Salut chers lecteurs ! Oui je sais ça fait bientôt un an que vous attendiez la suite et voici enfin le chapitre complet ! Merci à tous ceux qui ont laissé des reviews sur ma page facebook ça m'a vraiment fait chaud au coeur ! Sachez que cette page est toujours ouverte pour les lecteurs qui veulent me parler ! Je vais quand même répondre auw reviews anonymes du troisième chapitre, les autres attendront le chapitre prochain comme d'habitude ^^

Sarameen : xD ça fait tellement bizarre de relire des reviews de plus d'un an O_O je suis touchée de voir que tu sacrifies tes heures de sommeil pour lire mes fanfics *-* mais fais attention à ta santé tout de même, je m'en voudrais si tu ne pouvais plus lire la suite è_é

Mathilde : Heureusement que ça avance ce serait triste sinon ! XD enfin si c'était pas une fanfic courte c'est clair qu'ils auraient mis largement plus de quatre chapitres pour tomber dans les bras l'un de l'autre u_U Voici donc la suite complète o/

Fan du gaahina alias AnGy : xD ne t'excuses pas, du moment que j'ai la reviews espérée tout va bien :D et puis je suis vraiment heureuse d'avoir une lectrice aussi enthousiaste o/ Oui oui il y aura un lemon mais patience héhéhé, je ne sais pas encore quel chemin il va prendre... ce sera le mystère ! XD J'espère que la suite te plaira en tout cas ^^

Liiiii : Merci beaucoup ! Pour la fiancée du Kazekage en revanche, il va falloir attendre car le projet ne dépend pas entièrement de moi, ma béta et ses conseils précieux sont importants. Donc je ne peux vraiment prévoir quand sortira le prochain chapitre mais j'espère avant la fin de 2013 ! XD

SilverBlue : XD comme ça fait drôle de te répondre par reviews anonyme ! Puis je vois que c'était une des premières reviews vu le contenu ! o_O en tout cas je suis toujours aussi contente que tu aimes mes fanfics et j'espère que tu aimeras la suite de celle-là également ! ^^

La fille de Dark Vador : XDDDDDDDDDDDDDDDDDD omg je pensais pas que c'était excitant à ce point ! Y a pourtant rien d'érotique ! O_O xD damned ! Le passage de la salle de bain était un pur fantasme de fan 8D omg c'était donc toi la folasse en mini-jupe ? O.O aaaah Matsuri, oui moi aussi à certains moments je me demandais pourquoi j'avais eu la sinistre idée de l'inclure dans la fanfic u_u surtout à un moment pareil... Oups j'avais pas fais gaffe à la faute XD merci de le souligner ! Oh moi aussi j'aurais voulu qu'il fasse son affaire contre la table, mais bon y avait Matsuri hélas (et oui encore elle u_u) bref je suis très contente que ça te plaise ! ^^

anonyme : merci beaucoup pour la reviews, mais ne t'affoles pas ta reviews ne contenait aucune faute !

hinata96 : merci beaucoup, j'espère que celle-ci te conviendra ^^

Gothique-mimi : convertie, tu seras bientôt convertie au GaaHina 8D

Bonne lecture !

Haruko ou desiderata-girl

Somnambule

Chapitre 4 : Quatrième crise.

_ Et un seau d'eau froide, proposa Matsuri d'une voix qu'elle espérait innocente.

_ En plein hiver ? Mais c'est de l'inconscience ! Il ne faut pas lui en vouloir de faire une grasse matinée, il a prit le rythme avec ses horaires de travail, expliqua Hinata d'un ton calme.

Gaara écoutait la conversation en s'obstinant à garder les yeux fermés. Oui il était réveillé et non il n'avait pas envie de se lever. Pourquoi diable Matsuri voulait-elle absolument le voir debout ? Il était prêt à parier qu'elle voulait lui parler de Kankurô. Soit pour lui demander quoi dire, soit pour le convaincre de ne pas le laisser venir à son appartement. Eh bien rien que pour l'angoisser davantage, il allait rester sur le canapé jusqu'à midi s'il le fallait ! Et toc ! Un seau d'eau froide… non mais elle était folle ou quoi ? Elle savait parfaitement les risques encourus si elle tentait de faire un truc de ce genre.

Heureusement que Hinata était là pour la tempérer.

_ Allez prendre un bain Matsuri-san, je vais essayer de le réveiller en attendant, déclara-t-elle d'une voix avenante.

Le Sabaku No entendit l'autre femme ronchonner en se rendant dans leur salle de bain pour s'y enfermer. Les pas légers de la Hyûga commencèrent alors à avancer dans la direction du canapé dans lequel il était encore allongé. Il l'entendit s'accroupir à côté de lui et la sentit même se pencher doucement. Il percevait clairement cette sensation à la fois gênante et agréable d'une proximité entre eux. Sa main vint se poser délicatement sur son épaule et elle le frictionna faiblement.

_ Gaara, l'appela-t-elle à voix basse.

Feignant toujours le sommeil, il demeura les paupières closes. Elle répéta son geste, y mettant cependant à peine plus de force. Il refusa une fois de plus de réagir. La troisième fois, il gémit faiblement et fit mine de froncer ses sourcils quasi inexistants. La jeune femme parut encouragée par ses réactions.

_ Allez debout Gaara, insista-t-elle avec amabilité, ton frère va arriver dans quelques heures.

_ Mais qu'est-ce qu'on en a à faire de mon frère, grommela-t-il en ouvrant les yeux juste le temps de repérer le visage de son amie afin de l'attirer contre le sien et de lui voler un baiser.

Immédiatement ses joues virèrent au rouge vif et elle s'écarta prestement de lui.

_ Que, que, qu'est-ce qui te prends si tôt le matin, s'exclama-t-elle avec embarras.

_ Je ne fais qu'être sincère avec moi-même, répondit-il simplement. J'avais envie de t'embrasser, j'ai envie de t'embrasser, pourquoi devrais-je me retenir ? En plus, tu sembles apprécier autant que moi alors…

_ Là n'est pas la question Gaara, l'interrompit-elle plus rouge encore qu'auparavant. Je te l'ai déjà dis, deux amis ne devraient pas faire ce genre de choses !

L'auburn eut du mal à réprimer un rictus.

_ Les deux amis dont tu parles s'embrassaient langoureusement hier sur ce même canapé, rappela-t-il d'un ton narquois.

