Kid…kid ?

Nous sommes désolées. Vraiment. Ce chapitre est resté en cours d'écriture pendant dès mois...on l'avait totalement oublié. C'est vrai...on n'a aucune excuse, mais on est désolées quand même.

On vient de finir notre semaine d'examens blancs...c'était dur...ça a duré du lundi au jeudi, et vendredi matin on a eu un contrôle de la part de notre (très gentille) prof de français (celle qui dit qu'elle va se pendre tellement on est nuls). C'était sur ce qu'on appelle "le Tableau de la mort". Son vrai nom c'est "tableau d'histoire littéraire du XVIe au XIXe siècle", et c'était... ben... la mort... X_X"

Disclaimer: les seuls personnages de cette histoire qui nous appartiennent sont Cordelia, Victoria et Akechi. On invente aussi les coupables et les victimes, mais ça, je crois qu'on s'en fiche un peu.

Enfin...voilà le chapitre 5. Nous espérons que vous apprécierez.


Chapitre 5 : Première affaire (2)

_ Oh ! Il y a quelque chose par terre !

Maigret prit un mouchoir, et ramassa l'objet trouvé par le faux enfant.

_ C'est une perle…

En effet, il s'agissait d'une perle blanche, qui devait sans doute appartenir à un bracelet.

Kaito fronça les sourcils.

Cette perle…, se dit-il. Je l'ai déjà vue !


Kaito réfléchissait intensément. La vue de la perle, qu'ils avaient découverte à peine quelques minutes plus tôt, le turlupinait. Il était certain d'en avoir aperçue une identique peu de temps auparavant, mais impossible de se rappeler où. Ce n'était pourtant pas tous les jours qu'il voyait des perles ! Alors pourquoi le jour où ils en voyaient une, il fallait qu'il planche sur le lieu où il l'avait aperçue ? Foutue mémoire.

_ Eh, Conan…, dit-il en s'approchant du mini-détective qui réfléchissait à toute allure à côté de son collègue du Kansai.

_ Hm ?

_ Je crois que j'ai déjà vue cette perle quelque part, il n'y a pas longtemps…

Conan le regarda un instant, avant de l'attraper par les épaules pour planter ses yeux bleus dans ceux de son vis-à-vis.

_ Où ? Demanda-t-il clairement.

_ Justement… je sais plus. J'ai beau y réfléchir, impossible de me rappeler. Pourtant, j'essaye…

Le détective binoclard soupira, pestant contre le manque de mémoire de son « frère », et retourna à ses réflexions intenses, non sans oublier d'ordonner à Kaito de se forcer à se souvenir où il avait vu cette perle. Heiji, quant à lui, se pencha vers le petit voleur.

_ C'est vrai ? Demanda-t-il. Tu as vu cet objet avant le crime mais tu ne sais plus où ?

_ Oui… Ça m'agace prodigieusement…

_ Et tu as noté autre chose de bizarre ? Poursuivit-il. Je veux dire… tu l'as croisée quand elle sortait des toilettes. Tu as dû voir ou entendre quelque chose, non ? Tu aurais même pu croiser quelqu'un de louche.

Kaito réfléchit, se remémorant les évènements passés. Ils avaient quitté la cabine. Jusque-là, rien de suspect. Il s'était dirigé vers les toilettes mais n'avait croisé absolument personne… elle était sortie et était partie. Puis Kaito était entré… Et dans les toilettes…

_ L'odeur, dit-il en se remémorant enfin un détail. Il y avait une odeur bizarre.

_ Une odeur de quoi ? Insista le détective adulte.

_ Je ne sais pas… Peut-être un de ces trucs utilisé que par les filles… Tu vois le genre ?

_ Ouais… Plus ou moins, répondit le détective de l'Ouest. Il faudrait demander à une des filles mais sans qu'elles nous traitent de machos ignorants parce qu'on leur aura dit que c'était un truc de fille. Kazuha est capable de m'assassiner.

