Bonjour chers lecteurs !
Tout d'abord, toutes mes excuses pour ce temps d'attente ! Pour ceux qui ne le savent pas (normalement personne ne le sait en fait), je suis étudiante dans une école d'art, je viens de passer mes examens de semestre, j'ai cru mourir de fatigue - j'ai aussi cru faire une grosse dépression, mon oral ne s'est pas très bien passé, bref - . Mais ça y est, c'est passé, plus qu'à attendre les examens de diplôme !
Sinon, même pendant ces examens, je n'ai pas cessé de penser à Harry Potter : dés que je me posais pour travailler, je me mettais en fond sonore un film. Je ne m'en suis toujours pas lassée. J'aurais limite dû mettre un panneau devant ma salle d'examen avec écrit : "Ces projets sont sponsorisés par la Harry Potter Company.".
Ensuite, merci pour vos reviews qui me font toujours très plaisir !
vampirenessi : merci pour ton commentaire ! (je ne fais pas dans l'original, je sais). J'espère que la suite te plaira aussi, je fais avancer l'histoire tranquillement !
LesMaraudeuses1 : je suis contente que tu poursuives la lecture, merci ! (oui je suis parfaite, n'est-ce pas fabuleux ! Mais non je ne suis pas parfaite va, j'essaie de faire de mon mieux, c'pas simple! Et aussi, merci pour la réponse à mon message, il m'a bien fait rire !)
Voici la suite de l'histoire, j'espère que vous aimerez, on se retrouve à la fin du chapitre !
Pour les musiques de ce chapitre, je vous propose :
Riptide - Vance Joy
Wind Song - Revolver
Get Around Town - Revolver
"Je savais que c'était ton journal Tom, j'ai tardé à répondre, désolée. Est-ce vraiment utile de connaitre mon nom?
Avant que tu ne me le demandes, je préfère anticiper : je ne pourrais pas t'aider à assouvir ta soif de pouvoir et de vengeance. En revanche, écrire dans un journal ne me dérange pas. Tu n'es pas obligé de répondre, écrire dans de beaux carnets est un de mes passes-temps favoris."
"Je n'allais pas te demander ça de suite, mais je vois que ma personne ne semble avoir aucun secret pour toi. Tu restes cependant bien mystérieuse. Je ne te demande que ton prénom, tu peux bien me répondre."
"Non.
Tu écris bien, de nos jours les garçons ne savent plus être aimables avec les filles."
"Quel âge as-tu ?"
"Quel âge me donnerais-tu Tom ?"
"Ne pas connaitre ton nom m'agace. A ta manière d'écrire, je dirais que tu as dépassé la quinzaine."
"Heureusement que je l'ai dépassé. J'aurais toujours une longueur d'avance sur toi Tom, il faudra t'y faire."
"Dis moi donc ton âge, je ne voudrais pas te vexer."
"20 ans. Désolée d'être plus vieille que toi, jeune homme."
"Tu es donc une femme et non une petite adolescente. Tu es la première personne à avoir trouvé mon journal depuis que je l'ai laissé derrière moi. Tu m'intéresses. Si tu es tombée sur mon journal, tu as dû pénétré l'enceinte de Poudlard pour y avoir accès. As-tu vraiment 20 ans ?
Tu as écrit en sachant pertinemment que j'allais te répondre, tu as bien calculé ton coup. Que sais-tu de moi ? Je suis curieux de lire tes mots."
"Tu es encore à Poudlard Tom ?"
"J'entamerais ma dernière année à la rentrée."
Ça fait un mois maintenant que je tente de m'acclimater à l'environnement où je vis désormais. Après cette discussion avec Tom, nous ne nous sommes plus reparlés. En fait j'ai pris peur en apprenant qu'on se côtoierait à la rentrée puisque moi aussi j'entrais en dernière année à Poudlard. Mais ça je ne lui ai pas dit. Je suis lâche, même pas j'ai enchaîné sur un autre sujet de conversation. Je le laisserais croire que j'ai quitté l'école.
