Salut à tous ! Comme le titre l'indique ce OS se situe à la fin du chapitre Sectumsempra. J'adore lire les OS se passant après la fameuse scène du baiser dans la Salle Commune après le match et j'ai eu envie d'écrire ma propre version.

SECTUMSEMPRA

« Ils parleraient du match s'ils en avaient le temps.»

Le ciel était clair, et une légère brise agitait la cyme des arbres. C'était une belle soirée de printemps. Ginny et Harry passèrent la grande porte, ils n'avaient pas prononcé un mot depuis la scène qui s'était joué dans la salle commune. Ginny attendait que Harry s'explique, et Harry essayait de rassembler ses pensées pour le moins incohérentes.

- Euh, commença Harry alors qu'ils se dirigeaient vers le lac.

Il s'arrêta et Ginny se tourna vers lui. Un sourire flottait sur les lèvres de la jeune Gryffondor mais ses yeux étaient remplis de questions. Harry prit une inspiration et commença à parler :

- Je… Ginny. Je t'apprécie beaucoup, depuis un certain temps, et…j'aurais peut-être dû te le demander avant de t'embrasser, mais voudrais-tu sortir avec moi ? de temps en temps, tu sais, aller à Pré-au-Lard ou…t'es pas obligée de dire oui, mais ce serait...mff.

Les lèvres de Ginny venaient de trouver le chemin vers les siennes pour mettre fin à son discours pour le moins décousu.

- J'adorerai ça, répondit-elle quand ils se séparèrent.

Harry lui prit la main en souriant et ils continuèrent à marcher sans but précis.

- Alors, reprit Ginny, piquée par la curiosité. Depuis combien de temps tu, euh, voulais me poser cette question ?

- En y réfléchissant, je pense que ça remonte à cet été, au Terrier. On a passé tellement de temps ensemble, et puis de retour à Poudlard tu as retrouvé tes amis habituels, et moi les miens. J'avais presque oublié qu'on ne se voyait pas aussi souvent ici. Puis tu es sortie avec Dean, et c'est à ce moment que j'ai réalisé que je l'enviais beaucoup.

- Tu étais jaloux alors ? tenta d'éclaircir Ginny, avec un sourire encore plus grand.

- On peut dire ça. Oui. Je ne pouvais rien faire, je me sentais tellement…perdu. Et puis vous avez rompus et…

- Et nous voila, compléta-t-elle.

Harry hocha la tête tandis que Ginny baissait la sienne, les yeux fixés sur leurs mains jointes.

- Je regrette, je n'aurais jamais dû sortir avec Dean, je n'aurais jamais pensé que ça pourrait te blesser.

- Eh, souffla Harry en lui relevant délicatement le menton. C'est plutôt moi qui devrais m'excuser de t'avoir blessé. Pendant toutes ces années j'ai été vraiment stupide et aveugle, je n'ai pas vu que ce que je cherchais ce trouvait pile en face de moi depuis tout ce temps.

- Tu le pense vraiment ?

- Evidement, dit-il en souriant.

Ils restèrent encore plusieurs minutes dans le parc avant de retourner dans la tour des Gryffondor. Il se faisait tard et une longue journée de révision attendait Ginny le jour suivant.

Sur le chemin du retour Ginny lui fit un résumé détaillé du match contre les Serdaigle. Quand ils passèrent le portrait de la grosse dame en riant, ils trouvèrent Ron assis sur un des fauteuils rouges de la salle commune. De toute évidence il les attendait.

- Bonne nuit, dit Ginny avant de filer dans son dortoir.

Elle n'avait pas envie de se faire sermonner par son frère surprotecteur. Ce soir elle était sur un petit nuage et elle n'avait aucune envie d'en redescendre.

Ron se leva lentement et s'approcha d'Harry. Ce dernier s'attendait à une longue série d'arguments et d'oppositions…qui ne vint jamais. A la place Ron dit seulement :

- Tu aurais pu m'en parler, tu sais.

- Il faut dire que la façon dont tu parlais de Dean m'a un peu découragé, répliqua Harry.

Il n'avait pas prévu que son ton soit si sec, mais Ron ne releva pas.

- Pour un Gryffondor tu te dégonfles facilement, plaisanta Ron.

- Ah ah, et si on parlait de toi et Hermione ? dit Harry avec un sourire entendu.

- Ok, j'ai rien dit.

Ron leva les bras en signe de défaite et les deux amis se sourirent.

- Pour tout te dire, je préfère qu'elle sorte avec toi plutôt qu'avec cet abruti de Dean, ajouta Ron alors qu'ils montaient les escaliers menant à leur dortoir.

- Merci, Ron, dit Harry en lui tapant l'épaule.

- Mais je te préviens, si tu lui brises le cœur, meilleur ami ou pas je te…

- Je sais, coupa Harry. Je sais.