Suite et fin de l'histoire.

Merci Nourann et Jade181184 pour vos commentaires toujours appréciés !.

Et Merci à Paige0703 pour son soutien sans faille.

Bonne lecture !

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A 20H précise, Reese vit son partenaire descendre d'un taxi. Il attendait devant la galerie depuis quelques minutes, persuadé qu'il ne serait pas en retard. Il passa un doigt sous son col, nerveux.

-« Votre nœud est de travers M Reese » commenta Finch « Vous devriez éviter de tirer dessus sans cesse »

-« Désolé Finch. Ce n'est pas un de mes accessoires préférés » grogna Reese « Déjà la cravate j'ai du mal, mais ça… » Ajouta t-il plus bas

Finch eu un sourire ironique

-« Dommage M Reese, vous portez fort bien le smoking » dit-il prenant soin de cacher son admiration derrière son air moqueur.

-« Honnêtement Finch, il n'y a que vous pour être à l'aise là dedans » « et pour être aussi élégant » songea t-il pour lui-même

Ils pénétrèrent dans la galerie où une trentaine de personnes déambulaient déjà.

-« L'exposition principale est accessible sur invitation » expliqua Finch « Mais il y aussi un accès VIP pour admirer la pièce principale de l'exposition la « Dogana et Santa Della Salute » prêtée par la Nationale Gallery of Art de Washington. Il est exceptionnel qu'un tel tableau soit exposé dans une petite galerie, d'où les mesures de sécurité renforcées »

-« Et nous faisons parti de la liste des VIP ? » demanda distraitement Reese, occupé à inspecter la salle et les invités.

-« Bien sur M Reese »

-« Je ne sais même pas pourquoi j'ai demandé » commenta Reese.

-« D'après les plans, cet immeuble est un véritable bunker avec un code d'accès spécifique à chaque salle privée » énonça Finch.

-« Je doute que ce soit le genre de code qui vous résiste » constata l'ex agent avec un haussement d'épaule.

-« D'où la nécessité de ma présence » argua l'informaticien.

Reese lui lança un regard contrarié mais ne répondit pas.

Ils firent quelques pas, agissant comme les autres invités. Ils franchirent une porte, longèrent un couloir, dans lequel Reese repéra la porte d'un ascenseur, puis entrèrent dans la seconde salle dédiée à l'exposition Turner. La salle était toute en longueur, étonnement étendue pour la dimension de l'immeuble. Reese repéra Anthon au fond de la salle.

-« Anthon semble nerveux » remarqua t-il

-« Hum ? » répondit Finch distraitement, absorbé dans la contemplation d'une aquarelle reproduisant un paysage du peintre.

John se moqua de lui :

-« Je sens que vous êtes vraiment au maximum de votre concentration Harold, mais pas sur le bon sujet »

Finch grogna.

-« Vous vous trompez M Reese »

-« Vraiment ? Que vous ai-je dit alors ? »

-« Hé bien que… » Finch fronça les sourcils, réalisant qu'il n'avait réellement pas écouté.

-« M Reese c'est vous l'agent, moi je ne suis que votre accompagnateur » trancha t-il

John sourit franchement

-« Vous préférez faire preuve de mauvaise foi plutôt que d'avouer que vous ne m'écoutiez pas ? »

Finch fit la moue. Reese ne résista pas à la tentation.

-« En tous cas cela me renseigne sur vous »

-« A quel sujet ? » questionna Finch intrigué.

-« Sur le fait que ma compagnie est moins intéressante qu'un bon tableau pour vous. Je prends note » affirma t-il l'air faussement déçu.

Finch l'observa. Il n'hésita qu'un instant. Sa décision prise.

-« Vous vous trompez M Reese et vraiment cette fois ». Il le fixa droit dans les yeux et ajouta :

-« Il n'est rien qui me paraitra jamais plus important que votre compagnie »

John lui jeta un regard étonné, stupéfait par cet aveu. Comme Finch le fixait toujours, comme en attente d'une réaction, il l'observa, cherchant ce qu'il devait dire, ce que Finch voulait entendre…

Mais il n'eut pas le temps de répondre.

