Kid…kid ?
We are back ! On a essayé d'aller vite, cette fois.
Chapitre 4 : Première affaire.
Le soir, après que Kogoro est gracieusement accepté d'héberger le Kid rajeuni, trois gamins que nous connaissons bien frappèrent à la porte de l'agence.
_ Conan-kun ! Kaito-kun ! Appela Ayumi. Vous voulez venir jouer aux jeux vidéo avec nous ?
_ C'est une bonne id…, commença Kaito, avant de se faire interrompre par Conan.
_ Désolés, dit-il, mais ça ne sera pas possible aujourd'hui. Kaito et moi, on doit aller voir le professeur pour régler quelques trucs…
Avant que son frère ne puisse protester, il l'entraîna derrière lui vers la maison du vieil inventeur. Arrivé sur place, l'homme leur ouvrit, et ils entrèrent.
_ Tu me rappelles pourquoi on devait venir ?, demanda Kaito.
_ Pour que tu règles les derniers éléments qui risquent d'être un souci pour ta « couverture ». Tu n'as pas, genre, des parents, des amis, à appeler pour leur donner une excuse pour ton absence ?
_ Ah ! Il faut que je parle à Aoko ! Et Jii ! Et maman !
Il attrapa un téléphone et composa un numéro, avant de se rendre compte que sa voix était…celle d'un enfant. Juste avant qu'Aoko ne décroche, Conan passa à l'autre faux-enfant son nœud papillon, lui indiquant de parler dedans. Kaito obéit, et la voix qui en sortit était la sienne, mais en adulte.
_ Allo ? Fit une voix de jeune fille.
_ A-Aoko ? C'est Kaito…, répondit l'ébouriffé en écartant le téléphone de son oreille. Bien lui en pris, car à peine eût-il terminé son morceau de phrase qu'un grand cri résonna à travers le combiné.
_ KUROBA KAITO, TU ES UN CRETIN ! CA FAIT TROIS JOURS QUE TU AS DISPARU !
_ Désolé…tu sais…il s'est passé pas mal de trucs et…
_ RIEN A FAIRE ! TU AURAIS PU ME PREVENIR, QUAND MÊME !
_ C'est ce que je suis en train de faire ! Je voulais juste te dire que je ne pourrais pas rentrer chez moi, où aller en cours pendant un certain temps. Aller, à plus.
Sur ces mots, il raccrocha très vite. Croisant le regard de Conan, il soupira.
_ Nakamori Aoko…une amie d'enfance.
_ Nakamori ? Comme…
_ L'inspecteur chargé des enquêtes sur le Kid, oui. C'est sa fille.
_ Ton amie d'enfance est la fille de l'inspecteur qui te poursuit ?, fit Conan, incrédule.
_ C'est exactement ça, répondit le mini-Kid. Et Aoko déteste profondément le Kid.
Le mini-détective ne trouva rien à répondre. Kaito passa encore quelque appel, et expliqua à Conan qu'il avait demandé à sa mère de faire savoir à Jii, celui avec qui il vivait, qu'il était partit aux Etats-Unis pour des raisons familiales, et il avait lui-même appelé le vieil homme pour lui expliquer ces fameuses « raisons familiales ». L'ami du frère d'un cousin de sa mère aurait eu des problèmes avec la demi-sœur du cousin du cousin de sa mère, et ils avaient finalement décidé de se marier.
Puis, Agasa lui présenta plusieurs gadgets qu'il avait inventés pour Conan et les enfants. D'abord, il lui donna un badge de détective, ainsi que la montre lampe à projectile anesthésiant. Puis, il lui donna une paire de chaussures.
_ Lorsque tu appuies ici, lui dit-il en montrant un bouton, des roues sortent de la semelle. La molette, là, permet de régler ta vitesse. Ce sont des rollers à énergie solaire, et tu peux aller jusqu'à la vitesse de 150km/h.
Les chaussures étaient identiques à celle de Conan. Il lui tendit aussi un pin's en forme de trèfle.
_ Accroche ça à ton T-shirt, et ça te permettra de changer ta voix, lui expliqua-t-il, comme pour le nœud papillon de Shinichi.
Il obéit, et Agasa, un grand sourire aux lèvres, lui donna un dernier gadget.
_ Et enfin, celui-là, dit-il, est la réplique exacte de ton pistolet habituelle, mais adapté à ta taille d'enfant.