Cette remarque empêcha son vis-à-vis de répliquer sur le coup. Elle restait accroupie à côté de lui, tripotant nerveusement ses lèvres avec ses doigts. Il se décida à faire un effort et se redressa pour s'asseoir juste en face d'elle.

_ Hinata, si c'était juste pour du sexe je n'aurais eu aucun mal à trouver une femme pour satisfaire ma libido, exactement comme je le faisais avant.

Il prit son visage écarlate et brûlant de honte entre ses mains. Son regard de neige était voilé en cet instant.

_ Depuis hier, j'éprouve le besoin de me rapprocher de toi Hinata d'une façon qui… ne peut se faire autrement que par l'appel des corps, finit-il par avouer en se forçant à soutenir ses prunelles nacrées. D'une façon qui… ne convient justement pas à deux amis, tu me suis Hinata ?

Ses perles luisaient d'espoir et sans réfléchir, il la saisit en-dessous des aisselles pour la soulever et la faire asseoir sur ses cuisses. Elle ne répondait toujours rien mais passa ses bras autour de son cou afin de se blottir contre lui. C'était la deuxième étreinte qu'ils partageaient depuis sa rupture avec Naruto.

_ En, en vérité moi aussi Gaara je, je voudrais me rapprocher de toi de cette façon qui… qui ne convient pas à des amis, souffla-t-elle dans sa nuque.

Avait-il bien entendu ? Désireux de s'assurer des dires de la jeune femme, il l'obligea à se reculer juste assez pour qu'il puisse voir son visage, croiser son regard, examiner son expression. Ses yeux le fuyaient et le cherchaient en même temps.

_ Je crois, je crois qu'une relation amicale ne nous convient plus Gaara… ni, ni à toi, ni à moi. Mais, mais je ne parle pas u, uniquement de sexe, acheva-t-elle toujours aussi rouge mais davantage déterminée que la veille.

_ J'en suis tout à fait conscient, la rassura-t-il en saisissant délicatement son visage afin de l'embrasser pour la deuxième fois de cette matinée.

Elle répondit cette fois-ci à son baiser et fit glisser ses mains sur ses larges épaules en inclinant la tête pour approfondir leur échange. Ne pouvant se retenir davantage, il fit descendre les siennes le long de sa nuque, de ses épaules, de sa taille pour arriver à ses hanches qu'il tint fermement. Par chance, Matsuri avait retenu la leçon la veille et ouvrit tout doucement la porte de la salle de bain pour vérifier qu'elle ne sortirait pas au mauvais moment. Une fois qu'elle vit les deux colocataires occupés sur le canapé, elle décida de refermer la porte tout aussi silencieusement et d'attendre encore un peu.

_ Si tu savais comme j'en avais envie, murmura l'homme à la chevelure sanguine en couvrant son cou de baisers, tandis que l'une de ses mains remontait sous le pull mauve de la jeune femme.

_ Ne, n'oublis pas que Matsuri-san est encore ici Gaara, haleta-t-elle lorsque ses doigts passèrent sous son soutien-gorge pour malaxer son sein chaud.

_ Je ne l'oublis pas, rétorqua-t-il en faisant remonter ses lèvres le long de sa mâchoire, je m'en fiche. C'est différent.

Sur ce, il l'embrassa à nouveau passionnément. Les doigts de la femme aux prunelles nacrées se perdirent dans ses mèches couleur de lave en fusion quand elle répondit avec non moins de fougue à son baiser. C'était encore meilleur qu'il n'aurait pu l'espérer. Chaque fois qu'il l'effleurait, son corps réagissait et ce genre de sensibilité le ravissait. Ils alternaient le rythme, tantôt tendre, tantôt langoureux. Cependant, alors qu'il commençait à apprécier pleinement les sensations que lui offraient ces échanges, Hinata l'arrêta.

_ Je, je pense qu'on devrait arrêter pour le moment. Si, si on continue je, j'aurais encore plus envie que tu me touches et ce, ce ne serait pas bien de faire ce genre de choses vis-à-vis de Matsuri-san et, et ton frère risque d'arriver et je, je serais toute débraillée a, alors, bafouilla-t-elle les joues en feu sous le regard attendri de l'auburn.

_ Ok on arrête, la rassura-t-il en l'embrassant doucement sur le front. Après tout, on a autant de temps qu'on veut maintenant.

_ Oui, souffla-t-elle avec un sourire timide.

Elle se leva et remit discrètement en place le soutien-gorge que son colocataire avait déplacé. Pendant ce temps Gaara rangea le canapé et prit la couverture sous son bras pour aller la remettre dans sa chambre. Au moment où il voulut ressortir la Hyûga se tenait dans l'embrasure, lui barrant le passage. Elle fit un pas à l'intérieur, jetant un léger regard en arrière puis le saisit vivement par le col pour déposer un énième baiser sur ses lèvres encore chaudes. Bien qu'un peu surpris, il se laissa faire et fit glisser sa main sur sa joue écarlate. Si elle réitérait ce genre d'initiatives à l'avenir, la colocation s'annonçait bien meilleure qu'à son commencement.

_ Seigneur, je me demande vraiment comment j'ai fait pour ne pas avoir envie de toi jusqu'à présent, murmura-t-il tandis que ses mains avaient du mal à ne pas se glisser à nouveau sous le pull de la jeune femme.

_ Eh, eh bien tâches de t'en souvenir pour les heures qui vont suivre, répliqua-t-elle en s'écartant pour de bon.

Ah, quand elle avait ce regard à la fois embarrassé et fiévreux de désir la tentation était presque insoutenable.

_ Dans ce cas, dis à Matsuri d'accélérer la cadence. Que je puisse me prendre une douche froide, rétorqua-t-il en s'efforçant de ne pas s'imaginer ce qui risquerait d'arriver si elle tardait davantage en les laissant seuls dans la chambre.

_ On parle de moi, s'exclama joyeusement la femme aux cheveux châtains.

A croire qu'elle écoutait aux portes pour sortir avec un tel timing. Enfin, au moins cette fois-ci elle ne les avait pas coupé en pleine action, c'était déjà un bon progrès.

_ Je me demandais simplement quand est-ce que je pourrais prendre mon bain, expliqua-t-il d'une voix neutre.

Il sortit de la chambre pendant que Matsuri s'effaçait pour le laisser entrer dans la salle de bain. Il referma la porte derrière lui et soupira d'aise. Cette journée s'annonçait bien mieux que la précédente. Aujourd'hui il passerait son premier vrai rendez-vous avec Hinata, pendant que Kankurô et Matsuri discuteraient dans l'appartement. Il lui semblait que sa colocataire avait repéré une petite crêperie à côté de la patinoire, ils n'auraient qu'à se rendre là-bas. Si ses souvenirs étaient bons, il y avait même un stand de dégustation de vin chaud pas très loin qui tournait tout l'hiver. Autant en profiter.

