Tom vit la fille assise contre son oreiller. Elle avait l' air complètement captivée par le livre qu' elle lisait. Un livre de contes. Il ignora une chaleur qui s' était formée au creux de son estomac. Il se racla légèrement la gorge et elle leva les yeux vers lui. Il sourit intérieurement devant son air surpris.

_ Que fais-tu là ?

Elle avait parlé si bas qu' on aurait dit un murmure.

_ Je suis venu te voir.

_ Pourquoi ?

Tom prit une chaise et s' assit à côté d' elle.

_ Tu ne connais personne ici. Je me suis dit que tu devais te sentir un peu seule.

Elle ferma son bouquin et le pose doucement sur ses genoux.

_ Tu a le droit de venir ici en pleine nuit ?

Tom lui fit un doux sourire.

_ Normalement, non. Mais je suis le seul élève de cet école à savoir qu' une moldue se trouve ici.

_ Une moldue ?

Tom se retint de se moquer. La pauvre fille ne savait même pas ce qu' elle était.

_ Un moldu est quelqu'un qui n' a pas de pouvoirs magiques. C' est comme cela qu' on vous appelle.

Un air de compréhension passa sur son visage.

_ Le professeur Dumbledore ne t' a pas expliqué ce qu' on était ?

_ Si et il a utilisé le terme moldu mais je n' ai pas osé lui demander ce que ça voulait dire.

Et elle a osé lui demander à lui. Les choses commençaient bien.

_ Tu es en meilleure état en tout cas.

Elle eut un petit sourire timide.

_ Oui. J' ai dormi quelques heures après la visite du professeur Dumbledore et les potions que m' a donné l' infirmière sont vraiment efficaces.

Tom s' impatientait. Il se foutait complètement de ses histoires de potions. Mais il savait qu' il devait y aller doucement avec elle. Elle avait été méfiante lors de leur première discussion et même si elle avait l' air plus réceptive, il ne préférait pas la brusquer. Si il voulait connaître la raison de sa présence ici, il fallait la faire parler. Ce n' est certainement pas Dumbledore qui lui confierait des choses personnelles sur elle.

_ On t' a dit ce qu' était Poudlard exactement ? Ou peut-être le savais-tu déjà ?

_ Non. Le professeur Dumbledore m' a expliqué que c' était une école de sorciers.

_ Tu es venue ici sans savoir ce qu' était Poudlard ?

_ Je ne suis pas venue ici. Du moins pas volontairement.

Première information. Son arrivée ici est bel et bien accidentelle. Il s' en doutait déjà. Une moldue n' aurait aucun moyen d' arriver ici par ses propres moyens. Même un sorcier est censé en être incapable. Les protections de l' école sont les meilleures au monde.

_ Comment es-tu venue ici alors ?

Son regard se fit soudainement plus froid.

_ Je ne sais pas.

Elle tourna la tête et regarda de l' autre côté de la pièce. Tom n' avait pas besoin de la connaître pour voir qu' elle s' était complètement fermée. Il essaya de rester calme.

_ Désolé, je ne voulais pas te mettre mal à l' aise.

_ Non, mais tu chercher à savoir pourquoi je suis là. Je vais te dire ce que j' ai dit au professeur Dumbledore. J' en ai aucune idée.

Elle l' avait regardé droit dans les yeux et sa voix était ferme. Tom était sur le point de l' étrangler. Personne n' était autorisé à s' adresser à lui de cette manière. Encore moins une pauvre moldue comme elle.

_ Qu' est-ce qui te fait dire cela ? Je suis juste venu voir comment tu allais.

_ Je vais mieux, comme tu le vois.

Tom se leva d' un bond et s' approcha rapidement d' elle. Il posa une main sur la tête de lit et se pencha vers elle.

_ Si tu a le moindre instinct de survie, tu changera de ton et tout de suite.

Il voyait la peur dans son regard mais elle ne recula pas.

_ Et si tu n' a pas la moindre envie de te faire virer de cette école, tu va reculer et tout de suite.

