Note du traducteur du chapitre précédent: Avant tout je tiens à tous vous remercier pour les différents compliments que vous avez pu faire envers les Hon'yaku ainsi que pour les encouragements que nous sommes très heureux de recevoir donc merci : Passerine, BakaNyu, Kanzer, Richon, loveless-972, caprice75, orihime, Laura, Korumrin,Ekio Kimiko, oceane. Ensuite je remercie les Betas qui ont sûrement eues beaucoup de boulot sur ce chapitre (car la version originale ayant parfois trop de phrases nominales (sans verbe) cela s'avérait difficile à traduire, ce qui a du demander pas mal de correction). Ensuite Kanzer, le sadisme, c'est dans notre nature ^^'... Personne ne pourra nous changer. Merci à toi Komurin pour ton compliment sur la dernière phrase. En général, j'essaye (les autres Hon'yaku aussi surement) de mettre une sorte de point d'orgue au début et à la fin.
Désolé de ne pas pouvoir tous vous répondre aussi amplement ( mais je n'aurais pas répondu au question sur la suite de la fiction ), mais...
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Haganemaru va me fouetter si je ne rends pas mon prochain chapitre à temps, alors à plus sur une autre fiction. Vous me retrouverez prochainement dans Life Renovations pour les Potteriens, et dans Role Play pour les Narutiens.
Toru no Kou
Traducteur : Yzanmyo
Chapitre 5 : La première fois que je t'ai vu
Tout ce à quoi Naruto pouvait penser était : magnifique. Le garçon allongé sous lui ressemblait à une fleur, il se sentait apeuré de le toucher, comme si ses grandes mains maladroites pouvaient le briser. Soigneusement, Naruto laissa son pouce caresser une joue rougissante et il sentit la même couleur rouge et rose se répandre à son tour sur les siennes.
Lorsqu'il regarda le garçon, il se rappela d'une histoire à propos de chevaliers et de princesses. Sasuke semblait s'être échappé d'un conte de fée, dans le seul but de le sauver de sa vie misérable.
Il sourit et laissa ses lèvres rencontrer celles de l'autre une fois de plus.
D'abord, Naruto n'avait pas pensé dire au dernier Uchiha ce qu'il ressentait. Il sourit dans le baiser et Sasuke le lui rendit. Un si beau sourire.
Ce dernier n'avait jamais vu une créature aussi belle que Naruto. Alors que lui était mince et bien bâti, Naruto était fort et robuste, et il n'avait certes pas cette peau parfaite comme la sienne, mais il pensait tout de même que celle de Naruto semblait plus délicieuse. L'ancien prisonnier était pâle cependant, chose qu'il avait remarqué la première fois qu'il avait vu sa main. L'homme au dessus de lui avait trois marques sur chaque joue, et si Sasuke ne l'avait pas connu mieux, il aurait pensé que c'était des cicatrices. Les fossettes dans chacune des joues du blond avaient l'air si mignonnes qu'il sentit un sourire monter à ses lèvres.
Et les cheveux. Les cheveux dorés, ensoleillés. Sasuke laissa ses doigts errer dans sa chevelure, il se demanda comment elle pouvait être si douce, et en même temps, si désordonnée.
Naruto était toujours planté au dessus de lui et tout deux ne savaient pas quoi dire. Ils n'en avaient pas besoin, pas encore. Pour l'instant, ils pouvaient seulement respirer de concert.
Sasuke laissa ses mains descendre vers le bas, sentant les muscles non entraînés de Naruto sous le yukata blanc, et il se demanda comment ils seraient quand le jeune homme serait en mesure de s'exercer à nouveau suffisamment. Il avait compris, dans l'appartement de ce dernier, que celui-ci était probablement un ninja très qualifié. Le blond avait dit qu'il avait été un ninja, et la façon dont il l'avait dit à Sasuke, lui avait fait savoir que ça lui manquait vraiment.
Il se demanda quels avaient été les rêves de Naruto.
