Coucou les filles, c'est Carine et Tahi' qui vous parle en direct de leur chapitre un ^^
Si si, on l'a fait et le voilà comme promis!
Avant de commencer, nous voulions vous expliquer un petit quelque chose. Parfois dans le courant de l'histoire, vous trouverez des annotations entre parenthèse et en gras (ex : (P1), (P2), etc…). Ses petits codes vous invitent à vous rendre sur nos profils FB pour y trouver des photos qui illustreront les choses telles que nous les voyons.
Vous êtes donc plus que convié à nous rejoindre sur FB.
Vous trouverez Carine sous le nom de Carine Fanfic et Tahicha sous le nom de Tahicha DreamWorld.
Pour ceux qui tenteront l'aventure, sachez que cela vous permettra de suivre en temps réel notre avancée vers le prochain chapitre, mais aussi qui sait, d'avoir droit à des petits exclusivités !
Nous vous rappelons aussi que notre fiction reste disponible sur les forums LoveLemon-In-Fic et Damn-Addict-Lemon où vous trouverez aussi bons nombres d'auteurs de fictions à fortes doses lémonées ainsi qu'une communauté chaleureuse.
Maintenant place à la réponse aux reviews !
Eliloulou:Et bien voilà Eli' nous t'avons exhaussée! Bonne lecture. Bisous
Lecholls:La voilà ta Bella qui ne se morfond pas! On se demande bien qui t'as laissé entendre que Jasper passerait dans le coin... T'es bien renseignée dis donc ;) Il y a du favoritisme par ici ^^
Annetoutsimplement:Mais... Roooo... Qui a dit que Jasper arriverait... Qu'on nous trouve le responsable qu'on lui dise quelques mots... N/C: Et c'est toi qui voulais garder le secret? mdr N/T: Oui oui... Je ne voulais rien dire... Et bien je vois que c'est réussi :(
Oliveronica Cullen Massen:En espérant que cette suite répondra à tes attentes ;)
Frimousse30:Espérons que la suite soit tout autant plaisante pour toi :)
Nous invitons fortement les anonymes à s'inscrire sur ou au minimum à nous écrire avec un pseudo/prénom reconnaissable et identifiable afin de faciliter nos réponses. Merci à vous :)
Maintenant place à la lecture!
On se retrouve en bas.
°ºOº°°ºOº°°ºOº°
POV Bella
Assise sur un banc dans le square Jean XIII, j'esquissais quelques croquis que je pourrai mettre en forme au fusain un peu plus tard. J'adorais ce coin de Paris. Aux pieds de la Cathédrale Notre-Dame, ce parc (P1) renvoyait une beauté extraordinaire avec ses pruniers en fleur et j'espérais surtout réussir à mettre sur le papier l'atmosphère hors-du-temps qui s'en dégageait.
Relavant la tête pour repousser quelques mèches folles échappées de mon chignon, je repensais à ce qui m'avait conduit à Paris.
Flash-Back
Assise dans la Volvo d'Edward, je me remettais calmement de mes émotions, attendant qu'il me rejoigne pour me reconduire chez Charlie.
Je me repassai sans cesse la scène que je venais de vivre, illustration parfaite de ma stupidité et maladresse typiquement humaine.
Alice avait malgré mes objections réussi à m'organiser une petite fête surprise pour mon anniversaire, où la seule chose que j'avais eu à faire avait été d'ouvrir mes présents. Et bien croyez-le ou non, mais même ça je n'avais pas été capable de le faire correctement.
Et c'est là que tout avait dérapé. Ouvrant avec un peu d'empressement le premier paquet, je m'étais coupée le doigt. Autant dire que j'avais plombé l'ambiance, voir même foutu en l'air la soirée car l'ensemble des vampires présents s'étaient tendus, résistants comme ils pouvaient à l'appel de mon sang.
Mais Jasper, le dernier "végétarien" en date, avait vraiment eu du mal à se contrôler, et ça malgré les paroles réconfortantes d'Alice. Autant dire qu'au final, c'était surtout à cause de l'intervention -un peu trop- musclée de mon amoureux vampire que j'avais failli lui faire office de dessert.