C'était, en effet, un pistolet à carte identique, bien que plus petit, que l'inventeur lui tendait. Kaito écarquilla les yeux.
_ M-mais…vous êtes un génie, professeur !
_ Aha ! Merci, Kaito.
_ Merci beaucoup !
Ils partirent.
Le lendemain
Kogoro, encore aux anges après le discours de Kaito, Ran, Conan, et Kaito lui-même étaient réunis autour d'un petit déjeuner copieux et délicieux préparé par la jeune fille. Ils mangeaient dans la joie et la bonne humeur, se demandant comment ils allaient glandouiller tous le week-end, qui venait de commencer.
Alors qu'ils débâtaient à propos du meilleur moyen de s'avachir sur le canapé, le détective Mouri et le jeune rajeuni s'échangeant des arguments tout à fait pertinents, un éclat de voix retentit.
_ Salut tout le monde !
Conan soupira en entendant cette voix, marquée par un accent du Kansai très reconnaissable. En effet, pour la énième fois, Heiji Hattori venait de se taper l'incruste à l'agence de détective. Il était accompagné de Kazuha.
_ Qu'est-ce que vous faites ici, demanda Kogoro.
_ On est venu voir un ami de ma mère à Tokyo, et on a décidé de passer vous voir avant de rentrer ! S'exclama le détective de l'Ouest. Alors, quoi de neuf, Kudo ?
_ Kudo ? Demanda Ran. Mais enfin, Hattori… pourquoi dis-tu toujours ça en arrivant ici ?
Conan marmonna un léger « crétin » avant de soupirer d'indignation.
_ Dis, Conan…, murmura Kaito. Il n'y aurait pas un problème avec ce mec ?
_ Comment te dire…, lui répondit mini-Kudo. Il est comme qui dirait au courant de tout.
_ Tout ?
_ Tout.
_ Tout, tout, tout?
_ Tout, tout, tout…
_ Vraiment tout ?
_ Oui ! S'énerva Conan.
_ Mais c'est horrible ! C'est un témoin gênant !
_ Mais non… Il ne dira rien… même s'il m'a fait du chantage pour tout savoir. Et il n'est au courant de rien pour toi… Enfin, pour l'instant.
Heiji jeta un coup d'œil à Conan, content de revoir son ami après tant de temps. Puis il vit un deuxième Conan qui lui coupa son sourire.
« Un Kudo… Deux Kudo ? », Se dit-il. « Mais… Y a des Kudo partout ! ».
Voyant que son pote faisait les yeux ronds, Conan fit un regard à Heiji signifiant « je t'expliquerais l'origine de cet embrouille bizarre ultérieurement. En attendant, tu te la ferme ».
_ Bonjour, Heiji-nii-chan, sourit le petit binoclard avec un grand sourire pas du tout forcé. Voici Kaito, mon jumeau.
_ Ton… jumeau…, répéta Heiji pour se convaincre qu'il avait bien entendu.
_ Ran-chan ! S'exclama Kazuha. Je suis trop contente de te voir !
_ Kazuha-chan ! Quel plaisir !
Après les échanges de saluts, ils décidèrent d'aller se balader en ville. Ran proposa alors qu'ils aillent chercher Cordelia, Victoria, et Akechi. Quand Heiji voulu demander des explications, Conan lui refit le même regard signifiant que tout serait expliqué plus tard.
Ils partirent donc vers le quartier d'Haido, ou vivait Akechi.
_ Mm ? Conan-kun ?
_ Ake-niichan, dit le détective binoclard. On voulait savoir si tu voulais venir avec nous te promener. Il faut aussi que tu rencontres Heiji-niichan et Kazuha-neechan !
_ Cool !, répondit le jeune homme, enjoué. On va aussi chercher Vicky et Cordy ?
_ Ouaip !
Ils partirent donc chercher les deux filles. La brune suivit sans même hésiter, tandis que la blonde fut difficile à convaincre. Mais Cordelia lui rappela discrètement l'objectif de leur mission au Japon, soit veiller sur Edogawa Conan (et aussi sur Haibara Ai). D'ailleurs, ils n'avaient eu d'explication sur le pourquoi, Jodie ayant refusé de leur répondre, invoquant la Sécurité Nationale. Mais comment deux enfants de 7 ans pouvaient avoir un rapport avec la Sécurité Nationale ?
