Heya les ondines à fleurs !
Résumer : L'humain a un comportement quelque peu génocidaire. Mais est-il partit pour mettre fin aux jours de tous les monstres ou y a-t-il une raison logique derrière son attitude ?
Disclamer : Undertale n'est pas à moi, je ne me fais de tune avec, le jeu appartient à Toby Fox !
Bonne lecture !
Génocide ?
Partie 2 :
Les années s'étaient lentement écoulées et Frisk avait maintenant une quinzaine d'année. Il refusait depuis plusieurs années de se couper les cheveux, se faisant, ils tombaient dans son dos. Il n'était pas très grand, dépassant quand même Sans d'une trentaine de centimètre, ce qui amusait beaucoup Papyrus et Toriel. Ce qui amusait d'autant plus la chèvre qui savait que le jeune humain avait développé des sentiments pour le petit squelette, même si celui-ci ne s'en rendait pas compte.
Frisk se glissa silencieusement dans la salle de bain, vérifiant bien que le monstre lui tournait le dos, en tendant l'oreille, il se dit que le squelette s'endormait bien n'importe où. Mais il garda tout de même son attention, il pouvait se réveiller n'importe quand et le voir chiper un de ses vêtements. Il attrapa le t-shirt sale et se carapata rapidement, ne remarquant pas que le propriétaire de l'habit faisait semblant de dormir.
L'adolescent s'effondra dans le semblant de lit, le nez plongé dans le tissu imprégné de l'odeur de son squelette. Il ne gardait jamais ce qu'il empruntait dans la chambre qu'il avait chez ses gardiens à Snowdin, mais ici, dans sa cachette, une petite grotte dont l'entrée était à peine visible. Il l'avait trouvé totalement par hasard, en tombant dedans.
Il jeta un regard vers l'entrée, personne ne l'avait jamais trouvé. Il soupira et se débarrassa de ses vêtements, les envoyant voler dans un coin de son antre, il sortit un T-shirt qu'il avait précédemment emprunté- et qui ne portait plus l'odeur de son propriétaire- pour l'enfiler, se donnant l'impression d'être dans l'étreinte de son amour. Il fit glisser l'une de ses mains sur son corps, l'autre maintenant le vêtement nouvellement volé contre son nez. Il arriva sous sa ceinture et caressa sa virilité avant de faire cheminé sa main jusqu'à son intimité. Il haletait, le bruit de son souffle précipité étouffé par le tissu qui masquait son visage.
-Ah… Ah… S… Sans…
Il gémit encore son nom avant de venir dans un cri, tâchant les draps. Son corps retomba mollement sur le matelas et il roula sur le côté en se roulant en boule, les yeux clos, enfin de faire durer l'illusion que le squelette était avec lui, son souffle contre son cou, ses os contre sa peau. Un courant d'air le fit frissonner et il tira la couverture sur lui, abandonnant le vêtement pour pleurer dans l'oreiller qui sentait le sel de ses pleurs précédent.
XoX
Sans regardait l'adolescent avec inquiétude, il n'était pas sûr de ce qu'il se passait mais le gamin n'allait certainement pas bien. Il se frotta l'arrière du crâne et se leva, à la surprise de son frère et de l'humain.
-Où vas-tu, Sans ? Demanda Papyrus.
-Chez Toriel.
Une bouffé de haine envahit Frisk, la gardienne était une rivale de taille, même si elle ne savait rien, il en était conscient. A peine le petit squelette eut disparu que le jeune homme se leva à son tour.
-Tu sors aussi ?
-Oui. Je vais… Voir des amis.
Il fit un faux sourire au grand squelette avant d'enfiler ses chaussures et son manteau. Il se mit à courir vers sa planque à peine eut-il refermé la porte derrière lui, espérant autant fuir la maison que la voix qui lui susurrait de tuer Toriel. Même si haïssait la femme pour lui voler, inconsciemment, Sans, il ne voulait pas la voir tomber en poussière ! Surtout que ça rendrait tous ceux qui la connaissait triste, éloignant encore plus le monstre de lui.
Le petit squelette avait mis sa paresse naturelle de côté pour marcher jusqu'à chez Toriel, il devait réfléchir à la façon dont il allait présenter les faits… Elle saurait plus que probablement l'éclairé sur le comportement étrange de Frisk. Il arriva trop rapidement devant les grandes portes, il n'avait pas vu le chemin passé, perdu dans ses pensées. Il toqua et appela son amie, qui vient lui ouvrir dans les minutes qui suivirent. Ils marchèrent en silence jusqu'au salon où la chèvre lui demanda la raison de sa venue.
