Je me retrouvais là, devant cette porte que je connaissais bien sans pouvoir bouger, sans même pouvoir réfléchir.

La peur me prenait au corps et m'empêchait d'avoir toute pensée cohérente sauf celle de partir d'ici en courant, de tenter de fuir la douleur qui allait être la mienne dans les jours à venir et qui était déjà présente en moi depuis plus d'un an et demi.

Je savais que la souffrance que je pensais avoir dompté depuis ce tragique jour allait me revenir encore plus vive, plus forte que lorsque le drame avait eu lieu.

Néanmoins, je devais me trouver, ici devant la porte de cette maison dans la petite ville de Forks que j'ai quitté précipitamment il y a plus de deux ans sans avoir le temps de dire au revoir à mes amis, à mon amour, à sa famille que je considérais comme la mienne, même si nous n'étions ensemble que depuis 6 mois.

J'avais 15 ans et j'allais rentrer en seconde au lycée de Forks, lui avait 17 et était en terminale. Je n'aurais, au grand jamais imaginé que je puisse lui plaire et pire qu'il est des sentiments pour moi. Mais ce fut le cas et les 8 mois où je vécue à Forks furent les plus beau de mon existence.

Je me sentais enfin à ma place dans le monde, j'étais avec lui et je pensais que rien ne pourrait nous séparer mais j'avais tord.

Debout devant cette porte, je revivais ces mois magnifiques.

J'étais arrivé en cours d'année scolaire et timide comme je suis, j'avais eu du mal à me faire des amis. Je ne m'ouvrais pas vraiment aux gens, je restais dans mon monde, dans ma bulle faisant mon petit bout de chemin, ne voulant qu'une chose travailler dans le monde de la littérature ou des sciences. Deux disciplines très opposées certes, mais qui me plaisent.

En cours de mathématiques, je m'étais retrouvée assise à côté d'Angela, une jeune fille calme et posée qui me semblait très gentille.

Elle m'avait proposé de manger avec elle et ces amis le midi. Pendant longtemps, près d'un mois je me suis défilée préférant me mettre dans un coin pour lire un livre. Angela respectait ma décision et ne me forçait jamais à venir manger eux

Mais un jour, une de ces amies, Alice a débarqué telle une furie devant moi en me disant que je devais venir manger avec eux, que je n'avais pas le choix. Angela se tenait derrière elle et je voyais bien qu'elle était désolée pour moi.

Si elle avait su ce qui allait se passer dans les mois suivant, je doute qu'elle aurait eu la même réaction.

Ce jour-là, pendant l'heure du déjeuner j'ai appris toute la vie d'Alice mais également de sa famille et même de Forks en général. Elle ne s'arrêtait jamais de parler au point que plus d'une fois, je me suis demandée quand est ce qu'elle respirait.

En cours d'anglais, après le déjeuner, elle est venue s'installer à côté de moi, piquant ainsi la place à Jessica, ce qui d'un certain côté m'arrangeait. Je ne pouvais pas la supporter, elle passait son temps à parler des garçons et à critiquer tous le monde.

Certes Alice parle beaucoup aussi mais ce n'est pas pareil. D'une certaine manière, cela me reposait de l'entendre parler de tous et rien et en plus ce n'était pas forcément pour se plaindre, chose qui me changeait de Jessica.

Plus d'une fois pendant le cours, je me suis néanmoins dit que si elle continuait de parler ainsi nous allions avoir des ennuis. J'avais rapidement remarqué que le prof regardait sans cesse dans notre direction et je savais qu'il finirait par nous faire une réflexion, ce qu'il fit bien entendu.

J'étais devenu tellement rouge à cause de la remarque du prof qu'Alice avait attrapé un fou rire qui nous value une autre remarque. Cela n'arrêta pas pour autant Alice qui bien qu'elle passait son temps à me parler réussissait à prendre son cours à la perfection à mon grand étonnement mais également à celui de notre enseignant.

En effet, Alice avait passer son temps à me parler, nous arrivions toutes les deux à suivre son cours et à répondre à ces questions.

Cela nous value d'ailleurs quelques regards haineux de Jessica et de quelques autres élèves.