Frissonnante, je distinguais encore clairement Edward s'interposer entre Jasper et moi. Je me revoyais voler avec force, projetée en arrière dans un ultime geste protecteur -bien qu'un peu trop anticipé- d'Edward. Je ressentais encore violemment la douleur qui m'avait traversé lorsque la table sur laquelle j'avais atterri s'était brisée en deux sous mon poids, transperçant profondément mon bras. J'éprouvais encore le chaud chatouillis provoqué par mon sang qui s'était écoulé abondamment de cette blessure. M'apparaissait toujours clairement l'éclat prédateur qui avait illuminé les yeux de Jasper, juste avant qu'il ne se jette dans ma direction.
Tremblant de plus en plus fort, je me repassai le film de sa progression. Son agilité et sa rapidité lorsqu'il avait réussi à passer outre les étreintes d'Emmett et de Carlisle, son air affamé lorsque finalement retenu il avait grogné de frustration avant qu'on ne le tire vers l'extérieur.
C'est ainsi que me trouva Edward lorsqu'il se glissa dans l'habitacle, me faisant sursauter. Il avait encore usé de sa vitesse et de sa discrétion vampiriques si bien que je ne l'avais pas vu arriver.
Il me jeta un regard triste où se lisaient tous les malheurs du monde avant de démarrer sur les chapeaux de roues comme à son habitude.
Je soupirai. C'était la meilleure. Je venais de manquer de peu de me faire dévorer par un vampire, de voltiger violemment et de me blesser méchamment, et c'est lui qui semblait affligé.
Le trajet se passa en silence, et lorsqu'Edward s'arrêta devant la maison de mon père, je n'eus pas le temps de bouger qu'il m'ouvrait déjà la portière, me proposant sa main. Je le regardai un instant, hésitante et agacée... Combien de fois lui avais-je dis de ne pas agir ainsi. Un jour les voisins ou encore pire Charlie finiraient par le surprendre. Rien que l'idée de cette situation m'effrayait.
Je finis par m'en saisir, et le laissai m'attirer contre lui et me guider jusque sous le porche. Il semblait soucieux, incertain puis commença:
- Je suis désolé. Je n'aurai pas du laisser Alice organiser cette petite fête. Je savais que c'était une mauvaise idée de te mélanger aux miens. Je te mets sans cesse en danger avec mon égoïste besoin de t'avoir près de moi.
- Edward, ce n'est pas de ta faute. Je suis maladroite, on le sait et on y peut rien. Et puis je vais bien, c'est le principal.
- Comment peux-tu dédramatiser autant! grogna-t-il en se détournant de moi. Jasper a failli te mordre!
- Failli c'est le mot, m'impatientai-je. Ne peux-tu pas arrêter de te torturer les méninges et profiter de l'instant comme il vient?
Je me rapprochai un peu de lui, mais il reprit:
- Je ne peux pas oublier que je te mets en danger à chaque moment que je passe en ta compagnie. Tu es tout pour moi Bella, et te mettre ainsi sur la sellette m'est insupportable.
Je reculai d'un pas pour mieux le regarder. Ce que je ressentais m'étonna. Où était passé ma compassion, mon éternel souhait de le rassurer, de le conforter?
La seule envie que j'avais, là, en le regardant était de me retrouver seule, loin de sa culpabilité autant agaçante qu'injustifiée. Et puis ma main me démangeait... Je la lui aurais bien collée dans la figure afin de le faire redescendre de sa planète "Je suis responsable de tout les maux du monde"! C'était tout de même moi qui venais d'échapper à la mort, et c'est lui qui se morfondait!
- Je suis fatiguée, dis-je. Tu devrais rentrer.
- Je pensais rester, répondit-il sortant enfin de sa série de plainte.
- Non, dis-je avant de continuer plus calmement, j'ai besoin d'être seule. On se voit demain.
Il acquiesça se penchant vers moi. Mais comme d'habitude, il préféra poser un baiser sur mon front que de goûter à mes lèvres. Je me hâtai alors de rentrer.
Cette soirée avait éveillé un grand besoin de changement en moi.
Loin de m'offrir la passion, la sécurité et le bonheur de nos débuts, j'en étais venue à m'ennuyer en sa présence, lassée de son éternel discours sur ma sécurité compromise à chaque minute de nos contacts. Je ne savais encore pas vraiment pourquoi j'en étais arrivée à tout ça, mais une chose est sûre, ce soir là, je décidai de quitter Edward Cullen.
Pénétrant dans ma chambre, une évidence me vint. Je devais quitter Forks. Je savais pertinemment que si je restais, Edward ne me lâcherait pas aussi facilement. Sûrement accepterait-il la fin de notre couple, mais je savais qu'il ne renoncerait pas pour autant à ma sécurité.