C'était la première fois depuis des lustres qu'il avait presque envie de faire sa toilette en chantonnant. Jamais il n'aurait cru être aussi heureux un jour. Comme quoi l'amour ça existait pour de vrai en fin de compte. Il devrait songer à poster des affiches pour conseiller aux gens de faire davantage de colocation. Après tout, combien de mariage tournaient mal parce que les époux ne se supportaient plus une fois dans le même foyer ? La colocation avant le mariage, c'était l'assurance de connaître les habitudes de l'autre et de savoir comment se déroule une vie commune. Certes, il ne vivait avec Hinata que depuis un an, et il n'avait pas la moindre envie de se marier pour l'instant, mais peut-être qu'un jour. Pour le moment, il voulait vivre l'instant présent avec elle et voir comment les choses pouvaient évoluer.

Une fois sa toilette terminée, il sortit de la salle de bain et alla rejoindre les deux demoiselles qui avaient préparés la table pour le petit déjeuner. La Hyûga lui jeta un regard en coin avant de détourner les yeux en rougissant. Elle devait probablement repenser à la scène qui s'était déroulée auparavant, lui en tout cas, ne cessait de revoir ces images plaisantes tourner en boucle dans son esprit. Maintenant que leur attirance était officiellement réciproque, il voulait vraiment une réelle intimité avec elle. Mais cela ne serait possible qu'une fois Matsuri disparue de leur appartement. Il espérait sincèrement qu'elle pourrait s'en aller le plus tôt possible.

_ Hum Gaara, à, à quelle heure doit arriver Kankurô, l'interrogea nerveusement l'intéressée.

_ Il m'a dit qu'il viendrait en fin de matinée, le connaissant, ce sera probablement vers midi. Tu as le temps de te préparer Matsuri, lui répondit-il calmement.

Ses paroles ne suffirent malheureusement pas à tempérer la jeune femme qui continua à s'agiter silencieusement autour de la table. La brune lui lança un regard compatissant.

_ Ne vous en faites pas Matsuri-san, tout va bien se passer. Tout ce que vous avez à faire est de lui parler ouvertement de vos sentiments. Racontez-lui depuis le début votre version des faits, je suis persuadée qu'il comprendra, lui promit-elle d'une voix douce.

La femme aux cheveux châtains acquiesça, le regard légèrement humide et arrêta de faire les cents pas dans le salon. La gentillesse dont sa colocataire faisait preuve était quelque chose qui avait toujours étonné Gaara. Elle se comportait toujours de manière extrêmement aimable quelque soit la personne. Durant leur colocation, elle n'avait quasiment jamais été désagréable avec lui. Et il faut dire qu'il ne lui rendait pas la tâche facile au début, sa façon d'être distant et de ne jamais s'impliquer aurait pu aisément la dissuader. Et pourtant, elle allait toujours vers lui, quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise. C'était sans doute pour cette raison, qu'il avait fini par abaisser les barrières. Avant elle, personne n'avait cherché avec tant de véhémence à faire sa connaissance ou être proche de lui.

Ce trait de sa personnalité était certainement l'une des raisons pour lesquelles il était malgré lui, tombé amoureux. Et aujourd'hui, alors qu'il tentait de gagner son cœur, le Sabaku No se demandait quelles raisons pourraient pousser Hinata à ressentir la même chose à son égard. Qu'est-ce qui pourrait bien l'attirer dans sa personnalité à lui ?

_ Gaara, l'appela-t-elle justement.

_ Oui ?

_ Désolée, tu avais l'air perdu dans tes pensées, mais ton petit-déjeuner va refroidir, le prévint-elle gentiment.

Il jeta un coup d'oeil à l'appétissante omelette qu'elle avait préparé et acquiesça avant de se dépêcher de la manger. Ils terminèrent le petit-déjeuner dans une ambiance plus sereine autour de discussions plus légères que la venue de Kankurô. Cependant, vers onze heures, Matsuri se remit à s'agiter et Gaara priait presque pour que son frère sonne à la porte dans la seconde. Chose qu'il fit.

_ Oh mon Dieu, oh mon Dieu, OH MON DIEU, s'affola-t-elle en se retenant tant bien que mal de ne pas crier.

_ Vas dans la chambre Matsuri, je t'appellerais plus tard, lui ordonna-t-il en lui faisant signe de s'en aller.

Elle ne se fit pas prier et s'enfuit en courant avant de fermer précipitamment la porte. Les deux colocataires soupirèrent de concert.

_ J'espère que ça va bien se passer, s'inquiéta la Hyûga.

_ Les débuts risquent d'être difficiles, mais les connaissant tous les deux, il n'y a pas de raisons pour que ça ne fonctionne pas, la rassura-t-il calmement. Je te rappelle juste au cas où que mon frère drague tout ce qui bouge, donc ne t'étonnes pas s'il m'ignore totalement pour te dire que tu es la femme de sa vie.

La femme à la chevelure de nuit rougit immédiatement.

_ De, de toute façon il, il ne m'intéresse pas, bredouilla-t-elle avant de déposer un timide baiser sur sa joue.

Il était sur le point de l'embrasser pour de bon, quand le brun commença à s'exciter de plus en plus sur la sonnette d'entrée. En grommelant, Gaara alla lui ouvrir la porte.

_ Eh ben quand même c'est pas trop tôt j'ai failli… Seigneur que vois-je ? Une si jolie personne en compagnie de mon insupportable petit frère, s'extasia-t-il à l'instant même où il remarqua sa colocataire.

_ Tu vois je te l'avais dit, chuchota-t-il agacé.

L'invité n'aimait pas vraiment ces messes basses. Il fit un pas à l'intérieur et laissa tomber son sac lourdement sur le sol.

_ Bon j'ai tout de même fait trois heures de train pour venir te voir Gaara et en plus je suis gentil, je viens en avance ! Alors, pour quelle sinistre raison tu me demandes après un an de venir te voir, demanda-t-il très soupçonneux.