Bref, le moment viendrais ou ils auraient toutes les explications.
Elle finit, bien qu'un peu réticente, par les suivre. Les deux d'Osaka voulurent voir la tour de Tokyo. Le petit se dirigea donc vers le symbole de la capitale. Non sans un petit incident de passage, causé par la confrontation AkechiVSHeiji. En effet, le premier c'était mis dans la tête que Heiji était le petit ami de Ran, ce qui ne plut que très moyennement à Kazuha.
Flash-back.
Akechi, après avoir été présenté à Heiji, le fixa intensément.
_ Un problème ? Se demanda le détective d'Osaka.
_ …, répondit Akechi, avant de pointer un doigt accusateur vers son interlocuteur. C'est donc toi, le petit ami de Ran-chan !
_ Le quoi de quoi ?
_ Ne fais pas l'innocent !, s'exclama l'agent. Je sais tout sur toi. Tu t'appelles Heiji Hattori, 17 ans, tu es lycéen, tu es détective. Ton père est Heizo Hattori, le chef de la police d'Osaka, et ta mère est femme au foyer. Ta meilleure amie est Kazuha Toyama, dont le père est commissaire de police. Et surtout, tu aimes les ramens !
_ …ta dernière info est totalement inutile, soupira Conan, approuvé par Kaito.
_ Quoi ?! Ran-chan !, s'exclama Kazuha. Tu ne m'avais rien dit !
_ Kazuha-san, l'interrompit Victoria. Ne fais jamais attention à ce que raconte cet idiot. Vraiment. Je sais de quoi je parle.
_ Ah ? Il est si idiot que ça ?
_ Oui.
Du côté d'Heiji.
_ Mais je ne suis pas le petit copain de Ran ! T'es pas un peu taré ?
_ Peut-être un peu, mais je suis presque sûr de moi ! J'ai étudié tous…
_ Et si on y allait ! Lança Cordelia. Ce n'est pas que je commence à m'ennuyer, votre histoire m'intéresse, mais je croyais qu'on devait aller en ville.
Ouf, pensa Victoria. Ce crétin était à deux doigts de cramer notre couverture.
Conan soupira, et Kogoro décidait que, finalement, il n'allait pas étrangler l'idiot d'Osaka.
Fin du flash-back.
Le petit groupe se trouvait maintenant en haut de la tour de Tokyo, et Kaito avait été désigné volontaire pour prendre une photo du groupe, avec l'appareil d'Heiji. Grommelant un peu, il recula pour avoir tout le monde dans le champ.
_ Tonton Kogoro !, dit-il. Mettez-vous plus à droite. Akechi-niichan, décale-toi un peu. Je ne te vois pas. Ce n'est pas grave, mais je ne veux pas t'entendre râler si on te voit qu'à moitié.
_ On ne peut pas reculer, répondit-t-il. C'est à toi de le faire.
_ Bon, d'accord.
Kaito recula de quelques pas, et appuya sur le déclencheur, quand quelqu'un le percuta. Il tomba en avant, et cette même personne le rattrapa.
_ Je suis désolée, petit, dit une femme d'une quarantaine d'années. Ça va ?
_ Oui, madame, répondit l'ébouriffé. Merci. Ce n'est rien, je ne regardais pas.
Elle partit, laissant le garçon avec son appareil, qui, jugeant que sa photo était ratée, en prit une autre. Il rendit son appareil à Heiji, et le détective lycéen leur proposa une visite d'Osaka pour le week-end. Comme ils n'avaient rien de prévu, ils acceptèrent volontiers.
Ils repassèrent par l'agence de détective, et par les appartements des trois autres, pour prendre leurs affaires, suite à quoi ils partirent en direction de la gare de Tokyo, afin d'acheter leurs billets.
Montant dans le train, ils allèrent s'asseoir dans leur cabine, chacun ayant hâte d'arriver afin de voir la ville d'origine du détective de l'Ouest. Alors qu'Heiji leur décrivait la préfecture de police, Akechi soupira profondément.
_ Ça ne va pas Akechi ? Demanda Kazuha.
_ Si…tout va bien…, répondit-il avant de se lever précipitamment et de sortir, sous les regards interrogateurs des autres.
Il revint, quelques minutes plus tard, encore plus pâle. Il avait l'air d'être malade.
_ Encore ton mal des transports ? Fit Cordelia.