Une fois sûre de devoir agir ainsi, je tentais de ne pas faire de plan trop précis des fois qu'Alice ne pense à me surveiller, mais rédigeai tout de même une lettre à l'intention d'Edward.
Je ne pouvais pas me résoudre à partir sans lui expliquer pourquoi, je lui devais bien ça pour les bons moments qu'on avait vécu.
Je la relis une dernière fois avant de la poser sur mon lit:
Edward,
Je sais que mon départ est inattendu.
Quand nous, nous sommes quittés un peu plus tôt ce soir tout est devenu clair pour moi. Tu te sens bien trop concerné par ma sécurité et cela t'empêche de vivre comme il se doit.
Je pense que prendre du recul sur notre relation ne peut être que bénéfique.
Je ne veux pas être celle qui te fais te sentir mal et inquiet à chaque minute,s de chaque heures, de chaque jours qu'il t'est donné de passer sur cette terre.
Cette décision est la mienne et tu ne dois pas te sentir coupable de ça.
Je te demande aussi de te pas t'inquiéter pour moi et de ne pas tenter de me retrouver.
Si je décide de quitter Forks c'est bien évidemment pour t'éviter de te torturer.
Tout ceci n'est pas de ta faute mais bien de la mienne, de mon humanité qui nous gâche l'existence.
Je veux que tu penses à toi.
Ce sera comme si je n'avais jamais existé.
L'avenir nous permettra peut-être de nous retrouver un jour. Peut-être.
Avec tendresse.
Bella.
Dans la foulée, je fis alors rapidement un sac de voyage avec uniquement le strict nécessaire en attendant que le taxi que j'avais commandé n'arrive.
Une fois conduite à Seattle, je pris un billet pour le premier avion à destination de Phoenix, jetant sans cesse des regards inquiets derrière mon épaule.
Je réussis à embarquer sans la moindre trace des Cullen à l'horizon, et pus enfin souffler de soulagement.
Me décider rapidement à rejoindre ma mère m'avait permis de leur échapper.
Malheureusement, bien que ma chère maman m'accueillit à bras ouvert, elle ne cessa de vouloir tout savoir sur Edward, sa famille, les raisons de notre rupture...
Pas vraiment le mieux lorsque vous essayez de changer de vie, d'oublier...
Si durant les deux premières semaines elle n'insista pas trop, une fois qu'elle eu jugé que j'avais eu assez de temps pour me "remettre", les questions fusèrent.
Je tentai tant bien que mal de la fuir au maximum, me promenant au hasard des rues, me vidant la tête tant bien que mal.
Le plus souvent, je ne rentrais que pour les repas.
Mais bien évidemment, je ne réussis pas à couper à l'interrogatoire et aux critiques.
"Tu ne peux pas continuer comme ça", "Secoue-toi, reprends toi! La vie continue!", "D'après ce que tu me dis, ce garçon est parfait, alors pourquoi lui tournes-tu le dos?", "Il veut prendre soin de toi, que demander de plus?"
Comment lui faire comprendre la réelle complexité de notre relation alors que je lui taisais le détail le plus significatif... J'avais envie de hurler! De lui faire savoir qu'Edward me considérait plus comme une chose à ne pas casser que comme une personne, qu'il m'étouffait avec sa prévenance et sa surveillance constante.
Alors sur un nouveau coup de tête, je décidai de tout claquer. Pas uniquement mon passé avec Edward, mais aussi ma famille qui me rappelait trop à lui.
De nouveau à l'aéroport, j'avais pris la direction de la première destination qui s'offrait à moi.
Fin Flash-Back
- Je savais que je te trouverais là, murmura une voix que je commençais à ne connaître que trop bien, me tirant un sourire sincère. Tu rêvassais?
Je levai mon regard chocolat sur mon visiteur (P2). Brun, yeux noisette, un mètre quatre-vingt dix, et délicieusement musclé, je ne me lassais pas du spectacle.
- David, soufflais-je alors qu'il se glissait dans mon dos, me prenant contre lui.
David... Que serai-je devenu sans lui...
Je déambulais de ville en ville, de pays en pays lorsque je l'avais rencontré.
Toronto, Vancouver, Lisbonne, Madrid, Seville... Toutes ses villes n'avaient plus aucun secret pour moi lorsque j'avais posé les pieds à Sydney sur le sol Australien un an plus tard.