L'homme aux turquoises soupira, c'est vrai que durant un an il n'avait quasiment pas donné de nouvelles. Pas qu'il n'en avait pas eu envie… bon d'accord en fait il n'aimait les longues conversations téléphoniques et il savait qu'en appelant il s'exposait à une montagne de questions du genre « ça va tu te plais à Konoha ? » « Il fait pas trop froid ? » « Tu manges bien ? » « Tu as trouvé du travail ? » « Tu commences à essayer de te caser ? » etc, etc. Très peu pour lui.

_ Et en plus tu ne me présentes pas la somptueuse créature qui se tient à tes côtés, mais quel manque de savoir-vivre, s'exclama-t-il en levant les bras au ciel.

_ Si tu me laissais en placer une, tu saurais que la somptueuse créature en question est ma colocataire Hinata Hyûga et qu'elle n'est pas disponible pour toi, trancha-t-il en attirant la jeune femme contre lui.

Le bras ceinturant sa taille et les paroles du roux firent automatiquement apparaître des rougissements sur les joues d'Hinata. En revanche, pour Kankurô ce fut plutôt le coup de tonnerre.

_ PARDON, s'écria-t-il visiblement choqué. C'EST TA… oserais-je le dire ? Petite amie ?

Ce terme sonnait vraiment agréablement aux oreilles de Gaara. Surtout aujourd'hui puisqu'il s'agissait de la vérité.

_ Oui, confirma-t-il avec une fierté qu'il eut du mal à cacher.

Lorsqu'il réalisa la réalité de la chose, son frère se frotta les cheveux avec une sorte d'embarras heureux.

_ Eh ben, et dire qu'on s'inquiétait avec Temari quand tu as dit que tu voulais déménager, je vois que tu as eu raison. Merci de prendre soin de mon frère Hyûga-san, dit-il avec une mine réjouie en se tournant vers la demoiselle en question.

_ Oh mais de, de rien, il prend également soin de moi, avoua-t-elle en regardant son désormais petit ami avec tendresse et reconnaissance.

Lorsqu'elle le fixait ainsi, l'auburn avait vraiment envie de la serrer de manière plus possessive dans ses bras et de l'embrasser. Mais devant Kankurô c'était évidemment exclu.

_ Eh ben, j'aurais jamais cru te voir dans un état pareil un jour Gaara, déclara-t-il stupéfait par son attitude aux côtés de la jeune femme.

Cette phrase parut une bonne amorce à l'homme à la chevelure sanguine, pour inclure Matsuri dans la conversation.

_ Il suffit juste de trouver la bonne personne, ça vaut pour toi aussi Kankurô.

L'interpellé haussa les épaules en retrouvant son sourire de dom juan.

_ Désolé mais je reste disponible pour toutes les jolies filles, ricana-t-il.

Ce genre de répliques bien connues de son frère le fit soupirer. Combien de temps comptait-il encore se cacher derrière ce genre d'excuses stupides ?

_ Arrêtes un peu Kankurô, tu peux essayer de faire avaler ça à qui tu veux, le sermonna-t-il en fronçant ses sourcils quasi inexistant. Mais ne viens pas vers moi en tentant de me faire croire que tu as tourné la page avec elle.

Aussitôt le visage du brun s'assombrit, il ne chercha même pas à le cacher avec un sourire feint.

_ Gaara, je t'ai déjà expliqué que ce sujet était clos, rappela-t-il sèchement. Nous sommes et nous resterons des amis, c'est ce qu'elle a toujours voulu.

L'auburn eut un regard pour la femme qui se trouvait encore contre lui. Hier encore il partageait les pensées de son frère, aujourd'hui il était serein et heureux. Il souhaitait la même chose à Matsuri et Kankurô.

_ C'est ce que tu penses, mais tu n'as jamais pris le temps de l'écouter vraiment après ce qui s'est passé. J'aimerais te donner cette chance aujourd'hui, déclara-t-il sérieux.

Alors que le brun le fixait perplexe, la porte de la chambre s'ouvrit et la femme aux cheveux châtains en sortit timidement.

_ B, bonjour Kankurô, le salua-t-elle en se forçant pour le regarder en face.

Les pupilles noires de l'interpellé se rétrécirent tandis que ses yeux s'agrandissaient d'effroi.

_ Alors c'est pour ça que tu m'as fait venir ici, cracha-t-il à l'égard de celui qu'il croyait son frère.

Il se hâta de récupérer son sac et voulut s'en aller mais l'homme aux turquoises lui barrait la route.

_ Stop froussard, vous allez rester bien sagement ici tous les deux et prendre enfin le temps de discuter, décida-t-il en obligeant son frère à reculer.

_ Il n'y a rien à dire, marmonna-t-il sombrement.

Cette fois-ci, Matsuri fit preuve de courage et décida enfin de dévoiler ce qui lui pesait sur le cœur.

_ Si Kankurô ! J'ai des choses à dire et je veux que tu m'écoutes, tonna-t-elle avec force.

Le ton assuré de sa voix surprit tout le monde. Gaara et Hinata étaient contents de voir qu'elle s'était enfin décidée. Ils échangèrent un regard et allèrent prendre leurs manteaux.

_ Que, qu'est-ce que vous faites, s'étonna le plus âgé des Sabaku No.

_ On vous laisse l'appart, expliqua simplement le roux.

Il saisit ses clefs et une fois dehors, ferma la porte à double tour. Sa main chercha automatiquement celle de sa petite amie qui sourit de son initiative.

_ On y va ?

_ Oui, acquiesça-t-elle en rosissant de plaisir.

Ils ajustèrent leurs écharpes et sortirent affronter pour la deuxième fois en deux jours, dans le froid mordant de l'hiver.

_ N'empêche, ton patron est vraiment sympa de te laisser un jour de plus, commenta le Sabaku No.

_ C'est parce qu'il y a un jour où je suis venue travailler alors que j'étais sensée être en congé, expliqua-t-elle avec un petit sourire. Il était vraiment embêté alors je me suis dévouée, et puis ça me sert aujourd'hui.

_ C'était une bonne initiative, la félicita-t-il en l'incitant à le suivre dans les escaliers menant au métro.

Ils marchèrent quelques mètres, se faufilèrent dans les différentes galeries, pour enfin arriver au quai.

_ Au fait, tu ne m'as toujours pas dit où on se rendait, l'interrogea-t-elle avec curiosité.

_ Je me disais qu'un peu de patin ce serait pas mal, lança-t-il simplement.

Hinata fit la moue ce qui ne plut pas vraiment à Gaara.

_ Tu n'aimes pas ça ?

_ Ce, ce n'est pas ça le problème c'est juste que… je suis pas très à l'aise sur des patins. Naruto aimait bien en faire parce que j'étais obligée de lui tenir la main, sinon c'était la chute assurée, avoua-t-elle un peu dépitée.

