Salut à tous ! Désolée pour la loooongue attente, mais j'écris au gré de mes émotions, et comme cette histoire est relativement triste, c'était un peu plus compliqué d'écrire pour que ça sorte bien en somme, car ces derniers temps, mon humeur n'était pas vraiment ''dépressive'' ou ''triste''. Voici le chapitre 3, revu et corrigé par ma fantastique bêta; Claire Rogue !
Oh, et désolée, ce chapitre est assez court comparé aux précédents, mais comme je le disais, l'inspiration ne faisait pas fureur ces derniers temps/mois.
Allez, je vous laisse lire et reviewez à la fin :D
Oh, et si vous avez des idées pour les prochains chapitres, dites les en review !
Précédemment :
Harry courait toujours dans les couloirs, espérant arriver à son dortoir le plus vite possible pour y demeurer le reste de ses jours. Il venait de perdre son sang froid devant Snape ! Il venait de se ridiculiser à jamais devant la personne la plus propice à vouloir utiliser ce qui s'était passé pour le faire chanter ou pire, pour l'humilier.
Comme les larmes brouillaient sa vue déjà mauvaise, il ne vit pas surgir Ron et Hermione du corridor d'à côté et il leur fonça dedans...
Chapitre 3 :
Merde. Merde merde merde merde merde, pensa Harry. Il n'aurait pas pu foncer dans une vieille armure ? Ou au pire, dans un mur ? Tout mais pas dans ses deux meilleurs amis ! Maintenant, il aurait à s'expliquer. À tout expliquer. De toute façon, ne voulait-il pas se dévoiler à ses amis ? Il aurait fallu, un jour ou l'autre le leur dire… c'était ses meilleurs amis tout de même. Ils pourraient peut-être l'aider, le soutenir au moins.
Hermione, la plus perspicace des deux, fut la première à remarquer les larmes qui souillaient les joues de son meilleur ami.
- Harry ! Qu'y a-t-il ? Pourquoi pleures-tu ?
- Hey mec, il se passe quoi ? demanda également Ron.
- Pas ici…
Hermione, vive comme l'éclair, lui empoigna le poignet et le tira de force dans sa chambre de préfète, plusieurs corridors plus loin. Enfin rendus, elle le fit s'asseoir sur le lit et le prit dans ses bras maternellement. Elle lui demanda ce qui s'était passé avec Snape tout à l'heure, et les raisons de ses larmes. Il leur raconta tout, hormis quelques propos tenus dans sa dispute avec Snape. Notamment le fait qu'il ait carrément manqué de respect à un membre du corps professoral, elle ne s'en serait pas remise, même si Ron aurait adoré le fait que Snape soit resté figé, ayant pour une fois, perdu tout sens de sa légendaire répartie.
Lorsqu'il eut fini de raconter son histoire, Ron lui demanda pourquoi il ne leur avait jamais rien dit. Ils auraient pu essayer de l'aider. Il ne lui en tenait pas rigueur, évidemment, mais il aurait aimé être là pour son ami.
Harry, lui, éprouvait un immense soulagement. Ses amis ne le rejetaient pas. Ces personnes avec qui il avait passé tellement de moments l'aimaient encore. Il avait tellement eu peur de voir du dégoût ou une quelconque émotion qui s'y apparentait après leur avoir dit qu'il se coupait, qu'il se faisait volontairement du mal pour pouvoir réussir à survivre. Il avait peur d'être rejeté, d'être abandonné là comme une vieille chaussette que l'on jette lorsqu'elle est trouée. Il avait eu tellement peur de perdre ces personnes à qui il tenait énormément. Ils étaient ses amis, ses vrais amis, des personnes sur qui il pourrait s'appuyer à l'avenir. Des personnes à qui il pourrait essayer de se confier. Des personnes qu'il aimait.
Alors qu'Hermione le tenait encore dans ses bras réconfortants, Harry s'endormit, épuisé par tant d'émotion. Hermione et Ron ne mirent pas long avant de le rejoindre dans les méandres du sommeil, Hermione tenant Harry contre elle et Ron avachi sur le canapé.
HPHPHP
À leur réveil, les trois amis étaient quelque peu endoloris à cause de leur position inconfortable, mais ils se réveillèrent le sourire aux lèvres, ensemble. Après avoir traversé tant d'émotions en si peu de temps, ils sentaient que le lien qui les unissait s'était renforcé.