Malgré tout le mal dit sur lui, c'est un garçon agréable avec qui parler. Ça me rappelle les sites de rencontres où l'on parle avec un total inconnu, où l'on s'invente une identité, tout ça. Bref, oui Tom est une personne intéressante avec qui converser. Je ne lui ai pas dit la chose incroyable qui m'est arrivée, le choix entre la carte du maraudeur et son journal, le fait que je ne sois pas sorcière de base et d'autres secrets dans le genre. Je les garde pour moi et j'essaye maintenant de me convaincre que c'est impossible de ma démasquer (il n'y a pas de raison, je ne me suis jamais décrite où autre). Je dois m'appliquer à ne rien dévoiler.
Voici donc un mois que je vivais à Paris, dans ce Paris des années 40. Dire que que je m'y suis habituée comme sur des roulettes serait faux. Mais j'ai appris à y vivre, et il faut croire que je m'y suis faite rapidement sans trop de complications. On m'avait toujours dit que j'étais capable de m'adapter à diverses situations, je vois là que mes amis me connaissaient bien. S'ils savaient que je venais de faire un saut temporel !
En parlant de saut temporel. J'ai eu le temps de me pencher sur la question. Il est encore difficile pour moi d'affirmer qu'il s'agisse vraiment de ça. Je suis assez pragmatique normalement et cette situation est tout ce qu'il y a de plus anormale. Il serait temps que je me fasse à l'idée que ce n'est pas un rêve.
Je crois l'avoir déjà dit, mais j'ai l'impression d'avoir pris la place d'une Lucille. Seulement, Lucille et moi sommes presque identiques : nous avons vraisemblablement les mêmes centres d'intérêts - la magie hors contexte -, nous nous ressemblons physiquement et intellectuellement parlant. J'ai été agréablement surprise de voir qu'elle possédait le même tatouage que moi aux côtes. Un paon stylisé qui débutait du-dessous de la poitrine pour se terminer aux hanches. Je me suis demandée si sa famille était au courant, il ne me semble pas qu'elle soit en âge pour en faire un, mais parler de ça n'est pas important (j'avoue quand même aimer beaucoup mon tatouage, alors le perdre dans un saut temporel m'aurait cassé les castagnettes, 7h de souffrance à la poubelle, ça n'aurait pas été juste, non ?).
Revenons au cas "Lucille des années 40". Je suis presque certaine que c'est sa baguette que je possède. En y réfléchissant bien, tout ses éléments m'ont laissé pensé qu'il existait des mondes parallèles et que cette Lucille était moi, en 1940, dans un univers où la magie est possible.
En gros, qu'un "nous" existait dans plein d'univers différents. Peut-être que j'existe actuellement dans un autre monde en version mamie ou même en bébé. Je ris rien qu'en y pensant. C'était tellement absurde mais, comme en mathématiques, deux situations négatives deviendraient positives, et si on applique cette formule à la réalité actuelle, bizarre + bizarre deviendrait logique.
Je sais, mon cerveau réfléchit bizarrement. Je comprends pourquoi cette Lucille à sa place à Serdaigle en tout cas. Mais passons.
Je disais m'être habituée à cette vie. J'ai passé beaucoup de temps enfermée dans ma chambre à lire le grimoire de magie que j'avais reçu pour m'entrainer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, apprendre la magie n'est pas si compliqué. Mais je pense que cette histoire de monde parallèle y est pour quelque chose. Ma baguette m'obéit sans problème, sûrement parce que je suis aussi Lucille, et que Lucille de 1940 devait être douée en magie. Mais je reste encore pas très bonne avec certains sorts. Dire d'ailleurs que je suis "bonne" en magie est totalement faux, je fais comme je peux et j'ai plus l'impression d'être un imposteur qu'autre chose.