Une bien belle ville et enfin la joie de pouvoir de nouveau parler ma langue maternelle.
Je me souvenais de ma rencontre avec David comme si c'était hier. Je m'étais trouvée un coin tranquille aux bords de l'eau d'où j'avais une vue dégagée sur l'Harbour Bridge (P3), le pont emblème de la ville. Je voulais à tout prix en garder un souvenir en le dessinant.
Le dessin. Une passion qui m'avait prise lors de mon premier voyage. Peu de sous en poche, je vivais au jour le jour et n'avais pas de quoi m'offrir un appareil photo. Mais j'avais pourtant souhaité plus que tout immortaliser chacun des endroits que j'avais foulés de mes pieds. Et comme j'avais découvert que je n'étais pas si mauvaise en dessin, il m'était plus facile de trouver quelques fonds pour investir dans du papier.
Puis lorsque j'avais vraiment commencé à manquer d'argent, j'avais réussi à vendre quelques esquisses, découvrant là mon nouveau gagne pain rapidement rentable.
Alors que je devais en être à ma deux ou troisième ébauche du monument, j'avais entendu des cliquetis en rafale qui m'avaient distrait. Et là un peu plus loin, perché dangereusement sur la balustrade, je l'avais vu.
Il m'avait captivé. Se tortillant dans tout les sens, il prenait des photos du pont. Je l'avais observé longuement jusqu'à ce qu'il me remarque. Il m'avait souri, j'avais fait de même.
Puis complètement diverti par ses agissements, j'en avais oublié le pont pour n'observer que cet inconnu atypique. Il ne calculait rien autour de lui, ignorant les regards médusés des passants qui le regardaient flâner à droite et à gauche, son appareil photo en main, s'arrêtant parfois au milieu d'une allée manquant de se faire emplafonner juste parce qu'il avait repéré un angle de vue qui le captivait.
Sans trop m'en rendre compte, j'avais changé de feuille et mes doigts esquissaient déjà ce sur quoi mes yeux louchaient. Son visage était un véritable appel à l'artiste que j'étais.
Une mâchoire carrée que l'on avait envie de caresser d'un doigt, une barbe naissante assombrissant ses joues, un nez aquilin parfaitement dessiné qui surplombait des lèvres fines mais sensuelles, le tout éclairé par deux yeux noisette en amande constamment illuminés d'un éclat espiègle. Je ne me lassais pas de le regarder, ébauchant rapidement les différentes expressions que je voyais se succéder sur son visage.
Sans trop savoir comment, on s'était retrouvé à la terrasse d'un café à parler sans plus prendre compte des heures qui défilaient. Le soir, il m'avait guidé dans les allées de Hyde Park, me parlant de sa passion pour la photo, de ses voyages. Je ne me lassais pas de l'écouter, et de partager avec lui ce que j'avais connu. Tout avec lui était si simple. Sa franchise, son ouverture d'esprit, son absence de tabous, tout était si différent de ce que j'avais connu auparavant, que je ne demandais qu'à en apprendre toujours d'avantage sur lui.
De fil en aiguille, on s'était revu plusieurs fois. Puis lorsqu'il avait parlé de partir pour Londres, je l'avais suivi. Je n'avais pas encore fait de séjour en Angleterre, et soudain l'idée de ne plus voyager seule me plaisait.
Puis l'inévitable se produisit. Il était si différent de tout ce que j'avais connu. De onze ans mon aîné, il avait un regard sur la vie à l'opposé du mien, et j'adorais ça. Nos discussions passionnées où le seul compromis que l'on trouvait était celui de l'oreiller. Il m'offrait du rêve, de l'aventure, du mouvement.
Avec lui je n'avais pas le temps de m'interroger, et c'était ce qu'il me fallait.
Voilà deux mois que l'on s'était posé sur Paris, et on s'y plaisait.
A notre arrivée, David avait fait le tour des galeries spécialisées dans l'exposition de photos pour proposer son travail, et à sa grande surprise une de ses séries avait été choisie.
Une séance photo sur les côtes de la Manche qu'il m'avait fait faire un jour de grisaille bien venteux. Moi assise regardant le large les cheveux au vent, moi assise dessinant les falaises, ou encore moi marchant dans le sable telle une femme triste et solitaire, et les plus beau clichés, moi les pieds dans l'eau jouant avec les vagues.