L'évocation de son ex-petit ami rembrunit légèrement le Sabaku No, mais il se reprit assez vite.

_ Eh bien aujourd'hui c'est moi qui te prendrais la main, chuchota-t-il à son oreille ce qui eut pour effet de rendre la Hyûga écarlate.

Elle ne pipait mot mais il savait que cela lui faisait plaisir. C'était bizarre comme aujourd'hui tout lui paraissait plus simple. Hier encore il ignorait sur quel pied danser avec elle et pourtant là maintenant, il semblait pouvoir décrypter chacune de ses réactions. Il espérait que cela durerait encore, c'était un talent rare dont il ne pouvait pas souvent se vanter. Le métro arriva en gare et ils y pénétrèrent.

_ C'est encore plus bondé que la dernière fois, se plaignit la jeune femme.

_ Ça ne me dérange pas, répliqua l'auburn d'un ton narquois.

Il profita du fait que tout le monde était bien trop occupé pour observer ce baiser rapide qu'il déposa sur les lèvres de sa petite amie. Celle-ci le fixait écarlate.

_ Ga, Gaara ! Que, quelqu'un aurait pu te voir, le sermonna-t-elle les joues en feu.

_ La dernière fois ça n'avait pas l'air de te préoccuper, rétorqua-t-il en rapprochant son visage de manière univoque sans pour autant l'embrasser.

Elle rougit encore plus et n'osait plus le regarder.

_ Je, je ne savais pas si tu avais vraiment l'intention de le faire… J'a, j'attendais juste un signe de ta part pour, commença-t-elle avant de s'interrompre, trop gênée pour poursuivre.

Cela le frustrait un peu d'apprendre qu'il aurait pu tout à fait l'embrasser sans la moindre retenue la veille. Cependant, il comptait bien rattraper toutes les occasions manquées à partir de maintenant.

_ Eh bien désormais tu connais mes intentions à ton égard, murmura-t-il en comblant le peu de centimètres entre leurs figures.

_ M, mais Gaara les gens autour…

_ Ils ne regardent pas, et même s'ils le faisaient… je m'en contrefous, déclara-t-il en happant ses lèvres.

La femme à la chevelure de nuit se laissa faire, non sans prendre part au baiser. Il aimait lorsqu'elle se soumettait de la sorte à ses envies, soumise mais pas totalement inerte. Elle ne se donnait pas non plus en spectacle, elle ne le touchait pas plus que nécessaire dans un lieu public. Mais juste ce qu'il fallait pour qu'il puisse apprécier pleinement l'instant. Ils n'osaient pas trop prolonger le baiser, de peur de ne pas pouvoir se réfréner en présence d'autres personnes. Ils arrêtèrent d'un commun accord silencieux et attendirent sans nouvelle démonstration d'affection, leur arrêt. Une fois sortis de la masse étouffante, ils se dirigèrent à travers les différentes galeries pour retrouver l'air libre et surtout le froid hivernal.

_ Tu es sûr que tu ne préfères pas aller boire quelque chose de chaud, l'implora-t-elle presque en s'agrippant plus fort à lui.

Ce simple geste le conforta dans l'idée que oui, décidemment c'était le jour idéal pour faire du patin.

_ Ne t'inquiètes pas j'ai tout prévu, la rassura-t-il en l'obligeant à marcher légèrement plus vite pour se réchauffer un peu.

Il l'entraîna dans la ville en ébullition, serpentant entre les personnes pressées ou trop occupées à tenir une conversation téléphonique pour faire attention aux autres piétons. Autrefois c'était dans ce genre de situations qu'il se sentait le plus seul et le plus isolé. Au milieu de cette foule incessante, au milieu de ce brouhaha mêlé de discussions ordinaires, de rires, de cris d'automobilistes et d'annonces publicitaires. Ce moment où il côtoyait un millier de gens, lui faisait chaque fois prendre conscience à quel point il était solitaire. Mais cette époque où il enfouissait ses mains dans ses poches pour se donner un minimum de chaleur était révolue. Aujourd'hui, il avait quelqu'un sur qui compter, quelqu'un qui pensait à lui.

Il serra un peu plus fort la main de sa petite amie, pour symboliser la réalité de cette situation idyllique qu'il commençait tout juste à vivre. C'était dans cette main si fragile et si fine que résidait l'assurance du bonheur à venir.

_ Euh Gaara, ce, c'est une patinoire couverte ou bien, commença-t-elle l'interroger nerveusement.

_ Non, c'est celle qu'ils ont installé dans le centre-ville. Tu sais, pour le marché de Noël, expliqua-t-il.

Elle haussa les sourcils, légèrement surprise.

_ Ils ne l'ont pas encore démonté depuis le temps ?

_ Non, apparemment il le laisse tout le mois de janvier et c'est tant mieux. Je trouve ça plus agréable de patiner sous le soleil.

_ M, mais cette patinoire est un peu petite non ? J'espère qu'il n'y aura pas trop de monde, pria-t-elle un peu inquiète.

Gaara comprit tout de suite qu'elle craignait la chute en public et pire encore dans un espace restreint. Il tenait vraiment à s'amuser avec elle, mais si Hinata détestait à ce point faire du patin, ce n'était vraiment pas une bonne idée de la forcer. Il préférait la voir souriante et enjouée plutôt que stressée et irritée de devoir faire quelque chose qu'elle n'appréciait pas. Et puis ce n'était pas comme si le patin était une passion pour lui.

_ Bon laisses tomber le patin, on va plutôt aller boire quelque chose de chaud, ça te fera du bien, décida-t-il.

Immédiatement, la Hyûga l'arrêta et le fixa d'un air paniqué.

_ Oh Gaara je, je ne veux pas que tu te prives pour moi ! J'ai déjà fait du patin et je n'en suis pas morte je…

_ Du calme, la rassura en lui ébouriffant les cheveux. J'avais juste envie de passer du temps avec toi, le patin c'est secondaire.

Peu à peu le stress céda la place à l'embarras dans les prunelles laiteuses.

_ Tu, tu es sûr ? Pa, parce que je ne veux pas que tu restes sur une frustration par ma faute Gaara…

_ Ce qui me frustrerait, ce serait de passer tout un après-midi avec toi et voir que tu ne prends aucun plaisir en ma compagnie. Je veux te voir souriante Hinata, pas angoissée à l'idée de tomber toutes les trente secondes, déclara-t-il avec sérieux.