Son rival de l'Est, qui avait écouté la conversation d'une oreille, intervint.

_ On pourrait d'abord aller voir là-bas ? Conseilla-t-il en désignant les toilettes où travaillaient déjà quelques policiers.

Ils acquiescèrent et se dirigèrent tous les trois vers lesdites toilettes du train. Victoria et Akechi décidèrent de les suivre en les voyants s'éloigner en groupe.

_ Où vous allez ? Demanda-t-elle au bout d'un moment sans cacher son ton suspicieux.

_ On va enquêter, répondit Conan en souriant.

_ Dis plutôt que lui va enquêter, répliqua-t-elle en désignant Heiji. C'est impossible qu'un gosse comme toi puisse mener l'enquête.

_ Et pourquoi ça ? Fit Conan innocemment.

_ C'est évident ! Tu n'es qu'un gamin ! Je te rappelle que tu as 7 ans. Soit : beaucoup trop jeune pour ce genre de situation. Alala… Ran-chan avait raison quand elle disait que tu adorais te mêler des affaires pour jouer au détective.

_ Tu ne devrais pas le sous-estimer, intervint Heiji avec un fin sourire complice qui fit aussi sourire les deux petits jumeaux.

La fille blonde lui jeta un regard noir avant de se retourner vers Conan.

_ Bah, résout-là, cette affaire, puisque tu es si intelligent ! Lui dit-elle avec ironie, sans savoir qu'elle jouait avec le feu.

Conan ne répondit rien, se contentant de lui faire un petit sourire, et suivit ses compagnons pour rentrer dans les toilettes. Là, il fronça le nez, car l'odeur que Kaito avait sentie était toujours là.

_ Ça me dit quelque chose…, marmonna-t-il. Un truc que Ran utilise, aussi…

« Un truc de fille », aurait voulu blaguer Heiji, mais il s'abstint car il y avait quelques femmes dans les parages et il tenait à la vie. Ayant côtoyé Kazuha depuis son enfance, il savait à quel point les femmes pouvaient être effrayantes quand elles s'énervaient.

Les autres garçons hochèrent la tête pour confirmer qu'ils sentaient aussi l'odeur et se tournèrent comme un seul détective vers Victoria... qui était déjà partie. Soupirants, ils décidèrent de fouiller les toilettes dans l'espoir de trouver la source de l'odeur.

Conan, après quelques minutes de recherches dans les coins les plus improbables de la pièce, attrapa la corbeille et farfouilla à l'intérieur. Là, il trouva ce qu'ils cherchaient et se maudit de ne pas avoir cherché dedans plus tôt.

_ Eh ! Appela-t-il. Venez-voir !

Les deux autres garçons le rejoignirent près du lavabo, et regardèrent ce qu'il tenait dans les mains.

_ Un… coton… humide et rouge ? Demanda Kaito en fronçant les sourcils.

_ Oui, répondit le mini-détective. Et il a une forte odeur de… de ce que l'on sent ici. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas du sang, j'en suis certain. Il faut prévenir les policiers.

_ J'y vais, annonça Kaito.

Il sortit vite de la cabine et courut dans le long couloir, croisant Akechi sans même y penser. Celui-ci était appuyé sur le mur, à côté de la porte des toilettes, la tête baissée et un très léger sourire aux lèvres.

Kaito entra dans la cabine où les inspecteurs enquêtaient encore, et leur indiqua la trouvaille de Conan, ce qui en fit soupirer plus d'un car c'était encore le gamin qui avait trouvé des indices intéressants. Ils sortirent tous de la pièce, et le mini-Kid s'assit sur la banquette, avant de se plonger dans ses réflexions. Il avait vu cette perle et il ferait tout pour se souvenir .

