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Hola !
Je tenais à vous remercier pour les reviews, les follows & les fav parce que ça me motive encore plus à écrire alors MERCI \o/ Les trois premiers chapitres sont toujours les pires à écrire pour moi alors j'espère que celui-ci vous plaira tout autant que le premier.
Bonne lecture ! :)
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Disclaimer : Tout est à James Dashner
« Les clés, Thomas.
- Pardon ?
- Donne moi tes clés. »
Depuis près de deux heures, Thomas se baladait dans les rayons de la librairie pour faire semblant de ranger les comics (alors qu'ils étaient déjà tous rangés vue que presque personne ne les toucher mis-à-part lui) devant Janson qui guettait chacun de ses pas. Celui-ci avait apparemment décidé de venir plus souvent faire un tour ici, au grand damne du jeune homme qui avait bien du mal à le supporter depuis toujours. Et voilà que son patron venait de lui demander ses clés !
« J'en ai besoin pour faire la fermeture quand vous déciderez de vous tirer sans me prévenir comme tous les jours, répliqua Thomas. »
Thomas n'avait même pas fait attention au ton qu'il employait avec Janson pour la simple et bonne raison que le plus âgé commençait sérieusement à lui taper sur le système et de toute façon, il ne réagissait jamais quand il lui adressait la parole de cette manière.
« Allons Thomas, ce n'est pas bien de faire de telles insinuations alors que je fais tout pour que cette librairie tienne encore la route, répondit Janson avec un petit sourire qui ne faisait que l'enlaidir d'avantage.
- Bien sûr, souffla Thomas en ne pouvant pas s'empêcher de lever les yeux au ciel. Pourquoi voulez-vous mes clés ?
- Est-ce là une manière de parler à ton cher patron ? »
Le brun observa son dit patron d'un air ahuri tout en remettant en place un comics puis il se tourna vers lui, les bras croisés, n'étant visiblement pas décidé à laisser gagner Janson sur ce coup-là. Il était certain qu'il avait quelque chose derrière la tête, comme à chaque fois qu'il lui adressait la parole à vrai dire. Alors il ne fallait pas s'étonner de sa méfiance.
Janson haussa un petit sourcil en observant Thomas qui ne le lâchait pas des yeux, se contentant d'attendre et de rester silencieux jusqu'à ce qu'il se décide à enfin lui avouer pourquoi il tenait absolument à avoir ses clés. Et il capitula au bout de quelques secondes en se rendant compte que son employé ne lâcherait pas l'affaire sur ce coup-là. Il soupira en roulant des yeux avant de se décider à prendre de nouveau la parole.
« J'ai perdu les miennes. »
Thomas secoua la tête en l'entendant. Sérieusement ? Et pourquoi n'était-il même pas étonné ? C'était du Janson tout craché. Il avait bien envie de lui balancer un « abruti » particulièrement bien placé mais il ne devait pas lui manquer de respect à ce point-là même si là, c'était plus que tentant pour lui.
« Je vous répète juste que j'ai besoin des miennes pour faire la fermeture alors je vous les passerai à ce moment-là, répondit Thomas d'un ton qui signifiait que la discussion était terminée pour lui sauf que Janson n'avait pas l'air de l'avoir bien compris.
- Non, Thomas... Tu ne comprends pas... Je les veux maintenant.
- Et je fais comment pour ce soir ?
- Je vais aller faire un double et je te les passerai demain.
- Comme la dernière fois où vous deviez aller chercher une commande et que j'ai du y aller une semaine après à votre place ? »
Les deux hommes commencèrent à partir dans une grande discussion sur les clés et quiconque passerait à cet instant-même et les entendrait dans ce débat fort enrichissant se poserait certainement des questions. Thomas ne voulait pas passer ses clés et Janson, n'ayant aucune confiance à celui-ci. Il commençait à le connaître depuis le temps qu'il travaillait ici et à chaque fois, il se faisait avoir alors pas cette fois.
