Salut !
Oui le chapitre 2 a tardé à arrivé, mais je suis en plein milieux de milliers de travaux à remettre, de projets à finir, etc.
Merci à ma bêta Claire Rogue qui a bien voulu me corriger et améliorer mon chapitre *w* et merci à ceux qui ont lu, aimé et reviewer ma fic!
Alors voici le chapitre 2, bonne lecture et n'oubliez pas de poster une review ! (a)
Précédemment:
Snape était en train de préparer et réviser ses cours pour le mois prochain lorsqu'un petit cognement le sortir de sa concentration. Il se rappela soudain des cours avancés qu'allait donner au Survivant. Et merde. Déjà 20h. Bon, allons ouvrir au gosse.
«Entrez, monsieur Potter », dit-il d'une voix plus que polaire.
Chapitre 2 :
Lorsqu'Harry entendit Snape lui demander – ordonner serait un meilleur terme – d'entrer, il poussa timidement la porte et pénétra dans la pièce plutôt sombre bien qu'éclairée par des chandelles.
« Monsieur Potter, merci de m'honorer de votre présence pour le moins déplaisante. Ce soir nous allons faire une heure d'Occlumancie puis nous compléterons votre séance par un petit duel. Je dois m'assurer de vos compétences concernant la DCFM, et pour cela je dois évaluer votre niveau, dit Snape d'une voix doucereuse.
- Très bien, Monsieur. Commençons-nous ? questionna Harry.
- Oui, évidemment. Asseyez-vous là-bas », fit Snape en lui montrant une chaise dans un coin de la pièce.
Harry se dirigea lentement vers le siège désigné, légèrement craintif ; il ne voulait pas montrer à Snape ses souvenirs chez les Dursley. Cet été avait été particulièrement pénible, les Dursley s'étaient vengés de devoir supporter un sorcier dans leur maison en assignant à Harry toute sorte de tâches horriblement dégoûtantes. Il avait aussi eut droit aux coups - ce qu'il avait supporté, se disant qu'il le méritait un peu - et c'est aussi là qu'il avait commencé à s'affamer plus que les étés précédents. Bon d'accord, ce n'était pas volontaire au début, puisque les Dursley ne lui donnaient que le strict minimum pour qu'il survive, à savoir un verre d'eau tiède et un bout de pain dur par jour.
À la seconde où Harry s'assit, Severus pointa sa baguette vers lui et lança d'un ton froid :
« Legilimens ! »
Aussitôt, Snape fût plongé dans les souvenirs de Potter.
Potter avec Weasley, Potter en cours de métamorphose, Potter dans une chambre miteuse, sombre et sinistre. Potter dans une salle de bain avec... NON ! Assez ! Vous ne devez pas voir cela, c'est privé, pensa Harry de toutes ses forces. Il réussit à repousser Snape, mais il tremblait d'épuisement.
« Votre esprit est faible, monsieur Potter. Vous devez à tout prix réussir à le fermer et à me repousser dès la première seconde. Je ne devrais même pas être en possibilité d'entrer dans votre tête. Si ce souvenir que j'ai entre aperçu était si privé, vous m'auriez repoussé bien avant que j'atteigne ce niveau. Tenez, un morceau de chocolat.
- Si vous croyez que c'est facile, Professeur. Vous ne m'avez jamais montré comment fermer mon esprit. Aucune technique, rien ! pesta Harry.
- Et bien, Potter, si vous aviez voulu un tant soit peu faire des recherches sur la fermeture de l'esprit, vous auriez été à la bibliothèque, ou, tout au moins, vous auriez sollicité l'aide de Miss Je-Sais-Tout Granger », ricana Snape.
Harry tendit le bras pour prendre le morceau de chocolat, mais s'aperçut trop tard que sa chemise blanche était désormais en partie rouge au niveau de son avant-bras. Il n'avait même pas senti que sa blessure s'était rouverte sous l'effort qu'il avait dû produire pour repousser Snape et l'empêcher de voir la première fois où il s'était coupé. Et merde, fut sa dernière pensée avant de sombrer dans l'inconscience.
HPHPHP
Lorsque Snape aperçut le sang le long de l'avant-bras du Golden Boy, il se figea de stupeur. Était-ce la blessure de la veille qui s'était rouverte ? Ou s'était-il coupé à nouveau ? Snape se posait encore de nombreuses questions quant au ''pourquoi du comment''.
Severus prit la décision de ne pas conduire Potter à l'infirmerie. Cela engendrerait trop de questions de la part de l'infirmière qui se verrait dans l'obligation de contacter Albus. Décidément, il était toujours obligé de sauver le Sauveur. Il tira Potter jusqu'au bureau de bois, lui ordonnant de rester là et de ne surtout pas bouger. Il ne manquerait plus que le gamin salisse ses affaires avec son sang.