-Je ne comprend plus Frisk. Il disparaît pendant des heures, il parle encore moins qu'avant… Il vole des vêtements…
La gardienne rit doucement, d'autant plus quand le squelette la regarda étrangement.
-Il est juste amoureux.
-Amoureux ? De qui ?
Elle rit encore en le regardant.
-Tu n'en as pas la moindre idée ?
Il secoua la tête, même si un doute s'installa dans son esprit.
-Rien de compromettant dans sa chambre ?
-Non… Mais je crois qu'il a une cachette, ailleurs…
Elle sourit et leur servit le thé.
-Il n'a pas de changement de comportement avec des personnes particulières ?
-Hum… Paps et moi… Sinon, je ne vois pas…
-C'est peut-être l'un de vous deux.
Le squelette bleuit brusquement.
-Quelque chose à ajouter ?
-Il se peut qu'il m'ait volé des vêtements… Sales.
Toriel haussa un sourcil, gardant néanmoins son sourire.
-Ce n'était pas difficile de dire de qui il est amoureux maintenant, non ?
-Mais ce n'est pas possible ! C'est Paps et moi qui nous sommes occupé de lui toute son enfance ! On est comme des parents pour lui !
-Il n'a jamais vraiment eu un comportement d'enfant envers ses parents avec vous… Et c'est pareil de votre côté. Tu ne peux pas le nier, Sans.
Il soupira en se passant la main sur le crâne, il n'était pas à l'aise avec les émotions.
Il arriva dans sa planque et s'effondra sur son matelas, il entendait cette voix lui murmurer de les tuer, de les faire poussière, mais il ne l'écouta pas, comme d'habitude, même si elle était de plus en plus présente, de plus en plus oppressante. Il sortit le couteau qu'il avait trouvé il ne savait plus quand. La lame était encore sale de son propre sang. Il fixa son reflet déformé par le métal et crut voir un instant un autre visage que le sien. Celui de l'autre. Il grimaça et retira son T-shirt, il ne pouvait pas marquer ses avant-bras trop souvent, les squelettes avaient déjà remarqué ses blessures. Il avait déjà touché ses bras, ses épaules et ses côtes. Il fit courir le tranchant sur ses épaules, sentant jusqu'où il pouvait aller sans que ce ne soit pas dangereux, appréciant la macabre sensation du sang coulant sur son torse. Il soupira de soulagement en sentant la voix se faire plus lointaine, assourdie. Elle était calmée par la vue du sang, mais le sien commençait vraiment à ne plus lui suffire.
-Qu'est-ce que j'ai fais pour mériter ça ?
Il soupira et se laissa tomber sur le lit, grimaçant de douleur venant de ses épaules et de son flanc. Il avait demandé à Alphys si les monstres connaissaient le tatouage, ce qui n'était pas le cas. Il lui avait expliqué ce que c'était- de ce qu'il se souvenait- et elle avait trouvé un moyen de lui en faire un peu de jours avant. Le dessin était un peu maladroit mais il représentait bien ce qu'il voulait, même s'il était douloureux.
XoX
Frisk dormait paisiblement… Pas du tout, en faites. Il cauchemardait, les poings serrés sur ses draps, la sueur maculant son visage, se tournant et se retournant contre un ennemi imaginaire, les coupures rouvertes par ses mouvements brusques.
-Non… Pas lui… Non… T'en prie…
Sans, dans la chambre voisine, l'entendait mais il ne savait s'il devait réagir. Mais un nouveau cri le décida : il repoussa ses draps, se leva et quitta sa chambre, entrant dans celle de l'humain. Il allait le secouer par les épaules quand il vit les traces de sang, il jura en silence et agrippa plutôt les bras du jeune homme.
-Frisk. Réveille-toi. Allez ! C'est un cauchemar ! Ce n'est pas réel. Frisk ! Réveille-toi !
L'adolescent finit par ouvrir les yeux en hoquetant, les yeux hagards.
-Hey, gamin. C'est mieux ?
-S- Sans ?
-Je suis là, tout va bien.
Il fixa le squelette en silence, avant qu'une larme ne trace discrètement son chemin sur sa joue pâle.