Il regarda autour de lui, cherchant un élément qui l'aiderait à se souvenir. Son regard s'arrêta soudain sur le rebord de la fenêtre, où il aperçut un morceau de tissus. Tranquillement, il se leva et s'approcha. Il s'agissait d'un morceau de manteau gris, dont un coin était couvert de sang.

_ Beurk…, marmonna le voleur rajeuni. C'est dégueulasse ce truc… mais qu'est-ce que ça fait là ? Les policiers sont passés à côtés ?

Il se pencha par la fenêtre et regarda à droite et à gauche, sans rien remarquer. Il haussa un sourcil et se fit une note mentale pour se souvenir d'en parler à Conan. Surement que cela l'intéresserait.

Kaito s'approcha du sac de la femme, et, en tant que bon gentleman bien éduqué… farfouilla dedans. Il en sortit des mouchoirs, un portefeuille contenant le strict nécessaire ainsi que quelques petits tickets de caisse, des clés au nombre de quatre et un kit de maquillage contenant un rouge à lèvre rosé, du fard à paupière, du mascara et du vernis à ongle rouge pétant. Rien d'autre de cacher.

Kaito se remémora intérieurement les indices qu'il avait.

Un bout de tissu ensanglanté trouvé au rebord d'une fenêtre…

Un coton rouge…

Une odeur de… truc de fille…

Une perle…

C'était assez léger mais toujours mieux que rien.

Avec un soupire las, le petit voleur alla dans les couloirs pour réfléchir à ce dont chaque indice pouvait servir. Il bloquait sur le bout de tissus qui n'avait rien à faire là quand il aperçut Akechi, le regard vague qui observait le paysage, accoudé à la fenêtre. Ses yeux étaient plissés, signe significatif de son état mental actuel : il réfléchissait ardument. Un sourire vint étirer ses lèvres avant qu'il n'aperçoit Kaito et qu'il lui fasse un « salut » de la tête. Le jeune garçon hocha un sourcil avant de lui rendre son salut avec un petit sourire.

_ Qu'est-ce que tu fais, là ? Demanda Kaito. Tu prends l'air ?

_ Je réfléchissais un peu à cette affaire. Ça me turlupine cette histoire. Et c'est vrai que prendre l'air ne me fait pas mal. Mieux vaut que je vomisse à la fenêtre plutôt que sur les preuves.

_ En effet, confirma son interlocuteur. Et t'as trouvé quelque chose sur cette affaire ?

_ Bof.

_ Pareil… J'arrive pas à me souvenir d'où j'ai pu voir cette perle…

Akechi resta silencieux un instant, ses yeux se perdant encore une fois dans le paysage, avant qu'il ne jette un nouveau regard sur le faux-enfant.

_ Tu penses que la coupable est Mme. Moriya ?, demanda-t-il.

_ C'est plus que probable…

Il leva les yeux vers l'adolescent. Celui-ci le fixait, son regard semblait vouloir lui dire quelque chose. Mais quoi ? La femme de la victime était coupable, c'était certain. Mais dans ce cas, que faisait cette perle sur les lieux du crime ? Elle n'avait rien à voir avec cet homme, qui avait été assassiné! Ou alors…

_ Ou alors…, murmura-t-il.

_ Alors quoi ?, insista Akechi.

_ Ou alors…, continua Kaito. La perle n'a pas de lien avec la victime…

_ Mais encore ?

_ … mais avec le meurtrier !

Le garçon aux yeux verts sourit, alors que le voleur rajeuni avait une illumination. Si la perle était reliée au coupable, il lui suffisait de se souvenir chaque fois qu'il avait vu Moriya Chizuka, et il parviendrait peut-être à retrouver l'endroit où il l'avait vue !

Du côté de Conan.

Le détective binoclard était debout près d'un inspecteur, qui montrait au commissaire Maigret le coton rouge qu'ils avaient trouvé dans les toilettes. Tous les inspecteurs masculins du groupe se demandaient ce qui pouvait bien sentir aussi fort. Sato plissa les yeux. Elle aussi avait déjà sentit cette odeur…

_ C'est du dissolvant !, s'exclama Ran.