Tom fit appel à tout son contrôle pour ne pas glisser sa main autour de sa gorge. Il voulait la tuer. Ce serait si facile. Il n' aurait même pas besoin de magie.

Soudain elle se redressa et le poussa brusquement. Il l' a regarda se diriger vers les penderies qui se trouvaient au fond de l' infirmerie.

_ Tu fais quoi là ? Demanda-t-il.

_ Je m' en vais.

Elle ouvrit l' une des penderies et fouilla dedans. Tom comprit qu' elle cherchait des vêtements.

_ Tu crois vraiment pouvoir sortir d' ici comme si de rien n' était ?

_ Je suis arrivé ici comme si de rien n' était. Ca ne coûte rien d' essayer.

Cette fille lui échappait complètement. Une minute elle avait l' air d' une biche apeurée et celle d' après elle ressemblait à une lionne prête à bondir.

_ Ca ne marchera pas.

_ Qu' est-ce que t' en sais ?

Tom alla vers elle et la prit par le bras sans ménagement. Il l' emmena jusqu'à son lit et la poussa brusquement dessus.

_ Recouche-toi.

_ C' est quoi ton problème ?

_ Tu crois qu' il se passera quoi si on te trouve dehors à essayer de t' échapper ? Tu crois qu' il se contenteront de te ramener gentiment ici ?

_ Je veux juste m' en aller. Après tout je n' ai rien à faire ici.

_ Je suis d' accord. Et le moyen pour que tu t' en aille au plus vite est que le professeur Dumbledore découvre ce que tu fais là. Il ne te laissera pas partir tant qu' il ne découvrira pas comment une simple moldue a passer toutes les protections du château.

Sa curiosité le brûlait de l' intérieur. Il serait heureux de la voir disparaître mais pas avant de déchiffrer la raison de sa présence ici.

_ Je ne suis pas une sorcière. Je n' ai aucun pouvoir. Si j' ai réussi à pénétrer ici ce n' est pas à cause de quelque chose que j' ai pu faire. C' est forcément l' une de ces personnes qui m' a envoyée ici.

_ Quelles personnes ?

Elle se mordit la lèvre comprenant son erreur.

_ Ca ne te regarde pas.

Elle se plaça sous les couvertures et sembla se calmer.

_ Crois le ou non mais j' essaie de t' aider.

_ Je ne crois pas non. Je pense que tu veux juste savoir ce qui m' est arrivé.

_ Le fait que je veuille t' aider ne m' empêche pas d' être curieux.

Elle leva les yeux au ciel et reprit son livre. Elle n' allait quand même pas se remettre à lire comme s' il n' était pas là ?

_ Pourquoi tu es si méfiante envers moi ? Je ne te veux rien de mal.

_ Je veux qu' on me laisse tranquille, c' est tout. Toi et le professeur, vous me posez des questions auxquelles je n' ai aucune réponses. Je ne sais pas ce qui m' est arrivé ni pourquoi.

_ Tu ne connais rien au monde des sorciers. Tu a peut-être loupé certains détails qui ont leur importance. Un sort, une phrase, un nom, n' importe quoi.

Elle ferma les yeux et enfonça sa tête dans son oreiller. Il l' agaçait autant qu' elle l' agaçait, ce qui lui fit plaisir.

_ Laisse-moi tranquille s' il te plaît. J' ai besoin d' être seule.

_ Ce n' est pas ce dont tu a besoin. Je ne sais pas ce que tu a traversé mais pas besoin d' être devin pour voir que tu a vécu des choses horribles.

_ Je n' ai pas envie d' en parler. C' est si difficile à comprendre ?

Tom serra les poings.

_ D' accord je vais te laisser. Mais tiens à te répéter que je veux vraiment t' aider. Essaie de dormir.

Il se tourna et sortit de l' infirmerie qu' il referma avec sa magie. Si jamais l' envie de se sauver la reprenait.