Le jeune homme hocha la tête doucement, avant de se raidir et de sortir encore une fois, la main plaquée sur la bouche.
_ Le pauvre, commenta Ran.
Tous les autres hochèrent la tête d'un air grave. Akechi revint une deuxième fois, et s'assit lentement sur la banquette, et ferma les yeux pour essayer de dormir.
_ Franchement, ajouta Victoria. C'est vraiment la honte d'avoir le mal des transports. Surtout pour un…
Elle s'interrompit, réalisant son erreur.
_ Un ? Demanda Kogoro.
_ …Ce que Vicky veut dire, c'est que depuis tout petit, je rêve d'être journaliste, pour voyager un peu partout dans le monde. Sauf que mon mal des transports est un gros problème. J'ai déjà essayé plein de médicaments, mais il n'y en a pas un qui marche…
Et il partit vomir aux toilettes tellement vite que Victoria ne put même pas lui faire remarquer qu'elle ne s'appelait pas Vicky.
Quelques heures plus tard, la plupart d'entre eux dormaient, ou tentaient de dormir. Kaito et Conan décidèrent d'aller s'acheter un truc à manger dans le wagon-bar. Ils se dirigèrent donc vers celui-ci. Dans la queue, ils remarquèrent une femme, la même qui avait bousculé Kaito un peu plus tôt dans la journée, accompagnée d'un homme du même âge. Ils discutaient joyeusement, et leurs alliances leur indiquèrent qu'ils étaient mariés. Le couple repartit, et les deux enfants prirent leur casse-croute.
Ils retournèrent à la cabine qu'ils partageaient avec le reste du groupe, et mangèrent, avant qu'une dizaine de minutes plus tard, Conan ne rejoignent les autres dans le monde des rêves.
Ayant marre de regarder tout le monde dormir, Kaito décida d'aller faire un tour au petit coin. Il sortit une nouvelle fois, se frayant un chemin entre les passagers et s'arrêtant devant les toilettes. Justement, quelqu'un en sortait. L'ébouriffé ce dit que, décidément, c'était bizarre qu'il croise toujours la même personne, que ce soit à la tour de Tokyo, dans le wagon-bar ou dans les toilettes. En effet, la personne qui sortait n'était autre que la femme qui l'avait bousculé, et qui était avec son mari peu de temps auparavant.
_ Tu vas aux toilettes ? Lui demanda-t-elle.
_ Oui madame…, répondit Kaito.
_ Fait attention, alors. Le robinet gicle si tu l'ouvres trop fort.
_ Merci de m'avoir prévenu…
_ Ce n'est rien.
Il entra, et soudain, fronça le nez. Une étrange odeur flottait dans l'air. Il grimaça, et décida de l'ignorer.
Il sortait des toilettes quand un hurlement retentit dans le train.
Conan et les autres se réveillèrent en sursaut en entendant le cri.
_ Non, pas encore ! Grommela Kazuha.
_ Encore ? Demanda Cordelia.
_ Chaque fois, c'est pareil, expliqua la jeune fille. Partout où on va, il y a une affaire qui nous tombe dessus. Je te parie tout ce que tu veux que c'est encore le cas.
_ Ou est Kaito-kun ? Demanda soudainement Ran.
_ Sotiyademnute…, répondit Akechi.
_ Quoi ?
_ Sortit il y a deux minutes !
Ils décidèrent d'un commun accord d'aller voir ce qu'il se passait. Kaito, lui, s'était immédiatement dirigé vers la source du cri. Il la découvrit en voyant la femme, debout devant la porte de la cabine, l'air horrifiée.
_ Que se passe-t-il ? Demanda le mini-Kid.
_ M-mon m-mari…, balbutia-t-elle.
Conan et compagnie le rejoignirent à ce moment-là. Le détective binoclard aperçu son frère et l'interpella.
_ Qu'est-ce qu'il se passe ?
Il s'arrêta quand il vit l'intérieur de la cabine. Il se précipita dedans et s'agenouilla auprès de l'homme couché au sol, inerte. La femme voulu entrer mais un cri du jeune détective l'arrêta.
_ N'entrez pas ! Kaito, empêche quiconque de rentrer ici ! Et dit à Kogoro de faire arrêter ce train et d'appeler la police !
_ Oui, répondit le jeune voleur. Mais…qu'est-ce qu'il se passe, à la fin ?