Il le laissa planté là, filant par une porte camouflée avec un sortilège. Elle menait à ses appartements où se trouvait également une autre porte conduisant à sa réserve personnelle de potions. En entrant dans celle-ci, il se dirigea directement vers une étagère. Fouillant parmi les nombreuses potions qu'elle contenait, il en sorti une crème qui ferait arrêter l'écoulement de sang ainsi qu'un baume cicatrisant et qui atténuait la douleur.
Revenant auprès du morveux, il constata qu'il n'avait pas bougé du tout. Il était resté exactement à la même place et semblait figé, dans un état second. Severus remarqua que ses yeux étaient vides de toute expression. Il ne devait pas être ainsi. Il ne devait pas avoir à faire ça. À devoir supporter la pression de tout le monde, ayant comme seule excuse qu'il était le survivant. Toujours dans ses pensées, Snape s'arrêta en face du gamin.
«Potter », dit Snape d'une voix forte, mais n'obtenant aucune réaction de la part du jeune homme.
« Potter ! », essaya-t-il plus fort. Voyant qu'il n'obtenait pas plus de réaction, que le garçon restait dans un état catatonique, plongé dans son monde, dans ses pensées, Severus essaya autre chose.
« Harry…, dit-il d'une voix anormalement douce. Cela fonctionna.
- Monsieur ?
- Potter. Montrez votre bras et asseyez-vous là, je vais vous soigner.
- Non monsieur, répondit un peu trop vite Harry. Ce n'est pas nécessaire, mon bras n'a rien. »
Snape haussa un sourcil, doutant fortement de l'affirmation d'Harry.
« Si votre bras va si bien, pourquoi votre manche est-elle rouge ? N'était-elle pas blanche avant que vous n'arriviez dans mon bureau pour votre cours ?
- Si, Monsieur, mais ce n'est rien. Je me suis accroché en venant, j'étais pressé pour ne pas arriver en retard. »
Nouvel haussement de sourcil dubitatif.
« Mais votre manche n'est pas déchirée, monsieur Potter. Me prenez-vous pour un idiot ?
- Je l'ai réparée avant de cogner, Professeur. Vous savez, avec Reparo.
- Monsieur Potter, je sais encore ce que fait le sort Reparo ! Et puis, si vous vous étiez tout simplement accroché, comme vous le dites, votre manche aurait déjà été rouge en arrivant, ou aurait présenté ne serait-ce qu'une minime goutte de sang.
- Je m'étais essuyé. Je ne pensais pas que le saignement recommencerait. »
Snape commençait à perdre patience. Il savait parfaitement que le sang ne venait pas simplement d'un petit accident. D'ailleurs, ce que Potter venait de dire était sûrement vrai, mais pas dans le sens où il l'entendait. Le gosse pensait vraiment que sa coupure ne recommencerait pas à saigner pour la simple et bonne raison qu'il avait murmuré un rapide sort de soin avant de quitter la tour d'Astronomie. Pourtant, le morveux aurait dû savoir que son sort n'était pas l'un des plus puissants pour refermer des blessures. Oui, il aurait sans doute tenu jusqu'à la cicatrisation complète de sa blessure s'il n'avait pas contracté autant ses muscles en essayant de le repousser hors de son esprit.
Il était temps que Severus mentionne l'incident de la veille. Il n'allait pas tolérer de se faire mentir éhontément encore longtemps.
« Potter, cessez ces piètres mensonges. Je sais pertinemment et de source sûre que le sang provient d'une coupure que vous vous êtes fait. Pas plus tard que hier soir, en haut de la tour d'Astronomie, précisément. Laissez-moi vous soigner sinon je vous emmène à l'infirmerie, et vous savez que l'information ira jusqu'à d'autres oreilles que moi.
- Non ! Vous allez me les enlever ! Vous allez tout m'enlever, me détruire, me briser. Ne le suis-je pas assez ? N'êtes-vous pas content de voir le grand Harry Potter si faible ?
- Non monsieur Potter. Cela ne me plaît guère de vous voir vous tortiller dans tous les sens sur votre chaise. De plus, votre bras a besoin de soins. Je n'effacerai pas votre blessure, je ne ferai que la refermer. Maintenant, dites-moi pourquoi vous faites cela. Pourquoi vous faites-vous souffrir ainsi ? Seuls les gens particulièrement malheureux se font mal de cette manière.
- Vous ne les enlèverez pas ? Vraiment ? Je vais les garder ?
- Oui Potter, vous allez les garder. Maintenant, tendez votre bras pour que j'applique ces deux crèmes. »
Le Survivant tendit finalement son bras à Snape et se laissa docilement faire. Snape releva doucement la manche et resta un instant stupéfait devant le nombre de cicatrices présentes sur le bras du Survivant. Nombreuses étaient celles qui n'avaient pas encore tout à fait fini de cicatriser correctement, et Severus doutait fortement que ce soit le seul bras touché par la lame. Il y en avait aussi des plus profondes que les autres qui resteraient plus longtemps sur la peau presque lisse du Sauveur.