Une séance privée, qu'il n'avait jamais pensé exposer. Mais avec mon accord, ça allait se faire! Vendre ses photos nous permettrait sans aucun doute de vivre aisément plusieurs mois!
- Alors? Le questionnais-je. L'exposition se met en place?
- Oui, tout se passe plutôt bien. Il me laisse beaucoup de liberté, ce qui est très plaisant. Et toi, inspirée?
Je hochais la tête avant de la poser sur son épaule, relevant le nez pour pouvoir l'observer:
- J'aime Paris. C'est une ville pleine de mystères, de romantisme et de merveilles!
Il se pencha pour m'embrasser, baiser que je lui rendis avec ferveur.
- On rentre, demanda-t-il d'une voix rauque qui ne trompait personne sur ses intentions.
Je regardai mon dernier croquis à peine commencer, hésitante.
David commença alors à promener son nez dans mon coup, caressant ma peau de son souffle chaud. Comme je ne semblais pas vouloir bouger, il passa à la vitesse supérieure, remontant doucement vers mon oreille, parsemant sa trajectoire de petits bisous, suçotant même parfois. Puis il attrapa mon lob entre ses dents, me conduisant à ma perte. Je frissonnais, alors que lui mordillait, suçotait tout en murmurant des mots très suggestifs. Mon corps entier s'était embrassé et le réclamait. Me relevant, je lui pris la main en disant:
- On rentre!
Et on fit rapidement le chemin jusqu'à notre petit appartement, avec toutefois quelques poses baisers obligatoires au détour d'un coin de rue, ou dans une petite ruelle déserte, si bien quand passant la porte de notre immeuble, je n'étais que brasier.
Nous grimpions les trois étages jusqu'à notre mansarde située sous les toits. A peine la porte passée, que David me plaqua contre le mur, fermant le battant d'un coup de pied vif.
Déjà il fondait sur mon cou, respirant avidement ma fragrance alors que ses mains cherchaient mes poignets pour les rabattre au dessus de ma tête afin de me soumettre complètement à ses caresses.
Alors qu'il maintenait mes bras d'une main ferme, il fit descendre la libre le long de mon bras, de mon cou puis de mon flanc pour finalement la stopper sur mes fesses.
- Tu es délicieuse, murmura-t-il entre deux suçons déposés sur l'arête de ma mâchoire.
Je me félicitai de la tenue que j'avais choisie au matin. Un petit short en jean dévoilant mes jambes assorti à un débardeur simple près du corps. Le tout donc assez évocateur de mes atouts féminins.
Sa main se mouvait sur ma peau, malaxant sans ménagement l'arrondi de mes fesses, puis elle remonta se plaçant dans le creux de mes reins pour mieux me plaquer contre lui. Je n'en pouvais plus, sa langue sur ma peau me rendait dingue! Je me débattis contre lui, intensifiant la friction de nos deux corps, ne faisant que m'embraser d'avantage cherchant à libérer mes mains.
Il finit par me lâcher, m'offrant un magnifique sourire comme lui seul savait le faire, formant de craquantes petites fossettes sur ses joues que je me dépêchai d'embrasser. Puis fourrant mes mains dans ses cheveux, je le poussai à quitter mon cou, dirigeant ses lèvres plus bas dans mon décolleté.
Il me laissa croire un instant que je le manipulais, mais finalement il m'échappa. Tombant à genoux, il prit l'un de mes mollets, conduisant ma jambe par dessus son épaule où il la laissa choir. Il se mit alors à embrasser la chaire tendre et brûlante de l'intérieur de ma cuisse. Plus il remontait vers mon entrejambe, plus ses baisers se faisaient chauds et humides.
Son nez finit par rencontrer le tissu rugueux de mon short, lui tirant un grognement impatient.
Relevant alors les yeux vers moi, je le vis glisser un doigt, puis deux sous la barrière de mon vêtement. Rapidement je le sentis frôler mon intimité à travers le fin tissu de mon shorty en dentelle.
Immédiatement mon corps lui répondit, s'arquant, se tendant d'avantage dans sa direction, s'offrant à lui sans résistance aucune. Sans quitter ses prunelles qui me fixaient, je perçus ses mains remonter jusqu'à la taille de mon bas, faisant habillement sauter le bouton de fermeture avant de l'entraîner vers mes pieds.