La jeune femme fit la moue et fronça les sourcils un peu dépitée.

_ Tu es vraiment gentil Gaara, toujours à penser à mes intérêts en premier…

Cette réflexion le fit sourire un peu.

_ Je pense aussi à mes intérêts tu sais, je suis bien plus heureux de savoir que tu t'amuses, plutôt que de te voir bouder.

_ C'est sûr, concéda-t-elle en riant.

Il comprit qu'elle relâchait enfin la pression à travers ce rire discret et connu. Ils allaient peut-être maintenant pouvoir profiter pleinement de ce moment en couple.

_ Bon il est bientôt onze heures passées, ça te dit d'aller s'ouvrir l'appétit avec un vin chaud, lui proposa-t-il.

_ Je n'en ai jamais goûté, ce sera avec plaisir, s'exclama-t-elle joyeusement en lui agrippant le bras.

Il eut un petit sourire en coin en imaginant sa réaction lorsqu'elle en goûterait. C'était bien meilleur que le vin bon marché qu'ils achetaient pour les occasions spéciales. Et puis rien que le fait de boire quelque chose de chaud par ce temps était un pur délice. Elle se cala sur son rythme lorsqu'il accéléra le pas en évitant les autres piétons. C'était beaucoup moins loin qu'il ne l'avait craint. Ils se placèrent dans la file d'attente, apparemment il n'était pas le seul à avoir eu envie de prendre un vin chaud aujourd'hui.

_ J'espère que tu n'es pas sur le point de te déshydrater, plaisanta-t-il.

_ Oh non ça va, par contre j'espère que tu as prévu un endroit où manger, parce que mon estomac tente de me faire comprendre que le petit déjeuner est déjà un lointain souvenir, répondit-elle sur le même ton.

_ Si tu aimes les crêpes et que ton estomac fait preuve de patience, ça devrait pouvoir s'arranger.

La Hyûga lui lança un regard interrogateur.

_ Tu veux dire des crêpes salées ? Celles à la farine de sarrasin ?

_ Oui ça change des ramens, non ?

Elle acquiesça et sourit plus largement.

_ Je suis vraiment contente qu'on sorte ensemble aujourd'hui, déclara-t-elle tendrement avant de rougir tout à coup. Euh en, enfin je veux se dire se balader tous les deux, ah ! Mais, mais, pas, pas que ça me dérange de dire qu'on so, sort ens…

Gaara plaça un doigt froid sur sa bouche légèrement sèche à cause du vent.

_ J'ai compris, pas la peine de t'embarrasser pour ça. Remarque t'es à croquer quand tu rougis et bafouille de la sorte, je devrais peut-être te laisser poursuivre, lâcha-t-il avec un sourire malicieux.

_ Ooh idiot, ronchonna-t-elle en lui donnant un léger coup de coude.

Il savait que cette situation était affreusement mielleuse et niaise et qu'il se moquait souvent de Hinata quand elle regardait des comédies romantiques comportant ce genre de séquences. Mais là, il était tellement heureux, que cela n'avait pas vraiment d'importance. Et puis cette simple phrase prononcée par elle, c'était vraiment le summum de ce qu'il était en droit d'attendre de cette journée. Il tenta de changer de sujet pour lui faire retrouver sa bonne humeur et après quelques efforts, elle finit par abandonner sa moue boudeuse.

Ils finirent par obtenir leurs verres de vin et s'écartèrent un peu de la foule pour se trouver un coin tranquille et savourer. Lorsqu'il sentit la boisson chaude couler le long de sa gorge, Gaara se sentit nettement mieux. Il but une nouvelle gorgée et apprécia davantage le goût fruité. La Hyûga trempa ses lèvres dans le breuvage et il observa sa réaction.

_ Alors, ça te plait ?

Elle le regarda en souriant et il constata avec soulagement qu'elle ne se forçait pas.

_ Oui c'est vraiment très bon ! Merci beaucoup Gaara !

_ Je t'en prie.

Ils continuèrent à boire lentement pour préserver la chaleur et une fois que leurs verres furent vides, ils se mirent en quête d'une poubelle pour les jeter. Quant ils eurent remplis leur devoir d'éco-citoyens, le Sabaku No regarda autour de lui le chemin le plus court pour se rendre à la crêperie. Pas qu'il avait particulièrement faim mais sa petite amie en revanche, avait laissé sous-entendre que son ventre ne serait pas contre un peu de nourriture. Il lui prit la main et décida de couper par les petites rues. Vu l'heure, il n'y avait pas encore beaucoup de clients et ils purent s'asseoir où bon leur semblait.

Le serveur vint leur apporter la carte et ils furent surpris de voir la multitude de crêpes proposées. Il y en avait tellement qu'ils ne savaient plus où donner de la tête. Toutes les deux lignes ils changeaient d'avis, mais la jeune femme avait des grands yeux émerveillés.

_ Oh tu as vu ils font même des « pataburgers » ! Ça a l'air bon !

Dans leur recette ils remplaçaient en fait le pain des burgers par des pancakes. Et ils y avaient tellement de garnitures variées que ça en devenait un casse-tête de choisir. Après avoir délibéré pendant cinq longues minutes ils finirent chacun par arrêter leur décision. Voyant qu'ils avaient fermé leurs cartes, le serveur revint avec un petit calepin et prit leur commande puis repartit vers les cuisines. Maintenant qu'ils étaient seuls en quelque sorte, si l'on oubliait les autres clients, l'auburn se sentait légèrement nerveux. Il n'avait jamais invité une femme au restaurant. Il avait bien prit quelques verres de temps en temps dans les bars le soir après le travail mais il s'agissait juste d'aventures. Là ce n'était pas n'importe quelle femme. Il voulait que sa première sortie se déroule pour le mieux.

_ Hinata, l'appela-t-il alors qu'elle regardait autour avec un air curieux et impatient.

Vivement elle tourna la tête vers lui et sourit. Il aimait cet empressement avec lequel elle réagissait toujours, faisait de lui le centre premier de son attention.

_ O, oui ?

Il passa une main dans ses cheveux en bataille et inspira calmement. Il n'avait pas l'habitude des grands discours, mais pour elle il allait faire un effort.

_ Je tenais à te dire… que je suis heureux que l'on sorte ensemble. Tu es ma première petite amie et je voudrais faire les choses bien pour que ça fonctionne entre nous. J'étais un peu comme un chat sauvage quand nous avons commencé notre colocation, je m'ouvrais difficilement aux autres, je voulais juste être tranquille, vivre ma vie sans complication et ne compter que sur moi-même. Mais à ton contact j'ai changé et je ne regrette rien.