Un déclic sonore résonna dans la salle, faisant taire toute les conversations. Reese se tourna vers Anthon. Il se tenait toujours au fond de la salle près du pupitre, à gauche du buffet. A droite il aperçu la porte donnant sur la salle où était exposé le tableau prêté par le musée de Washington.

Il vit alors les trois serveurs abandonner leurs plateaux et s'emparer chacun d'une arme en fouillant sous les tables. Le chef de rang les imita.

D'instinct, il poussa Finch derrière lui d'un geste protecteur.

Une vague de panique se répandit parmi les invités bloqués dans la salle.

-« Un vol » souffla Reese « C'était trop tentant »

Son regard restait fixé sur Anthon qui ne bougeait toujours pas. « Il ne semble pas avoir peur » remarqua t-il.

Un des voleurs entreprit de faire passer un sac dans la salle, exigeant que chacun y abandonne son portable. Reese remis le sien et celui de Finch. Pendant ce temps, le second surveillait les invités et le troisième, suivant le chef, se saisissait du directeur de la galerie pour l'entrainer dans le bureau.

-« Vous devez vous rapprocher d'Anthon M Reese » lui chuchota Finch.

-« Il nous faut un prétexte pour traverser la salle »

-« Vous devez y aller seul. Ce sera plus discret » protesta Finch.

-« Vous venez avec moi Harold. Je ne vous laisse pas aussi loin de moi » répondit John d'un ton catégorique.

-« M Reese, dois je vous rappeler que je ne suis pas le numéro ? »

John le fixa d'un regard intense. L'informaticien se troubla.

-« M Reese ? »

John le saisit par le bras.

-« Non Harold, vous n'êtes pas notre numéro, mais pour moi vous êtes bien plus que cela, bien plus précieux que tout les numéros »

Finch le fixa les yeux écarquillés, mais cette fois John soutint son regard comme Finch l'avait fait quelques instants plus tôt. L'informaticien sentit sa respiration se bloquer dans sa gorge en réalisant ce que signifiaient ces simples mots. Etait-ce la réponse à sa précédente remarque ? La preuve de leur accord ? D'un lien réel entre eux ?

-« Je vous suis » souffla t-il enfin.

-« Faites semblant d'être souffrant, appuyez vous sur moi »

Finch obéit. Il frissonna en prenant appui sur le bras de l'ex agent. Ils firent quelques pas mais l'un des hommes les arrêta :

-« Ou pensez vous aller vous deux ? » demanda t-il en braquant son arme vers eux.

Reese prit un ton plaintif.

-« Mon patron ne se sent pas bien. Je voulais juste lui faire boire un verre d'eau. Il y a une fontaine à eau là bas » dit-il en désignant le fonds de la pièce.

Finch mima un malaise, s'appuyant un peu plus contre son partenaire, et ce fut au tour de John de frissonner en le sentant étroitement pressé contre lui.

-« Vous n'avez qu'à l'assoir par terre et je vous laisserai aller prendre un gobelet » grogna le voleur.

Reese se raidit.

-« En fait il y a des fauteuils près de la fontaine. Je veux juste l'installer et lui donner de l'eau » plaida t-il

-« Tu tiens à ton patron toi on dirait ? » ricana le braqueur.

-« Le boulot est bien payé » commenta Reese avec un haussement d'épaules désinvolte.

L'homme le dévisagea.

-« Un geste dans la mauvaise direction et je tire »

-« Ok » répondit l'ex agent en hochant la tête. Il entraina Finch de l'autre côté de la salle, longeant le mur. L'informaticien accentua volontairement ses difficultés pour paraître plus vulnérable. Parvenu de l'autre côté, Reese le cala dans un fauteuil, puis lui amena de l'eau, attentif à ne pas faire de gestes brusques car il sentait en permanence le regard du braqueur sur lui. Ceci fait, il se posta près du fauteuil d'un air nonchalant. Le voleur fini par hausser les épaules et se remit à observer l'autre côté de la salle.

