguée. J'ai ainsi appris que s'il n'avait jamais voulu qu'on se voit chez lui c'était parce que son « chez lui » n'était en fait qu'un petit studio miteux en sous sol. Car ça c'est vrai, les vampires ne supportent pas le soleil et il est vrai que je ne l'avais jamais vu en plein jour.
Enfin, tout ça pour dire que, comme à l'accoutumée, nous étions heureux jusqu'à ce que …
J'avais l'impression qu'avec moi, il y avait toujours un « jusqu'à ce que … ».
Après le premier tournant majeur que notre couple a dû traverser (le soir où j'ai découvert qui il était vraiment), un autre nous guettait. Prêt à nous confronter à ce que l'on essayait bêtement de repousser, de reporter toujours au lendemain.
La question de notre avenir commun s'est donc posée tout naturellement, amenée petit à petit par les évènements extérieurs.
Tout d'abord, dans le courant du mois de Décembre de l'année 1980, un article de la Gazette du Sorcier a secoué la population entière. Il faisait état de la nouvelle direction que prenait la guerre : Celui-dont-on-ne-devait-plus-prononcer-le-nom-depuis-déjà-quelques-semaines venait de rallier à sa cause les géants et les loups garous en plus de son armée de mangemorts déjà bien fournies. De quoi donner des frissons dans le dos. Cette annonce intensifia la peur de tous. Si bien que ce qu'il se passa une semaine plus tard n'aurait pas dû me surprendre. Seulement, seule avec Nick, j'étais dans ma bulle et comme une idiote, je ne me sentais pas concernée par ces nouvelles. J'aurais dû …
Un soir donc, nous étions confortablement installés dans le canapé, à manger des crêpes bien chaudes tout en écoutant la radio. Tout allait bien jusqu'à ce qu'un flash spécial attire notre attention. La voix de l'animateur radio spécialisé dans les infos retentie alors dans toute la pièce :
« Chers auditeurs, nous sommes dans l'obligation d'interrompre votre programme durant quelques minutes. »
Je me souviens avoir regardé Nick d'un air paniqué. Quelle nouvelle pouvait être assez mauvaise pour qu'ils ne puissent pas attendre deux heures de plus, l'heure habituelle pour les informations ?
« Suite à la vague de panique et à la polémique qu'à entrainer le ralliement des Géants et des Loups Garous auprès de Vous-savez-qui, Madame le ministre de la magie Millicent Bagnold (NDA : selon l'encyclopédie d'Harry Potter c'est bien elle qui occupait cette fonction à cette époque) vient de prendre des mesures radicales pour endiguer la menace. A compter de maintenant, toutes créatures magiques potentiellement dangereuses se verra expulsées du pays pour une durée indéterminée. Conformément aux volontés du Département de régulation des créatures magiques, la force ne sera pas employée pour forcer cette évacuation. Cependant, elle deviendra nécessaire si ces créatures magiques s'y opposent. Je répète, à compter de maintenant toutes créatures magiques susceptibles de représenter un danger pour la population sont dans l'obligation de quitter le pays dans les jours qui viennent. Le délai légal est fixé à une semaine seulement. Sont donc concernées, les espèces suivantes : les loups garous, les géants, les trolls, les vampires et les harpies. Quand aux dragons, ils doivent être surveillés de très près par les éleveurs. Des contrôles seront faits dans tous les centres d'élevage de dragons d'Angleterre. Afin d'assurer votre sécurité, n'hésitez pas à informer immédiatement le ministère si vous apercevez une de ces créatures une fois le délai passé. Merci de votre compréhension, je vous retrouve à vingt heure pour les informations. »
J'ai eu l'impression que mon monde venait de s'écrouler. Et ce fut davantage le cas lorsqu'à la fin du flash spécial, Nick lâcha subitement ma main. Il était sous le choc, comme moi, du moins je le devinais car il avait le visage le plus neutre possible. Une fois le choc passé, c'est de la colère que j'ai ressenti !
