Merci pour leurs reviews à 1548, richon, caprice75 (continue à te répéter, y'a pas de problème, on aime!) et Ekio Kimiko! Une petite baisse du nombre de reviews je constate... Où êtes-vous passés les gens? En tout cas, merci encore aux fidèles lectrices (lecteurs?) qui nous ont laissé un petit mot, ça fait toujours plaisir!
Traducteur : Toru no Kou
Chapitre 4 : La première fois que je t'ai goûté
Il fallut deux heures à Sasuke avant qu'il ne trouve l'adresse sur les clés. Deux heures pendant lesquelles il avait couru, sué et hurlé. Il voulait faire vite, il voulait retrouver Naruto pour voir s'il était en vie et pour lui dire qu'il l'aimait de tout son cœur.
Mais une fois devant la porte, il abandonna tout cela. Celle-ci était blanche dans un couloir sale avec des murs beiges. Il y avait quelque chose d'écrit sur elle, et Sasuke distinguait les mots « monstre » et « démon » malgré le fait qu'ils soient à demi effacés. Un peu de sang, mais toujours, une porte normale dans un appartement normal.
Sasuke n'avait pas le courage de l'ouvrir. Pas encore. Il s'adossa contre elle et en glissa le long, fermant les yeux. Il n'était pas encore près pour ça. Pas maintenant. Peut-être demain. Mais pas maintenant.
La prochaine chose qu'il sut fut quand il ouvrit les yeux. Il les cligna à quelques reprises, endormi, avant de reconnaître l'endroit où il se trouvait. A l'aspect des murs dans le couloir, il jugea qu'il faisait de nouveau jour, il eut l'impression de sortir d'un sommeil séculaire et en même temps, de s'être juste assoupi quelques secondes. Son dos se vouta un peu quand il se leva ses vêtements auraient été trempés de sueur si la nuit n'avait pas été si froide. Comme s'ils ne l'étaient pas déjà à cause de l'horrible nuit précédente.
Encore une fois, Sasuke regarda la porte devant lui. Il devait le faire. Naruto voulait qu'il le voit, il devait donc entrer. Au ralenti, il vit sa main avancer la clé vers la porte, et il se tendit quand il entendit la serrure rouillée s'ouvrir. Personne ne semblait avoir vécu ici depuis des années et il se demanda encore depuis combien de temps Naruto avait été enfermé. Il laissa ses doigts s'enrouler autour de la poignée et il l'entrebâilla en poussant un peu.
La porte s'ouvrit et il fut accueilli par la lumière du soleil.
L'appartement était lumineux et les nombreuses fenêtres le rendaient attirant comme l'été à l'extérieur. Il n'y avait pas beaucoup de pièces, ni beaucoup de meubles. Sasuke aperçut une banquette dans un coin qui semblait servir de lit et, aussi, une petite télévision qui paraissait aussi vieille que la rue au dehors. Il vit un miroir avec une large brisure en plein milieu et des craquelures plus petites en partaient comme une toile d'araignée. Un vieux tapis sur le sol avait absorbé du sang et des rideaux blancs étaient aux fenêtres, déchirés ici et là. L'air frais de la matinée emplissait l'appartement depuis la fenêtre brisée, Sasuke pensait que c'était un appartement très délabré et cela depuis un bon moment. Il fit son premier pas à l'intérieur, et il put clairement voir la cuisine. C'était aussi sale que le reste de l'appartement et quelques plats étaient encore sur le poêle. La fenêtre de la cuisine aussi était brisée.
Sasuke laissa sa main trainer sur une petite table, il en retira une épaisse couche de poussière. Il ne prit pas la peine de l'enlever.
Et l'odeur. Ca sentait le vieux, comme un livre ancien, mais Sasuke pouvait encore percevoir celle des fleurs. Peut-être que c'était l'odeur de Naruto. Il serra le tissu ensanglanté dans ses mains. Il ne voulait pas l'abandonner quelque part et il se demanda ce que le prisonnier penserait de lui, être si étrange qui allait et venait, son sang sur les mains. Mais Sasuke n'en avait rien à faire. C'était un petit morceau de Naruto qu'il possédait et il le garderait avec lui.