Un autre problème s'est posé à moi : le Quidditch. Rien qu'en lisant la lettre j'en avais eu des frissons. J'ai toujours voulu voler - que ce soit sur un balai ou autre - , ah ! les rêves de petite fille. J'ai donc découvert que je jouais au Quidditch - ok, bien - mais que j'étais aussi poursuiveuse. Je crois bien que Serdaigle n'a aucune chance de gagner la coupe des Quatre maisons avec les points du Quidditch cette année.
Alors, oui, je me suis entrainée ! J'ai même été surprise de voir que je pouvais tenir assise sans tomber de ma Comète 180 (c'est l'inscription qui est écrite en argent sur le manche du balai), encore plus surprise de voir que je ne tombais pas si je volais à vive allure. Mais de là à réussir à lâcher ne serait-ce qu'une main du manche… inimaginable ! Pour l'instant. Mais s'entrainer dans cette maison devant personne n'était pas simple, je me levais très tôt le matin pour faire ça dans la jardin, je ne pense pas que quelqu'un m'ait vu. J'espère en tout cas.
Changeons de sujet. J'ai appris aussi que mon père vivait à Londres, et ma mère en France, à cause de leur travail respectif. Mon père - faux père ici - est journaliste pour la Gazette du Sorcier, c'est pour ça qu'il est à Londres, son appartement se trouve sur le Chemin de Traverse. J'ai pu chopé ces informations en discutant avec ma fausse-mère. Quant-à cette dernière, elle est actrice.
Peut-être qu'on peut se poser des questions sur l'origine de mon nom de famille. En 2014, plus personne n'y faisait attention. Parfois on me posait des questions sur mon arbre généalogique, mais rien de plus. En 1943, ce nom passe moins inaperçu : "Méliès" fait bien évidemment référence à Georges Méliès, le célèbre réalisateur de film français. A mon époque d'origine, on l'appelait le "Maître des trucages". Mais je sais désormais qu'ici, c'était un célèbre magicien qui a su imposer sa notoriété aux "moldus"(c'est tellement bizarre de dire "moldu"). Georges Méliès et Dumbledore étaient amis apparemment, j'ai découvert des photos dans son bureau.
Mais mon pseudo grand-père, donc, est mort il y a quelques années et quand ma pseudo-mère en parle, elle est toujours un peu triste. J'ai découvert qu'elle avait joué dans plusieurs de ses films et que c'est comme ça qu'elle a rencontré mon père. Bref, c'était pour la petite histoire, je n'ai pas enquêté sur son passé, mais c'est vrai que découvrir tout ça était drôlement intéressant, j'ai pu comprendre pourquoi ma famille - qui n'est pas vraiment la mienne je le rappelle - vivait aisément à Paris, dans une luxueuse demeure, et pourquoi ma place était donc à Poudlard.
J'ai deux sœurs qui ont terminé leurs études à Poudlard et qui travaillent désormais à Paris. Ce sont les deux femmes qui ont soutenu la Lucille qui s'est faite larguée par son mec à mon arrivée dans cette époque. Et j'ai un petit frère, Hugo, de 3 ans plus jeune. Il entrait donc en quatrième année à Poudlard. Nous n'avons pas parlé de nos maisons respectives, ça aurait fait un peu louche. J'attends la rentrée pour voir où est-ce qu'il a été placé. Sûrement à Serdaigle, comme sa sœur bien aimée.
Ce premier mois ne fut pas de tout repos, mais très enrichissant, je dois dire que je m'amuse bien. Je ne me suis pas encore posée la question de ma venue ici mais je la relaye au second plan, en sachant pertinemment que personne ne devait être mis au courant.
Il y a tout de même une chose qui me rend triste - non, ce n'est pas le fait d'être passée de 2014 à 1943, pas le moins du monde - : les Mikado n'ont pas encore été inventé. Et ça… ça c'est un coup dur pour une mangeuse de Mikado telle que moi. J'ai même hésité à suggérer ce biscuit à un confiseur français (mais est-ce que je peux me permettre de changer l'histoire comme ça et voler la gloire au japonais ? Je ne préfère pas).