Celui-ci eut un petit rire, un rire grave et bouillonnant, et il vit que Sasuke tremblait sous lui, tout comme lui le faisait sous les mains baladeuses du brun sur sa poitrine. Naruto huma son compagnon et comme il l'avait senti plus tôt, il perçut un parfum de fraîcheur, il avait probablement couru ou quelque chose comme ça, une petite odeur de sueur avait fait son chemin jusqu'au nez sensible du blond. Ce n'était pas grand chose, pourtant Naruto se retrouvait à adorer l'odeur d'un Sasuke entrainé.
Il l'entendit haleter sous lui, alors qu'il flairait l'endroit où son cou et son épaule se rejoignaient.
— Sasuke ... murmura-t-il.
— Naruto.
La réponse vint aussi calme que la sienne.
Naruto se releva, tirant l'Uchiha avec lui, et fit un large sourire. Sasuke regarda avec fascination celui-ci, se demandant comment une bouche pouvait paraître si belle. Les dents blanches brillaient, et les beaux yeux bleus étaient étincelants. L'Uzumaki ressemblait à la plus belle des journées ensoleillées.
— Nous devons partir d'ici, déclara Sasuke quand la réalité le frappa, durement.
Le sourire de Naruto se fana et il secoua sa tête.
— Non, pas nous, Sasuke. Moi.
L'Uchiha flancha.
— Quoi?
— Sasuke, je ne peux pas t'emmener avec moi. Je suis dangereux.
Le sourire sur les lèvres n'atteignit pas les yeux tristes.
— Sasuke, si tu viens avec moi dans ma fuite, tu seras toi aussi haï, et tu devras fuir, et les gens essayeront de te tuer. Je ne peux pas te faire ça.
La voix s'éteignit, et les yeux également, plongeant vers le bas, vers ses genoux. Mais tout ce que Sasuke pouvait regarder, lui, c'était le visage de Naruto. Comment pouvait-il dire quelque chose d'aussi stupide?
— Crétin, je ne vais pas te quitter. Tu es idiot de croire des choses comme ça. Je me moque qu'ils me poursuivent, aussi longtemps que je pourrais être avec toi.
Il observa la tête de Naruto se tourner, les yeux humides et un sourire étirer ses lèvres.
— Merci, dit il. Mais tu ne peux pas. Tu ne sais rien de moi ou de combien je suis dangereux.
— Je m'en moque.
— Tu devrais t'en soucier.
— Non.
— Je suis celui qui a tué Itachi.
Le silence tomba sur la forêt et Sasuke pouvait entendre la foule des oiseaux noirs voler dans le ciel. Bientôt, ce serait l'hiver, et les oiseaux voleraient vers le sud. Sasuke se racla la gorge.
— Quoi?
— Je suis celui qui a fait mourir Itachi.
Sasuke devait y réfléchir. Naruto était celui qui avait fait exécuter Itachi. Était-il en colère?
— Et alors quoi?
— Qu'est ce que tu veux dire par « Et alors quoi » ! cria Naruto, tout à coup vraiment bouleversé. Il était ton seul frère !
— Comme si je m'en souciais alors qu'il a tué toute ma famille! cria Sasuke en retour.
L'Uchiha n'était, par nature, pas un homme qui criait, mais il était tout aussi bouleversé que Naruto. Comment l'homme pouvait il croire que ça importait, et leurs jours ensembles non ?
Le silence tomba sur eux à nouveau.
Sasuke soupira et fourragea d'une main dans ses cheveux.
— Naruto, Itachi a tué ma famille quand j'avais huit ans, et depuis lors, je me suis entraîné pour le tuer. Quand il a été exécuté, bien sûr, j'étais plus furieux que tout, mais maintenant je m'en fous. C'était il y a cinq putain d'années et j'en ai marre de penser à lui.
— Mais… commença Naruto, puis il fut interrompu.
— Mais rien, coupa Sasuke.
Il laissa errer ses yeux vers le ciel bleu. C'était exactement la même couleur que ceux de Naruto.