« Vous pouvez les guérir elles aussi, vous savez », lui dit doucement le jeune homme.
Pendant que Severus massait doucement son bras pour y faire entrer la crème cicatrisante, Harry l'observait soigneusement comme pour s'assurer qu'il disait vrai, qu'il allait les laisser là. En voyant que c'était la vérité, Harry finit par s'endormir, épuisé.
Severus ne savait que faire concernant le jeune Potter présentement endormi sur la chaise. Fallait-il le renvoyer à ceux qu'il appelait ses amis ou fallait-il contacter Dumbledore ? Finalement, il ne fit ni l'un ni l'autre, il transforma la chaise inconfortable en un confortable canapé et le laissa dormir. Après tout, le gosse avait bien besoin de dormir.
Environ une heure plus tard, il alla réveiller le jeune homme et le renvoya dans sa tour.
« Vous reviendrez demain à 20h, Monsieur Potter. Nous ferons le duel que nous n'avons pu faire. N'oubliez pas », lui lança Severus.
Tandis qu'il observait la mince silhouette disparaître dans le couloir, Severus resta songeur. Il se demandait s'il devrait essayer de soigner Potter, de l'éloigner de ce sombre précipice qu'était la mort.
HPHPHP
Pendant son retour à la tour de Gryffondor, Harry resta pensif. Snape avait agit presque gentiment avec lui. Et il avait l'air de savoir pour ses coupures. Enfin, s'il ne le savait pas avant, maintenant oui. Et puis, Snape l'avait soigné et l'avait aidé. Il l'avait même autorisé à se reposer un moment sur son canapé.
Il venait de passer le tableau lorsqu'il se fit assaillir par ses deux meilleurs amis.
« Alors Harry ! Dis-moi que ce connard ne t'a pas fait trop de mal, lui demanda si gentiment Ron.
- Ron ! réprimanda Hermione. Est-ce que ça va, Harry ? Tu es resté là-bas un bon moment.
- Oui. On a pratiqué mon Occlumancie. C'était correct pour un cours avec Snape.
- Très bien, Harry. Allons nous coucher, il est tard. »
En effet, il était près de minuit lorsqu'ils allèrent finalement se coucher.
Il était environ trois heures du matin lorsqu'Harry se réveilla en criant, un sort de silence présent autour de lui. Il était encore et toujours victime d'affreux cauchemars et d'horribles visions. Il se leva silencieusement, s'assurant que tous les rideaux entourant les lits de ses condisciples étaient fermés, attrapa sa cape d'invisibilité, puis sortit sur la pointe des pieds du dortoir. Il parcourut toute la distance le séparant de la tour d'Astronomie et s'assit sur son créneau.
Il se sentait étouffé, étouffé par une douleur sourde et il ne pouvait s'en libérer. C'est comme si son cœur était pris dans un étau serré et qu'il ne pouvait plus s'en défaire. Harry griffait sa poitrine par dessus son chandail, essayant désespérément de faire taire la douleur. Des larmes de rage perlaient au bord de ses yeux, il étouffait des cris de désespoir et en était venu à sa seule et dernière solution. Harry, devenu expert à ça, conjura une lame bien aiguisée. Il observa la lame briller sous la faible lueur de la lune toujours présente et s'apprêtait à se couper lorsqu'une voix bien connue pour être froide et sadiquement cruelle retentit :
« Attendez, Potter. Pourquoi faites-vous ça ? Pourquoi en ressentez-vous le besoin ?
- Pour faire taire la douleur, Snape, dit Harry d'un ton sec lorsqu'il réussit finalement à parler correctement, gardant les lèvres serrées et se foutant de la politesse dans un moment pareil.
- Quelle douleur, Potter. Pourquoi ne pas en parler à un psychomage, à un professionnel ?
- Personne ne comprendrait, personne ne comprend. Je n'ai jamais voulu être ce putain de Survivant. Est-ce trop demander d'être quelqu'un de normal ? D'avoir deux parents et non une famille de merde qui t'utilise comme un elfe de maison ? Même pire. Est-ce que les elfes se font battre, Professeur ? demanda le jeune homme d'une voix qui commençait à se briser.
- Certains, oui. S'ils sont dans de anciennes familles, surtout. Sinon, ils se punissent eux-mêmes.