-« Très bien » chuchota Reese « Anthon est juste à côté »

Finch approuva de la tête.

-« Et moi, je suis assez près ? » questionna t-il avec un demi sourire.

Reese le fixa un instant.

-« Je m'en contenterais » répondit-il sur le même ton.

-« En cas de problème jetez vous au sol, c'est plus sur, compris ? »

Les deux serveurs scrutaient la salle, tandis que le troisième ressortait du bureau, trainant toujours le directeur, qui arborait maintenant une marque sur le visage, précédé du chef qui déverrouilla la porte donnant accès à la salle d'exposition du tableau principal. Le directeur lui ayant sans doute avoué le code.

-« Ils veulent s'emparer du tableau prêté par le musée » chuchota Reese.

-« C'est de loin celui qui a le plus de valeur »

-« Mais si leur plan fonctionne, ils repartiront simplement avec le tableau. Pourquoi Anthon serait-il plus exposé qu'un autre otage ? Le directeur est en première ligne »

Finch paraissant aller mieux, Reese fit semblant de l'aider à s'assoir à côté des autres invités. Il l'installa près d'un grand bac décoratif garni de plantes derrière lequel il pourrait éventuellement se glisser. Il y serait moins exposé que dans le fauteuil. Puis il s'accroupit à proximité, près à bondir à la moindre menace.

Une femme lança :

-« Et la police ? Ils devraient pas déjà être là ? »

-« Ils ont dû arriver sans faire de bruit » suggéra son voisin.

-« Il faudrait que l'alarme se soit déclenchée » grogna un troisième « on a rien entendu »

-« C'est une alarme silencieuse bien sur » commenta la femme. « Mais une des plus sophistiquée qui existe, très complexe avec des tas de code pour l'allumer et l'éteindre »

-« Comment le savez-vous ?» questionna Finch intrigué.

-« Je suis la belle sœur du directeur » se rengorgea la femme. « Ma sœur m'a montré l'alarme, il faut des tas de code » répéta t-elle dans le but évident d'impressionner ses interlocuteurs, « pour activer, pour désactiver. Arthur a des chiffres plein la tête »

-« Et je suppose que seul votre beau frère les connaît ? » demanda Finch.

-« Non. Son assistant aussi. Il faut bien pour ouvrir et fermer la galerie. Mais c'est un jeune sérieux. Un étudiant bien noté »

-« Anthon ? » souffla Finch.

-« Possible. Je ne retiens jamais les noms »

Finch échangea un regard perplexe avec Reese. Ils partageaient la même idée. Si la police ne se manifestait pas au bout de 12 minutes, c'est que quelqu'un avait désactivé l'alarme pour qu'elle ne soit pas avertie. Et ils n'étaient que deux à pouvoir le faire…

Reese se pencha vers son partenaire pour lui parler à l'oreille ne voulant pas être entendu des autres invités.

-« Anthon doit être dans le coup » suggéra t-il.

-« Avec un téléphone j'aurais pu hacker le système de sécurité et enclencher l'alarme » chuchota l'informaticien.

John ne répondit pas mais sa main glissa lentement vers la poche arrière de son pantalon et il en tira le téléphone en question.

-« Comment ? » souffla Finch.

-« Vous êtes bon avec un ordinateur et moi je suis bon avec mes mains » chuchota Reese avec un sourire moqueur.

-« Ca je peux le confirmer » répliqua spontanément Finch. Ils échangèrent un regard. Dialogue muet.

John posa la main sur le bras de son partenaire.

-« Attendez le bon moment, personne ne doit vous voir. Restez derrière moi » murmura t'il

Pris d'une inspiration, il ôta sa veste et la posa sur Finch.

L'informaticien se glissa derrière lui, essayant de ne pas attirer l'attention, dissimulant ses mains autant que possible avec l'aide de la veste.

En trois minutes, il parvint à déclencher le système d'alarme.