Quelque chose attira son regard, il examina en détail une grande armoire dans un coin. A côté de lui, des rouleaux se dressaient alignés, intacts. Cela ressemblait aux rouleaux interdits que son père avait commandés alors qu'il était encore petit, mais pourquoi l'un d'eux serait ici ? Il prit le plus gros et s'assit dans le canapé glacial. Il grimaça un peu quand il pensa à la poussière déposé sur les meubles mais il chassa bien vite cette idée. Il mit son pouce sur l'ouverture, puis étira le document, le déroulant.
C'était réellement un des parchemins interdits.
Sasuke se demandait pourquoi personne n'était venu le prendre. Le rouleau présentait la toute dernière attaque de Kyûbi, il y avait près de vingt ans. A quel moment il était arrivé, quelles personnes étaient mortes pendant la bataille, comment ils avaient abattu la bête. Quelques passages avaient été soulignés, comme si quelqu'un l'avait entièrement lu. Une grande partie du texte concernait les différentes attaques de Kyûbi et la manière dont il utilisait ses queues, griffes et crocs au combat. Il y avait des esquisses et Sasuke grimaça quand il vit l'une des plus grandes dans laquelle un humain, sûrement un ninja, était éventré. Sasuke laissa sa main parcourir l'image tout en regardant le renard magnifique. Sa fourrure était orange avec des pointes de rouges, et le bout de la queue était blanc, noir et or en même temps. Le sang coulant de la bouche de la bête paraissait fade par rapport au renard, et Sasuke pouvait sentir deux yeux rouges avec des fentes noires le fixer. C'était un tueur entraîné. Les neuf queues étaient en train de s'agiter dans le fond, et même si ce n'était qu'une peinture, c'était comme si elles bougeaient, se balançant d'avant en arrière. Et Sasuke réalisa que cette image n'était pas sur le parchemin. De sa place dans le sofa, il vit un mur rempli de reproductions du renard. Des dessins avec de grandes peintures, et derrière certains d'entre eux, des traces de griffures, certaines déchirant plus de la moitié des œuvres voire plus. Des peintures couvrant certaines d'entre elles. Et, au milieu de cet océan, il y en avait une intacte.
C'était celle du grand Yondaime, Arashi.
Yondaime, qui était l'un de ceux qui avait donné sa vie pour tuer le démon, pour tuer ce merveilleux monstre. Le héros du village.
La peinture semblait avoir un halo autour d'elle, et l'homme blond décorait tout le mur à lui seul comme dans une église. Les forces des ténèbres autour du sauveur, secourant toutes les âmes. Sasuke ne put s'empêcher de frissonner.
Pourquoi, Naruto ? Pourquoi cette obsession pour Kyûbi le renard et Yondaime le Héros ? Une obsession d'enfance ? Un rêve ? Sasuke ne trouvait pas de réponse.
Il prit le second rouleau et l'ouvrit lentement comme il l'avait fait avec le premier. Qu'avait-il peur de trouver ? Le parchemin était une attestation de naissance et, une fois encore, Sasuke se demanda ce que ce document faisait ici et pas dans les archives de la tour du Hokage avec les autres certificats de la population du village. Sasuke avait une petite copie de la sienne, il avait même toutes les attestations du clan mais c'était parce qu'il s'agissait d'un clan très important, celui des Uchiha. Sasuke ne se souvenait pas avoir entendu le nom Uzumaki avant et ceci n'était sûrement pas une copie.
Le nom, Uzumaki Naruto, était écrit en haut, et Sasuke sourit avec un air triste. Naruto. Naruto et son odeur de sang. En dessous, il y avait son poids de naissance, sa taille et son sexe.
Sasuke grimaça quand il lut plus en avant. Sous la mention nom de la mère, le parchemin était vierge. Pourquoi est-ce que le nom de sa mère n'avait pas était écrit ? Ils ont dû savoir de qui il s'agissait car après tout c'était elle qui l'avait mis au monde.
Puis, ses yeux s'écarquillèrent. A la mention du nom du père, un nom était imprimé : « Yondaime, Arashi ».