- Eh bien, voilà ce que je suis, Professeur. Un elfe de maison version humain, commença Harry. Durant l'été, lorsque je retourne chez ces chiens, je dois faire toutes les basses besognes. Ménage, lavage, repassage, sortir les lessives, faire la cuisine, nettoyer telle ou telle pièce. À chaque jour on m'assigne des tâches, en plus de faire tous les repas, des tâches toutes aussi ingrates les unes que les autres. Je dois les faire toutes et si je ne les ai pas finies avant 17h, on me bat. Cet été a été particulier, pourtant. Je n'avais même plus le droit de picorer un morceau de ce que je cuisinais. Vous voyez, Professeur, que je ne m'affame pas pour mon seul plaisir, ou pour attirer une quelconque attention. Non, on m'a habitué à cela depuis le début de ces supposées vacances. Comprenez-vous, maintenant, pourquoi je me fais tout ce mal ? »
Snape était figé d'horreur à cause de ce qu'il venait d'entendre. Toutes ses illusions à propos du foutu gosse étaient tombées une à une, laissant un immense trou béat concernant ses connaissances à propos du gamin.
Prenant le silence continu de Severus pour un non, Harry continua sa triste histoire sur un ton morne, comme totalement désintéressé par ce qu'il disait. Pourtant, il tremblait de partout et semblait en sueur.
« Puis, pendant ces douloureuses vacances, j'ai compris que tout ce que disait mon oncle s'avérait vrai.
- Que disait votre oncle, Harry ? demanda Severus que la voix atone du jeune homme avait sorti de sa stupéfaction.
- Que j'étais un monstre. Un être anormal qui n'apporte que le malheur aux autres. Un garçon qui ne sert à rien, un-
- Stop. Vous n'êtes rien de tout cela, Potter.
- Si. Maintenant je le sais. Si je n'étais pas entré dans la vie de Sirius, il serait encore vivant. Si je n'étais pas né, mes parents aussi seraient encore en vie, à s'aimer. Voyez-vous, Professeur, que je fais qu'apporter le malheur à autrui? Que tôt ou tard, tous mes proches seront victimes d'un malheur ? Même vous, Monsieur. Et de cela, j'en ai pris conscience. C'est pour eux que je me fais du mal. Pour me punir.
- Vous punir de quoi, Harry ?
- ME PUNIR D'EXISTER, D'ÊTRE CE FOUTU SUPPOSÉ SAUVEUR DU MONDE SORCIER, cria Harry, commençant à être hors de lui.
Sur ces paroles, Harry sortit en courant, des larmes de rage aux yeux, courant avec un équilibre précaire.
HPHPHP
Severus était sonné. Autant par l'attitude du jeune Potter que par les propos que ce dernier avait dits. Il ne savait tout simplement pas comment réagir. Oui, il avait déjà été confronté à des étudiants ayant ce genre de problèmes, qui avaient été battus presque à mort, qui souffraient d'une dépression assez profonde et d'autres symptômes dans ce genre, comme l'automutilation. Cependant, Severus ne savait pas quoi faire concernant Harry. En plus d'être encore sous le choc de la perte de son chien de parrain, le jeune homme avait sombré, ne voyant que du noir, ne voulant plus être lui. Il fallait avouer que le gamin n'avait jamais eu de chance avec tous les événements qui lui étaient arrivés chaque année depuis qu'il avait découvert qu'il était un sorcier. Il avait rencontré le Lord Noir presque chaque année et avait dû l'affronter toutes les fois. La dernière avait été la pire puisqu'il avait perdu un être cher à ses yeux.
Snape commençait à comprendre l'ampleur des émotions du Survivant. Il était presque à bout. Il ne voulait plus de tout ce poids que lui apportait le statut de Sauveur du monde sorcier, tout ce poids pour un gosse de son âge.
Le Maître des Potions pensait toujours à son étudiant honni lorsqu'il rejoint ses appartements puis, un peu plus tard, son lit. Il essayait de trouver une solution pour aider le jeune Survivant, pour ne pas qu'il sombre totalement dans la dépression et qu'il soit trop tard pour l'aider. Pour essayer de faire réapparaître un sourire sur ce visage normalement joyeux. Il ne s'en rendait sûrement pas compte - si oui, il ne l'aurait de toute façon jamais avoué - mais ce sourire lui manquait.
HPHPHP
Harry courait toujours dans les couloirs, espérant arriver à son dortoir le plus vite possible pour y demeurer le reste de ses jours. Il venait de perdre son sang froid devant Snape ! Il venait de se ridiculiser à jamais devant la personne la plus propice à vouloir utiliser ce qui s'était passé pour le faire chanter ou pire, pour l'humilier.
Comme les larmes brouillaient sa vue déjà mauvaise, il ne vit pas surgir Ron et Hermione du corridor d'à côté et il leur fonça dedans...
À suivre...
C'était le chapitre 2 ! Une p'tite review ? :D
J'vais essayer de finir le chap3 bientôt et le publier !
Si vous avez des idées pour mes prochains chapitres, allez-y !