-« L'alarme est déclenchée John » chuchota t-il.

-« Bien. Faites disparaître le téléphone »

Finch attendit le bon moment puis fit glisser le portable en le projetant sous le bac.

Quatre minutes plus tard la police se manifesta.

-« Rapide » commenta Reese.

Le chef surgit de la salle à cet instant, un rouleau à la main, l'air furieux.

-« C'est pas possible, qui a prévenu les flics ? »

-« L'alarme » commenta l'un des voleurs qui avait saisi une radio, visiblement branchée sur la fréquence de la police.

-« Elle devait être désactivée » gronda le chef en se tournant vers Anthon.

Celui-ci resta pétrifié sur place.

-« Mais je l'ai neutralisée. J'avais le bon code » paniqua t-il

-« La preuve !» répliqua le chef en lui administrant une droite qui l'allongea au sol « incapable ! »

-« Il n'était pas la victime Finch, mais cela risque d'évoluer » chuchota Reese.

-« Ca ne change rien, on se tire par le toit » précisa le chef.

-« Et moi ? » geignit Anthon « Je devais vous rejoindre demain mais vous n'étiez pas censé me signaler ainsi ! »

-« Débrouille toi, t'avez qu'à remplir ta part du marché correctement ! »

-« Mais je n'y suis pour rien » protesta le jeune homme. Le chef s'était déjà détourné de lui.

-« Stan tu reste le temps de les surveiller et tu nous rejoins en haut en verrouillant la salle »

-« Ok »

Le chef traversa la salle suivi de deux de ses complices. Il déverrouilla la porte de la salle et s'engagea dans le couloir.

-« Ils vont prendre l'ascenseur. Je suppose que la police est bloquée par la porte donnant sur la galerie » constata Reese.

Au bout de deux minutes la voix du chef retentit.

-« Stan, amène-nous Anthon ! »

-« Pourquoi ? » questionna l'interpellé.

-« L'ascenseur ne fonctionne pas, le code est refusé »

-« Evidemment. Le code de l'ascenseur doit être bloqué par l'activation de l'alarme » chuchota Finch.

-« Si Anthon sort de cette pièce ils le tueront » répondit Reese.

L'ex agent se redressa dans le but de suivre le voleur qui venait d'empoigner un Anthon devenu nettement moins coopératif envers ses complices.

-« Harold, nous devons nous enfermer dans cette pièce jusqu'à ce que la police puisse intervenir »

Il allait s'élancer vers la porte mais Finch saisi son bras pour le retenir. Il tourna vers lui un regard interrogateur .

-« Soyez prudent John» souffla t-il. Reese lisait l'inquiétude dans ses yeux. Il lui sourit pour le rassurer, puis se glissa silencieusement vers la porte en longeant le mur. Le braqueur trainait Anthon vers l'entrée de la salle. Celui-ci devait avoir compris les intentions de ses complices et s'efforçait de résister. Reese bondit à l'instant où ils atteignaient la porte. L'effet de surprise joua à plein et le braqueur tomba au sol assommé. Reese l'empoigna et le jeta dans le couloir après avoir récupérer son arme. Il referma la porte et tira sur le dispositif de commande qui explosa, bloquant définitivement la porte.

Il se tourna vers Anthon qui le regardait abasourdi.

-« Maintenant on attend la police et pas de vague » lui intima t-il.

-« Bien joué mon gars » commenta un vieux bonhomme en se relevant « si j'avais eu trente ans de moins ! » ajouta t'il

-« Maintenant ils sont dehors, plus qu'à attendre les flics » commenta t'il en aidant sa compagne à se lever.

-« Sommes-nous en sécurité ? » demanda une jeune femme.

-« Ils ne peuvent plus entré ici » la rassura son compagnon « la porte est blindée »

Des coups violents résonnèrent alors sur ladite porte sans pour autant l'ébranler.

La femme qui s'était présentée comme la belle sœur du directeur s'était faufilée dans l'autre pièce avec trois autres personnes pour lui porter secours. Les braqueurs l'avaient visiblement assommé avant de partir et ils n'avaient pas eu la main légère.