Ce jour-là, le prof d'anglais décida de nous donner à tous des exposés sur une œuvre à faire pour le mois suivant. Les binômes de travail correspondaient aux tables, je me retrouvais donc en binôme avec Alice.

Le soir même, elle m'invitait à venir chez elle le samedi suivant afin que nous commencions notre travail. J'avais beau lui dire que je ne pouvais pas venir, mon père travaillant et ne pouvant pas m'emmener, elle avait insister jusqu'à m'annoncer qu'elle viendrait me chercher avec son frère vers 14h samedi et que je n'avais pas le choix.

Le samedi à 14h précise, Alice était devant la porte de la maison de mon père. Elle semblait trépigner d'impatience de me montrer sa chambre, sa maison, sa famille et même son chien et elle n'avait pas encore eu le temps de me dire bonjour, qu'elle me tirait par le bras pour m'emmener vers la volvo grise de son frère. Celui-ci semblait d'ailleurs bien se moquer de ma situation, Alice ne me laissant même pas le temps de fermer la porte de ma maison. Heureusement ou malheureusement pour moi, son frère est intervenu en lui demandant de me laisser le temps de prendre mes affaires et de fermer la porte.

Je n'avais pas vraiment vu son frère, il était resté dans la voiture. Il avait des cheveux cuivrés en bataille, c'était la seule que je pouvais distingué du perron de ma maison, mais quand je finis par monter à l'arrière de la voiture avec Alice et que je vis son visage réellement pour la première fois, je me m'y a rougir. Il avait de magnifiques yeux verts qui étaient très expressifs et dans lesquels je voyais que la situation l'amusait. Je pense qu'il s'était tous de suite rendu compte que sa sœur avait le dessus sur moi et qu'elle pouvait me faire faire quasiment tout et n'importe quoi. Néanmoins, il ne fit pas de commentaire sur la situation et je l'en remerciais intérieurement.

En moins de 15 minutes, nous étions arrivés chez eux. C'était une grande maison plutôt même une villa qui se trouvait à l'entrée de Forks dans le bois.

Je me souviens que je me suis restée un moment la bouche ouverte devant cette magnifique maison sans pouvoir bouger. C'est Emmett, l'autre frère d'Alice qui m'avait fait sortir de ma torpeur en me disant qu'une mouche était rentrée dans ma bouche, ce qui avait eu pour réaction de me faire tousser comme une malade et de déclencher les rires parmi les personnes présentes à savoir Emmett et sa copine Rosalie, le frère de Rosalie Jasper qui était aussi le petit ami d'Alice ainsi que ceux d'Edward avec qui Alice était venue me chercher quelques minutes plutôt chez mon père.

J'avais bien entendu rougir au point de devenir aussi rouge qu'une tomate ce qui avait eu pour conséquence de faire redoubler leur rire.
C'est finalement Esmée, la mère d'Alice, Edward et Emmett qui mit fin à mon calvaire en arrivant et en m'invitant à rentrer.

Esmée était une femme très douce qu'après ce que m'avait dit Alice et cela se voyait rien qu'à son visage. Le père d'Alice n'était pas là car il travaillait à l'hôpital de Forks. Il était médecin.

Ce jour-là, nous n'avons pas vraiment travailler avec Alice, on a passé tout notre temps avec ces frères et sœurs ( Rosalie et Jasper avaient été adopté 1 an plus par ces parents suite aux décès dès leurs) à parler, regarder des films et jouer dans le jardin. Enfin plus exactement les garçons jouaient dans le jardin et avec Rosalie et Alice nous les regardions et parlions de mode, enfin surtout Rosalie et Alice. Personnellement je me sentais un peu de trop et en même je me sentais au bon endroit. Je ne savais pas pourquoi sur l'instant mais quelques jours plus tard oui.

J'étais tombée amoureux d'Edward dès le premier instant, je sais que cela fait fleur bleu mais c'était le cas et à chaque fois que je me trouvais en sa présence, je me sentais là où il le fallait.

Bien entendu, je ne m'imaginais pas qu'il puisse lui aussi ressentir des sentiments à mon égard mais lors de l'anniversaire d'Alice je me rendis compte que c'était l'inverse, qu'il éprouvait des sentiments pour moi.