Il ne s' attendait pas du tout à ce genre de conversation. Pendant tout le trajet jusqu'à la salle commune, il sentit son sang bouillonner dans ses veines. Il avait appris deux ou trois choses mais ce n' était pas suffisant. Il était sûr de pouvoir la faire parler. Mais elle lui avait tenu tête. Il n' avait pas su comment s' y prendre avec elle. Il avait joué la carte du garçon inquiet venant aux nouvelles mais cela n' avait pas marché. Il l' avait menacée, il lui avait fait croire qu' il voulait l' aider mais rien n' avait marché. Elle l' avait repoussé, dans tout les sens du terme. Elle lui avait mal parlé et elle lui avait fait l' affront de lui demander de partir.

Il savait qu' elle avait peur de lui, il l' avait vu dans ses yeux. Mais contrairement à la plupart des gens, cela ne la faisait pas reculer. Au contraire.

Il entra d' un pas rageur dans la salle commune et ignora complètement les serpentards qui n' étaient toujours pas couchés. Il se coucha avec la résolution de découvrir ce que cacher cette fille. Il ne savait pas encore comment mais il parviendrait à savoir ce qui ne va pas chez elle.


Adélie se réveilla brutalement. Elle reconnut immédiatement l' infirmerie et respira profondément. Elle avait rêvée de cet endroit, de ces tortures. Elle laissa couler quelques larmes et se redressa.

_ Tu avais vraiment besoin de sommeil dis donc.

Adélie se tourna vers madame Pomfresh et lui sourit.

_ Oui, désolée. J' ai beaucoup dormi ?

_ Plutôt. Il est 14 heures 30.

L' infirmière déposa un plateau avec de la nourriture devant elle. Elle lui donna deux potions à boire avant qu' elle ne commence à manger.

Tout en mangeant, Adélie se rappela de la nuit passée. Ce Tom était passé la voir. Il n' était resté qu' une dizaine de minutes mais elle avait mis des heures pour s' endormir après sa visite. Elle ne le supportait pas. Il lui faisait peur et elle ne l' aimait tout simplement pas. Dès leur première rencontre, elle savait que quelque chose n' allait pas chez lui. La façon dont il l' avait regardée et dont il lui avait parlé. Elle savait qu' il éprouvait de la haine pour elle. Et après hier soir, c' était réciproque.

Elle était tentée de révéler à madame Pomfresh qu' il s' était infiltré ici pendant la nuit mais elle savait que c' était inutile. Il n' avait pas l' air du garçon à craindre la colère d' une infirmière ou d' un professeur. Il n' avait pas l' air de craindre grand-chose d' ailleurs.

_ Tu es nouvelle ici ?

Adélie se retourna vivement. Elle vit un garçon grand aux cheveux noirs et au yeux d' un bleu azur.

_ Excuse-moi, je ne voulais pas te faire peur.

Il s' avança et s' assit sur son lit.

_ Je m' appelle Christian Potter. Et toi ?

_ Adélie Beauchamps.

_ Beauchamps ? Je ne connais pas ce nom. Tu es dans quelle maison ?

C' est la deuxième fois qu' on lui posait cette question.

_ Qu' est-ce que tu veux dire ?

Il la regarda comme si elle était attardée.

_ Je parle des maisons. Moi je suis à Gryffondor.

Gryffondor ? Mais de quoi il parlait ?

_ Je n' ai pas de maison. Dit-elle simplement.

_ Tu n' es pas encore passée sous le choixpeau magique ?

Adélie ne savait plus quoi répondre.

_ Tu m' écoute ?

_ Oui, pardon. Ecoute, je ne fais pas partie de l' école.

Il l' a regarda l' air surpris.

_ Que fais-tu alors ?

_ C' est compliqué mais je ne vais pas rester. Et toi, pourquoi tu es à l' infirmerie ?

_ Accident de Quiddich.

_ De quoi ?

_ De Quiddich. Tu ne sais pas ce que c' est ?

_ Non.

_ C' est le sport des sorciers. Comment se fait-il que tu ne sache pas ce que c' est ?

Adélie hésita. Elle ne savait pas si elle devait lui dire qu' elle n' était pas une sorcière. En même temps, il n' y avait aucune honte. C' est pas comme si qu' elle était un problème pour les élèves de cette école. A part pour Tom.