-Ils ne peuvent pas faire ça ! Explosais-je en me levant subitement du canapé.
-Ils ont tous les droits, a-t-il dit l'air pensif.
-Mais non enfin ! Vous n'êtes pas des animaux ! Alors quoi ? Parce que quelques Loups Garous ont décidé de se joindre à lui ça veut dire que vous êtes tous condamnables ?
-Oui, répond-t-il simplement. Tu ne comprends pas ? Les gens ont peur, et ils ont raison. Le ministère à simplement pris la bonne décision.
-Mais comment peux-tu dire ça ? Et puis c'est stupide ! Tant qu'on y est, puisque des sorciers ont décidés de devenir mangemorts, il nous suffit d'expulser tous les sorciers du pays, comme ça l'affaire est réglée !
J'étais hors de moi ! Comment pouvait-il rester aussi calme alors que ça le touchait de si près ? Il s'est également levé, pour me prendre dans ses bras et me calmer. Bien sur, c'était loin d'être suffisant.
-Ne t'inquiète pas, tu n'as rien à craindre.
Ca voulait dire quoi ça ? Qu'il allait partir, me laisser seule ?
-Nick, tu n'es pas obligé d'obéir. Si ça se trouve, personne ne se rendra compte qu'il en manque un à l'appel, tentais-je. Ne me dis pas qu'ils tiennent un registre quand même ?
-Mais non, m'a-t-il répondu en riant, ce serait trop compliqué.
-Ah, fis-je rassurée. Alors c'est bon, tu peux rester.
-Non.
Abasourdie, je me suis soudainement écartée de son étreinte pour le regarder droit dans les yeux. Comment ça non ?
-Désolé Allie, a-t-il ajouté de sa voix douce, mais si c'était si simple …
-Mais ça l'est !
-NON ! Tu as entendu ce qu'il a dit ! Passé le délai, ils emploieront la force ! Ils vont lancer des Aurors à nos trousses et même des chasseurs de vampires. Ils vont nous traquer, Allie, ils ne me laisseront aucune chance.
Je crois que je me suis mise à pleurer, je ne me souviens plus très bien ce qu'il s'est passé à ce moment là. Mon cerveau était comme sur pause. Mes jambes ne me supportaient plus, à genoux sur le sol, je n'arrivais pas à croire ce qu'il se passait. Je ne comprenais pas comment on en était arrivés là. Les géants, les trolls, les harpies, je pouvais comprendre. Ces créatures là étaient dangereuses, capables d'obéir à des ordres mais trop bêtes ou profondément mauvaises pour qu'on puisse leur attribuer une quelconque âme. Mais les loups garous et les vampires ? Certains étaient dangereux et mauvais, certes, mais d'autres étaient des personnes presque normales, travaillant et vivant comme nous tous. Les chasser du pays, c'était tellement cruel.
Nick s'est également agenouillé. Il a posé une main sur les miennes et s'est servi de l'autre pour toucher affectueusement mon visage. Le contact de sa peau contre la mienne me faisait du bien. Et c'est là que j'ai réalisé : je ne voulais et ne pouvais pas vivre sans lui ! Jamais !
-Allie.
Il prononçait mon prénom comme si c'était la chose la plus précieuse au monde. Ca ne pouvait pas s'arrêter comme ça !
-Allie, calme-toi.
-Ne me laisses pas seule, l'ais-je supplié.
-Non, jamais.
Nous sommes restés un moment comme ça, dans les bras l'un de l'autre, assis à même le sol. Quelle scène ! On aurait dit du théâtre.
Puis Nick s'est redressé, avec une nouvelle lueur dans les yeux.
-Viens avec moi !
-Où … ça ? Ais-je balbutié.
-Je ne sais pas, vers l'Est, peu importe du moment que nous sommes ensemble.
-Mais Nick, tu n'y penses pas ! Je serais un fardeau pour toi.
-Pourquoi tu dis ça ?