— Dis-moi juste ce qu'il s'est passé, murmura-t-il.
Naruto hésita. Puis il soupira, le dos appuyé contre une branche.
— Il m'a vu pendant ma première semaine en prison. Bien sûr, je savais qui il était, il était plutôt célèbre. Je ne pensais pas que tu le haïssais. Les autres prisonniers le respectaient vraiment, mais quand j'ai essayé de lui parler, il m'a attaqué.
Naruto soupira. Itachi avait été l'un des plus forts ninjas qu'il ait combattu et les souvenirs du combat n'étaient pas agréables.
— Il m'a attaqué, et bien sûr, c'était à propos de Kyûbi. Il me cherchait depuis des années. Savais-tu qu'il appartenait à l'Akatsuki?
Sasuke acquiesça. Il savait - il avait encore le manteau de son frère à la maison. Il avait tenté de brûler le vêtement des centaines de fois, mais il n'avait finalement pas osé.
— Kyûbi... Kyûbi aimait l'idée de se battre contre quelqu'un qui l'avait cherché. Après ça, la prison ne ressemblait plus à rien. Tsunade et Jiraya ont pris ma défense, et ont tout fait pour que je vive, parce que tu sais, je n'étais pas celui qui avait commencé la rixe, et puisque personne ne protégeait Itachi ou se battait pour le défendre, il a été exécuté.
La voix de Naruto s'éteignit. Il sentit la honte rouler sur lui. Il regarda ses mains. Et les griffes qui étaient en train de redevenir des ongles normaux.
Il était un monstre.
Sasuke secoua la tête, rampa vers Naruto et posa sa tête sur la poitrine blessée de l'homme. Il ferma les yeux, et laissa ses bras envelopper le corps de l'autre.
— Naruto, dit-il, étouffé dans le yukata blanc et la large poitrine. Es-tu conscient de ce que tu dis?
Le garçon aux cheveux blonds regarda vers le bas à la vue de l'autre reposant contre son torse. Pourquoi? Il ne méritait pas ce genre d'attention. Sasuke aurait dû le haïr. Sasuke aurait dû le remettre en prison. Il vit ses mains sales et sanglantes se reposer d'elles-mêmes sur le dos du jeune brun, le caressant. C'était si bien pourtant, d'avoir quelqu'un de proche.
Naruto avait habituellement peur du contact humain. Les rares fois où Tsunade et Jiraya l'avaient étreint l'avait fait tressaillir et il ne pouvait pas le supporter. Il n'était pas habitué au fait qu'on prenne soin de lui, que quelqu'un ou quelques uns, soient gentils avec lui.
Quand il était petit, les seuls contacts qu'il avait étaient lors des combats, avec ses rares amis, pendant ses missions et avec les villageois haineux. Il avait tué leurs familles, et il avait aussi tué le dernier membre de la famille de Sasuke.
— Qu... Quoi ? réussit-il à dire.
Ses cheveux blonds tombaient devant ses yeux. Son cœur tinta alors qu'il sentit l'Uchiha rire affectueusement.
— Tu n'es pas le seul à blâmer. Itachi t'a attaqué TOI, et il t'a fait TOI emprisonné ici, là où personne ne pourrait jamais te trouver, dit Sasuke. Itachi a fait tant de choses blessantes, je ne pourrais jamais lui en pardonner une. Naruto, je te le promets. Nous devons fuir. Nous. Toi et moi. Je ne te quitterai jamais, je ne te tournerai jamais le dos et je ne partirai jamais. Même si nous nous battons, je resterai coller à toi, parce que je sais, je sais que c'est ce que je dois faire. Et je te promets, ce n'est pas un geste de pitié, non Naruto.
— Alors pourquoi?
— Je t'aime.
Et Sasuke sut, bien que Naruto ne fût pas en mesure de mettre des mots sur ses sentiments, que le jeune homme ressentait la même chose pour lui.
C'était entièrement écrit dans les yeux et le sourire ensoleillés et les larmes qui reflétaient la lumière du soleil, du vrai soleil. Qui, maintenant, était là.
