La fin alternative a été votée à l'unanimité donc la voici. A noter que tout le reste de la fic reste valable, seul l'épilogue a changé dans cette version où Sherlock ne meurt pas.

Sur ce : bonne lecture ! :D


Des néons blancs...

Des murs blancs...

Un carrelage blanc avec des joints noirs qui faisaient tressauter le lit.

Des bruits et des voix impérieuses... dont une familière...

Des visages sans traits en contre-plongée...

Une singulière impression de flottement léthargique et de mouvement...

Puis la lumière céda la place à l'obscurité... encore une fois...

oOo oOo oOo

Une profonde inspiration souleva sa poitrine et Sherlock ouvrit laborieusement les yeux. Il grimaça en sentant son corps anesthésié complètement groggy qui refusait de lui répondre. Péniblement, il leva la main pour arracher la canule nasale qui lui obstruait les narines.

Une main chaude s'enroula autour de son poignet.

La prise était à la fois puissante, ferme et douce accompagnée par l'injonction :

- T'en as encore besoin Sherlock.

Ce dernier reconnut sans peine cette poigne et ce ténor.

Il cligna des paupières, sa vision vitreuse devenant de plus en plus claire à chaque battement de cils. Le visage à la fois inquiet et soulagé de John apparut dans toute sa netteté.

Les iris gris passèrent sur les traits de son ami, relevant le teint blafard, les cernes noirâtres et les yeux bleus injectés de sang qui témoignaient d'un manque criant de sommeil. Les cheveux blonds en bataille, le début de barbe dorée qui commençait à manger le visage de l'ancien soldat, ainsi que le col de chemise tâché de transpiration étaient autant d'indices qui démontraient que John n'avait même pas pris le temps de faire un brin de toilette. Les épaules étaient encore un peu tendues, signe de la profonde angoisse qui avait étreint le médecin militaire.

- Sherlock ? Comment tu te sens ?

La question de John mis fin à l'examen du détective alité. Détective qui fronça les sourcils. Comment se sentait-il ? Eh bien ! Comme quelqu'un qui s'était fait mettre en pièce et avait manqué de peu de passer de vie à trépas !

- Ça va, John. Tu peux te détendre, je n'ai pas besoin d'être couvé, lui répondit le baryton rauque.

Aux yeux de Sherlock, il était évident que John avait besoin de relâcher la pression. Son ami lâcha son poignet qui retomba sur la couverture. Le médecin se leva et le limier vit que sa mauvaise jambe était raide : signe d'épuisement émotionnel.

Sherlock savait pourquoi John s'était mis dans un tel état.

Son ami avait eu peur pour lui parce qu'il tenait à lui.

Le sociopathe en avait parfaitement conscience : l'affection que lui témoignait son John se voyait comme le nez au milieu de la figure.

Cependant, il ne parvint pas à endiguer le puissant flux d'émotion qui lui tordit les tripes.

John n'avait pas à se mettre dans cet état.

Du moins pas pour lui.

Il ne méritait pas quelqu'un comme son John...

Malgré les anti-douleur qui le ralentissaient, il ne lui fallut que quelques secondes pour penser à tout ceci. Les réflexions s'enchaînant à une vitesse vertigineuse que seul John parvint à freiner.

- Sherlock ? appela-t-il de nouveau en croisant les bras.

- Hmm ?

- Tu te souviens de ce qui s'est passé ?

Le blessé soupira :

- Oui, John, je m'en souviens.

- Tu es donc au courant que, dès que tu seras sur pieds, je vais te faire la peau pour m'avoir laissé en plan espèce de connard inconscient !

Les lèvres de Sherlock se retroussèrent dans un faible sourire. Les insultes de John avaient le don d'arriver aux moments les plus inattendus. Une facette de la personnalité du soldat qui l'amusait.

- Me renvoyer à l'hôpital alors que je viens d'en sortir serait contre-productif, John.

- Ce serait surtout bon pour mes nerfs !... Au fait, les détraqués qui t'ont trucidé ont été retrouvés et tués. Je te laisse deviner par qui.

Sherlock ferma les yeux, sentant le sommeil arriver et lui embrumer l'esprit.

- Mycroft... souffla-t-il.

- Exact, répondit John, sa voix ne devenant plus qu'un lointain vrombissement. Lui aussi rêve de te faire la peau mais ce sera pour plus tard. Repose-toi maintenant.

Cette dernière phrase fut accompagnée par une brève caresse dans ses boucles brunes.

Contact rassurant, protecteur qui ne faisait regretter en rien les agissements de Sherlock.

A quoi avait-il estimé ses chances de survie déjà ? A 0% ?

Il ne croyait pas en la magie mais... il devait bien reconnaître que John était un faiseur de miracle...


Et voilà !

Alors, ce happy end sied mieux aux cœurs sensibles ? :p

J'espère en tout cas que cette version alternative vous aura plu !

Au passage, je ne remercierai jamais assez ceux qui ont pris le temps de laisser une review, à savoir :

Elie Bluebell, Morgan Terri Befan, CrystalGSS, marianclea, Jehanne Aurélianis