Il m'avait avoué ces sentiments à cause d'un jeu débile auquel avait à tous prix voulu qu'on joue Alice le jour de son anniversaire le 15 avril. Le fameux jeu de la bouteille. Ne me demandait pas pourquoi à chaque fois qu'Alice faisait tourner la bouteille, elle tombait sur Jasper, je ne serais pas vous répondre.
En tout cas, quand mon tour était venu, il avait fallu que j'embrasse Edward. Une partie de moi, ne voulait pas le faire mais l'autre partie me disait que c'était sans doute mon jour de chance de pouvoir au moins une fois dans ma vie l'embrasser.

Il avait accepter quand je m'étais approcher de lui pour l'embrasser, bien qu'il semblait surpris que j'agisse ainsi. Moi aussi je l'étais d'ailleurs. Je ne pensais pas du tout être capable de faire ce genre de chose.

A la fin de la journée, alors que je me préparais à partir, Edward était venu me voir et m'avait avouer ces sentiments.

Je ne m'y attendais pas du tout et il m'avait fallu un moment avant de réagir. J'avais fini par lui avouer que ces sentiments étaient réciproques.

C'est ainsi que nous avions commencé à sortir ensemble. J'avais peur de la réaction de mon père si il apprenait que j'avais un petit ami alors Alice nous a servit de couverture pendant près d'un mois puis elle en a eu marre car cela signifiait que le week-end, quand Jasper ne rentrait pas Seattle où il faisait ces études (1ère année de fac d'Histoire) elle ne pouvait pas le voir car elle ne pouvait pas quitter Forks étant notre alibi.

J'avais donc fini par avouer la vérité à mon père qui, comme je m'y attendais ne l'avait pas bien pris du tout.

Il m'avait privé de sorti pendant un mois et il n'y avait eu que l'intervention de ma mère pour le faire changer d'avis. De plus il avait confiance en Carlisle et Esmée Cullen et il s'avait que chez eux, il ne pourrait rien m'arriver et qu'ils empêcheraient Edward de « me faire du mal ».

Bien entendu, Esmée et Carlisle n'étaient pas intervenu lorsqu' Edward et moi avions décider d'approfondir notre relation trois mois plus tard, ils avaient fait en sorte que nous ne soyons pas sans protection mais rien de plus. Je savais que cela était rapide mais j'en avais envie et je faisais une totale confiance à Edward.

Si j'avais eu connaissance de la suite des événements nous n'aurions sans doute rien fait et je n'aurais pas cette douleur au fond de moi.

De cette première nuit d'amour, d'autres avaient suivies pendant tout l'été où je passais mon temps chez les Cullen.

Malheureusement, il avait fallut que je tombe enceinte. Il m'avait fallu du temps pour que je m'en rende compte et c'était d'ailleurs Edward qui avait réalisé avant moi ce qui se passait car l'été s'étant terminé, il était parti à la fac de droit à Seattle et par conséquent on se voyait plus que le week-end et je passais mon temps à être fatiguée et malade. La veille de mon anniversaire, il en avait eu assez et m'avait emmener à l'hôpital pour que son père m'osculte. C'est lui qui nous avez appris la nouvelle.

En plus de cela, j'étais déshydratée et j'avais besoin d'une perfusion, mais comme je n'avais pas encore 16 ans, il fallait l'accord de mon père pour me la poser.

Sauf que pour qu'il donne son accord, il avait voulu savoir ce qui me rendait malade.

En apprenant ma grossesse, il était devenu tous blanc puis rouge de colère.

Il m'avait hurlé de dessus mais aussi sur Edward en affirmant que celui-ci ne me faisait que du mal et qu'il aurait du dès le début nous séparaient et me renvoyer chez ma mère en Floride ce qu'il allait faire dès maintenant et qu'il était hors de questions que j'ai cet enfant.

En effet, le soir même ma mère était à Forks pour m'emmener avec elle à Jacksonville.

Je n'avais pas eu mon mot à dire et n'avait pu dire au revoir à personne et encore moins à Edward.