Prestement, il remit ma jambe en place sur son épaule, et enfouit son visage au creux de mes cuisses. De mon coté, j'en tremblai d'anticipation, m'attendant d'un instant à l'autre à ressentir la caresse d'abords douce puis plus rude de sa langue.
Il fut clément et ne me fit pas attendre. Il commença par embrasser mon bouton de rose, avant de se mettre à le suçoter. Puis comme s'il perdait toute contenance, il plaqua l'une de ses mains sur mon pubis changeant l'inclination de mon bassin pour que ma plus tendre partie lui soit entièrement soumise. Alors il l'embrassa, la suçota, la mordilla même parfois. Il grogna de plaisir lorsqu'un spasme me traversa annonciateur du désir qui grimpait en moi.
Mes jambes commençaient à avoir du mal à me soutenir et j'étais pantelante, cherchant mon souffle en dodelinant de la tête. Et comme si rien jusque là n'avait été suffisant pour lui, il introduisit ses doigts en moi, sans que sa bouche ne quitte mon centre nerveux.
- Haaaaaan...
C'était plus fort que moi, trop de vagues de délices me parcouraient. Il fallait que j'évacue ce trop plein de sensations et crier était le plus efficace. Mais ça ne fit que l'encourager, et il accéléra le rythme de ses mouvements en moi.
- Dav... Oh mon Dieu... Ouiiiiiii.
Comme d'habitude il avait su toucher en moi LA zone qui sans contexte me faisait chavirer. Un première orgasme puissance et délicieux m'emporta si fortement que je dus me rattraper à ses épaules pour ne pas que mes jambes me lâchent.
Il se releva, empoignant mes cuisses au passage, me soulevant pour m'attirer à lui. Je nouai alors mes pieds autour de sa taille et mes mains derrière sa nuque. Il me fit un clin d'œil malicieux et prit la direction de notre chambre.
Peu à peu je reprenais mes esprits. Je n'avais pas calculé que s'était contre le mur juste à coté de la porte d'entrée qu'on s'était arrêté.
Notre appartement était plutôt petit. Un petit studio avec mezzanine.
L'entrée donnait directement dans la plus grande pièce du logement (P4). La pièce à vivre. Une surface claire et peu meublée ce qui lui conférait tout de même un certain charme et une bonne liberté de mouvement.
A droite une petite kitchenette, à gauche les toilettes et les escaliers conduisant à l'étage, en face l'espace salon où se trouvaient le canapé et le coin salle à manger.
J'aimais beaucoup cette pièce. On y avait le choix, manger à table ou sur un coin bar aménagé contre l'un des murs, ou encore cuisiner avant d'en quelques pas pouvoir se jeter dans le canapé face à la télé pour un câlin dans les bras de chéri.
L'étage ensuite était très cosy. Avec un escalier et des rambardes en bois, la mezzanine offrait une chambre tranquille tout en permettant un lien ouvert avec le rez-de-chaussée. Accolée à une petite salle d'eau avec douche italienne, nous avions ici un confort suffisant pour contenter nos âmes d'artiste.
Il franchit les marches rapidement, picorant mes épaules de baisers alors que de mon coté, je mordillais son lobe d'oreille. Je le savais friand de ça. A chaque fois que je voulais arriver à mes fins, il me suffisait de jouer avec son oreille et il finissait plus qu'open pour ce dont j'avais envie!
Une fois près du lit, il m'y posa debout avant de me retirer mon haut prestement. Ensuite, il se débarrassa dans un geste de l'ensemble de ses vêtements avant de me pousser doucement à m'allonger sur le lit. Il se plaça au dessus de moi et instinctivement, j'ouvris les cuisses, l'invitant à s'y glisser, mais il ignora mon geste.
Il embrassa de nouveau mon cou, descendant vers mes seins. Il finit par trouver l'une de mes pointes durcies qu'il aspira et suçota avidement la mordant aussi sans ménagement me faisant cambrer sous la décharger de plaisir. Mon autre sein n'était pas en reste, il le pétrissait, attrapant parfois mon téton entre son pouce et son index pour le faire rouler entre ses doigts.
Mon bassin ondulait seul, sans que j'en contrôle les gestes. Il savait comment parler à mon corps sans aucun conteste. Je sentais mon intimité s'humidifier d'avantage au fil de ses caresses, et lorsque l'une de ses mains glissa vers le bas et qu'un de ses doigts frôla rapidement ma fente, je feulais de plaisir fourrageant dans ses cheveux pour tenter de me contenir.