« SI TU NE ME PASSES PAS TES CLÉS TOUT DE SUITE, JE LE DIS A TA MÈRE ! »
Thomas écarquilla les yeux et observa Janson, rouge de colère. C'était une menace digne des enfants se trouvant encore en maternelle, et pourtant cela marchait très bien sur lui pour la simple et bonne raison que sa mère n'hésiterait pas à lui passer un savon si elle savait qu'il avait désobéi à son patron. Il l'entendait déjà lui dire « Voilà Thomas, les grandes études te seraient allés mieux ! » et « Tu aurais dû m'écouter, je sais ce qui est le mieux pour toi ! » et il n'avait aucune envie de se lancer dans ce sujet assez fâcheux avec sa mère. A contre cœur, il sortit les clés de sa poche et les tendit à Janson qui s'empressèrent de les prendre avec un air victorieux sur le visage avant de se diriger vers la sortie. Thomas le suivit en se demandant à quoi il jouait et quand Janson ouvrit la porte et lui montra d'un signe, il eût peur de comprendre.
« La journée est finie, Thomas. Profites-en pour te reposer un peu, tu m'as l'air à cran en ce moment ! Lui lança Janson avec un sourire narquois que le brun avait bien envie de lui faire ravaler.
- C'est seulement deux heures de l'après-midi, protesta Thomas en devinant que de toute façon il n'avait rien à dire comme c'était l'autre qui avait ses clés maintenant.
- Du balais, oust !
- Mais il y a des gens qui vont peut-être passer... »
Thomas n'était pas crédible et il le comprit quand Janson éclata d'un grand rire faussement joyeux en le fixant comme s'il était le dernier des crétins. Il pensait fortement à Newt à ce moment-là pour la simple et bonne raison qu'il était encore le seul à passer et qu'il allait sûrement se retrouver comme un idiot devant le magasin fermé pour la première fois. Bon, ce n'était pas vraiment son problème à vrai dire mais quand c'était le seul client encore fidèle... Autant essayer de le garder encore un peu. Il se résigna néanmoins à obéir à Janson et prit sa veste avant de sortir de la librairie non sans jeter un regard noir à l'énergumène qui lui servait de patron.
« Passe le bonjour à ta mère de ma part ! Lui dit Janson en fermant la porte de la librairie avant de partir d'un pas pressé de l'autre côté de la rue.
- C'est ça..., marmonna Thomas. »
Puis il se rendit compte que Janson n'avait pas fermé la porte à clé et il voulut l'appeler pour le rattraper mais celui-ci l'ignora royalement. Thomas bouillonnait intérieurement, n'ayant qu'une envie : dire ses quatre vérités à son patron totalement inconscient. Que devait-il faire ? Rester dans la librairie jusqu'à ce que Janson se décide à revenir (et cela pouvait parfois être dans quelques jours seulement) ou partir et laisser la librairie aux mains de n'importe qui qui passait par là ? De toute façon, personne ne faisait attention à ce magasin alors... Et ce n'était pas son soucis si Janson était un crétin né.
Il faisait aussi froid que hier et le jeune homme était bien décidé à rentrer chez lui. Il commença alors à marcher le long du trottoir, les mains dans les poches et arriva quelques minutes plus tard devant chez lui. Sa mère travaillait à cette heure-ci, il allait donc se retrouver tout seul et il sortit les clés se trouvant dans la poche arrière de son jean. Thomas tenta d'introduire la clé dans la serrure mais il avait beau insisté, rien n'y faisait. Elle n'était pas décidée à rentrer. Il fronça les sourcils en observant la clé et sentit son corps se raidir quand il se rendit compte de sa connerie.
« Mais quel con ! S'écria-t-il en regardant la clé de plus près. »
Il avait bel et bien donné les clés de sa maison à Janson au lieu des clés de la librairie. Et Thomas n'eût qu'une envie à cet instant-même : sauter de son propre toit.
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Au lieu d'attendre sa mère qui ne revenait que le soir, Thomas avait décidé de rebrousser son chemin jusqu'à la librairie qu'il avait fermé pour de bon avant d'envoyer un message à Brenda pour lui demander à quelle heure celle-ci finissait. Elle n'allait pas tarder à sortir de son dernier cours alors il allait en profiter pour passer la voir directement à l'université. Pour une fois que ce n'était pas elle qui venait le chercher... Janson lui avait bien dit que sa journée était terminée et pour une fois, il n'avait aucune envie de rester à la librairie et s'ennuyer ferme en espérant voir un client arriver.