Il ne semblait pas comprendre, pire j'eu l'impression qu'il se sentait vexé. Je me levais enfin pour faire les cent pas dans mon salon. Je réfléchissais. Comment pouvais-je lui proposer ce à quoi je pensais ?
-Je ne suis pas comme toi, lui ais-je dis comme pour le raisonner. Je suis une sorcière c'est vrai, mais je n'ai pas les mêmes capacités que toi, ni les mêmes besoins. Je suis plus vulnérable que toi.
-Tu ne veux pas être avec moi, c'est ça ?
-Bien sur que si ! Mais combien de temps ça durera ? Nick, vois les choses en face, nous sommes différents et je ne veux pas que tu me vois vieillir puis … mourir. Après de belles et longues années, tu te retrouveras à nouveau seul. Je ne voulais pas y penser jusque-là, mais nous n'avons pas le choix, il nous faut prendre une décision !
-Alors tu décides d'arrêter là ! A-t-il dit comme si je l'insultais.
-Non !
-Si puisque tu ne veux pas partir avec moi.
-Mais … il y a un autre moyen.
Il m'a longuement regardé sans comprendre ou alors il faisait drôlement bien semblant.
-Laisse moi être comme toi, ais-je finalement demandé.
-Quoi ? Tu es folle !
-C'est le seul moyen de ne pas être séparés.
Je lui ai pris les mains pour les serrer très fort, et le suppliais du regard. Malheureusement, cela relevait de SA décision. Je ne comptais quand même pas aller trouver un autre vampire pour qu'il me transforme ! J'avais toutes les chances de me faire simplement vidée de mon sang. Et puis quelque chose me disait qu'il allait devenir très difficile de trouver un vampire maintenant que cette annonce avait été faite.
-Nick.
Je tentais de m'approcher de lui mais il m'a repoussé. Je nous revoyais quelque mois plutôt quand il est parti précipitamment après que l'on se soit embrassé pour la première fois. Cette fois encore, il s'est subitement levé. L'air énervé, il s'est dirigé vers la porte.
-Tu ne peux pas me quitter comme ça ! Me suis-je énervée.
-Je vais essayer de partir le plus tôt possible, pour éviter les ennuis.
-Non …
-Je ne t'abandonne pas Allie, j'ai juste … besoin d'y réfléchir, okay ?
J'ai simplement hoché la tête. Trop choquée pour pouvoir répondre. Il est parti et je me suis retrouvée seule avec mes pensées. Je ne comprenais pas pourquoi il avait réagi de la sorte. Il m'a demandé de tout quitter pour fuir avec lui et quand moi je lui ai proposé de nous offrir l'éternité ensemble, il a refusé ? Alors quoi ? Il me voulait mais pas pour toujours ?
Et qu'est-ce qu'il voulait dire par « partir le plus tôt possible ? ».
J'ai soudainement eu peur qu'il ne décide de partir sans moi, sans même me dire au revoir.
C'est angoissée que j'ai passé la fin de la soirée et la journée suivante. Pourtant, je n'avais pas de quoi m'inquiéter. Il m'avait bien dit qu'il ne m'abandonnait pas. Il devait réfléchir à ma proposition, voila tout.
Oui, mais s'il décidait de la refuser, qu'est-ce qu'on ferait alors ?
Je me posais inlassablement les mêmes questions, c'en était épuisant. En fin d'après midi, j'ai fini par m'assoupir. Et c'est ainsi que Nick m'a retrouvée le soir même. Il m'a réveillé, doucement, en jouant avec mes cheveux et caressant mon visage. L'esprit encore embrumé, je me suis assise dans le canapé pour lui faire face. Il n'avait plus son habituel visage impassible. Il semblait perturbé, fatigué. C'était déroutant à voir.
-Allie je ne peux pas, je suis désolé.
-Tu … tu ne peux pas quoi ?
-J'ai essayé … j'ai essayé de m'imaginer en train de … mais … je ne peux pas. C'est la pire chose qui me soit arrivé, je ne veux pas te l'infliger.