Une femme réapparu avec un sac.

-« Les téléphones » déclara t-elle

Reese se tourna vers Finch mais celui-ci avait compris. Il avait réussi à reprendre son portable sous le bac et il s'avança pour reprendre celui de son partenaire.

-« Votre employé est doué » commenta le vieux bonhomme en le croisant. « Pas très aimable avec vous mais doué pour la bagarre »

Finch sursauta.

-« Pourquoi dites vous cela ? »

-« Je l'ai entendu tout à l'heure dire qu'il fait son boulot pour la paie »

-« Il ne faut pas juger sur les apparences » répondit Finch. Il fit demi-tour pour rendre son portable à John qui se tenait toujours près de la porte.

-« Merci » dit John en reprenant l'appareil « Je vais avertir Lionel »

-« Inutile M Reese. Je n'ai pas seulement déclenché l'alarme. L'inspecteur Fusco n'ignore rien de la situation et des lieux. J'avais déjà préparé un mail au cas où » chuchota Finch.

John lui adressa un large sourire.

-« Toujours aussi efficace Harold »

Anthon était assis en tailleur sur le sol et ne bougeait pas, abattu par la tournure des événements.

La belle sœur s'avança vers lui.

« Hé bien ! Et Arthur qui vous faisait confiance ! Pourquoi avez-vous fait cela ? »

Anthon ne répondit pas. Elle insista.

-« Pourquoi avez-vous fait cela ?» répéta t-elle

Le jeune homme lui jeta un regard exaspéré.

-« A votre avis ? Pour le fric évidemment. Pour ne pas finir en vieux conservateur moisi comme votre beau frère ! »

La femme le regarda, suffoquée, puis préféra retourner dans le bureau en clamant des réflexions scandalisées.

Les coups contre la porte ne cessaient pas mais elle était solide. Brusquement d'autre bruit se firent entendre et les prisonniers comprirent que la police avait donné l'assaut. Il y eu quelques tirs, puis le silence.

Quelques instants plus tard une voix bien connu des deux associés jura de l'autre côté.

-« Et merde, comment va-t-on ouvrir ce truc ? Allez me chercher un spécialiste ! »

-« Ou un chalumeau » ajouta t-il après réflexion « Ces trucs électroniques ! »

John et Harold échangèrent un regard amusé.

Il fallu une heure pour ouvrir la porte. Fusco indiqua à un agent d'emmener Anthon, « Les autres sont bouclés ou à l'hôpital » commenta t-il, puis il rejoignit les deux complices.

-« Encore là où il faut pas vrai ? » ironisa t-il.

-« Disons que nous sommes doués pour cela inspecteur » répondit Finch.

-« Ouais, disons cela »

Il fit le tour de la salle pour inciter les invités à évacuer la salle. Une fois à l'extérieur ils étaient pris en charge par des agents pour enregistrer leurs dépositions.

-« Vous pouvez y aller les gars, je couvre votre sortie » glissa Fusco.

-« Merci inspecteur »

-« Je vous ramène à la planque Finch ? »

-« Oui. Un peu de repos sera le bienvenu. Je ne comprendrais jamais comment vous supportez de vous retrouver sans cesse dans ce genre de situation M Reese »

-« Question de formation ». « Et de soutien » ajouta t'il après un instant avec un regard appuyé vers son partenaire.

-« Mais cette fois je vous avais averti du risque Finch ! »

-« C'est vrai. Et je vous avais répondu que je ne risquerai rien avec vous, ce qui était tout aussi vrai » affirma Finch en lui rendant son regard.

Reese ne répondit pas.

« Et maintenant ? » songea t-il. Allaient t-il parler de ces échanges entre eux ? Ou faire comme si de rien était et se taire encore ?