Thomas se dirigeait donc vers la seule et unique université de cette ville, espérant juste ne pas avoir à attendre trop longtemps. Une fois arrivée devant celle-ci, il attendit tout en faisant semblant de regarder son portable alors qu'il n'avait rien à faire dessus. Il réfléchissait en même temps à comment régler le problème de ses clés parce que connaissant sa mère, s'il lui disait qu'il les avait donné à Janson au lieu des clés de la librairie, elle allait lui faire passer un mauvais quart d'heure. Il n'était pas le genre de type à vraiment faire attention et il ne faisait que le prouver d'autant plus à l'heure actuelle.
Cela faisait dix bonnes minutes que Thomas attendait Brenda dans le froid, se demandant ce qu'elle fichait alors que certains commençaient déjà à sortir, quand une voix masculine se fit attendre non loin de lui.
« Et après c'est moi le stalker ! »
Thomas entendit un petit rire moqueur et ses yeux se posèrent sur la personne qui venait de lui adresser la parole. Newt. Il rangea aussitôt son portable tout en l'observant avec un sourcil haussé. Il n'avait aucune idée que celui-ci étudiait ici aussi... Mais après tout, il ne le connaissait pas et puis ce n'était pas vraiment étonnant.
« Que veux-tu, je ne peux déjà plus me passer de toi, répliqua Thomas d'un ton sarcastique.
- Je vois ça. T'attends qui, ta copine ?
- Les gens qui posent cette question sont souvent ceux qui veulent savoir d'une manière qu'ils croient discrète si la personne à qui ils parlent est célibataire ou non.
- Merde, tu m'as eu, répondit Newt avec un sérieux déconcertant. »
Newt sortit un paquet de cigarette de sa poche et en plaça une entre ses lèvres avant de lui lancer un regard interrogateur tout en lui en tendant une. Thomas se contenta de hocher la tête car il ne fumait pas et l'autre garçon haussa les épaules avant de ranger son paquet et de s'allumer la sienne à l'aide de son briquet.
« Et donc, tu attends qui ? Insista Newt avec un sourire indéchiffrable pour Thomas.
- Une amie, Brenda.
- Et tu ne devrais pas être à la librairie à cette heure-ci ? »
Thomas souffla en observant le blond. Il ne comprenait pas pourquoi celui-ci se mettait soudainement à lui adresser la parole d'une manière presque normale alors que hier encore, il lui lançait des remarques ironiques sur sa manière de faire avec les clients. Peut-être Newt essayait seulement d'être sympathique mais lui ne pouvait s'empêcher d'être méfiant avec lui. Il lui trouvait des airs insupportables depuis toujours et cela n'allait pas lui passer uniquement parce qu'il avait décidé de se la jouer autrement aujourd'hui.
« J'ai beau réfléchir, je ne vois pas ce que ça peut te faire en fait, répondit avec naturel Thomas tout en plantant ses yeux dans ceux de son interlocuteur. »
Newt tirait sur sa cigarette et la mit entre ses doigts alors qu'un sourire en coin se dessiner sur son visage.
« N'oublie pas que je suis le seul à encore vouloir mettre mes pieds là-dedans alors j'aime autant savoir si elle est fermée, répliqua-t-il sans lâcher du regard le brun. »
Thomas avait presque oublié ce léger détail, presque. Parce qu'il était bel et bien conscient que Newt était le seul à acheter des comics dans cette librairie qui ne tarderait sûrement pas à fermer pour de bon un jour ou l'autre. Il voulût lui répondre mais d'autres personnes se mirent à sortir de l'université et un asiatique s'avançait vers eux. Celui-ci se planta au côté de Newt et se mit à l'observer de haut en bas sans aucune gêne.
« C'est qui ce tocard ? Demanda l'inconnu à Newt sous les yeux de Thomas qui avait du mal à réaliser que c'était lui qui venait de se faire appeler de cette manière.
- C'est Thomas, un type qui travaille à la librairie de comics.
- Il a vraiment l'air d'un tocard.
- Minho, quand est-ce que tu apprendras à te tenir en société ?
- Je suis là, dit soudainement Thomas en faisant un petit signe de la main aux deux autres garçons qui ricanaient bêtement sans faire attention à sa présence. »
Thomas jugea le dit Minho comme étant ce genre de type qui se croyait au-dessus des autres et qui n'hésitait pas à dire ce qui lui traversait l'esprit en se fichant totalement de l'avis des autres. Et disons les choses clairement, il n'appréciait pas vraiment de se faire traiter de tocard par le premier venu. Il ne se demandait même pas comment Newt connaissait son prénom, sûrement grâce à Janson qui le gueulait à tout bout de champ. Et il ne lui tardait plus qu'une chose à présent : que Brenda arrive au plus vite car il n'allait pas pouvoir se la fermer bien longtemps.