Il la regarda tendrement et elle en rougit.

_ Je, je n'ai rien fait de, bredouilla-t-elle embarrassée en baissant les yeux.

Il secoua la tête de droite à gauche pour lui montrer qu'elle se trompait. Elle était toujours si modeste, mais c'était une qualité qu'il appréciait chez elle.

_ Savoir que l'on est important pour une personne et vouloir prendre soin de cette personne était quelque chose que j'ignorais jusqu'à présent. Et même si c'est un événement malheureux qui nous a amené jusqu'à cette relation, je suis heureux.

Bien sûr par événement malheureux, il faisait référence à la rupture entre elle et Naruto. Il espérait qu'elle ne serait pas blessée par ses paroles. Il avait simplement voulu être sincère. Néanmoins sa colocataire eut davantage l'air mal-à-l'aise à l'évocation de ce souvenir.

_ Le, le passé m'importe peu, tout ce qui compte c'est que tu sois là aujourd'hui Gaara et que nos sentiments soient réciproques, murmura-t-elle avec un petit sourire timide en lui prenant la main.

Leurs doigts s'entremêlèrent et l'homme aux turquoises se sentit un peu plus détendu.

_ Oui tu as raison.

Il n'y avait aucune raison de se préoccuper de son ancien petit ami. Celui-ci s'était comporté comme la pire des ordures, pousser une fille aussi responsable à abuser de l'alcool pour noyer sa peine… franchement l'envie lui prenait encore aujourd'hui d'aller lui refaire le portrait. Quel genre d'homme pourrait tromper une fille aussi merveilleuse et attentionnée ? Elle était la petite amie rêvée, lui-même se demandait encore pourquoi elle voulait de lui.

_ Hinata dis-moi… qu'est-ce qui t'attires au juste chez moi, demanda-t-il un peu anxieux.

La jeune femme à la chevelure de nuit semblait pour le moins surprise de sa question.

_ Po, pourquoi me demandes-tu ça tout à coup ?

Il lâcha sa main et se gratta l'arrière de la nuque, signe qui trahissait sa nervosité. Bien sûr il savait que sa réponse n'apporterait que du positif et une petite flatterie de son égo, mais il n'aimait pas quémander les compliments. Néanmoins il avait besoin de l'entendre de sa bouche, car Naruto avait beau s'être comporté de la pire manière possible il possédait des qualités visibles. Charmant, drôle, attentionné, toujours souriant et affectueux alors que lui était froid, distant, taciturne… Vraiment il s'interrogeait sur les goûts aussi changeants d'Hinata, passer d'un petit ami ouvert et épanoui à une sorte de glaçon qui a du mal à exprimer ses sentiments…

Tout à coup, une main délicate vint frôler sa joue. Il leva les yeux vers la femme aimante en face de lui qui le couvait avec un tendre regard.

_ Gaara contrairement aux apparences tu manques de confiance en toi. La raison pour laquelle je veux être avec toi aujourd'hui, c'est parce que depuis que nous nous connaissons tu ne m'as donné aucune raison de douter de toi. Tu es franc, calme, respectueux, taquin juste ce qu'il faut, tu es à la fois la personne qui m'embarrasse et me met le plus à l'aise. Et comme je l'ai dit à ton frère tout à l'heure, tu prends soin de moi mieux que personne. As-tu besoin d'autres raisons ?

Cette sensation d'être aimé, il ne la remercierait jamais assez pour cela. Ce sentiment d'être la seule personne à pouvoir la rendre heureuse, lui et nul autre. Il avait vraiment énormément de chance. Il le réalisait seulement. Bien sûr il savait qu'une vie de couple est également ponctuée de fausses notes mais leur colocation n'était pas parfaite non plus et eux-mêmes ne l'étaient pas. Il voulait simplement une relation normale dans laquelle ils pourraient chacun contribuer au bonheur de l'autre.

_ Non ça me suffit parfaitement. Merci Hinata.

Il n'avait pas l'habitude d'étaler ses émotions en public, même en général, son visage demeurait neutre mais ses yeux exprimaient toute sa gratitude. Et il savait que Hinata le comprenait mieux que personne. Lorsque leurs assiettes arrivèrent ils poursuivirent la conversation en se demandant si Matsuri et Kankurô avaient enfin accepté de discuter. Puis ils passèrent à divers autres sujets comme leur travail, quelques anecdotes sur leurs collègues entre autres. L'auburn appréciait ce déjeuner en tête à tête. Il avait pourtant l'habitude d'en partager avec elle mais là une fois encore, tout était différent.

Alors qu'ils parlaient des films dont ils attendaient la sortie, Gaara sentit son téléphone vibrer dans sa poche.

_ Ah excuses-moi, c'est Matsuri, constata-t-il en jetant un œil à l'identifiant.

Les toilettes se trouvaient à l'étage, il fit comprendre à Hinata qu'il n'en avait pas pour longtemps et monta les escaliers pour prendre l'appel. Rapidement il décrocha pour éviter un appel manqué.

_ Allo ?

Matsuri parlait à une vitesse hallucinante mais sa voix ne comportait aucun signe de tristesse. Au contraire elle semblait plutôt excitée, il en concluait que la discussion s'était plutôt bien passée. Arrivé à la dernière marche il regarda autour de lui pour trouver les toilettes et ainsi ne pas déranger les autres clients. Alors qu'il arpentait la salle son regard se figea, il venait de croiser deux orbes bleus azurs. Ceux-ci se fixèrent sur lui avec un mélange d'effroi et de colère. Il était attablé avec une femme aux longs cheveux blonds presque blancs dont il ne pouvait voir le visage, elle lui tournait le dos. Cela devait être elle. Gaara sentit une boule de rage qui commençait à lui serrer la gorge. Pourquoi fallait-il qu'ils soient là tous les deux, juste le jour où il commençait à sortir avec Hinata ? Cela ne pouvait pas plus mal tomber.

_ Matsuri, je te rappelle plus tard, déclara-t-il d'une voix sombre avant de raccrocher.

Il vit le blond se lever et marcher dans sa direction. Presque l'un après l'autre ils entrèrent dans les toilettes pour homme dans un silence de mort. Ce fut l'autre qui prit la parole en premier.

_ Sabaku.

_ Uzumaki.