Sasuke leva les yeux pour regarder la peinture du Yondaime. Il était le père de Naruto ? Le jeune Uchiha n'avait jamais entendu dire que cet homme avait eu un fils, et encore moins un prisonnier. Qu'est-ce que Naruto, le fils de ce héros, avait fait pour en arriver là ? Le fils de l'ancien Hokage devait être pris en charge, même s'il avait fait les plus grosses erreurs. Pourquoi ? En dessous de cette ligne, il n'y avait rien de plus, excepté la signature de la femme s'occupant de lui au moment de son arrivée sur terre. Sasuke posa le parchemin à coté du premier et les observa. Il était encore un peu sous le choc, et il ne parvenait pas comprendre ne serait-ce qu'une seule chose avec toutes les idées qui lui passaient par la tête.
— Qui es-tu ? chuchota-t-il à Naruto.
Il secoua la tête en ouvrant le troisième et dernier rouleau. Il était petit, et Sasuke n'avait jamais vu de parchemin interdit aussi petit auparavant. Quel genre d'informations pouvait bien s'y trouver ?
Il s'aperçut quand il l'ouvrit que c'était un parchemin qui avait été écrit par l'ancien Hokage, Sarutobi, le Troisième. Celui qui en était redevenu un, après la mort de Yondaime. Désormais, même Sarutobi était mort et il avait laissé sa place à l'Hokage actuelle, Godaime, Tsunade. Ce parchemin était ancien et Sasuke se rendit compte qu'il avait été écrit bien avant la mort du troisième du nom.
Il commença à lire. C'était encore l'histoire de Kyûbi, mais cette fois de manière plus détaillée. Pas les faits mais la véritable histoire. D'où venait la bête. Apparemment, il s'agissait d'un démon né dans les flammes en dessous du pays du feu, à partir de lave bouillonnante à des milliers de kilomètres en dessous de la surface. Sasuke pouvait en sentir le pouvoir, un puissant pouvoir, et les poils sur son bras se dressèrent quand il le lut. Il y avait une explication détaillée des techniques utilisées par Arashi pour sceller le démon. Quoi ? Sasuke le lut à nouveau. Sceller ? Que voulaient-ils dire par là ? Le démon était mort, n'est-ce pas ? Pas scellé. Où l'Hokage aurait-il bien pu le sceller ?
Sasuke pouvait entendre son cœur battre quand il prit de nouveau le parchemin avec les informations sur la naissance de Naruto dans ses mains, le laissant se dérouler devant lui. La date de naissance de Naruto : le dix octobre, il y avait près de vingt ans. C'était le jour où Kyûbi avait été tué, ou plutôt… scellé.
Le fils du grand héros avait été emprisonné, isolé des autres prisonniers.
Toutes les images du renard rouge sur le mur.
Le visage du brun pâlit et un sentiment venu de nulle part le fit regarder à sa droite. Là, sur un mur, il y avait un vieux calendrier d'accroché. Les premiers jours étaient barrés d'une croix, jusqu'au neuf octobre. Et là, c'était le dix. Cinq ans auparavant. Naruto n'avait pas été ici depuis cinq ans. Emmené le jour de son anniversaire, seulement pour être emprisonné dans un endroit sombre. Oh, si sombre.
Sasuke savait que Naruto n'avait rien fait. Si Kyûbi avait décidé d'attaquer le village par l'intermédiaire du corps du jeune homme, Sasuke l'aurait su. Cinq ans auparavant, il était vraiment attaché à suivre ce qu'il se passait au village caché, au cas où quelque chose arriverait avec Itachi. Et à cette époque, il était derrière des barreaux. Une chose comme Kyûbi décidant de faire quelque chose n'aurait jamais pu être tu, quelque soit l'ampleur du secret.
Et Sasuke comprit pourquoi ces immondes villageois abusaient physiquement de son amour.
— Alors, c'est toi.
La tête de Sasuke se tourna vers la porte d'où venait la voix et à sa surprise, y trouva l'Hokage blonde le regardant. Il se leva aussi vite que possible et s'inclina. Elle fit un geste de la main pour l'arrêter.
— Uchiha Sasuke. Tu es celui qui l'a emporté, dit-elle, le toisant de haut en bas.
— Je n'ai rien emporté du tout, Hokage-sama, dit-il.
Il n'avait vraiment rien fait. Elle secoua la tête, et marcha en direction de l'image représentant Kyûbi.
—Tu le sais, n'est-ce pas ?
— Je viens juste de comprendre. Mais pourquoi ? Pourquoi est-il emprisonné Hokage-sama? Il n'a rien fait.