« Bon, on y va ? Dit Minho à s'adressant toujours uniquement à son ami.
- Ouais. »
Thomas fût soulagé de savoir que les deux autres allaient s'en aller, surtout qu'il venait d'apercevoir Brenda dans la foule des étudiants en compagnie de quelqu'un. Il les ignora donc royalement quand ils décidèrent de partir mais la voix de Newt retentit une dernière fois à ses oreilles.
« T'as intérêt à être à la librairie demain, c'est la sortie d'un nouveau comics de DC. »
Thomas se contenta de lui lancer un regard indifférent et Newt lui répondit par cet espèce de sourire moqueur qu'il ne supportait pas. La minutes d'après, il se retrouva enfin seul et Brenda quitta le jeune homme avec lequel elle était pour venir à sa rencontre.
« Ça faisait longtemps ! S'exclama Brenda avec un grand sourire. »
Elle lui plaqua un baiser sur la joue et Thomas lui rendit son sourire tandis qu'ils commençaient tous les deux à prendre le chemin jusqu'à chez eux. Ils n'habitaient pas loin l'un de l'autre alors autant en profiter, surtout qu'elle était une des rares personnes à qui il parlait dans cette ville. Lui allait devoir attendre devant lui le retour de sa mère mais au moins, il avait un peu réussi à s'occuper pendant cette journée même s'il n'avait plus les clés de chez lui.
« Tu connais Newt et Minho ? Le questionna Brenda avec une curiosité évidente sur le chemin.
- Non, seulement Newt. Enfin connaître est un grand mot, c'est encore le seul client de la librairie. Pourquoi, tu les connais ?
- Minho s'engueule tout le temps avec Jorge, celui avec qui tu m'as sûrement vu sortir de l'université. Alors disons que mes relations avec lui ne sont pas au beau fixe. »
Thomas n'était pas étonné que Brenda ne s'entende pas avec Minho. En même temps, si l'asiatique s'amusait à traiter de tocard tout ceux qu'il croisait, alors c'était certain que peu de personne pouvait le supporter. Il se tourna alors vers la jeune femme sans cesser de marcher.
« Et Newt ?
- C'est le seul à réussir à calmer Minho quand il part dans ses crises de diva. Il est sympa. Un peu emmerdeur quelques fois sur les bords, mais sympa. »
Thomas ne pût retenir son rire en entendant son amie comparer Minho à une diva. C'était vrai que aujourd'hui, Newt lui avait paru presque sympathique. Presque, il ne fallait pas non plus trop lui en demander. Mais dés que son meilleur ami était arrivé, il l'avait de nouveau trouvé tout simplement insupportable. Il ne comprenait vraiment pas les personnes totalement différentes quand elles étaient sans des amis et avec des amis. Et c'était l'impression que lui avait donné Newt, différent. En fait, il n'arrivait pas à déterminer ce qu'il pensait de Newt. Et puis de toute façon, ce n'était pas comme si c'était d'une grande importante. Il était ce foutu vendeur dans une librairie qui allait tomber en faillite dans peu de temps, et lui le seul client qui s'obstinait à se ramener tous les jours pour acheter un comics. Ni plus, ni moins. Et c'était très bien de cette manière.
« Ça se passe bien à la librairie ? Comment ça se fait que tu pouvais venir me chercher ? Enchaîna Brenda qui comme d'habitude avait du mal à s'arrêter quand elle était lancée.
- Longue histoire..., souffla Thomas. »
Mais il se décida tout de même à lui raconter ce qui s'était passé avec Janson, la manière dont il avait inversé les clés, et qu'il s'était retrouvé coincé hors de chez lui. Il suffisait de voir le visage de Brenda pour comprendre qu'elle se retenait de rire de sa bêtise et quand elle se décida enfin à le faire, Thomas lui donna un petit coup de coude dans les côtes avant de rire à son tour. Comme disait ce cher Minho, aujourd'hui, il avait bel et bien été un tocard de première mesure.