6 Mois plus tard, j'avais accouché, le délais pour l'avortement étant dépassé, mais mon enfant était mort-né. Depuis je vivais dans la douleur de cette perte, soit un an et demi de douleur que j'essayais de gérer.

Je n'avais pas revu Edward depuis le jour de mon départ et aujourd'hui, deux ans après, je revenais à Forks avec pour seule envie, celle de lui expliquer combien j'étais désolée d'être tombée enceinte et de ne pas avoir pu permettre à notre enfant de vivre.


Je me trouvais toujours devant la porte, les images de mon passé ici me revenant en tête.

Je finis par prendre mon courage à deux mains et sonna.

Ce fut Rosalie qui m'ouvrir la porte. Elle fut dans un premier temps étonné de me voir là puis en colère, me claquant la porte au nez.

Je restais là sur le pas de la porte sans réaliser ce qui se passait.

Moins de 2 minutes plus tard, la porte s'ouvrait à nouveau. Cette fois c'était Esmée. Elle me regardait en souriant tout en étant étonnée de me voir devant chez elle.

Je prenais un instant pour la regarder. Elle n'avait pas changé, la même douceur rassurante se dégageait toujours de son visage.

Sans rien me dire, elle prit dans ces bras dans une étreinte où le soulagement se faisait sentir.

Moi aussi, son étreinte me soulageait car pour moi, elle signifiait qu'Esmée ne tenait responsable de la mort de son petit fils.

Alors que j'étais toujours dans ces bras, elle me dit bonjour et me demanda comment je me portais. Je ne savais pas quoi lui répondre, car même si j'avais espérer que mon retour auprès d'eux se passent de cette manière je savais au plus profond de moi que ce ne serait pas le cas.

Je ne réussis pas à lui répondre. A la place, je me dégageais de ces bras et lui faisait un sourire gêné.

Quelques secondes passèrent puis elle m'invita à rentrer.

La maison des Cullen était faite de telle façon qu'au rez-de-chaussée se trouvait les bureaux d'Esmée et de Carlisle, leur chambre avec salle de bains attenante ainsi qu'une grande bibliothèque et la chambre d'ami. Le premier étage était destiné aux pièces à vivre telles que la cuisine, la salle à manger et un immense salon, s'ouvrant les unes sur les autres créant un espace immense. Le deuxième étage était composé de chambres et de salles de bains.

Esmée me mena vers la salle à manger. En montant l'escalier, je regardais les différentes photos de famille accrochées au mur. Je reconnaissais certaines d'entre elles qui étaient déjà présente deux ans plus tôt. De nouvelles photos étaient venu les compléter permettant à tous le monde passant par là de voir l'histoire de la famille Cullen du mariage d'Esmée et Carlisle à aujourd'hui.

Dans les nouvelles photos, mon regard fut notamment attiré par une photo de groupe où l'on pouvait voir toute la famille Cullen ainsi qu'un bébé. Une autre photo attira mon regard encore plus fortement, m'obligeant même à m'arrêter dans l'escalier.

Il s'agissait d'une photo d'Edward tenant dans ces bras un bébé. Dans ma tête, après un moment de blocage, les hypothèses les plus folles se formèrent sur l'identité de ce bébé.

Esmée remarqua mon arrêt ainsi que mon désarroi et pour la première fois, depuis que je la connaissais, je vis de la colère sur son visage. Elle ne comprenait pas ma réaction face à cette photo, je le voyais très bien mais je ne comprenais pas non plus sa réaction, mon trouble vis-à-vis de mon passé avec Edward me semblait normal.

Au vue de sa réaction, je sue qu'une grande conversation nous attendez. Je devais affronter mon passé, ma douleur.

Rosalie se tenait non loin d'Esmée et je vis très clairement qu'elle aussi était en colère par rapport à ma réaction.

Une fois installé dans la salle à manger, un long silence commença. Je ne savais pas par où commencer, perdu entre ma peine la réaction de Rosalie et d'Esmée.

Ce fut Rosalie qui attendait dans un coin de la pièce une explication à ma présence qui prit en premier la parole, me demandant d'un ton sec comment je pouvais oser venir ici après ce que j'avais fait et faire mine d'être surprise en voyant la photo d'Edward dans l'escalier.

