Hello tous le monde !

J'aimerais vus remercier popur vos review, ajouts en favoris etc ...

J'essayerai dans la mesure du possible de répondre à chaque review et de poster un chapitre par semaine, le vendredi vers 16h pour le mois de juillet et vers 19h pour le mois d'août. Après je ne sais si cette histoire sera fini ou pas avant la fin août, donc je vous tiendrais au courant :-)

Finis les bavardages, je vous laisse avec ce deuxième chapitre !

! Attention ! Mention de Suicide !


Chapitre 2 – Vérité(s)

Lorsqu'ils remarquèrent que j'avais repris connaissance, tous les deux se tournèrent vers moi.

Carlisle me demanda comment je me sentais et prit mon pouls.

J'ignorais comment je me sentais, j'étais désorienter, les éléments de ma conversion avec Esmée et Rosalie me revevant en mémoire. J'entrepris alors de m'asseoir mais ma tête recommença à tourner. Esmèe me tendit un verre d'eau que je bus d'une seule traite.

Après un moment, je me redressais et me retrouver en position assise, je pris la parole :

« Je suis désolée … »

Voilà la seule chose que j'étais capable de dire, que j'étais désolée. Je ne savais plus pourquoi j'étais désolée mais je l'étais.

Esmée vint s'asseoir prés de moi et me dit :

« ne soit pas désolée Bella, tu n'as rien fait de mal. Tu as fait confiance à ta mère et c'est totalement normal. Nous te croyons quand tu dis que tu pensais que le bébé était mort, mais ce n'est pas le cas, ton fils est vivant et il est magnifique et il ne lui manque qu'une seule chose. »

Je me tournais vers elle, me demandant ce qui pouvait bien lui manquait.

Ce fut Carlisle qui répondit à ma question silencieuse en me souriant.

« Sa maman ».

Ainsi Carlisle et Esmée me croyaient quand je disais ne pas avoir voulu abandonner mon fils mais je ne comprenais pas comment ils pouvaient me croire.

Mon regard se perdit à travers la pièce, de là où je me trouvais, je pouvais voir la salle à manger dans laquelle mon sac à dos reposait ouvert sur la grande table familiale.

Je n'en voulais pas à Esmée et Carlisle ni même à Rosalie de l'avoir pris et de l'avoir ouvert. Il n'y avait rien de secret dedans.

Carlisle suivit mon regard et me dit aussitôt :

« je me suis permis de chercher dans tes affaires si tu prenais des médicaments. J'ai trouvé les documents sur la mort du bébé ainsi que ton dossier médical de l'hôpital de Jacksonville. »

« Vous les avez lu ? » lui demandais-je alors.

« Oui, Bella, et je comprends, Esmée et Rosalie aussi, que tu ais cru que ton enfant était mort. Pour ton dossier médical, nous en parlerons plus tard si tu veux bien. Je pense que le plus important pour le moment, c'est qu'on te raconte tout ce qui s'est passé et que toi aussi tu nous donnes ta version des faits, si tu es d'accord. »

J'acquiesçais d'un signe de tête voulant connaître le fin mot de l'histoire.

Carlisle prit alors place dans le fauteuil en face de moi tandis qu'Esmée restait à mes côtés.

Un nouveau silence s'installa. J'ignorais si je devais prendre la parole en première ou bine laisser Carlisle me racontait leur version des faits.

Je compris rapidement qu'Esmée et lui attendaient que je prenne la parole.

Je me redressais donc légèrement et entreprit de rassembler mes souvenirs afin de pouvoir leur raconter. Je ne savais pas par où commencer. Je pris quelques secondes et décida de commencer mon histoire à l'appel que j'avais passé à Edward pour le prévenir que j'accouchais.

« - Je pense que vous devez vous souvenir que j'ai appelé Edward quand j'ai eu mes premières contractions. Quand j'ai passé cet appel, j'étais encore chez moi. Ma mère ne voulait pas que l'on parte trop tôt à l'hôpital car je risquais d'y rester longtemps. Je voulais vraiment qu'Edward soit à la naissance de son fils. On en avait parler tous les deux à de nombreuses reprises lors de nos appels téléphoniques et ma mère était d'accord.

Quatres heures plus tard nous sommes partis pour la maternité, René, Phil et moi. Certes j'avais mal mais d'un côté je me sentais bien, je savais que vous étiez en chemin et donc que j'allais vous revoir et surtout revoir Edward. »

Je fis une pause dans mon récit et but un verre d'eau. Rosalie nous avait rejoint et se tenait, debout, près du fauteuil de Carlisle.