— Maintenant, partons d'ici, dit finalement Naruto. Et ils se précipitèrent vers le village.
Une fois qu'ils furent devant les portes, Naruto prit la parole.
— Retrouvons-nous ici quand on aura nos affaires.
Sasuke secoua la tête.
— Je ne vais pas te quitter des yeux, dit-il.
Il le regarda. Le fait que l'autre soit plus grand était devenu clair quand ils étaient sortis des feuilles et des branches du grand arbre, Sasuke s'en était senti légèrement agacé. Il était grand, oui, mais Naruto l'était plus que lui. Tu parles, l'homme devait faire quelque chose autour des deux mètres de haut. Putain, c'était un véritable arbre. Il serait difficile de ne pas voir l'idiot.
— Connard, dit l'Uzumaki, comme s'il avait entendu les injures mentales de Sasuke.
Ce dernier sourit. Non, il ne quitterait pas Naruto, pas même aujourd'hui. Dans le village il y avait tant de dangers, Sasuke ne se le pardonnerait jamais si quelque chose lui arrivait pendant qu'il était absent. S'il lui arrivait quelque chose, il se tuerait.
— Non, dit il. Nous y allons ensemble. De cette façon, je peux te protéger si quelque chose arrive.
Naruto lui sourit, et ils savaient tous deux que ce dernier était si fort qu'il n'avait besoin d'aucune espèce de protection.
— D'accord, dit-il, et ils se dirigèrent vers le quartier Uchiha.
Sasuke réalisa qu'il n'avait pas tant de choses que ça à prendre avec lui. Il avait ses armes et ses vêtements, même s'il avait vraiment besoin d'en acheter de nouveaux. Il regarda dans le miroir, et après un instant de réflexion emballa celui-ci aussi. Sasuke ne savait pas où ils allaient, et s'il ne pouvait pas se faire beau pour Naruto, alors ... Il rougit. Il ressemblait à une petite fille dans son propre fan club.
Mais le miroir était emballé dans son sac.
Il savait que Naruto attendait à l'extérieur de la maison, mais il prit tout de même le chemin de la vieille chambre d'Itachi qui était restée intacte. Il ouvrit la porte et entra. Probablement que ce serait la dernière fois qu'il voyait la pièce, et il se sentait bizarre à cette pensée. Même après sa mort, il n'avait fait que penser à son aîné. Et maintenant, il savait pourquoi l'homme avait été exécuté, il se sentait ... libre.
Comme si une chaîne disparaissait de ses chevilles.
Il sourit à la chambre, avant de sortir, retrouver son soleil.
— Je suis prêt, dit-il.
Naruto acquiesça, et ils partirent pour la maison de ce dernier. Il était encore assez tôt dans la matinée, alors ils n'avaient pas à se cacher de beaucoup de villageois. Bientôt ils furent dans les parties les plus reculées du village caché et Naruto laissa échapper un soupir quand il se tint en face de son immeuble. Sasuke vit le regard incertain sur le visage de son amoureux, il attrapa sa main et la serra doucement. L'ancien prisonnier lui adressa un sourire reconnaissant, et ils pénétrèrent tous deux à l'intérieur.
Naruto ouvrit la porte avec la clé que Sasuke avait encore, puis il entra. Il regarda l'appartement où il avait grandi. Il avait des souvenirs à la fois bons et mauvais d'ici. Le seul bon étant quand ses amis étaient venus le voir. C'était pour son quatorzième anniversaire, ils lui avaient promis ce jour-là, qu'à partir de là, il aurait une fête d'anniversaire, chaque année, parce qu'il en avait déjà tant manqué.
— Savais-tu, Sasuke, dit-il en laissant son doigt toucher le dix octobre sur son calendrier, que j'ai été pris le jour de mon anniversaire?
Sasuke acquiesça.
— J'avais plus ou moins compris, répondit-il.
Naruto laissa tomber ses mèches blondes devant ses yeux, et il poussa un soupir. Il se frotta les yeux avec son pouce et son index.