-Tout va bien…
Son murmure semblait amer, comme s'il savait quelque chose qu'il ne partageait pas.
-D'où viennent ses blessures ? Demanda Sans en pointa les traces sur son épaule, dévoilé lorsqu'il s'était redressé.
Il haussa les épaules mais le monstre voyait bien qu'il mentait en sentant la tension qui avait pris place dans ses poings à sa question.
La sentinelle suivait silencieusement son protégé qui marchait tête basse dans l'épaisse couche de neige, spécificité des environs de Snowdin. Il quitta brusquement les chemins habituels, s'enfonçant entre la cime des sapins, ne regardant même pas en arrière si quelqu'un le voyait faire. Il était vrai que cette zone était peu visitée, les mystérieuses portes n'intéressaient pas grand monde. Sans réussit à ne pas perdre de vu l'humain, il ne savait pas trop comment. Ils marchèrent encore un moment, jusqu'à la paroi, où Frisk déplaça un buisson, révélant l'entrée d'une grotte, où il se glissa sans mal par la force de l'habitude. Il « referma » derrière lui en balayant du regard la zone, le squelette n'était pas visible, assez loin dans l'ombre des arbres.
Dans sa planque, il tomba à genoux, comme frappé à l'arrière du crâne. Il gémit, se mordant l'avant-bras presque à sang, des sanglots dans la gorge.
-Pourquoi tu fais ça !
« Mais par vengeance. Les monstres sont lâches. Ils finissent toujours par t'abandonner. Tu avais si bien commencé quand tu es arrivé en bas... »
-De quoi tu parles ?
« Tu ne t'es jamais demandé pourquoi ton LV n'était pas à un ? »
-Ça vient de ma vie à la surface ?
L'autre éclata de rire, le faisant frémir.
« Tu as tué quand tu es arrivé. Tu as même blessé Toriel quand elle t'a sauvée de Flowey. »
-Tu mens…
« Ce n'est pas parce que tu ne t'en souviens pas que ce n'est pas réel ! »
-Je ne leur ferai jamais du mal !
« C'est pour ça que tu as des envies de meurtres envers Toriel ? Elle monopolise ton cher et tendre... »
-C'est de ta faute !
« Si ça te plaît de penser ainsi... »
Ils restèrent silencieux alors que Frisk se traînait jusqu'au lit et s'enroula dans les vêtements de Sans, dont la majorité avait perdu son odeur.
« Tu sais ce que je demande. Si tu le fais, il sera à toi. »
Il ne répondit pas. L'autre savait ses contre-arguments, même s'il s'amusait à les détruire point par point, il n'en démordait pas.
« Je ne demande que le sang et la poussière de certains… Il n'y aura pas grande différence. »
-Tu me demandes de tuer Toriel, Asgore, Undyne et un certain Gaster ! Personne ne se sait qui est ce dernier !
« Ton squelette semble très bien le savoir. Ce lâche à juste trouver le moyen de m'échapper pour un temps. »
-Tu es plus monstrueux que les monstres !
« Tu ne sais rien de moi ! »
Il étouffa un hurlement alors que ses scarifications, même les plus anciennes, se rouvraient plus ou moins. Il vit ses PV descendre dangereusement bas.
-Tu es en train de me tuer !
« Tu le fais très bien tout seul. »
Il éclata en sanglots, brisé, ne voyant pas le sourire satisfait de son reflet aux yeux sanglants.
Sans avait attendu la nuit et d'être sûr que le gamin était à la maison avant d'aller explorer sa cachette. L'endroit était assez spartiate : un lit simple dans un coin, recouvert de la literie disparue et où il trouva un nombre de ses vêtements volés ; de l'autre côté, une table basse en bois avec des coussins servant de siège, où une lampe reposait éteinte ; en fouillant, il dénicha un couteau taché de sang sec. Il n'était pas difficile d'additionner les éléments pour comprendre. Non seulement Frisk était amoureux de lui mais il se blessait visiblement intentionnellement pour il ne savait quelles raisons.
XoX
Sans avait parlé à Toriel de ce qu'il avait trouvé dans la planque de Frisk, si la gardienne avait souri par rapport aux vêtements, elle avait vite déchanté pour le couteau ensanglanté et les cicatrices que se faisait l'adolescent.
-Il faut faire quelque chose…
-Je sais ! Frisk… Semble aller de plus en plus mal. Comme s'il luttait contre quelqu'un… Ou quelque chose.
-Tu penses à quoi ?