Tout le monde se tourna vers elle, et la regarda avec un air qui demandait des explications.

_ Oui, continua Ran. Lorsqu'on veut enlever son vernis à ongle, on utilise ça. Ça sent très fort, je reconnais l'odeur.

_ C'est un truc de fille, quoi…, remarqua Heiji.

Il évita de justesse le poing de Kazuha, qui lui indiquait qu'elle n'avait pas apprécié la remarque.

_ Mais en quoi le dissolvant a-t-il un rapport avec ce meurtre ?, demanda Kogoro.

_ On ne sait pas encore…, répliqua Conan. Mais… est-ce que Chizuka-san a du vernis à ongle ?

_Surement, répondit un policier. Mais on n'a pas vérifié l'intérieur de son kit de maquillage.

Le chibi-détective et le son camarade de l'Ouest froncèrent les sourcils dans un bel ensemble, et sortirent. Ils retrouvèrent Kaito, dans le couloir, qui réfléchissait encore.

_ Tu ne te souviens toujours pas ?

_ Presque…

L'enfant qui n'en était pas un se replongea dans ses réflexions, avant de se souvenir de sa note mentale. Il attrapa son frère par le bras et l'entraîna de nouveau vers le compartiment. Il s'approcha de la fenêtre.

_ Ici, dit-il en pointant un point précis, j'ai trouvé un morceau de tissus gris déchiré et taché de sang. Je l'ai donné au policier, tout à l'heure.

_ Autre chose ?

_ Hm… elle a du rouge à lèvre et du vernis à ongle. Mais je ne pense pas que ce soit important…

Conan secoua la tête, et lui expliqua ce qui avait été découvert. L'ébouriffé et les deux détectives tentaient vainement de faire le lien… mais quel lien pouvait-il y avoir entre une perle, un morceau de tissus, du vernis et du dissolvant ?

Heiji, prit d'une curiosité soudaine, prit le flacon plein de liquide rouge vif, et l'ouvrit.

_ Eh !, s'exclama-t-il soudain. Tu as vu comment le pinceau est abîmé ?

En effet, le pinceau du vernis était dans un état lamentable, comme si on lui avait arraché des poils en le coinçant quelque part. Et ce n'était pas en s'en mettant sur les doigts qu'on pouvait l'abîmer comme ça…

_ C'est bizarre…tu penses qu'elle l'a utilisé pour autre chose que ses ongles ?

_ Oui. Au fait, Kaito. Tu nous avais dit que tu avais trouvé le morceau de tissus sur le bord de la fenêtre, non ? De quelle couleur était-il ?, demanda Conan.

_ Il était gris… oh !

_ Quoi ?!

_ Il était de la même couleur que le manteau de Mme. Moriya ! Tu te souviens, dans le wagon restaurant ? Elle l'avait sur elle !

_ Maintenant que tu le dis, oui… c'est une preuve supplémentaire…

_ Et je pense que la perle a dû tomber quand elle l'a tué. Elle devait l'avoir sur elle avant…

Conan et Heiji réfléchirent un instant.

_ Généralement…, murmura le détective d'Osaka. Les perles… ça va avec un collier ou un bracelet, non ?

Kaito écarquilla les yeux. Un bracelet ?

_ Hattori ! Prête-moi ton appareil photo !

_ Pourquoi ? C'est pas vraiment le moment de…

_ Discute pas !

_ Mais pourquoi ?!

_ Oh, et puis zut, hein…

Le mini-Kid disparu brutalement de leur champ de vision. Quand ils se retournèrent, ils le virent, l'appareil du détective lycéen entre les mains, faisant défiler les photos d'un air concentré.

_ Mais comment il a fait ça ?, demanda le détective de l'Ouest.