Il vit la femme secouer sa tête.
— Je sais. Et crois-moi quand je te dis que j'ai essayé de le libérer pendant cinq ans. Mais, même moi, en tant qu'Hokage, je ne peux rien faire.
Sasuke fronça des sourcils quand il vit une larme scintiller au coin de l'œil de cette femme forte. Il n'avait jamais vu la cinquième du nom aussi vulnérable. Elle le regardait, ses yeux marron plongés dans les pupilles noires de Sasuke.
— Va le voir, toi qui lui as volé son cœur.
Sasuke ne se le fit pas dire deux fois
Naruto se leva dans sa cellule et commença à aller et venir, n'ayant pas de direction particulière. Il était presque entièrement rétabli et son œil allait très bien. C'était l'un des avantages d'avoir un démon à l'intérieur de soi.
Mais Sasuke ne s'était pas encore manifesté. Etait-il allé à l'appartement, celui que Tsunade et Jiraya avait réussi à laisser tel quel pendant toutes ces années ? Ils lui avaient dit que tout était pareil que depuis son départ, et Naruto savait que Sasuke trouverait les réponses le concernant seulement s'il y entrait. S'il voulait bien avoir l'obligeance de le faire.
Naruto se sentit comme si un grand trou noir était en train de lui arracher le cœur et sa gorge se serrait. Il ne se sentait pas si bien.
La fenêtre lui fit penser que c'était un jour ensoleillé, encore. Une petite partie du monde qu'il regardait tous les jours. La seule.
Il passa la main dans les cheveux sur son visage. Ils commençaient à pousser de nouveau. Il devait demander à Jiraya de les lui couper avec son kunai. Ses doigts vinrent alors sur ses yeux et il sentit les cernes présentes en dessous. Il n'avait pas dormi un seul instant et il savait qu'il ne pourrait pas le faire si Sasuke ne venait pas.
Oh seigneur, il le voulait ici avec lui, sérieusement.
Il n'avait jamais pensé qu'il pourrait tomber amoureux de quelqu'un aussi facilement. Oui, il avait eu quelques amourettes mais rien de comparable à cela. Il avait l'impression de sentir son cœur l'avaler et prendre le dessus dès qu'il entendait la voix de Sasuke et il se souvenait de la sensation de tenir les mains du jeune homme dans les siennes, sur sa joue et dans ses cheveux. Et voulait pouvoir le faire encore. Il voulait connaître Sasuke, savoir à quoi il ressemblait, quel était son plat favori, ce qu'il faisait pendant ses entraînements, s'il aimait Naruto, et s'il l'aimait, l'aimait-il autant que Naruto lui-même?
Oui, lui était vraiment amoureux de Sasuke, il le serait jusqu'à la fin de sa vie et peu importe ce que le jeune homme pensait de lui. Mais il ne lui dirait jamais, jamais. Il ne voulait pas l'effrayer, mais, en même temps, il devait lui dire pour Itachi.
Il fit un pas en arrière quand il entendit quelqu'un s'approcher rapidement. Ses oreilles lui disaient que c'était un ninja et son nez qu'il s'agissait de Sasuke, son cœur aussi. Maintenant, puisque la pluie n'avait pas nettoyé toutes ces odeurs, il pouvait sentir le parfum du jeune garçon. Il s'approcha aussi près que les barreaux le lui permettaient.
— Sasuke ?
— Naruto ? répondit la voix. Oh mon dieu, Naruto, tu vas bien ?
Celui-ci sentit un poids sur ses épaules disparaître quand il entendit cette voix. Sasuke était revenu et il était inquiet. Il se sentait si heureux. Il pouvait bien mourir maintenant, il le ferait en tant que personne heureuse.
— Oui, Sasuke, répondit-il. Je vais bien.
« Maintenant que tu es là ». Les mots, qui n'avaient pas été dits, flottaient dans l'air autour d'eux et Sasuke les comprit. Il fit un pas en avant vers la prison, nerveux.
— J'ai lu les parchemins, Naruto et je comprends qui, et ce que tu es, mais je n'ai jamais été effrayé par toi, et je ne te quitterai jamais, Naruto. Je… Je vais te sortir de là, d'accord ? Naruto ? Je … Naruto, je te promets que je vais te libérer !
— Sasuke.