-Mais tu ne m'infliges rien, J'AI choisi !
-Non ! A-t-il dit avec plus d'énergie cette fois. Je ne veux pas te priver de ta vie !
-Ma vie ? Mais quelle vie ?
Cette fois, j'étais bien réveillée. Prête à lui faire comprendre mon point de vue, avant qu'il ne s'enfuie … encore.
-Je n'ai pas de famille, pas d'amis, pas de travail. Rien ! Il ne me reste rien, … à part cette foutue guerre … Et toi.
Il ne bougeait plus, me regardait avec étonnement. J'avais envie de le secouer, je trouvais ça dingue qu'il ne comprenne pas ça !
-Alors, à ton avis ? Qu'est-ce que je peux bien choisir ? La guerre ou toi ?
-Mais … tu ne seras pas forcément plus heureuse, objecte-t-il.
-Ecoutes, si tu me laisse seule ici tu sais bien que j'ai une chance sur deux de mourir dans les prochains mois ! Je ne sais même pas comment j'ai survécue jusque là ! C'est du bonheur ça ?
-Et si … tu te lasses de moi dans une vingtaine d'années ?
-Et si c'est toi qui te lasses ? Tu vois ? Rien n'est sur, je ne peux pas voir aussi loin. Tous ce que je sais c'est que là, maintenant, rien ne me ferait plus plaisir que d'envisager l'éternité avec toi.
-Mais … je ne peux pas imaginer que tu puisses faire un tel sacrifice pour moi !
-Mais si tu peux, lui ais-je dis d'une voix radoucie. Je t'aime ! C'est pour ça que je suis prête à le faire.
Oui, j'étais aussi surprise que lui. Même si c'était évident, on ne se l'était pas encore dit.
-Tu es sure que tu as pris en considération toutes les conséquences ?
-Oui.
En fait, je n'y avais pas vraiment pensé, tout ce qui m'importait c'était d'être avec lui.
-Tu te rends compte que tu ne seras plus humaine ? Tu ne vieilliras plus, tu … tu n'auras jamais d'enfants …
Ah ! Bin oui c'est vrai ça …
-Qui veut faire des enfants dans ce monde de cinglés ? Ais-je répondu en soupirant. Ecoute Nick, rien de ce que tu pourras dire ne me fera changer d'avis. Et puis, des enfants … si ce n'est pas avec toi, effectivement je n'en veux pas.
-Je ne sais pas …
Il continuait à dire qu'il n'était pas pour, mais au fond, j'ai cru lire dans ses yeux que l'idée le tentait. Il espérait même surement que je pense tout ce que je disais. Je me suis donc approchée de lui pour me blottir dans ses bras, enfouir ma tête au creux de son cou. A ce contact, il a resserré ses bras autour de moi, plus fort que jamais.
-C'est quand même légèrement mélodramatique sur les bords cette histoire, a-t-il dit comme pour lui-même.
La tête toujours posée contre son épaule, j'ai ri malgré la situation.
-Mais c'est pour ça que c'est romantique.
Il n'a pas répondu, toujours plongé dans ses pensées. J'ai alors ajouté, à moitié sérieuse :
-Laisses-nous la jouer à la Roméo et Juliette, bébé.
Cette fois, il a ri avec moi. Cette phrase l'avait convaincu une fois pourquoi pas deux ? (NDA : Dans le chapitre 4) Puis, il s'est penchée vers moi pour pouvoir m'embrasser tendrement. Il s'est ensuite interrompu, me regardant droit dans les yeux. J'ai alors compris que j'avais gagné, il acceptait !
-Ca fait mal ? Ais-je murmuré, pas si inquiète que ça.
-Un peu … Tu peux changer d'avis tu sais.
-Non.
Nous nous sommes sourit une dernière fois.
-Je t'aime Allie, a-t-il murmuré comme s'il me remerciait.