-Je ne suis sûr de rien…
-S'il parlait…
Le duo regardait le jardin de la chèvre, séparant sa maison des ruines.
Frisk haletait dans sa chambre, une chaise bloquant sa porte. Il sentait la présence de l'autre dans son dos, lui murmurant son désir de sang, de poussière.
« Allez…. Il est tellement faible ! Il suffirait d'un bon coup de couteau avec ton niveau. »
-N- Non… Laisse-moi… On avait… dit pas…. Ici…
« Tu avais dit. »
Il éclata de rire, faisant se recroqueviller l'humain, les mains sur les oreilles.
« Tu devrai savoir depuis le temps que ça ne sert à rien. Je suis partout. »
Papyrus toqua à la porte, lui demandant s'il allait bien. Il lui répondit tant bien que mal, ne réussissant même pas à le convaincre.
Sans arriva rapidement quand son cadet l'appela à propos de l'humain. Il n'avait pas tout compris dans le flot de parole mais il savait que Frisk n'allait pas bien. Au point que même son frère s'en rende compte. Il ne se risqua pas à se téléporter directement dans sa chambre, ne sachant pas quelle réaction il aurait.
-Hey, gamin. Tout va bien là-dedans ?
-Va-t-en !
« Il est déjà là ? Venu voir la mise à mort de son si naïf frère ? »
-Je ne lui ferai rien !
« Ne veux-tu pas te rappeler de la sensation de leur poussière sur ton corps ? »
-NON !
-Gamin ? A qui tu parles ?
« Il va te penser fou. Mais tu l'es après tout ? N'es-tu pas le seul à m'entendre ? »
-Laissez-moi !
« Si seulement tu obéissais sans poser de questions. »
-Je ne le ferai pas !
« Tu reviens sur tes paroles ? Quel dommage. »
-Tu n'as pas tenu les tiennes… Chara.
« Tu as fini par trouver mon nom. Je te félicite. Mais ça ne te sauvera pas. »
Il hurla de douleur, ses cicatrices ouvrant à grand flot, le sang maculant ses vêtements alors qu'il sombrait dans les ténèbres, ses PV frôlant le zéro. Sans se téléporta dans la chambre, vira la chaise qui bloquait la porte et appela son frère. Le grand squelette apparut dans la minute.
-Soigne le !
Les mains du cadet s'illuminèrent de vert mais les plaies s'étaient à peine refermée.
-Il est trop blessé… Je n'y arrive pas !
Le plus petit grogna et les transporta chez la scientifique royale.
-ALPHYS !
Elle arriva en courant et eut un hoquet d'horreur en voyant l'état du jeune homme.
-Que s'est-il passé ?
-Je n'en sais rien. Il s'était enfermé dans sa chambre et semblait parler avec quelqu'un mais il n'y avait personne.
Le reptile injecta de quoi lui redonner des PV, n'étant pas en état de manger quoique ce soit. Elle soigna ce qu'elle put et banda le reste. Sans eut un sursaut en voyant un Gaster Blaster sur le flanc de l'adolescent.
-Qu'est-ce que c'est ?
-Un tatouage d'après lui.
Il fixa le dessin qui marquait la peau de l'humain, seul lui était aujourd'hui capable d'en produire.
Il se réveilla dans le coton, se souvenant vaguement de ce qu'il s'était passé avant. Il lui avait montré l'étendue de sa colère, même s'il savait que ce n'était pas grand-chose face à tous ses pouvoirs. Il ne l'avait pas tué tout simplement car il avait besoin de lui, vivant. Il ouvrit les yeux lentement, ne voulant pas être aveuglé par la lumière. Ses bras entiers, ses épaules et une partie de son torse étaient bandés. Ils n'avaient pas pu tout soigner. Il allait garder des cicatrices, pas que cela le gênait.
-Tu es réveillé gamin.
Sans venait d'entrer. Il ne leur avait pas fait de mal.
« Je ne peux qu'à travers toi, pour l'instant. »
-Tu te souviens de ce qu'il s'est passé ?
-C'est vague, croassa-t-il.
Le squelette lui donna un verre d'eau qu'il but lentement, appréciant le liquide froid couler dans sa gorge.
-Je peux poser une question ? demanda l'humain.
-Je t'en prie.
-Est-ce que j'étais dans mon état normal quand je suis arrivé ici ?
Il vit clairement le monstre se tendre et celui-ci le fixa avant de soupirer.