Puis, ils furent surpris par le cri strident d'Hermione qui leur dit d'une manière autoritaire que s'ils ne se dépêchaient pas, ils seraient en retard au cours de métamorphose. Ron et Harry furent mis à la porte brusquement par une Hermione hystérique qui ne voulait surtout pas être en retard.
Ils firent le chemin menant à leur dortoir en riant puis se préparèrent à aller en cours.
HPHPHP
Severus s'était réveillé de mauvaise humeur ce matin-là. Il ne savait plus quoi faire concernant le jeune Potter. Comment faire pour lui rendre le sourire qu'il arborait jadis ? Comment faire pour simplement retrouver le Harry d'antan ? Il n'avait de réponse à aucune de ces questions. Pourtant, Merlin savait qu'il cherchait maintes solutions hypothétiques depuis qu'il était levé.
HPHPHP
Alors qu'ils s'en allaient dîner, Harry décida de faire un détour par les toilettes. Avertissant les autres, il se dirigea seul vers les plus proches cabinets, mais dévia de sa route pour se retrouver sur celle de la Tour d'astronomie, normalement déserte à cette heure. Il avait besoin de s'isoler pour pouvoir penser. Il ne s'était pas blessé depuis l'épisode avec Snape, mais il en éprouvait un peu le besoin. C'était contrôlable, certes, mais tout de même là, en lui. Il en avait l'envie sans que ce soit un vrai besoin.
Comme Harry était plongé profondément dans ses pensées, il n'entendit pas la porte de la Tour s'ouvrir, pas plus qu'il n'entendit les bruits de pas résonnant sur le sol froid. Ce n'est que lorsque la personne prit parole qu'il remarqua sa présence:
-Hmm... Potter, ici, seul, sans ses chiens de poche. Que fais-tu ici, Potter ? N'es-tu pas censé manger en compagnie de ce que tu appelles des amis ?
- Bonjour à toi aussi, Malfoy. je pourrais te poser les mêmes questions et constater les mêmes faits de ton côté. Toi, seul, sans tes chiens de garde. Que fais-tu ici ? Quant à moi, si ce n'était pas assez évident avant que tu ne viennes m'interrompre, je pensais.
- Oh, le Grand Potter pensait! Je ne savais pas que tu avais acquis cette compétence. Eh bien, il faut dire qu'il était temps... On en apprend tous les jours. Pour ma part, Potter, cela ne te regarde pas, je viens ici si je veux. Même que l'endroit est habituellement désert à cette heure-ci.
- Alors Malfoy est connaisseur ? Tu viens souvent ici, seul ? Étrange...
- Tais-toi, Potter. Mêle-toi de ce qui te regarde. Tu sauras que la curiosité peut s'avérer un bien vilain défaut...
- Je sais, Malfoy, répliqua sèchement Harry, ne voulant pas s'étendre sur le sujet.
Harry, ne voulant pas rester là plus longtemps maintenant que la place était occupée par une autre personne que lui, se leva pour partir lorsqu'une main sur son épaule le retint.
- Attends, Potter, tu peux rester, tu sais. Je ne t'envahirai pas.
HPHPHP
- Attends, Potter. Tu peux rester, tu sais. Je ne t'envahirai pas.
Draco ne savait même pas pourquoi il avait un soudain élan de gentillesse envers Potter. Ils étaient ennemis non ? Même si Potter ne répondait plus à ses remarques arrogantes comme il le faisait avant, même qu'ils ne se battaient plus... il restait sa Némésis...
Malfoy réalisait peu à peu que Potter avait changé. Il devenait de plus en plus indifférent envers non seulement lui, mais également tout le monde. Les piques de Snape ne le faisaient presque plus réagir, le comportement haineux des Serpentards à son égard le laissait de marbre. Même lorsque ce boulet de Creevey venait le coller, il le laissait faire.
Draco ne savait plus quoi penser. Lui-même se devait de haïr Potter comme il le haïssait depuis le début de leur scolarité, mais depuis que ledit Potter avait changé, lui aussi sentait ses sentiments vis-à-vis de Potter changer. Il ne ressentait plus une aussi grande haine, d'ailleurs ce n'était même plus de la haine. Lorsqu'il voyait Potter dans un couloir, il ne ressentait plus le besoin de le provoquer. Il allait même jusqu'à vouloir le saluer au tournant d'un coin, ou quelque chose dans le genre. Il voulait seulement obtenir une réaction, il ne voulait plus se faire ignorer par sa Némésis.