_ Tu me promets de ne rien dire à personne ?

_ C' est promis.

_ Je ne suis pas une sorcière.

Il l' a regarda avec des yeux ronds.

_ C' est impossible. Les moldus ne peuvent pas se trouver à Poudlard.

_ C' est ce qu' on m' a dit. Je ne sais pas ce que je fais là et c' est ce que le professeur Dumbledore essaie de découvrir.

Peut-être qu' elle ne devait pas se confier à lui mais cela faisait du bien de parler. Elle se sentait incroyablement seule. Les seules personnes à qui elle avait parlé étaient l' infirmière, le professeur Dumbledore et Tom. Elle avait échangé deux mots avec cette Walburga mais c' est tout. Ce garçon était la première personne avec qui elle se sentait à l' aise depuis des jours. Elle ne le connaissait pas mais il lui inspirait confiance.

_ Tu ne connais rien de Poudlard ?

_ Non à part que c' est une école. Tu veux bien m' en parler un peu ?

_ Bien sûr.

Elle passa presque une heure à l' écouter parler de cette école. Il lui expliqua qu' il y' avait quatre maisons. Gryffondor, Serpentard, Serdaigle et Poufsouffle. Chaque élève était réparti dans l' une des maisons grâce à un chapeau magique, le fameux choixpeau, qui lisait dans leur esprit. Il plaçait les élèves dans une maison selon leurs caractères, leurs qualités et parfois leurs choix. Adélie se demanda quelques secondes dans quelle maison elle aurait été si elle avait été sorcière. D' après ce que Christian lui avait dit, elle doutait fortement que sa place aurait été à Serpentard ou Poufsouffle. Elle se serait bien vue à Gryffondor.

Il lui expliqua aussi ce qu' était le Quiddich. Elle devait avouer qu' elle aimerait beaucoup voir çà. Son expérience avec la magie avait été désastreuse pendant sa captivité mais depuis son arrivée ici, elle voyait et apprenait de belle chose. Ils discutèrent de tout et de rien jusqu'à ce que Christian lui pose une question gênante.

_ Tu a de la famille ? Quelqu'un à prévenir que tu va bien ?

La réalité frappa Adélie de plein fouet. Depuis son réveil, elle avait oublié un détail primordial. Non seulement elle était dans un monde de sorcier mais elle était dans le passé. 1943. Hier, cette date avait résonné pendant des heures dans sa tête.

_ Non, je n' ai personne.

Elle sentit les larmes monter en réalisant que c' était la pure vérité. A l' époque d' ou elle venait, elle avait ses parents mais ici elle n' avait strictement personne. Personne l' attendait, personne ne pouvait ou ne voudrait l' aider.

_ Bonjour !

Adélie leva la tête et vit le professeur Dumbledore.

_ Bonjour. Répondirent Adélie et Christian.

_ Monsieur Potter, pouvez-vous nous laisser je vous prie.

Christian sauta du lit et se tourna vers Adélie.

_ A bientôt !

Après son départ, le professeur s' approcha d' elle en souriant.

_ Je vois qu' il n' a pas mis longtemps à vous apprécier.

Adélie se leva et sourit timidement au professeur.

_ Je suis venu vous annoncer la décision que nous avons prise avec le professeur Dippet qui est le professeur de cette école.

Adélie se tordit les mains. Hier soir, Tom l' avait tellement énervée et effrayée qu' elle avait voulu partir de cette endroit sur le champs. Mais il avait marqué un point en disant qu' elle ne parviendrait sûrement pas à sortir du château aussi facilement qu' elle y est entrée. Et admettons qu' elle soit parvenue à en sortir, ou serait-elle allée ? Comment serait-elle rentrée chez elle, en 2015 ? Qu' elle le veuille ou non, elle avait besoin de l' aide du professeur Dumbledore et de tout ceux qui était prêt à l' aider.

_ Nous ne pouvons vous laisser partir pour le moment. Mais nous ne pouvons pas vous laisser rester à l' infirmerie pour un temps indéfini. Vous serez placée dans une des maisons de l' école mais pas en tant qu' élève. Pour que votre intégration se passe le mieux possible, nous allons vous faire passer sous le choixpeau magique qui vous placera dans la maison qui vous correspondra le mieux.