_ Ça fait partie des choses que je t'expliquerai plus tard. Kaito ? Tu as trouvé ce que tu cherchais ?

L'ébouriffé ne répondit pas tout de suite, et les deux détectives regardèrent par-dessus son épaules. Il regardait les photos prises dans la tour de Tokyo. Il s'arrêta sur l'une d'entre elles en particulier. Un bras se trouvait en partie devant l'objectif, et elle était un peu floue, mais on pouvait clairement voir une manche grise et un bracelet de perle.

_ C'est celle que j'ai prise au moment où elle m'a bousculé !

Il sourit innocemment aux deux autres, qui le lui rendirent. Heiji lui ébouriffa les cheveux.

_ Bravo, gamin. Et je crois bien que j'ai une idée à propos de l'état du vernis.

_ Je suis pas un gamin !

Mais il était déjà sorti. Les deux faux-enfants le suivirent. Il s'arrêta devant les toilettes.

_ Inspecteur Takagi !, appela-t-il en voyant le policier. Je peux vous poser une question ?

_ Oui, bien sûr…

_ Est-ce que vous avez regardé en détail le verrou extérieur de la porte ?

_ Non…

_ Vous pouvez le faire ?

L'homme s'accroupit devant la porte, et observa le verrou, les sourcils froncés. Son regard s'éclaira soudain.

_ J'ai trouvé quelque chose !

Aussitôt, les deux détectives et le voleur se trouvaient derrière lui, alors qu'il attrapait une petite pince et retirait ce qui ressemblait à des poils de pinceau du verrou. Il les montra aux plus jeunes, qui firent, à cet instant précis, exactement le même sourire.

_ Je vois… C'était donc ça…

Ils se tournèrent comme un seul homme vers le policier.

_ Inspecteur Takagi…, commença Conan. On a autre service à vous demander…

_ Et si vous pouviez appeler tout le monde dans la cabine où le meurtre a eu lieu…, ajouta Heiji.

_ Vous voulez dire que… ?

_ Oui. On a résolu le mystère !

Ils partirent vers la scène du crime quand la réalité les frappa.

_ C'est bien beau, tout ça…, marmonna Kaito. Mais on n'a pas de mobile.

A cet instant précis, Akechi passa à côté d'eux.

_ Vous savez… j'ai entendu dire des policiers que Mme. Moriya allait devenir présidente de la firme Moriya et récupérer l'argent de l'assurance vie de son mari… qui s'élève à 650 millions de yens. Si M. Moriya était mort plus tard, tout cela serait revenu à un de ses amis et collaborateur.

Il continua son chemin, sans se soucier des trois paires d'yeux fixées sur lui. Les trois garçons se regardèrent, et se sourire.

_ Bah… j'imagine qu'on a notre mobile…

Quelques minutes plus tard

Les inspecteurs Takagi, Sato et Chiba, le Commissaire Maigret, ainsi que Kogoro, Ran, Kazuha, Cordelia, Victoria, Akechi, et la femme de la victime se trouvaient maintenant sur le lieu du crime, en face de Kaito, Conan et Heiji. Ces trois derniers portaient le fameux « sourire-de-celui-qui-a-compris » qu'on avait encore jamais vu sur le visage du mini-Kid.

_ Pourquoi sommes-nous ici ?, demanda Mme. Moriya, l'air inquiet.

_ Pour entendre la vérité sur cette affaire, répliqua Heiji.

_ Quoi ?! Mais mon mari est mort à cause d'un voleur ! C'est ce qu'on dit les policiers !

_ C'est vrai, Hattori-kun, intervint Maigret. Pour preuve, son portefeuille et ses papiers ont tous disparus…

_ C'est normal, le coupa le détective de l'Ouest. Puisque le coupable les a enveloppés dans son manteau avant de les jeter par la fenêtre, se débarrassant ainsi d'un vêtement couvert de sang, de l'arme du crime et masquant son meurtre prémédité en vol qui a mal tourné !