John réalisa qu'il ne le voulait plus, ne le pouvait plus. Pas après que les regards, les paroles de son associé lui ai laissé entrevoir l'espoir d'une autre vie, basée sur des sentiments réciproques enfin reconnus, avoués…

Ils arrivaient à la voiture. Reese ouvrit la portière et Finch pris place sur le siège passager. Puis il fit le tour et se mit au volant.

Finch en profita pour analyser la situation. Les pensées qui tournaient dans sa tête étaient presque identiques à celle de son partenaire.

Il examinait les différentes options. Garder le silence ? Mais il en avait trop dit, trop laisser paraître pour que John n'ai pas deviné. Et ce soir il l'avait fait en toute connaissance de cause…

Interroger ? Savoir enfin ? Il sentait que cela lui demanderait un courage qui lui faisait défaut. La peur de tout perdre plus puissante que son besoin de savoir.

Le trajet fut donc silencieux et à l'arrivée devant la planque aucun des deux n'était vraiment décidé.

Ils entrèrent dans l'appartement.

John en fit le tour par reflexe sachant l'endroit sécurisé.

-« Vous comptez rester ici Finch ? Ou rentrer chez vous ? » Questionna t-il

Finch hésita. Il se sentait épuisé et n'avait pas envie de ressortir.

-« Je vais plutôt rester ici cette nuit »

-« Tant mieux, je préfère vous savoir déjà installé » affirma Reese.

Il tourna un instant dans l'appartement comme pour vérifier qu'il ne manquait rien, observant son partenaire, guettant un signe qui ne vint pas.

-« Bien je vais rentrer » dit-il finalement.

En entendant ces mots Finch réalisa qu'il n'avait pas envie de le voir partir « ni maintenant, ni plus tard d'ailleurs »

-« Vous… » Commença t-il, « vous pourriez rester encore un peu M Reese »

John s'arrêta immédiatement. Il n'espérait plus entendre ces mots.

-« Si vous voulez Finch » répondit-il sans hésitation.

Finch observa le sourire heureux né sur son visage lorsqu'il l'avait invité à rester.

-« Je suppose que vous avez été secoué par les événements, mais ici vous êtes en sécurité » affirma Reese en s'approchant.

-« Je n'en doute pas M Reese. »

Finch se tourna vers lui.

-« En fait je crois que quelque soit le lieu où je me trouve je serais en sécurité si vous y êtes avec moi » ajouta t-il doucement.

John se figea. Il leva les yeux vers son partenaire et se remémora ses paroles.

-« Parce que rien n'est plus important pour vous que ma compagnie ? » demanda t-il en lui tendant la main.

Finch vint entrelacer ses doigts à ceux de l'ex agent.

-« Oui » murmura t-il

-« Pour moi non plus il n'existe rien de plus important que vous » souffla John.

Il passa un bras autour de la taille de l'informaticien.

-« J'ai l'impression d'être dans un de mes rêves » avoua t-il

-« C'est… un peu fou » admit Finch.

-« Je pourrais peut être vous embrasser pour être sur que c'est réel ? » tenta l'ex agent.

-« Vous pouvez toujours essayer M Reese »

John posa prudemment ses lèvres sur celles de son partenaire, comme s'il craignait de le voir s'évanouir en fumée. Finch glissa une main sur la nuque de l'ex agent et approfondit le baiser.

-« C'était assez réel ?» murmura t-il quand ils se séparèrent.

-« Je crois que j'ai besoin de vérifier encore » chuchota Reese avant de l'embrasser à nouveau avec plus de passion, plus d'assurance.

Ils restèrent un moment silencieux, chacun écoutant battre le cœur de l'autre. Finch sentait les mains de John caresser délicatement son dos.

-« Maintenant que je connais vos talents de masseur je compte bien en profiter » le taquina t-il

John eu un sourire moqueur.

-« Je ne pense pas que vous en aurez encore besoin Harold »

-« Pourquoi pas ? »

Le sourire de John s'élargit, il se pencha vers son partenaire pour lui chuchoter à l'oreille, son souffle le faisant frissonner :

-« Parce que vous n'aurez plus l'occasion de passer la nuit sur votre bureau, j'y veillerai… »