Une fois de plus, la confusion redevint mettre de mon esprit. Je ne savais pas quoi répondre à Rosalie, je n'avais rien à lui répondre.

Un nouveau silence s'installa, les larmes me gagnèrent et je ne pus les empêcher de tomber.

Je crois que mon inconscient comprenait plus vite que moi même ce qui se passait dans cette pièce.

Voyant que je ne répondais pas à la demande de Rosalie, Esmée prit la parole :

« Bella, tu dois comprendre la réaction de Rosalie. La dernière fois que nous avons entendu parler de toi c'était par l'intermédiaire de ta mère qui nous annonçait que tu avais décidé d'abandonner ton enfant sans même le voir ou prendre le temps d'en parler avec qui que soit, pas même Edward. »

Les mots prononcés par Esmée mirent du temps à pénétrer dans mon cerveau et à trouver un sens. Ainsi les Cullen pensaient que j'avais abandonné mon bébé et non qu'il était mort. Je ne comprenais plus rien, comment ma mère avait-elle pu lors donner une telle information alors qu'elle avait passer son temps à me répéter que mon bébé était mort.

Je voulus ouvrir la bouche pour prendre la parole mais aucun mot n'en sortit tellement j'étais sous le choc de cette annonce.

Ne réagissant toujours pas, Rosalie prit de nouveau la parole :

« Tu ne peux pas débarquer ici, 1 an et demi après et faire la pauvre malheureuse qui regrette son geste et qui veut récupérer son fils, c'est pas possible, tu n'as plus de droit sur lui. Ta réaction à la naissance a détruit Edward, il te ne pensait pas capable de faire un truc pareil et aucun de nous d'ailleurs ne te pensions capable de ça, toi qui avait passer les 6 mois précédents à répéter à tout le monde que jamais au grand jamais tu ne l'abandonnerais. Alors imagine notre réaction à tous, quand ta mère a débarqué en nous annonçant que tu ne voulais pas qu'Edward soit présent à la naissance et qu'en plus il était hors de question que tu es le moindre lien avec lui et le bébé. Je suis sûre que tu ne t'es même pas rendu compte qu'en prenant une telle décision, tu privais également Edward de ces droits sur cet enfant. Heureusement pour lui et pour nous que ta mère a réussi à te faire changer d'avis vis-à-vis de l'accouchement sur X car sinon Lukas ne serait pas parmi nous aujourd'hui et je peux t'assurer que tu ne serais pas assise tranquille sur cette chaise en ce moment ! »

Cette fois ce fut la goutte d'eau qui fit déborder les vases déjà pleins de mes émotions et sans que je puisse contrôler quoi que soit, je me mit à crier en me levant violemment de ma chaise.

« MON FILS EST MORT, JE N'AI JAMAIS VOULU L'ABANDONNER ! IL EST MORT ! et j'en suis désolée... »

J'avais prononcer la fin de ma phrase dans un murmure. En même temps que j'avais prononcé ces mots, les paroles de Rosalie avait pris racine dans mon esprit et mes souvenirs vagues de mon accouchement et des jours suivants redevinrent clairs et précis. Je revoyais Phil, mon beau-père entrain de se disputer avec ma mère devant ma chambre d'hôpital, lui affirmant qu'elle ne pouvait pas me faire ça, que c'était trop grave et que le jour où j'apprendrais la vérité, je lui en voudrais jusqu'à la fin de ces jours.

Je me mis alors à trembler, debout au milieu de la salle à manger des Cullen. En face de moi, je distinguais vaguement Esmée et Rosalie qui essayent elles-aussi de comprendre pourquoi je prétendais que mon enfant était mort. Plus je comprenais ce qui c'était passé, plus mes tremblements augmentaient.

Je ne voyais plus très clair et je n'entendais plus qu'un vombrissement dans mes oreilles tellement sous choc de ces dernières révélations avec au loin la voix d'Esmée qui tentait de me calmer puis qui demandait à Rosalie d'appeler Carlisle.

J'ignore ce qui se passa par la suite, à quel moment je perdis connaissance, mais je me retrouvais allonger sur un des grands canapés marrons du salon avec à mes côtés Esmée et Carlisle qui semblaient soucieux.