_ Quoi ?!

Cordelia sauta de joie, provoquant un soupir chez Victoria. D'ailleurs, la blonde fronça les sourcils en voyant son demi-frère sourire de la même manière que les trois détectives.

_ Ils ont découvert la vérité-euh~ !, chantonna la brune.

Conan prit le relais.

_ Bien sûr… quand nous disons le coupable…

Il pointa le coupable en question du doigt.

_ Cela signifie vous, Moriya Chizuka !

La femme eut un mouvement de recul, l'air horrifié.

_ V-Vous dites que j'ai tué mon mari ?! M-Mais enfin… c'est impossible ! J'étais aux toilettes au moment de sa mort !

_ C'est très simple, en réalité, continua le détective rajeuni. Oui, vous êtes allées aux toilettes, mais votre mari était déjà mort !

_ Quoi ?!

_ Vous avez pris votre trousse à maquillage. Plus précisément, votre vernis à ongle. Ensuite, vous êtes allée aux toilettes une première fois. Il y a peu de monde, dans ce train. La probabilité qu'on vous voit était faible. Vous vous êtes donc arrangée pour qu'un témoin puisse dire qu'il vous a vue sortir et que M. Moriya était bien vivant.

_ Vous êtes donc allée aux toilettes, reprit Heiji. Mais sur le chemin, personne ne vous a vue. Vous vous êtes arrêtée devant la porte. Pour être certaine que personne n'entre alors que vous venez de tuer votre mari, et donc au moment où vous avez besoin d'y être, vous avez appliqué du vernis à ongle sur la partie verte du verrou, donnant ainsi l'impression que la porte était fermée et que c'était occupé. Vous êtes retourné à votre cabine, tué votre mari, jeté votre veste, l'arme du crime et son portefeuille par la fenêtre…

_ … et vous êtes retournée aux toilettes, termina Kaito. Mais avec votre sac à main, pour cacher le coton et le dissolvant que vous avez emmené avec vous. Devant la porte, il n'y avait personne… tout le monde était allé aux autres toilettes, de l'autre côté du wagon. Vous avez sorti du coton, l'avez imbibé de dissolvant et avez retiré le vernis sur le verrou. Vous avez ensuite attendu que quelqu'un passe et vous vous êtes arrangée pour qu'il vous voit entrer. Une fois à l'intérieur, vous avez jeté le coton, et vous avez attendu quelques minutes. C'est à ce moment-là que je suis arrivé, et que vous êtes sortie…

_ Vous êtes retournée à votre cabine, conclut Conan, et vous avez « découvert » le cadavre de votre mari. Quand à votre dissolvant, il a dû rejoindre votre veste etc.

Un lourd silence plana un instant, alors que Victoria, l'air de ne pas trop y croire, fixait celui qu'elle avait traité de gamin quelques heures plus tôt.

Cet enfant est-il vraiment un enfant ? Et son « frère » qui sort de nulle part… c'est un enfant aussi ?

Elle était si absorbée par cette pensée qu'elle manqua le nouveau sourire d'Akechi, tellement identique à celui d'Heiji…

Néanmoins, il pâlit, son sourire disparu brutalement et il sortit précipitamment.

_ Excusez-moi… mal des transports…

Cordelia pouffa et Victoria, tirée de sa réflexion, leva les yeux au ciel.

_ Oi, oi…, grogna Kogoro. Comment peux-tu savoir ça ? T'es sûr que tu n'as pas fait d'erreur ?

_ C'est vrai !, se reprit Mme. Moriya. Quelles preuves avez-vous ?!

_ Elle a raison, Hattori-kun… vous ne pouvez pas accuser sans preuves…

_ La perle.

Tous se tournèrent vers Kaito, qui avait l'appareil photo d'Heiji à la main.

_ La perle ?, demanda l'accusée.