_ Cet homme est mort, répondit Conan. Il a été assassiné !
Plus tard
_ La victime s'appelle Moriya Takeshi, 42 ans, directeur de la firme Moriya. Il a été assassiné d'un coup de couteau dans l'estomac. Son portefeuille, ainsi que l'arme du crime, ont disparus.
Le commissaire Maigret se tourna vers le groupe et soupira.
_ …Et comme par hasard, continua-t-il, celui qui est sur la scène du crime, c'est vous, détective Mouri. Vous portez malheur, vous savez.
_ Enfin, commissaire, répondit Kogoro. Vous savez bien que ce n'est pas vrai. Et cette fois-ci, c'est ce gamin qui a découvert le corps.
Il pointa Kaito du doigt.
_ C'est bien ce que je disais, reprit Maigret. Que ça soit vous, ou Conan-kun, c'est toujours la même chose.
_ Mais…je suis Kaito, intervint mini-Kid.
_ Kai-qui ? Demanda Chiba.
_ Je suis le frère jumeau de Conan. Edogawa Kaito.
_ Encore un ? Fit Takagi, surpris.
_ Et encore, répondit l'ébouriffé, vous n'avez pas rencontré les trois autres.
Cette déclaration inquiéta grandement les policiers. Depuis un certain temps, Edogawa Conan était connu pour être un aimant à cadavres. Alors, avec quatre Edogawa en plus, cela donnait…quatre fois plus de cadavres. Les pauvres avaient envie de se pendre. Cordelia décida de les présenter.
_ Salut, je m'appelle Cordelia Edogawa, appelez-moi Cordy, elle s'est Victoria Edogawa, appelez-la Vicky, et lui c'est Akechi Klarc, appelez-le Ake-kun !
_ Cordelia ? Commença la blonde.
_ Oui Vicky ?
_ D'ABORD, je m'appelle VICTORIA. ENSUITE, Akechi n'est pas là. Enfin…je ne vais pas m'en plaindre.
_ Il est où ?
_ A la fenêtre. A cause de son mal des transports.
Maigret haussa un sourcil.
_ Mais…le train est arrêté…
_ Peut-être. Mais il est dans le train, et ça suffis pour le rendre malade.
_ Bref ! Interrompit Kogoro. Qui sont les suspects ?
Le seul suspect était la femme de la victime, Moriya Chizuka, 40 ans, directrice adjointe de la firme Moriya. Elle avait des cheveux noirs qui lui tombaient sur les épaules et des yeux marron, ainsi que des lunettes. Ses ongles étaient vernis en rouge.
_ J-je suis sortie après avoir mangé, sanglota Mme. Moriya. Pour aller me dégourdir les jambes. Je suis aussi allée aux toilettes. J'y suis restée au moins cinq minutes, et quand je suis sortie, j'ai croisé l'un des deux garçons à lunettes, là. Ensuite je suis retournée à notre cabine et j'ai trouvé mon mari mort…
Les regards se tournèrent vers les jumeaux, et Kaito hocha la tête.
_ Je l'ai vue sortir des toilettes, dit-il. Et presque juste après, je l'ai entendue crier. Elle n'aurait pas eu le temps de le tuer après être sortie.
_ Vous voyez, reprit Chizuka. Je ne peux pas être coupable…
Takagi arriva à ce moment, amenant plusieurs témoins, qui assuraient que Moriya Takeshi était bel et bien vivant quand sa femme était sortie, et qu'elle était entrée dans les toilettes environ cinq minutes avant la découverte du corps. Soudain, un cri de Conan attira leur attention.
_ Oh ! Il y a quelque chose par terre !
Maigret prit un mouchoir, et ramassa l'objet trouvé par le faux enfant.
_ C'est une perle…
En effet, il s'agissait d'une perle blanche, qui devait sans doute appartenir à un bracelet.
Kaito fronça les sourcils.
Cette perle…, se dit-il. Je l'ai déjà vue !
Shaina : Donc, voilà ! Première affaire ! Trouverez-vous le coupable avant que nous ne vous donnions la…
Chû : Shai'nee… C'est déjà évident. Ce que les gens doivent trouvés, c'est comment.
Shaina : Chû ! Tu m'as gâché mon moment de gloire !
Chû : Désolée mais…
Shaina : /part en courant/ Je reviendrai !