— Je n'ai rien fais tu sais. Ils ont juste eu peur. Juste parce que j'arrivais sur mes quinze ans.
Il sentit les bras de Sasuke se faufiler autour de sa poitrine par derrière, et il laissa ses propres bras reposer sur eux. C'était vraiment, vraiment si bien d'avoir quelqu'un de proche, d'avoir Sasuke si proche.
— Il faut qu'on y aille.
Et ils quittèrent l'appartement.
Ils courraient à travers le village, quand Sasuke s'arrêta soudainement. Naruto s'arrêta également après quelques mètres. Il se retourna et le regarda. Est-ce qu'il avait changé d'avis?
— Je dois dire au revoir à Sakura et Kakashi, dit le garçon comme la nuit.
Naruto sourit. Jamais il ne pourrait lui refuser une chose pareille. C'était l'heure où Sasuke aurait dû s'entraîner, aussi ils coururent rapidement vers le terrain d'entraînement. Sasuke vit la jeune femme aux cheveux roses et l'homme aux cheveux gris et il ralentit.
— Tu ... tu veux rester ici?
Et Naruto lui donna le plus étrange des regards. D'abord, il eut l'air vraiment surpris, puis il sourit largement. .
— Non, je pensais juste leur dire salut et au revoir à eux aussi, dit-il.
Et avant que Sasuke puisse y penser, Naruto avait disparu et il le vit en face de ses autres équipiers. Il marcha vers eux.
— Oh, Naruto-kun, c'est si bon de te voir!
Sakura couina et l'embrassa, Sasuke vit réellement un sourire à travers le masque que Kakashi portait tout le temps.
— Tu les connais, idiot?
Dire que Sasuke n'avait pas été surpris était un grand mensonge. Sa question était adressée à Naruto, mais Sakura fut celle qui y répondit.
— Le connaitre, Sasuke-kun? Qui ne le connais pas? dit-elle, souriante.
Naruto avait l'air un peu nerveux de l'avoir toujours dans ses bras, mais la jeune fille lui avait manqué.
— Chaque âme qui vit dans Konoha connaît cet idiot, poursuivit-elle, en riant quand elle reçut un regard furieux de Naruto sous l'insulte.
Puis elle se tourna à nouveau vers le blond.
— Où étais-tu pendant toutes ces années, Naruto? Soudain, tu as tout simplement disparu et Tsunade-sama a dit que tu avais déménagé.
Sasuke regarda l'expression douloureuse sur le visage de l'autre garçon, mais bientôt elle fut remplacée par un sourire.
— Je t'ai tant manqué que ça, ne Sakura-chan? dit-il, souriant.
Et puis il la regarda sérieusement.
— Je voudrais vraiment vous le dire les gars, mais Sasuke et moi n'avons pas le temps maintenant. Je vous enverrais l'un des enfants de Gamabunta. Et parlez à Tsunade. Elle vous dira tout.
Et puis il se tourna vers Sasuke.
— Dis-leur au revoir, dit-il, et il s'éloigna un peu.
Sasuke regarda, fasciné, l'un des autres côtés de la personnalité de Naruto. C'était sûr que l'homme savait comment changer.
Il n'avait jamais vraiment rencontré une personne comme ça. Naruto était souriant, plaisantin et la seconde suivante il était sérieux comme un pape, et puis il était triste ou en colère, mais toujours à la fin, Sasuke voyait le sourire du garçon, comme si rien de mauvais ne pourrait jamais se produire au monde. Il se demandait comment quelqu'un pouvait faire ça, quelqu'un qui avait été emprisonné pendant cinq ans sans rien, sauf la haine des villageois.
Il se demanda également pourquoi il n'avait pas entendu parler avant du si puissant, si fantastique Naruto Uzumaki.
Il sortit de ses pensées et vit un sourire tendre sur les lèvres de Sakura.
— C'est lui, n'est-ce pas? demanda t'elle, mais elle connaissait déjà la réponse.