Cela faisait des mois qu'ils ne s'étaient pas vu, mais les deux hommes sentaient qu'ils avaient des choses à se dire. Le Sabaku No ne savait par où commencer sans lui éclater la tête contre le lavabo. Sa future victime le jaugea d'un air méprisant.

_ Quelle coïncidence de croiser celui qui a foutu mon couple en l'air juste un mois après la rupture, cracha-t-il en le dardant d'un regard plein de reproche.

_ Je te demande pardon, fut tout ce qu'il réussit à articuler tant son esprit était chamboulé par le choc.

Il le traitait de responsable ? Mais de quel droit ? Le seul à blâmer c'était lui et personne d'autre pour avoir trompé sa petite amie ! Comment osait-il rejeter sur lui une faute dont il n'était en rien coupable ?

_ Ne fais pas l'innocent, je vous ai vu tout à l'heure dans le métro avec Hinata. Vous pensiez peut-être être discrets ? Apprendre que ma petite amie avait flashé sur son colocataire c'était déjà dur à vivre, mais vous voir en pleine action…

Il ne prit pas la peine de finir, son air rebuté montrait parfaitement ce qu'il ressentait. Gaara fut surpris d'apprendre qu'il était lui aussi dans le métro à ce moment-là, il ne s'était absolument pas aperçu de sa présence. Quoi qu'il en soit il n'avait pas la moindre intention de s'excuser pour leur comportement peu réservé.

_ Parce que tu penses être en position de donner ton avis sur notre relation ? Après ce que tu lui as fait subir ? C'est un miracle qu'elle ait réussi à me faire confiance après ta trahison.

Les prunelles azurs s'assombrirent, il semblait mesurer sa colère. Sans doute avait-il du mal qu'on lui jette ses fautes à la figure. Mais le Sabaku No refusait de se retenir, il avait attendu cette occasion depuis un mois. Et s'ils n'avaient pas été dans un lieu public, cela ferait longtemps qu'il aurait cédé à la démangeaison que lui causaient ses poings.

_ Ma trahison ? Tu parles comme si j'étais le seul à blâmer dans cette histoire ! Tu penses vraiment que j'aurais été assez désespéré pour aller voir ailleurs si ma petite amie ne faisait pas exactement la même chose de son côté ?

_ Hinata ? Te tromper ? Mais tu délires mon pauvre.

Il n'arrivait pas à croire de telles inepties, comment pouvait-il accuser la jeune femme de quelque chose d'aussi insensé ? Le blond lui jeta un regard scrutateur et croisa ses bras sur son torse.

_ Dis voir, ça fait combien de temps que vous sortez ensemble ?

Il prononça ces mots comme s'il les vomissait et son interlocuteur se retint de son mieux pour ne pas lui en coller une.

_ Je ne vois pas en quoi ça te concerne. Depuis votre rupture j'ai fait de mon mieux pour garder Hinata loin de toi, je refusais que ton souvenir la fasse encore souffrir et aujourd'hui encore c'est grâce à moi qu'elle est capable de sourire aujourd'hui. J'en ai terminé avec toi, alors ne t'avises pas de te présenter à nouveau devant nous.

Il le fixa d'un air menaçant, espérant ainsi contraindre la volonté néfaste de l'ex à néant. Puis il tourna les talons, montrant bien qu'il n'avait plus rien à faire ici. D'ailleurs Hinata devait commencer à s'inquiéter de ne pas le voir revenir.

_ Alors tu as fini par tomber amoureux d'elle ?

Cette question stoppa net ses mouvements et il se retourna d'un air perplexe.

_ L'homme pour qui Hinata m'a quitté, je voulais m'assurer que tu prennes bien soin d'elle. C'est tout.

Les turquoises s'écarquillèrent d'incompréhension.

_ Que veux-tu dire ?

_ Allons bon, tu ne vas pas me faire croire qu'Hinata ne t'as pas avoué qu'elle était déjà tombée amoureuse de toi pendant qu'on sortait ensemble ?

L'homme à la chevelure sanguine sentit le sol se dérober sous ses pieds. Le monde semblait s'effriter autour de lui. Toutes ses convictions partaient peu à peu en fumée. Voilà donc à quoi faisait allusion Naruto lorsqu'il le définissait comme « l'homme qui a foutu son couple en l'air »…

A suivre, dans le prochain chapitre :

« Comment tu as pu me faire ça Hinata ? Je croyais qu'on était amis… »


Haruko : *baille et se frotte les yeux* bon bah je crois qu'il est temps d'aller se coucher hein...

Gaara : *la choppe par le haut du pyjama* hep hep une seconde auteur de mes deux ! C'est quoi cette fin de chapitre là ? C'est quoi ce suspens à deux balles ?

Naruto : *indigné* non seulement ça fait des plombes que je ne suis pas intervenu dans une fin de chapitre mais en plus j'apprend quoi ? Que ma copine fantasmait sur son colloc pendant qu'on était ensemble ? D8 mais c'est quoi ce faux plan !

Haruko : bah quoi, tu pensais quand même pas qu'Hinata était tombée amoureuse de Gaara en un jour ? Je veux bien qu'un seul coup d'oeil à son corps d'apollon suffise pour avoir un orgasme mais là tu vas trop loin dans les incohérences.

Gaara : *s'exhibe fièrement pour le bonheur de l'auteur et d'Hinata*

Hinata : *émerveillée* c'est vrai qu'il y a de quoi... *splotch*

Naruto : RAAAAAAAAH ! Mais qu'est-ce qu'il me faut à la fin pour que tu me baves dessus comme avant ?

Hinata : un côté bad boy sexy provocateur ?

Naruto : *s'enfuit en pleurant parce que les gentils garçons sont jamais récompensés en amour*

Haruko : bon débarras u_u *baille à nouveau puis se tourne vers Gaara toujours en mode exhibe sensuelle*

Gaara : regardes ça ! Elle est tellement endormie qu'elle me bave dessus !

Hinata : non ça c'est parce que tu es un Dieu du sexe, nuance.

Gaara : *haussement de sourcil suggestif* hmm oui tu sais à quel point je suis un Dieu du sexe pas vrai ?

Hinata : *sort un lot de préservatif de sa poche et prend la main de Gaara pour l'emmener dans la chambre*

Haruko : *à moitié endormie sur son clavier plein de bave* bon bah j'espère que ce nouveau chapitre vous a plu, comme à chaque fois je prie pour que le prochain ne soit pas trop long et si vous avez encore un avis à donner sur le déroulement des événements je suis preneuzzzzz... *s'endort pour de bon*