Quand je le vis se désintéresser de ma poitrine, faisant mine de descendre de nouveau entre mes jambes, je m'offusquai bataillant contre ses bras pour prendre le dessus. Il finit par capituler dans un soupir lorsqu'autoritaire, je refermai une main ferme sur son membre faussement menaçante.
Alors docilement, il s'allongea sur le dos posant un bras sur ses yeux pudiquement.
Il me tira un rire. Ce mec était un véritable dieu du sexe, mais je n'avais jamais connu aussi pudique. Faut-il souligner au risque de me ridiculiser qu'il est le seul que j'avais connu intimement?
Il était pourtant d'avantage magnifique lorsque la jouissance crispait ses traits. Malheureusement, c'était un spectacle que je ne surprenais que rarement.
Je reportai alors mon attention sur son membre dressé. J'en approchai ma bouche, assez pour qu'il sente mon souffle rapide et brûlant sur sa peau fine, mais veillant à ne pas le toucher souhaitant le faire languir un minimum. Puis se fut au tour de ma langue de flatter sa longueur. Pour commencer une légère caresse de la pointe, puis ensuite une pression plus appuyé avec une succion bruyante de son gland qui le fit grogner. Et enfin je me lançai. Je le pris en bouche et le goûtai comme on savoure une glace crémeuse et alléchante. Tout en douceur, n'en ratant pas une miette.
Parfois David ne pouvait retenir sursaut, projetant son membre un peu plus au fond de ma gorge ce qui ne faisait qu'accentuer son plaisir, m'encourageant à accélérer le rythme. Mais rapidement, il me détourna de ma cible me plaquant face au matelas.
Posant une main entre mes omoplates, il m'obligea à poser le buste sur les draps frais tandis que son autre main maintenait mon bassin en hauteur alors que d'un genou, il écartait doucement mes cuisses. Ainsi positionnée, je lui offrais une vision très dégagée sur l'objet de ses désirs, et ça me fut confirmé lorsque je l'entendis lâcher un petit cri rauque alors que je sentais sa longueur aller et venir sur ma fente sans pour autant me pénétrer.
Je détestais et adorais lorsqu'il faisait ça. Cette manœuvre avait à la fois le don de me frustrer et de m'exciter au plus haut point. Je commençai alors à remuer mon arrière train de façon ostentatoire espérant enfin qu'il me prenne.
Il finit par m'exaucer. Pénétrant lentement et progressivement en moi, me maintenant toujours le buste sur le matelas. Il pressa le rythme et rapidement ma respiration devint irrégulière. Ses coups étaient profonds, et je les ressentais se répercuter dans tout mon corps.
Plus il accélérait, plus je devenais bruyante, serrant le drap dans mes mains crispées. Soudain, je le sentis relâcher sa prise sur mon dos, afin de pouvoir poser ses deux mains sur mon bassin pour mieux diriger ses coups. Immédiatement, j'en profitai pour me redresser un peu se qui changea l'angle de sa pénétration ne la rendant que plus délicieuse.
Mon plaisir montait crescendo et à en croire la respiration de David, c'était réciproque.
Soudain, il donna un coup plus puissant que les autres, qui me fit me redresser dans un cri.
David en profita pour m'attirer à lui. Sans qu'il ne cesse de se mouvoir en moi, ses mains quittèrent mes hanches pour se glisser sous mes aisselles à la recherche de mes seins. Lorsqu'il empoigna ma poitrine, il m'aida à me redresser, amenant mon dos contre son torse qu'il penchait légèrement en avant.
Ainsi positionnée, j'avais l'impression qu'il allait plus loin en moi, et tournant la tête sur un coté, je cherchai ses lèvres. Il comprit, et joignit nos bouches langoureusement alors que levant un bras, je passai une main derrière sa nuque afin d'approfondir notre étreinte.
C'était très -trop- bon. Je n'allai plus tenir longtemps. Je mordis mes lèvres dans une dernière tentative pour me contenir. Je le vis me sourire juste avant qu'il ne s'éloigne de moi pour me faire basculer sur le dos. Il reprit immédiatement sa place entre mes jambes, sa bouche déjà de nouveau occupée à torturer l'un de mes seins.
Le rythme reprit. Plus soutenu, plus profond. Cette fois je ne voulu pas retenir la jouissance. Je la laissai m'envahir, tremblante.