« Pendant les 16h qui suivirent, à l'hôpital, j'ai passé mon temps à demander si vous étiez arrivés. A chaque fois, ma mère me répondait que non. Plus le temps passait, plus je trouvais des excuses sur votre absence, ne la comprenant pas.

Quand le moment de la délivrance est arrivée, j'ai dans un premier temps refusait d'accepter qu'il fallait que je le mette au monde seule. Certes j'avais mal, mais je ne voulais pas que le bébé naisse temps qu'Edward n'était pas là. Mais je n'ai pas eu le choix.

Quand il est né quelques minutes plus tard, le médecin ne m'a pas regardé, il a tendu le bébé à une infirmière qui l'a pris et qui partit avec. Je ne l'ai pas vu et je ne savais pas encore que je n'allais jamais le voir.

Je ne comprenais pas ce qui se passait et personne ne me disait rien. Ma mère passait son temps à me dire que c'était normal, que je ne devais pas m'inquiéter mais je savais au fond de moi que ce n'était pas normal.

Après quelques minutes, le médecin est sorti de la salle d'accouchement et une aide-soignante est venu me nettoyer.

J'ai demandé à ma mère d'aller voir comment aller le bébé.

Quand elle est revenu quelques minutes plus tard, elle était avec un autre médecin qui était pédiatre et ensemble ils m'ont annoncé que le bébé était mort. J'ai refusé de le croire car j'étais persuadé de l'avoir entendu pleurer dans les bras de l'infirmière. Je me suis à pleuré et crier que ce n'était pas possible, qu'il n'était pas mort, qu'il s'était trompé. J'ai voulu me lever pour aller voir par moi-même mais j'avais peine mis le pieds par terre que je me suis évanouie à cause d'une hémorragie intra-utérine.

J'étais placé sous médicaments pour arrêter l'hémorragie et j'ai sombré dans le sommeil. Le médecin, à mon réveil, a dit que c'était lié aux médicaments mais que c'était sans doute aussi le moyen, qu'avait trouvé mon corps et mon esprit pour accepter la nouvelle.

Je me suis réveillée plusieurs fois pendant ces trois jours de sommeil mais je repartais aussitôt dans le sommeil. A mon réveil, j'ai demandé si vous étiez arrivés. Ma mère m'a répondu que oui mais que quand vous aviez appris qu'il était mort que vous étiez repartis sans même attendre mon réveil. J'ai demandé à voir le bébé, mais on m'a dit que ce n'était pas possible, pas après trois jours et que de toute façon vous aviez demander à ce qu'il soit enterré à Forks.

Une semaine plus tard, j'ai pu quitter l'hôpital. Pendant près de 3 mois, j'ai refusé de toucher aux affaires que j'avais acheter pour le bébé. Je passais mon temps à pleurer et quand je ne pleurais pas, la seule chose que je voulais c'était appeler Edward pour m'excuser de la mort du bébé, mais à chaque fois que j'appelais, il ne répondait pas et je recommençais alors à pleurer.

Un jour, ma mère en a eu marre de voir les affaires du bébé et elle a décider de tous mettre dans des cartons et de les donner. J'étais bien entendu contre, je voulais tous garder. Mais un soir en rentrant du lycée, tous avait disparu. Ma mère avait profité de mon absence pour ranger les affaires.

La seule que j'ai pu garder est le lapin bleu qui est dans mon sac car je l'avais avec moi au lycée.

Je n'en revenais pas qu'elle ai pu me faire ça. Je ne comprenais pas du tout et je lui en voulais tellement mais je ne sais pas pourquoi c'est surtout à moi que j'en voulais et j'ignore comment mais j'en suis arrivée à vider une boite de médicaments. C'est Phil qui m'a trouvé inerte dans ma chambre.

Une fois remise, j'ai vu un psy qui m'a dit que si ma mère avait fait ça c'est que c'était sa manière à elle de faire son deuil. Mais je ne pouvais pas les croire, ni le psy ni ma mère. Il m'a alors conseillé de me fixer un but à atteindre afin de me sortir de ma dépression. Je ne lui ai pas dit mon but exact, à savoir venir ici et m'excuser, mais que je voulais intégrer la fac en section littéraire et notamment celle sur la conservation des livres anciens qui se trouvent à Seattle. Mais ma mère était contre mon déménagement et elle ne m'a pas donné les papiers nécessaires à mon inscription quand j'ai refus ma lettre d'admission.