Puis il a à nouveau posé ses lèvres sur les miennes pour ensuite déposé de petits baisers sur ma joue et descendre lentement vers mon cou. Enivrée par ses dernières paroles et la perspective d'être à ses côtés pour toujours, je n'ai pas fait attention à la douleur. Je la sentais c'est vrai, mais elle m'était supportable.
Nous avons fuis vers l'Est, comme prévu. D'un côté cela tombait bien, cette mesure prise par le ministère m'avait finalement permis de fuir ce quotidien que je ne supportais plus. Chaque jour de plus en Angleterre me rappelait ce que j'y avais perdu : mes parents, ma seule amie. Bien sur, je me rappelle aussi ce que j'y ai gagné : Nick.
Mais je ne pouvais qu'être plus heureuse loin de cette folie, ces atrocités. Même au fin fond de la Hongrie (le premier pays où l'on a posé bagages), cette guerre me rattrapait mais en un sens ce n'était pas si mal. Je pouvais encore avoir des nouvelles de ma terre natale, de mon ancienne vie. Savoir comment évoluait la guerre.
Nous avons donc suivis attentivement l'actualité. Dix mois après notre départ, Voldemort disparaissait dans d'étranges circonstances. La communauté magique remerciait son sauveur, le tout jeune Harry Potter. Nous avons laissé le temps au pays de se reconstruire avant d'y retourner. Mais nous ne nous sentions déjà plus chez nous.
Et puis, maintenant que j'étais vampire comme Nick, je ne pouvais pas tenir en place, j'avais besoin de voir le monde. Il dit que c'est parce que « je suis jeune » encore, que ça va vite me passer. Moi j'ai l'impression que je n'aurais jamais assez de l'éternité pour tout visiter et pour profiter de lui.
Nous avons également suivi de loin la deuxième guerre. Nick l'avais prédit dés le début, il lui semblait impossible que quelqu'un disparaisse comme ça. Quoiqu'il en soit, c'était toujours grâce à ce jeune garçon, Harry Potter, que la guerre prit fin. Et définitivement cette fois-ci. J'admirais le courage dont il avait fait preuve.
Aujourd'hui nous sommes le 21 Décembre 2011, cela fait donc trente et un an que nous sommes partis précipitamment. Nous préparons nos bagages pour repartir en Angleterre car maintenant la situation des Loups Garous et des Vampires à changé. On le doit au travail d'une amie de ce même Potter, Hermione Weasley je crois. Oh bien sur, ça ne veut pas dire qu'ils sont accueillis les bras ouverts. Seulement, les sorciers reconnaissent enfin qu'il ne faut pas tous les mettre dans le même panier. Alors maintenant on devrait pouvoir nous laisser vivre en paix à condition que nous acceptions les enquêtes et contrôles à répétions mis en place pour cause de sureté.
Nous ne nous y installons pas définitivement, juste pour les quelques années à venir. Je n'ai pas encore vu le sol américain. Je rêve de rencontrer les sorciers d'Amérique latine. Nick dit qu'au moins je suis restée la même gamine. Pfff. Mouais, une gamine de cinquante et un an, qui en parait toujours vingt.
Je ne sais pas exactement ce qui m'a poussé à écrire notre histoire. Peut être que j'ai peur de l'oublier. Ce qui est stupide quand même. L'ironie veut que nous, les vampires, vivions éternellement et pour ce faire, on a nous a doté d'une très grande mémoire. Je ne sais pas encore si c'est une bonne chose. Pour moi, qui ne vit ainsi que depuis trente ans, je ne vois pas où est le problème mais pour un plus vieux vampire, il se peut que cela devienne ennuyeux, tous ces souvenirs en tête !
Pour ma part, si les prochaines décennies et mêmes les prochains siècles, mes souvenirs sont occupés par un certain Nick, je n'y vois pas d'inconvénients.
Pas un jour je n'ai regretté d'avoir sacrifier ma vie humaine pour lui. De toute façon l'amour c'est comme ça, ce n'est pas un choix, il s'impose a nous comme une évidence. Et je suis prête à l'aimer éternellement.