David me regardait les yeux brillants et nous fit basculer de sorte à ce que je me retrouve sur lui. Désirant entretenir le feu qui brûlait en moi, je me mis à onduler sur lui à peine cela me fut possible. Je crispai mes mains sur son torse, transpercée par les prémisses d'un orgasme. Alors, avec ce petit rictus qu'il affichait toujours lorsqu'il approchait de la jouissance, il empauma mes seins, les caressant, mouvant doucement son bassin en accord avec le mien intensifiant la profondeur de notre union.
Et là, je basculai dans le monde du plaisir pur. Tremblante, parcourue de frisson dans tout le corps.
- Ouiiiiiiiiiiiiii.
A peine avais-je commencé à gémir qu'il me rejoignit au sommet dans un spasme violent le projetant au plus profond de mon ventre.
J'avais rejeté la tête en arrière, cherchant tant bien que mal de l'air. Je mis un moment avant de reprendre contenance, mais lorsque ce fut fait, je m'allongeai sur lui sans rompre notre union intime. Il noua instantanément ses bras autour de moi, caressant ma peau de son pouce tout en déposant un baiser sur mon front.
Nous restions un long moment dans les bras l'un de l'autre. J'aimais sa façon de gérer "l'après sexe". Il ne se sentait pas obligé de parler. Il me câlinait, rien d'autre. Et c'était largement suffisant car après une pareille prestation, il n'y aurait rien eu d'autre à dire que "parfait". Parfaitement parfait.
Puis il me conduisit dans la douche où l'on se savonna mutuellement. Alors qu'on se rhabillait, il me demanda:
- Un dîner en ville ça te dit?
Je le regardai surprise. Avec le loyer que nous demandait cet appartement, on n'avait pas eu la possibilité de s'offrir beaucoup d'extra. Puis je repensai à l'exposition qui approchait, et me dis qu'il avait du toucher une avance.
Je hochai la tête pour accepter, et c'est main dans la main qu'on quitta l'appartement.
Après un dîner dans un petit restaurant proposant des plats typiquement français, je le suppliai d'accepter une promenade en bords de Seine. Il se laissa faire docilement lorsque je le traînais sur le Pont Neuf pour y admirer de loin la Cathédrale Notre-Dame aux pieds de laquelle j'avais dessiné un peu plus tôt.
Le pont (P5) offrait une vue magnifique à cette heure de la journée. Il était déjà illuminé mais le soleil couchant apportait malgré tout sa luminosité rosée aux allures de compte de fée. Le ciel nuancé de différentes teintes de bleu toutes plus foncées les unes que les autres, le soleil couchant et les luminaires du pont se reflétaient dans l'eau donnant l'impression d'une ville floue sous Paris. J'étais sous le charme et telle une enfant, je regardais partout émerveillée.
C'est pour ça que je raffolais de Paris. Chaque jour, chaque heure, cette ville avait un visage différent. On ne s'y ennuyait jamais!
Scrutant les bords de Seine, je regardai les gens flâner malgré l'heure tardive. Je n'étais pas la seule que les attraits de Paris ensorcelaient.
Soudain je ne sais pas pourquoi mon regard accrocha un couple enlacé contre un parapet. Le jeune homme droit comme un "i" ne cillait pas et la jeune femme était pendue à son bras comme un enfant ne sachant pas nager s'accrocherait à une bouée.
Lorsqu'ils commencèrent à échanger quelques mots, je regardais leurs lèvres se mouvoir.
Pourquoi me semblaient-ils familier? Voilà que je perdais la boule...
Une voiture passa non loin d'eux sur la route légèrement surélevée et l'éclat des phares toucha leurs visages.
Non! Impossible!
Jasper! Alice!
Lâchant David, je me mis à courir comme une furie en direction de la promenade. Une fois sortie du pont, il me fallut descendre quelques marches pour rejoindre le quai. Déboulant comme une folle là où je les avais aperçus quelques secondes auparavant, je ne vis personne.
Tournant et retournant sur moi-même, je dévisageai tout les passants, espérant retrouver ses deux visages que je n'avais pas vu depuis si longtemps.
Mais rien... J'avais du rêver...
C'est dépité que David me trouva. Il eut l'intelligence de ne pas me poser de questions, mais je savais que ça viendrait tôt ou tard...
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Nous revoilà ! Alors ? Est-ce-que ça vous a plus ?
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Après réflexion, on va tenter le rythme d'une publication tous les 15 jours :)
A très vite! Tahicha et Carine.
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