Est-ce que j'ai mentionné la Guerre ? Parce que bien sûr que nous sommes en période de guerre, il ne faut pas l'oublier comme moi je l'ai fait… c'est triste à voir, mais Paris est dans un état déplorable. Je suis sortie de la maison plusieurs fois, mais jamais je ne suis restée longtemps dans les rues de la capitale. Elles grouillaient de soldats allemands, très peu pour moi. Surtout les voir en maillot de bain sur les quais de Seine en train de bronzer, j'aime mater, mais là, je ne veux pas me rincer l'œil. Nous sommes en pleine guerre, merde !
Et enfin, j'ai envoyé des lettres à mes "amis" durant ces vacances. Je corrige : j'ai répondu à leurs lettres plutôt. Je vais partir à Londres pour les rejoindre et me promener sur le Chemin de Traverse avant la rentrée. Je suis actuellement en train de préparer ma grosse valise - je ne sais pas quel est le nom exacte en 1940, est-ce que je peux appeler ça une valise ? -. La Lucille d'ici avait de très bons goûts niveau vêtement, du moins des gouts similaires aux miens mais qui ne plaisent pas forcément à tous. J'avais établi une liste de choses à acheter sur le Chemin de Traverse : un télescope pour l'astronomie (j'ai trouvé un carnet où Lucille avait noté ces éléments pour la rentrée de 43, quel sérieux !), de nouvelles plumes, de l'encre, des rouleaux de parchemins et d'autres choses qui semblent être des ingrédients pour les potions, ainsi qu'une chouette.
A m'entendre parler, j'ai vraiment l'impression d'être dans mon élément ici. Je peux même dire fièrement que j'ai lancé un sort d'extension indétectable à ma valise pour y mettre mon balai sans pour autant augmenter sa taille. Si c'est pas génial tout ça (j'ai eu du mal, mais ce n'est pas si important tant que je l'ai fait).
Le Journal de Jedusor n'était plus du tout la priorité de Lucille. Il se trouvait actuellement au fond de sa malle, bien fermée. La véritable Lucille Méliès de 1943 était tombée sur ce journal en se perdant dans l'école à la fin de sa 6e année mais n'y avait rien écrit en sentant que quelque chose clochait avec ce dernier. A l'endroit où elle l'avait trouvé, dans la Salle-sur-Demande, elle avait simplement souhaité se confier à quelqu'un, et ce carnet était apparu parmi tous les objets inutiles qui occupaient l'espace. Depuis elle l'avait gardé, en hésitant si elle devait le rendre à son véritable propriétaire ou non. La jeune fille n'aimait pas vraiment Jedusor. Il était trop parfait pour elle. Et quelqu'un de trop parfait de pouvait qu'être imparfait.
Serait-ce de la jalousie que ressentait là Lucille ? Sûrement, au fond d'elle-même. Mais c'est toujours quelque chose de difficile à admettre, elle aussi avait son amour propre. Seulement, le préfet des Serpentard prenait un malin plaisir à manipuler son entourage et elle en avait fait les frais. Rien de dangereux bien sûr, mais quand Lucille s'est rendu compte avec quelle facilité il avait réussi à se la mettre dans la poche, elle s'était jurée de garder ses distances à partir de ce moment-là. Elle gardait tout de même à l'œil son frère, qui semblait bien s'entendre avec lui. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'elle gardait secret le Journal intime, de peur qu'Hugo parle trop.
Beau oui, Jedusor l'était en apparence, mais manipulateur et froid il resterait. Elle avait terminé l'année en se contentant de l'observer à distance, en échangeant de brèves salutations, comme avec tous les autres élèves du collège de sorcellerie. Elle appartenait désormais aux pots de fleurs sans importance aux yeux de Jedusor, et tout ce que la jeune fille souhaitait, c'était de ne plus avoir à faire au serpentard.
Lucille de 2014 ignorait cela. Elle ne savait pas le vrai caractère de la deuxième elle, elle ne savait pas la relation qu'entretenait elle et l'héritier de Serpentard - si relation il y avait -.