_ Oui. La perle. Dites, Mme. Moriya… qu'avez-vous fait de votre bracelet ?

Elle pâlit.

_ Q-Quel bracelet ?!

_ Celui que vous portez sur cette photo.

Il montra la photo en question. C'était celle qui avait été ratée à la tour, lorsque la femme lui était rentrée dedans.

_ J-Je… l'ai perdu…

_ Ah oui ? Quand ça ? Quand vous avez poignardé votre mari ? Il a essayé de se défendre, n'est-ce pas ? Il a agrippé votre bracelet, et il s'est cassé. Vous avez essayé de récupérer toutes les perles, mais vous en avez manqué une…

L'Inspecteur Takagi s'avança, et tendis un petit sachet contenant une perle.

_ Si cette perle est une de celles qui étaient sur votre bracelet, nous tenons une preuve. De plus, en regardant bien, on peut voir des traces de sang, dessus. Elle a dû rouler dans une flaque. C'est la preuve qu'elle est tombée après la mort de M. Moriya.

_ Mais j'aurais pu la faire tomber après avoir découvert le corps !

Maigret allait protester, mais Conan le coupa.

_ C'est vrai. Mais le pinceau de votre vernis à ongle est abîmé, et on en a retrouvé des poils coincés dans le verrou. N'est-ce pas, Inspecteur Takagi ?

Encore une fois, l'homme hocha la tête et sortit un autre petit sachet.

_ De plus, ajouta Takagi, vos empreintes ont été retrouvées sur le morceau de tissus qui était coincé sur le bord de la vitre.

La femme allait protester, mais deux policiers entrèrent.

_ Commissaire ! Nous avons retrouvé une veste grise couverte de sang, ainsi que le portefeuille de la victime et ce qui semble être l'arme du crime !

_ Ce couteau, conclut Heiji, doit être couvert de vos empreintes. C'est la preuve irréfutable de votre culpabilité.

Mme. Moriya fixa les trois garçons, avant de tomber à genou.

_ … C'est vrai… je l'ai tué… Il voulait démissionner et léguer l'entreprise à un autre ! Alors que nous avions travaillé ensemble pour sa création ! C'est pour ça que, avant qu'il n'en face l'annonce officielle… je l'ai tué…

Les policiers passèrent les menottes à Mme. Moriya.

Ran et Kazuha soupirèrent de soulagement.

_ Ouf… cette affaire est résolue. Maintenant, on peut profiter du voyage à Osaka !

Akechi, fraîchement revenu des toilettes, sourit en voyant le sourire qu'arborait Ran et son amie (surtout Ran, en fait), et se tourna vers Heiji, Kaito et Conan.

_ C'est terminé, alors ?

_ Ouais…c'est grâce à toi qu'on a trouvé le mobile, répondit Heiji.

_ N'empêche que…, dit-il en faisait un sourire étrange, c'était aussi simple que ça… comment avez-vous fait pour ne pas comprendre plus tôt ?

Sur ces mots, il partit rejoindre sa sœur, ce même sourire étrange aux lèvres. Les deux détectives et le voleur le regardèrent s'éloigner, avant de se regarder entre eux, et la même conclusion jaillit dans leurs esprits.

Il savait tout depuis le début ?!


Voilà, c'est la fin du chapitre...

On a essayé le correcteur orthographique du site...il trouve des fautes bizarres...pour "Heiji", il dit qu'il faut écrire "Henri" (rassurez-vous, JAMAIS nous ne nous permettrons un tel sacrilège...)

Donc, je vous dit à la prochaine, et s'il vous plait, si vous nous trouvez longues, n'hésitez pas à le faire savoir par PM...

Nous ne savons pas non-plus à quelle fréquence paraîtront les chapitres de "Little Stories". Tout dépendra de notre dose d'inspiration et de notre capacité à faire des délires du moment.

A la prochaine ~ 3

Shaina et Chû.