-Tu étais paniqué, apeuré. Tu venais de tomber dans un endroit totalement différent de ton monde, où les monstres vivent. Tu avais peur et tu avais trouvé un semblant d'arme. Tu cherchais à fuir…
-Est-ce que j'ai tué ? Reformula brutalement l'adolescent.
-C'est possible… Seul Toriel à la réponse, c'est dans son domaine que tu as passé le plus de temps, il n'y a pas vraiment de monstres entre les portes et l'endroit où tu avais croisé Papyrus.
« Mais tu as tué. Il suffit de voir ton LV. »
Le monstre commençait à partir, voyant que son protégé commençait à retomber dans le sommeil.
-Sans ?
-Oui gamin ?
-S'il te plaît… Fais quelque chose pour Chara.
Le nom résonna dans le silence alors qu'il se laissait emporter par la fatigue.
Toriel hoqueta quand il lui donna le prénom que Frisk avait prononcé, ses yeux se remplirent de larmes et ses pattes se posèrent sur son museau.
-Ce… Ce n'est pas possible. Chara… Est mort depuis longtemps…
-C'était le premier humain, n'est-ce pas ?
La gardienne lui raconta son histoire, pleurant tout du long, les yeux perdus dans un heureux passé perdu.
-Et s'il cherchait à se venger ? Son fantôme, j'entends.
-Alors, c'est pire que tout. Comme Frisk, il avait le pouvoir de la détermination… Mais beaucoup plus fort que lui…
Le duo se regarda, depuis combien de temps il était auprès de Frisk, combien de temps avant qu'il ne craque et comment le vaincre ?
XoX
Frisk se releva doucement, arrachant délicatement ce qui le reliait aux machines d'Alphys. Chara était toujours là. De plus en plus fort. Il ne pouvait pas le laisser faire. Il se traîna jusqu'à sa planque et récupéra son couteau, à la joie du fantôme qui crut qu'il allait enfin tuer tous ceux qu'il lui ordonnait. Mais Frisk retourna au labo, le traversa et continua vers le château. Il récupéra les six âmes humaines qui semblaient comprendre ce qu'il allait faire, s'intégrant à son corps sans problème. L'alarme résonna quand la dernière entra en lui. Il continua vers la barrière, son arme serrée dans la main, les articulations blanches. Il inspira profondément et attendit.
« Qu'est-ce que tu fais ! Va les tuer ! »
Asgore fut le premier arrivé, suivit d'Undyne et d'Alphys. Cette dernière appela Sans et Papyrus en panique alors que l'ondine et le bouc essayaient d'approcher Frisk.
-Gamin ? Qu'est-ce que tu comptes faire avec ce couteau ?
Sa voix était calme mais son esprit agité de mille tourments. Allait-il finalement céder au premier tombé ?
-Je vais vous libérer. J'ai en moi les six âmes précédentes, je peux la briser.
-Frisk ! On peut t'aider !
Il secoua la tête.
-Il est trop fort… La seule raison pour laquelle je ne suis pas mort c'est qu'il a encore besoin de se nourrir de ma détermination…
-Frisk…
Les larmes commençaient déjà à perler aux coins des orbites de Sans.
-Je suis désolé… Mais vous serez libre.
Il planta la lame entre ses côtes, atteignant un poumon.
-NON !
Le petit squelette essaya de se précipiter vers l'adolescent mais il fut retenu par une force invisible. L'humain eut un sourire triste en sortant la lame pour la planter de l'autre côté alors que du sang coulait de sa plaie et qu'il en cracha.
-Je t'ai- essaya-t-il de dire.
Son âme sortit de sa poitrine, rejoint par les six autres. Elles se mêlaient, dansaient et il y eu une explosion de lumière.
Quand les monstres reprirent connaissance, l'adolescent reposait là où se trouvait auparavant la barrière, un sourire apaisé aux lèvres. Sans se traîna jusqu'à lui, les larmes dévalant ses joues. Le corps était déjà froid, l'âme disparue avec les autres.
-Frisk… S'il te plaît… Frisk… FRISK !
De lourds sanglots secouèrent les épaules du squelette alors qu'il serrait le cadavre du jeune homme contre lui, mouillant son T-shirt maculé de sang.
Message
Joyeux, n'est-ce pas ?
N'oubliez pas les reviews pour dire ce que vous en avez pensé !
Et à la prochaine !