Elle venait d'utiliser la poudre de cheminette pour la toute première fois et avait atterri chez Fleury & Bott, la célèbre boutique spécialisée dans la vente de livres. C'est ici qu'ils s'étaient donnés rendez-vous, elle et ses deux amis. Ses deux amis dont elle ne connaissait que le nom, Ariana et Luis. Comment allait-elle faire pour les reconnaitre ?
Ne sous-estimons pas l'esprit réfléchit de la jeune Serdaigle qui sommeillait en elle. Lucille avait un plan. La jeune fille attendrait que ce soit eux qui viennent à sa rencontre et pour ça, elle prétendra être occupée.
Sa malle à la main, elle se promena dans la grande librairie. Pour une amoureuse des livres, cet endroit était le paradis ! Des milliers d'ouvrages prenaient place dans les bibliothèques, s'entassaient par endroit. Un moldu se demanderait comment tout ces grimoires pouvaient tenir en pile sans que cette-dernière ne s'écroule. L'ambiance était chaleureuse mais à travers les fenêtres qui permettait de voir la rue principale du Chemin de Traverse, les couleurs se ternissaient. La Guerre n'épargnait pas Londres. Mais ici, dans ce lieu plein de magie, c'est comme si cette période difficile n'avait pas lieu d'être.
Lucille prit un livre au hasard, "La Triste métamorphose de mes pauvres pieds". Quel drôle de nom. Un petit rire silencieux s'échappa de sa bouche et elle commença à le feuilleter en s'appuyant contre la grande bibliothèque. Son plan mit à exécution, la Serdaigle n'avait plus qu'à attendre que ses amis se manifestent.
"Bonjour Méliès."
Cette voix n'était pas douce à l'oreille. Elle ressemblait davantage à un ordre, une phrase qui ne laissait pas le choix à la jeune fille de répondre. Son timbre était autoritaire et posé, légèrement grave mais pas agréable pour autant. Était-ce une voix grave ? Ou plutôt une voix aigüe qui se voulait plus profonde ? Lucille arrêta sa lecture silencieuse, ses deux mains tremblaient légèrement sans qu'elle ne sache pourquoi, et releva les yeux vers la personne qui venait de lui parler.
Il était grand, ses yeux étaient très sombres, presque noirs et ne reflétaient rien, à part peut-être des secrets qu'il savait très bien dissimuler. Il la regardait de haut avec un visage dénué d'expression. Son teint était pâle et une froideur semblait émaner de sa personne, ce qui mit encore moins en confiance Lucille, qui se contentait de le dévisager, son livre toujours entre les mains. Non, elle n'était définitivement pas à l'aise devant lui, il était peu probable qu'il soit Luis, l'ami avec qui elle avait conversé tout l'été.
Combien de temps était-elle restée face à lui à le dévisager sans oser prendre la parole ?
"Bonjour." Une légère hésitation teinta sa voix quand elle lui répondit. Lucille ne savait pas à qui elle avait à faire. Enfin… elle voulait se voiler la face encore un peu. Elle ne devait pas laisser ses émotions transparaître, mais il avait forcément remarqué le malaise qu'il avait créé.
Le jeune homme tenait dans ses mains quelques ouvrages de magie et ses yeux se posèrent sur le livre que Lucille lisait.
"Je savais que les Serdaigles aimaient lire. Mais je ne me doutais pas qu'ils lisaient des livres aussi peu intéressants. Surtout venant de toi Méliès."
Lucille fronça les sourcils, elle voulu lui répondre une insulte comme elle savait le faire, mais se retint au dernier moment.
"On se revoit à la rentrée. Passe une bonne fin de vacances.", dit-il sur le même ton posé qu'au moment de la saluer. La demoiselle le suivit du regard passer à ses côtés sans lui accorder un coup d'œil et poser ses livres sur un grand bureau qui faisait office de caisse.