Naruto sourit avec tristesse.
— Sasuke.
Il passa sa main à travers les barreaux et quand l'Uchiha la vit, il la prit dans les siennes et les embrassa comme il l'avait fait le jour d'avant cet horrible journée. Une chaude brise caressa la cime des arbres et les oiseaux avaient déployé leurs ailes pour que le vent les emporte vers le ciel. Sasuke pouvait sentir les larmes dans ses yeux et les laissa couler. Naruto.
Naruto.
Sasuke.
Et le monde s'évanouit.
Ni l'un ni l'autre n'avaient entendu les hommes se faufiler derrière l'Uchiha. Sasuke essaya de dégager le bandeau sur ses yeux mais sa main était maintenue dans son dos. Il commença à se battre mais il comprit qu'il y avait plus d'un ennemi et qu'ils étaient forts. Sasuke pouvait se battre contre un, mais contre cinq en même temps, c'était trop. Il réalisa qu'il s'agissait de ninjas.
— Qui diable êtes-vous ? hurla-t-il, furieux de ne plus sentir les mains de Naruto. Relâchez-moi !
Naruto entendit Sasuke en train d'être enfermé et il se jeta vers la fenêtre, seulement retenu grâce aux chaînes autour de ses chevilles.
— SASUKE ?
— NARUTO !
— Tais-toi ! dit une femme, et Sasuke en reconnu la voix.
C'était la femme qui possédait le magasin à quelques pâtés de maisons de son appartement. Il savait que c'était une ninja, mais il l'avait toujours vu comme une gentille dame. Pas du genre à maltraiter son amant. Ceux qui frappaient et battaient Naruto n'étaient pas des villageois ordinaires. C'étaient des ninjas de haut rang, Sasuke pouvait seulement imaginer comme cela devait être douloureux de se faire torturer par des gens si forts alors que tu n'as plus d'espoir. Il n'eut pas besoin de l'imaginer longtemps, quand le premier coup de genoux le frappa dans l'estomac, lui faisant perdre sa respiration, il s'effondra. Il ne l'avait pas vu venir.
— Nous t'avons suivi, Uchiha, cracha un homme, qui semblait être dégouté.
— Tu es venu ici assez souvent, hein ? Tu aimes le monstre, n'est-ce pas ?
Il eut un rire démoniaque.
— Tu veux en faire ton jouet ?
— Ta gueule ! jura Sasuke, seulement pour se prendre un genou sur le nez. Ca faisait mal, oh que cela faisait mal. Il pouvait sentir le sang couler sur sa joue.
— SASUKE ?
Naruto avait entendu les deux coups. Il sentit des griffes lui pousser au bout des doigts. Ils n'auraient pas osé. Ils n'auraient pas osé toucher un cheveu à ce qui lui appartenait. Il entendit une pluie de coups sur le corps brisé, dehors, et ses yeux rouges envoyèrent un regard vers les chaînes. Il devait sortir d'ici. Il devait se libérer de ses chaînes. Il devait s'échapper.
Puis il entendit le bruit d'un couteau fendre l'air de cette matinée tardive.
Et c'est ce qui fit tout exploser.
Quand Tsunade avait examiné le corps de Naruto avant de faire les chaînes, elle était une bien intelligente petite Hokage. Elle avait menti. Aucune chaîne ne pouvait retenir un démon furieux, sans la moindre exception, même un mi-démon. Naruto pouvait sentir le chakra coulant dans son corps, et pas le bleu. Le chakra rouge qui ne pouvait être arrêté. Et les chaînes se brisèrent. En mille morceaux.