Adélie réalisa qu' il avait du écouter sa conversation avec Christian car il ne prit pas la peine de lui expliquer ce qu' était les maisons ou le choixpeau.

_ D' accord.

Adélie était si nerveuse que les mots lui manquaient. Elle s' ennuyait cruellement à l' infirmerie mais elle était loin des gens, loin des questions. Pas de tout le monde, mais des trois quarts des gens ici.

Le professeur demanda à madame Pomfresh de lui donner des vêtements. Adélie enfila un costume d' écolière. Une chemise blanche et simple ainsi qu' une jupe plissée qui lui arrivait jusqu'aux genoux. Une fois habillée, elle suivit le professeur hors de l' infirmerie.

Pendant tout le trajet jusqu'au bureau du directeur, Adélie avait la bouche ouverte d' émerveillement. Le château était absolument magnifique. Elle n' avait jamais vu un endroit aussi beau. Elle n' avait pu retenir un cri lorsque les escaliers qu' elle grimpait avec le professeur s' étaient mis à bouger tout seul.

_ Les escaliers n' en font qu' à leur tête ici. Lui dit le professeur en souriant.

Adélie eut le temps de se remettre du choc avant d' arriver devant une grande gargouille en forme de chouette.

_ Sucette à la cerise. Dit le professeur.

La gargouille se retourna et des escaliers apparurent. Ils les escaladèrent et entrèrent dans un bureau immense.

La pièce était rempli d' objets plus étranges les uns que les autres. Adélie faillit s' étrangler en voyant des portraits sur le murs. Des portraits qui bougeaient et parlaient.

_ Ah Albus ! Oh. Je suppose que vous êtes mademoiselle Adélie Beauchamps.

_ Oui monsieur.

Le professeur Dippet était un homme de taille moyenne et bien portant. Il avait un visage doux et avenant.

_ J' imagine que le professeur Dumbledore vous a parlé de notre décision.

_ Oui.

_ Très bien. Ne perdons pas de temps, je suis désolé mais je suis très occupé. Asseyez-vous ici.

Adélie s' assit sur le fauteuil qui se trouvait devant le grand bureau. Le professeur prit un grand chapeau rapiécé sur une des nombreuses étagères et vint lui poser sur la tête.

Elle n' eut pas le temps de réagir qu' elle entendit une voix dans sa tête. Littéralement.

_ Tiens. Qui se trouve dans monde qui n' est pas le sien ?

Adélie était pétrifiée. Elle regarda le professeur qui lui fit un sourire rassurant. Visiblement, tout était normal.

_ Tu es une jeune fille extrêmement spéciale tu sais ? Je le vois clairement. Alors, ou vais-je te mettre ?

Adélie tenta de calmer sa respiration.

_ Définitivement pas Poufsouffle. La patience et la constance ne font pas parties de ton caractère. Tu n' a pas assez de sagesse pour aller à Serdaigle.

Il n' allait quand même pas l' envoyer à Serpentard ? Si ?

_ Qu' a-tu contre Serpentard ? Lui demanda le choixpeau.

Elle sursauta légèrement.

_ Je ne veux pas y aller.

_ Ne t' inquiète pas, tu n' est pas faite pour cette maison non plus. Je ne vois aucun vice en toi. Gryffondor !

Le dernier mot avait été dit à voix haute.

_ Voila qui est fait. Dit le professeur Dippet.

Il lui ôta le choixpeau et Adélie se leva.

_ Le professeur Dumbledore va vous accompagner jusqu'à la salle commune et vous expliquer comment les choses marcheront pour vous. A bientôt mademoiselle Beauchamps.

Il n' aurait pas pu l' expédier plus vite de son bureau. Adélie suivit à nouveau le professeur Dumbledore. Arrivée devant le portrait d' une grosse dame, il se tourna vers elle.

_ Je dois une paire de cache-oreille à madame Pomfresh. J' ai parié que vous iriez à Serdaigle.