Il ne s'était pas présenté mais elle savait, elle sentait que c'était lui, par l'aura glaciale qu'il dégageait, par son allure d'homme parfait, par ce regard qu'il portait sur elle, comme si elle ne valait rien par rapport à lui. Lucille pourrait encore trouver d'autres adjectifs pour traduire le mépris qu'elle éprouvait à cet instant mais fût coupée dans ses pensées par des chatouilles.
"Aaaah!" dit-elle d'une petite voix tandis qu'elle commençait à rire à l'attaque.
Elle se retourna pour découvrir son agresseur , mais ne fit face qu'à une touffe de cheveux blonds bouclés. Lucille ne pouvait pas voir son visage puisque la personne était encore occupée à l'assaillir de chatouilles.
"Tu m'avais manqué !"
Le jeune homme qui venait de parler releva la tête, ses cheveux cachaient une bonne partie de son visage. Luis est le meilleur ami de Lucille depuis leur rencontre dans le Poudlard Express sept ans plus tôt. Mais pour la Lucille actuelle, il n'avait été qu'une écriture soignée bien sympathique à lire. Il releva les boucles qui cachaient ses yeux chocolats et lui fit un sourire qui en ferait craquer plus d'un. Il ne laissa pas Lucille indifférente, elle qui souffrait d'un manque affectif dans la petite ville où elle étudiait avant d'atterrir dans ce monde plein de magie. Elle lui rendit son sourire et instinctivement le prit dans ses bras.
"Ariana m'a envoyé Coco pour me prévenir qu'elle serait un peu en retard. Tu devrais vraiment t'acheter une chouette, ce serait beaucoup plus pratique !"
Lucille le trouvait très charmant, rien à voir avec la statut de glace qui lui avait adressé la parole quelques minutes plus tôt avec son ton peu sympathique ! Chez Luis, il y avait une part d'innocence et d'insouciance dans sa manière d'être et pourtant il n'en restait pas moins très masculin.
C'était son style. Totalement, pas d'erreurs la-dessus. Comment la véritable Lucille avait pu être amie avec un mec comme ça sans en tomber amoureuse ? Lucille de 2014 avait un cœur d'artichaut. Jamais ô grand jamais elle restera insensible à Luis et son sourire ravageur !
"J'ai prévu d'en adopter une Luis, tu m'aideras à choisir, je ne suis pas très calée en animaux !" répondit-elle en souriant à son tour. Ce garçon avait le sourire communicatif, quel bonheur !
Le blond fit mine de regarder derrière Lucille, sa mine se renfrogna.
"Jedusor est venu te parler, je vous ai vu tout à l'heure. Il te voulait quoi ?"
Elle resta silencieuse et se mordit l'intérieur des joues. Luis lui prit sa lourde malle et la tira vers l'extérieur de la boutique. Aussi étrange que cela puisse paraître, l'adolescente était bien avec lui. C'était la sympathie incarnée et cette grande rue aux tons grisâtres semblait prendre des couleurs avec lui qui avançait devant elle d'une démarche dynamique et excentrique qui ne passait pas inaperçue.
"Rien du tout." répondit Lucille, absente. Oui, rien du tout, il n'y a presque pas eu d'échange.
C'est la fin de ce chapitre ! Quelles sont vos impressions ? N'hésitez pas à me poser des questions, sur Lucille par exemple, ou Luis, ou tout simplement en rapport peut-être avec l'histoire, je ne sais pas, ce que vous voudrez. J'y répondrais avec plaisir ! Vous l'aurez surement compris, ce chapitre est plutôt descriptif. Je pense qu'il est important de mettre les points sur certaines choses avant d'entrer dans le vif du sujet.
Comme je le disais au début, mes examens de diplôme sont dans un mois. Je pense poster un chapitre avant, mais pas plusieurs, je tenais à vous prévenir. Merci encore pour votre lecture, à la prochaine !
L'univers d'Harry Potter appartient à son auteure J.K. Rowling, je suis juste maitresse de mes OC et je tenterais de les faire évoluer en restant fidèle à cet univers.