Sasuke acquiesça, et reçut un autre rare sourire de Kakashi, qui leva les yeux de son livre rouge.
— Tu vas me manquer, dit-elle, en l'embrassant.
— Nous nous reverrons, dit Sasuke, un peu troublé.
Il pouvait comprendre l'air nerveux sur le visage de Naruto quand Sakura l'avait étreint. Sasuke n'avait pas non plus grandi avec la douce caresse d'un autre être humain.
— Bien sûr que nous nous reverrons, Idiot de Sasuke, dit-elle, le frappant doucement sur la tête. Naruto a dit qu'il nous enverrait un messager, non?
Sasuke se retourna pour les quitter, mais reprit la parole.
— Comment le connais-tu?
Sakura sourit puis rit.
— Sasuke, seule une personne qui s'est entrainée toute sa vie pour se venger manquerait complètement Naruto. Tu te souviens quand quelqu'un a peint les visages des Hokage? Et quand l'Académie a été couverte de Ramen? Et tu te souviens quand Konoha fut attaqué par le village du Son, qui fut soudainement battu? Sasuke, tout cela c'était le travail de Naruto-kun.
Elle rit franchement.
— Je suis sûre qu'il va s'en vanter un jour. C'est une légende, tu sais.
Sasuke sourit aux deux, puis Naruto et lui coururent vers la forêt. Il vit tout le temps le yukata voler devant lui.
C'était comme s'il chassait le renard blond. A travers la forêt et sans jamais vraiment réussir à le rattraper. Naruto était libre, il ne pourrait plus jamais être mis en cage à nouveau. Personne ne pourrait jamais plus le sceller dans une pièce sombre, sans personne pour le réchauffer. Naruto serait pour toujours libre, avec Sasuke. Et ce dernier aussi se sentait comme s'il était enfin affranchi. Libéré d'Itachi, libéré de Konoha, libéré de sa propre prison sombre profondément enfoncée dans la forêt. Les oiseaux chantaient pour eux et il savait que tout irait bien. Quels que soient les petits tracas qui allaient arriver, ils les surmonteraient.
Parce que, bien sûr, comme dans tous les petits contes de fées - ils étaient là l'un pour l'autre.
Et ainsi Naruto sentit Sasuke accélérer à ses côtés, jusqu'à ce qu'ils courent, épaule contre épaule avec seulement un ou deux centimètres entre eux. Plongeant sous les mêmes branches d'arbres, sautant par-dessus les mêmes racines, souriant du même sourire, même quand ils ne se regardaient pas.
Le soleil brillait à travers les feuilles, laissant des marques légères sur le terrain. Une petite feuille jaune tomba d'un arbre plus jaune encore, leur disant que l'automne allait bientôt arriver.
Et Naruto s'arrêta.
— Écoutes, lui dit-il.
Et Sasuke s'exécuta.
— Quoi?
— Chuuut.
Naruto laissa ses jambes l'emmener dans la direction d'où le bruit provenait. Il avait deviné ce que cela pourrait être. Quand il sut qu'ils étaient assez proches, il arrêta Sasuke d'un seul geste de la main en arrière et ils baissèrent leur niveau de chakra, faisant en sorte que personne ne puisse les sentir à proximité.
En face d'eux, toute une armée de ninjas marchait, en direction de Konoha. La note sur leur bandeau protecteur apprit à Naruto qu'ils étaient du Son.
Le Son voulait Konoha depuis des années et les attaques ne semblaient jamais s'arrêter. Naruto avait été la raison de certaines des guerres avec eux.
— Nous devons les empêcher d'attaquer Konoha.
Et avant que Sasuke ne puisse l'arrêter, Naruto était déjà en train de se battre.
Sasuke cracha un os de poulet sur le sol et jura.
— Comment dans ce bas monde suis-je supposé essayer de te protéger si tu cours tout le temps vers la mort comme ça, bordel?