Je n'avais donc aucun moyen venir et j'ai bien failli refaire une bêtise mais une fois de plus Phil m'a sauvé la mise en m'offrant pour mes 18 ans hier un billet d'avion jusqu'à Port Angeles, ensuite j'ai pris le car pour venir jusqu'ici.

Voilà vous s'avez tous. »

A la fin de mon récit, j'étais en larmes. En même temps que j'avais raconté mon histoire aux Cullen, ou du moins une partie des Cullen, je m'étais rendu compte que ma mère avait tous fait pour m'éloigner d'eux, pour que je ne découvre pas la vérité.

Il y eu un long silence dans la pièce. A ma grande surprise, ce fut Rosalie, qui la première fit un geste vers moi. Elle alla dans mon sac cherchait le lapin bleu que j'avais acheter au début de ma grossesse pour mon fils et me le ramena avant de me prendre dans ces bras, Esmèe me tenant toujours la main, et de me murmurer à l'oreille qu'elle était désolée de s'être emporté de cette manière.

Mes larmes ont alors redoublé, je venais de gagner une bataille, Rosalie croyait en mon histoire.

A mes côtés, Esmée regardait droit dans les yeux Carlisle. Je crois que ni l'un ni l'autre n'avaient imaginé une telle histoire.

Après un moment, Carlisle prit la parole :

« Sache Bella, que nous croyons ton histoire. Nous imageons combien ces derniers mois ont du être dur pour toi. Mais tu dois également savoir qu'ils n'ont pas été simple pour nous et notamment pour Edward.

Quand Edward nous a prévenu que le travail avait commencé, nous avons directement pris la route de Seattle afin de prendre un avion le plus rapidement possible. 8 heures après ton appel nous étions à Jacksonville.

Nous nous sommes directement rendu à l'hôpital. Quand nous sommes arrivés, nous avons demandé où tu te trouvais. On nous a indiqué ta chambre. Ta mère et ton beau-père se trouvaient devant la porte. Edward voulait directement venir te rejoindre mais René voulait nous parler.

Elle nous a donc annoncé que tu avais décidé très peu de temps avant notre arrivée d'accoucher sous X. Edward lui a hurlé que ce n'est pas vrai, qu'il t'avait eu au téléphone et que pour rien au monde tu n'abandonnerais ce bébé. Je pense que Phil ne savait pas non plus la décision qui avait été prise et que nous pensions être la tienne, car il a eu un mouvement de recul en apprenant que tu avais décidé d'abandonner ton enfant.

Connaissant la loi, je lui ai répondu que si tu avais vraiment voulu accoucher sous X, la secrétaire n'aurait pas été en mesure de nous indiquer le numéro de chambre. Ce à quoi ta mère a répondu que l'équipe médicale n'était pas encore au courant de ta décision.

Je pense qu'alors un espoir nous a tous rempli, celui que tu changes d'avis.

Une longue discussion a alors démarrer entre ta mère, Edward, Esmée et moi. Rosalie, Alise, Japser et Emmett étaient présent également et je dois bien dire que je les avais jamais vu aussi calme. Ils ne se remettaient pas non plus de l'annonce de ta mère.

Après plusieurs minutes de discussion, ta mère a accepté de venir parler avec toi pour que tu n'accouches pas sous X afin qu'Edward puisse avoir ces droits de père.

Elle est revenue une heure et demi plus tard, pour nous dire que tu étais d'accord mais que tu continuais de refuser de voir Edward ou l'un d'entre nous. Elle a également refusé de nous dire où tu en étais dans ton accouchement. J'ai du joué de mes relations pour obtenir des réponses, les seules que nous puissions avoir puisque tu ne souhaitais voir personne.

Après plusieurs heures, un médecin est venu vers nous, nous informant que Lukas était né et qu'il allait très bien. Il avait déjà une heure quand nous avons appris la nouvelle. On nous a guidé jusqu'à lui et Edward est resté près de lui sans pouvoir le prendre dans ces bras pendant un long moment. Il ne comprenait comment tu pouvais l'abandonner.

Puis il s'est repris d'un coup et a demandé quand est ce qu'on pourrait quitter l'hôpital tous ensemble et ramener Lukas à la maison.

Il fallait attendre un moment, environ 3 mois, avant qu'il ne puisse prendre l'avion, mais nous devions rentrer soit pour le travail soit pour les cours, mais il était hors de question de laisser Lukaas seul alors Esmée et Edward sont restés pendant prés de 3 mois à Jacksonville. Nous les rejoignions pendant les week-ends chacun notre tour.