La tête de Sasuke se releva quand il entendit l'explosion, les mains qui le retenaient disparurent. Il ôta le foulard et il vit un long bras rouge avec de la fourrure sortir de la petite fenêtre maintenant élargie, tenant un homme ensanglanté entre ses griffes. Et le grondement. Le grondement fit courir des frissons dans le dos de Sasuke, il sentit ses joues rougir et son cœur battre plus vite. Le grondement d'un Naruto extrêmement en colère. Et le pouvoir qui prenait le dessus. Un tel chakra, un chakra d'une telle puissance. Il pouvait le sentir autour de lui, et quand il le regarda de plus près, une aura scintillante et rouge l'entourait. Et ça le soignait. Il sentit ses yeux s'ouvrir normalement et les traces des coups qu'il venait de prendre disparaître. Puis, il sentit le sang, mais c'était comme si il avait disparu de la terre, ou peut être comme si cela avait traversé sa peau, pour retourner à l'intérieur de ses veines. Il se sentait fort, mais ses jambes ne voulaient pas l'écouter quand il essaya de se lever. La fumée emplit le lieu et un long bras de chakra rouge, projeta l'homme plus loin sur un autre. Ils tombèrent tous les deux sur un arbre. Et Sasuke dû baisser la tête, quand une seconde explosion retentit, alors que la prison s'effondrait et que les blocs de pierre volaient. L'Uchiha leva les yeux quand il entendit un bruit derrière lui et il vit un arbre tomber.
Probablement coupé par une pierre.
Il essaya de filer, mais ses jambes ne bougeaient pas. Les branches d'arbre tombées sur lui le cachaient dans une jungle de feuilles vertes
« Allez-vous-en avant que je ne vous tue. » La voix de Naruto transpirait quelque chose, et Sasuke se demanda pendant un moment s'il avait du mal à contrôler le démon.
« Je ne vous tuerai pas pour m'avoir fait du mal, mais croyez moi quand je dis que je vous tuerai pour en avoir fait à Sasuke ! » Naruto parlait un peu plus fort maintenant, et les yeux écarquillés sur leurs visages lui dit qu'ils avaient compris. Ils prirent leurs alliés mal en point et s'enfuirent. Naruto sentit son cœur ralentir. Il était libre, mais tout ce à quoi il pouvait penser restait Sasuke. Il trouva son aura. C'était bien d'avoir retrouvé tout son chakra
L'Uchiha essayait de se débarrasser des branchages, mais dès qu'il sortait de l'un d'eux, de nouveaux les remplaçaient. Il entendit les bruits de quelqu'un se rapprochant, et il suivit ces sons. Tout ce qu'il voyait était vert avec un peu de marron. Vert, vert et vert.
— Naruto ?
— Sasuke ?
Il suivit la voix de l'autre. Naruto vit un mouvement et il se jeta vers le garçon.
Sasuke prit une branche dans l'œil. Il les ferma, espérant que la douleur s'en aille.
Il sentit de douces lèvres sur les siennes. Elles se pressaient légérement contre lui, lui posant une question. M'embrasseras-tu en retour ou vas-tu me repousser ? Sasuke sentit son cœur se réchauffer et Naruto sourit. Il ne savait pas s'il allait être rejeté et tout ce qu'il pouvait faire, c'était sourire. Il voulait depuis longtemps sentir sur ses lèvres celles qui avaient caressé ses mains, il l'avait tellement voulu qu'il ne pouvait plus penser normalement. Et quand Sasuke l'enlaça en retour, il sourit de plus belle, faisant sourire l'autre.
Le porteur de Kyûbi mordilla la lèvre inférieure de son compagnon, le faisant gémir. Il les fit tomber entre les feuilles et les branches, mais se tint au dessus du sol sur ses coudes, prenant soin de ne pas écraser l'autre sous son poids.
— Sasuke…
— Naruto…
Il lécha la lèvre inférieure et il gémit quand l'autre ouvrit sa bouche. Naruto laissa sa langue entrer et ils gémirent tous les deux quand leurs muscles se rencontrèrent pour la première fois, se goûtant l'un l'autre. Sasuke venait de s'apercevoir que si Naruto sentait les fleurs d'été, il avait le goût de l'automne juste après. Et le blond sentit le goût du thé sur ces lèvres, et il fondit dans le baiser de Sasuke pendant que l'autre laissait ses bras errer autour de la taille de Naruto
Ils s'arrêtèrent pour respirer.
Sasuke ne savait pas s'il oserait le regarder. L'ancien prisonnier vit le brun en dessous de lui, incapable de se servir de sa voix. Les cheveux noirs encadraient son visage et il ne pouvait pas attendre de voir les yeux de son amant. Les joues roses, les lèvres rouges un peu gonflées et la peau pâle.
Et alors le garçon en dessous de lui ouvrit les yeux.
Et quand Naruto vit la nuit noire et les étoiles, Sasuke vit le soleil et le ciel bleu.
Le premier regard...
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A dans deux semaines