- Que veux-tu, Malfoy ? Me pourrir encore plus l'existence ?
Sans savoir pourquoi, Draco se sentit blessé par cette réplique. il voulait une réaction, oui, mais en voulait-il une aussi méchante ? Non, sûrement pas.
- Je veux juste te parler, Potter. Je veux juste qu'on parle.
- De quoi pourrait-on parler ? Les seuls mots que tu as à la bouche sont "Sang-Pur" ou "Sang-de-Bourbe", Ou autres horreurs dans ce genre.
- Qu'est-ce qui t'arrive, Potter ? Pourquoi as-tu tellement changé ?
- Ce n'est pas de tes affaires, tu n'as rien à voir là-dedans, répliqua Harry sèchement.
- Évidemment... murmurai-je. Si je te dis ce que je viens faire ici, me le diras-tu à ton tour ?
Draco, sans comprendre exactement pourquoi, ne voulait pas que Potter s'en aille, il ne voulait pas que la conversation finisse et qu'ils en reviennent à s'ignorer. Draco ne voulait pas subir de nouveau la froide indifférence de Potter avait à son égard.
- Tiens donc, Malfoy qui fait un échange! Comme je n'ai rien à perdre, pourquoi pas ? Que venais-tu faire ici, cher Malfoy ?
- Eh bien, Potter, contrairement à ce que tu aurais pu penser, je ne venais pas faire un sale tour à quiconque voudrait m'emmerder, mais je venais plutôt respirer ici. Tranquille.
- Respirer ?
- Oui Potter, respirer. Je venais m'évacuer l'esprit. J'en avais marre de ces deux incompétents qui me servent de gardiens. J'en avais marre de jouer ce putain de rôle devant tout Poudlard. Je venais respirer librement, être moi-même.
Harry ne savait plus quoi penser, finalement, Malfoy était humain. Il avait un cœur et savait s'en servir. Malfoy ne faisais que jouer le rôle, sûrement pour son père, d'être indubitablement chiant.
- Je comprends. Étouffant, n'est-ce pas ? Cet imposant sentiment de toujours devoir faire ce que l'on attend de nous. Avoir constamment la pression des autres sur tous nos faits et gestes. Être craint, respecter ou aimé, au choix, seulement car l'on s'appelle Potter et Malfoy. Faire ressentir ces sentiments à cause de nos noms, et non parce que l'on est aimé pour ce que l'on est. Ne jamais pouvoir être soi-même.
- Tout à fait...
Draco était plongé dans ses pensées, il ne s'aperçut donc pas que Potter s'apprêtait à sortir.
- Il est temps que j'y aille, Malfoy., ils vont s'inquiéter. Content d'avoir eu une conversation en partie intelligente avec toi.
- Oh! Tu pars. Au revoir dans ce cas, répondit Malfoy, toujours dans ses pensées.
La porte se referma doucement sur Harry, laissant Malfoy à ses pensées. Draco n'aurait jamais cru possible que le sauveur du monde sorcier en sache autant sur ces sentiments oppressants. Il lui semblait encore moins possible qu'il les ressente. Il était adoré, après tout, personne ne détestait cet honnête sorcier aux cheveux en bataille.
HPHPHP
Harry était peut-être adoré par tout le monde, mais la grosse majorité ne le connaissait pas. Les seules personnes qui le connaissaient vraiment étaient ses deux meilleurs amis, Ron et Hermione. Au fond, lui et Malfoy se ressemblaient. Ils avaient tous deux un rôle à jouer, un masque à porter, un camp à choisir et un avenir sûrement tragique à affronter. Leur destinée était fortement similaire et ils n'avaient guère le choix de l'affronter. Ils devaient tous les deux s'en montrer digne et faire face à cette vérité bravement.
À continuer...
Et voilà ! Fin du chapitre 3, désolée pour sa courte longueur, mais l'inspiration manquait !
Une review, ça vous dit ? :D Et n'oubliez pas que si vous avez des idées pour les chapitres suivant, je suis preneuse !