Oui, Sasuke était furieux envers le blond. D'abord, il avait été inquiet et regardait les coupures et les plaies s'accumuler sur le corps magnifique de Naruto. « Magnifique j'ai dit.. », pensa-il. Non pas qu'il dirait ça au concerné. Non, il était vraiment en colère contre lui. Sauter dans le tas et se battre comme ça contre une armée complète et pleine de ninjas surentrainés!
Stupide!
— Stupide! cracha-t-il. Et il ne se sentit pas mieux au son du rire de son compagnon.
— Aie, bon sang, ça fait des lustres que je ne me suis pas entrainé comme ça.
Naruto entendit Sasuke renifler, l'homme aux cheveux noirs avait l'air vraiment en colère. Une petite chose qui perturbait également ce dernier était la force de Naruto. Même avec une période de cinq ans sans un entrainement adéquat - il lui avait dit au sujet des petits entrainements qu'il avait faits en prison - et malgré ça, il était encore l'un des ninjas des plus hauts niveaux que Sasuke ait jamais vu. Et quand la grosse grenouille super géante était apparue, offrant une boisson à Naruto, les yeux de Sasuke lui avaient littéralement jailli de la tête. Merde, il avait été tellement impressionné que lorsque son cerveau avait enfin enregistré que, hé, peut-être que tu devrais te joindre à eux et sauver ce foutu village, tout était fini, écrasé sous les fesses d'une grenouille géante. C'était ridicule!
— Ridicule! cracha-t-il.
Et Naruto riait encore. Il mordit dans un poulet lui aussi. Poulet du Son, mais qui gâcherait une nourriture si fine et si parfaite? Quand ils eurent mangé, ils s'en allèrent. Sasuke était encore un peu énervé.
Après quelques heures avec un Sasuke silencieux et un Naruto bavard, le brun demanda.
— Pourquoi as-tu sauvé Konoha?
— Regarde, un lac.
— Naruto, l'avertit-t-il.
— Prenons un bain, dit ce dernier lui souriant comme il soudait ses yeux à l'autre.
Sasuke le regarda laisser tomber son Yukata de ses épaules pâles et haleta quand il vit les sous-vêtements inexistants. Naruto était beau, il observait le dos du garçon, alors qu'il descendait dans l'eau froide et grise avec de l'orange, du rouge et du jaune chatoyants à la surface. Ils étaient très proches du coucher de soleil.
Il l'observa nager un peu avant qu'il n'enlève ses propres vêtements et le suive. C'était un peu froid, mais c'était rafraichissant, tous deux en avaient besoin après une journée entière à courir et, Naruto pour sa part, à combattre avec une armée entière en prime.
— Tu sais, dit ce dernier calmement, j'aime vraiment le village.
Sasuke secoua la tête. S'arrêtant. Il vit les omoplates de Naruto au dessus de l'eau.
— Tous les villageois ne sont pas mauvais. Beaucoup d'entre eux, de mon âge, sont mes amis.
— Mais ils n'ont jamais…
Sasuke commença, mais fut coupé court.
— Ils ne savaient pas. Pas à propos de Kyûbi, et pas non plus pour la prison. Il était interdit d'en parler. Mais ils étaient encore mes amis.
Et Sasuke se retrouva le regard fixé sur le torse de Naruto. Il ferma les yeux et se laissa fondre dans l'étreinte de celui-ci. Dans ces bras forts.
Après quelques jours, Naruto s'arrêta. Sasuke vit le soleil dans ses cheveux et ses yeux. Naruto se tourna vers la nuit dans ceux de Sasuke. Les nuits sûres qui ne pourraient jamais lui faire peur.
Ils se tenaient à la lisière d'une prairie, près d'un petit lac, probablement connecté par une petite rivière avec celui où ils avaient pris un bain. Une brise chaude volait à travers leurs cheveux, et Naruto sourit. Sasuke aussi. Il ne se lasserait jamais de toutes les sortes de sourires de son compagnon.
— Bâtissons une maison ici.
Et la feuille jaune continua.
Dernier chapitre dans deux semaines! Et oui, déjà...