Edward passait tous son temps à s'occuper de Lukas, au moindre bruit venant de l'extérieur, il se précipitait sur lui, de peur que tu décides subitement de le reprendre. Il refusait même qu'il sorte de l'appartement qu'on avait loué de peur de te croiser dans la rue et que tu changes d'avis.

Il a fallut que l'on s'y mette tous pour qu'il accepte de sortir avec Lukas dans la rue, sur la plage.

Dès que cela a été possible, ils sont tous les trois rentrés à Forks.

Lorsqu'Edward a du laissé Lukas une semaine ici pour aller passer ces examens en vue de rattraper son retard du à son absence, on a cru qu'il n'y arriverait pas.

Il s'est mis à vivre uniquement pour son fils, ne pensant plus à personne d'autre et encore moins à lui.

Depuis son retour, par exemple, il joue plus du tout de piano, lui qui comme tu le sais pouvait y passer des heures.

Nous avons tous essayé de le soutenir, de l'aider à faire face à la situation, mais rien ne fonctionne.

Il nous a vraiment inquiété. Depuis peu, il semble aller un peu mieux mais on voit bien qu'il souffre encore, il n'a plus la même étincelle dans les yeux.

Très rapidement, la vie avec Lukas s'est mise en place.

Edward, qui vivait en résidence étudiante, est allé s'installer avec Emmett, Rosalie et Jasper et Lukas afin de poursuivre ces études. Tous les trois l'aidant avec Lukas. Ils rentrent tous, tous les week-end, sans doute par ce qu'Alice était encore ici mais avec son départ pour Seattle je doute que tous le monde rentre si souvent. »

Rosalie, qui se trouvait à côté de moi, lui répondit que non qu'ils rentreraient toujours aussi régulièrement, mais je voyais bien que ni Esmée ni Carlisle ne la croyait pas.

J'étais encore sous le choc des révélations que venait de me faire Carlisle. Je ne pensais pas du tout ma mère capable de faire ça et encore moins à sa propre fille.

Je ne cessais de revoir dans ma tête toutes les fois où je l'avais vu pleuré la mort de son petit fils.

Une autre question me trottait dans la tête. Alors que je m'apprêtais à la poser, Rosalie me devança en m'informer qu'ils étaient tous en cours à Seattle, a part Emmett qui était à un stage d'entraînement à Chigago et qu'elle se trouvait ici, en vue de préparer leur fête de fiançailles.

Je la félicitais en lui disant que j'avais toujours su qu'entre elle et Emmett se seraient pour la vie, que je n'avais pas imaginé qu'il en soit autrement et qu'ils formaient un très beau couple.

A ce moment là, je vis le regard de Rosalie se remplir de fierté et de reconnaissance.

Elle avait eu une histoire compliquée jusqu'à ce que Carlisle et Esmée les accueillent chez eux avec Jasper, à la suite de la mort de leurs parents.

Pour Carlisle et Esmée, il avait été naturelle de les accueillir chez eux, mais je sais que peu de gens auraient été capable de cette générosité et de cette bonté mais c'est justement ce qui caractérise le couple Cullen, cette générosité et cette bonté.

Ils connaissaient le couple Hale ainsi que leurs enfants puisque Rosalie et Emmett sortaient déjà ensemble au moment du drame. Il faut dire que leur histoire durait depuis maintenant plus de 4 ans, soit environ 6 mois avant que Rosalie et Jasper emménagent chez les Cullen et un an avant leur arrivée à Forks.

Durant les quelques mois que j'avais passé ici, j'avais appris à connaître Rosalie qui au début m'avait semblé très froide et rigide. Mais en fait cela était un masque, une carapace qu'elle s'était forgée pour se protéger de la douleur, elle avait du mal à se lier aux autres par peur de les perdre. Mais sous cette carapace, se trouvait en réalité, une jeune femme qui avait été blessé par la vie et qui avait souffert de l'indifférence de ces parents à son égard et envers Jasper et qu'elle avait un grand besoin de reconnaissance.

Je savais donc que pour elle, le fait qu'Emmett la demande en mariage signifié beaucoup plus que pour n'importe qui d'autre. C'était la promesse qu'Emmett ne l'abandonnerait pas.


J'ai consience que la réaction de Renée vous à tous surpris voir même choqué, mais il me fallait un méchant et c'est ombé sur elle, dsl !
Heureusement toutes les mères ne sont pas comme ça !

J'espère que ce chapitre vous a plut !

Faites moi par de vos réactions, commentaires etc. par review !

Bye et bon week end et bonne semaine !

PS : si parmi vous il y a des nouveaux bachelier(e)s ! félicitation !