xXx

Le lendemain matin, Sanji se réveilla l'esprit combatif. Son petit moment de flottement de la veille était passé. Aujourd'hui il faisait beau, Zoro était allongé contre lui, tout allait bien !

Etendu sur le dos, les yeux grands ouverts, profitant de la tiédeur sur sa peau des quelques rayons de soleil qui traversaient ses volets décrépis, la chaleur de Zoro contre son bras… tout était parfait. Il repensa à la veille, à la réaction de Zoro, à sa peur d'être responsable des mésaventures de Sanji. C'était mignon et son cœur s'était serré de tendresse et d'affection pour lui. Il était adorable, et Sanji en était sûr maintenant, il était amoureux. Plus le temps passait et plus il recherchait sa compagnie, comme s'il avait besoin de l'avoir près de lui constamment. D'avoir ses yeux sur lui, sa peau contre la sienne. Il n'avait jamais ressenti ça, jamais d'une telle intensité. C'était un peu effrayant, mais c'était surtout libérateur. Il se sentait revivre, alors ce n'était pas des problèmes d'argent qui allaient l'abattre.

Après ce petit discours d'encouragement dans sa tête, il se força à quitter les bras de Zoro et à se lever. Il avait un café à faire tourner ! Il se prépara rapidement et en silence puis après un petit-déjeuner sur le pouce, il sortit en refermant derrière lui. Zoro avait maintenant un double des clés. Au début, c'était plus pour le côté pratique. Ils n'en avaient pas fait toute une histoire. Mais aujourd'hui, Sanji était heureux qu'il les ait et de ce que ça signifiait pour eux.

Il commença sa journée comme toutes les autres, en ouvrant le rideau de fer et en se dirigeant vers la cuisine en sifflotant pour préparer des délicieuses pâtisseries pour ses clients.


Trois jours plus tard, il vit Zoro entrer du coin de l'œil et aller aussitôt s'installer à une table libre. Sanji termina de servir sa cliente puis prit quelques secondes pour observer son petit-ami avant de passer au suivant. Il avait déjà sorti son grand cahier à spirale qui ne le quittait plus depuis quelques jours. Il passait des heures penché dessus, ou sur son ordinateur à faire il ne savait quoi. Quand il lui avait posé la question, il lui avait simplement répondu que c'était pour le travail et il n'avait pas insisté. Ce devait être un projet important car il ne se laissait pas facilement distraire. Et il avait essayé !

Il revint à l'homme devant lui et encaissa sa commande avant de composer la boisson. Après lui il n'y avait personne, alors il décida de préparer quelque chose à son homme et de lui apporter. Zoro avait toujours insisté pour payer ses consommations, même quand Sanji aurait bien aimé lui en faire cadeau. Il comprenait maintenant que c'était mieux comme ça, et que c'était Zoro qui avait raison. Il aurait été très embarrassé de lui demander de payer maintenant que les choses n'allaient plus aussi bien pour lui.

Mais il chassa bien vite ses pensées et s'approcha de lui en grandes enjambées. Il lui restait encore plusieurs heures jusqu'à la fermeture alors il pouvait bien s'autoriser une petite pause régénératrice en compagnie de son petit-ami.


En fin de matinée le lendemain, Sanji eut la surprise de revoir un client qu'il n'avait pas vu depuis longtemps. Il le repéra tout de suite dans la file à sa stature et à sa chevelure. Il lui lança un sourire surpris et accueillant lorsqu'il croisa son regard puis reporta son attention sur le couple devant lui. Il encaissa leur commande et leur souhaita une bonne journée avant de passer au suivant. Depuis la nouvelle, il faisait plus attention à ses clients. Inconsciemment il les observait plus attentivement, se demandant s'ils étaient satisfaits et s'ils reviendraient. Malgré l'assurance de Zoro, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter. Pendant les heures creuses, il tentait de trouver des solutions, mais l'aspect commercial n'était vraiment pas son fort. La seule idée qu'il trouva c'était de faire de la pub, mais il n'avait pas le budget pour alors il l'avait écartée tout de suite. Peut-être qu'un sondage parmi ses clients l'aiderait à mieux comprendre leurs attentes ? Mais prendraient-ils le temps pour y répondre ? Il ne voulait pas les incommoder et perdre encore plus de clients à cause de ça. Il se sentait un peu pris au piège et il détestait ça.

Finalement, le musicien se dressa devant lui, son habituel sourire aux lèvres.

— C'est un plaisir de vous revoir Brook !

— Le plaisir est partagé mon ami. C'est bon de rentrer chez soi et de retrouver ses habitudes.

— Vous restez combien de temps cette fois-ci ?

— J'ai décidé de poser un peu mes valises, donc vous allez me revoir souvent j'en ai peur.

— C'est une bonne nouvelle ! S'exclama Sanji. Vous aurez le temps de me raconter tout ce que vous avez vu.

Sanji adorait écouter les histoires de Brook, il avait un don pour raconter et il avait toujours dans ses bagages des anecdotes rapportées des différents pays qu'il visitait. Mais pour l'instant, d'autres clients attendaient derrière Brook alors il s'empressa de prendre sa commande. Ce n'était pas le moment de faire attendre sa clientèle.

Brook alla s'installer dans l'un des fauteuils près de la baie vitrée et Sanji lui apporta son café sitôt la queue disparue. Il était au téléphone alors il déposa la tasse sur la petite table près de lui et revint vers son comptoir. Juste à ce moment, Zoro entrait avec leur déjeuner.

— Hé, salut bel inconnu, le salua-t-il heureux de le voir.

Zoro répondit à son accueil par un sourire rayonnant et il le rejoignit derrière le comptoir.

— Salut beau barista, l'imita-t-il en déposant un baiser sur sa tempe.

— T'as pas ton grand cahier aujourd'hui ? le taquina Sanji qui avait aussitôt remarqué son absence.

— Non, je l'ai laissé chez toi ce matin, je m'y remettrai ce soir, répondit Zoro en haussant les épaules.

Sanji était heureux de l'apprendre. Il ne savait pas si Zoro l'avait remarqué, mais il commençait à se sentir un peu frustré par tout ce travail abattu par son petit-ami ces derniers jours, et il n'était pas loin de devenir jaloux de ce foutu cahier ! Alors il était content d'avoir Zoro rien qu'à lui ce midi.

La porte du café s'ouvrit et il reposa son sandwich pour servir la jeune femme qui se présenta au comptoir. Ils ne reprirent leur conversation que lorsqu'elle eut franchi la porte dans l'autre sens.

— C'est pour quand ce projet ? demanda-t-il, curieux d'en apprendre plus.

— Bientôt, répondit vaguement Zoro.

Sanji n'insista pas.

— J'en déduis que tu viens ce soir ?

— Si ça ne te gêne pas, répondit Zoro.

— Pas du tout. Mais tu seras tout seul pendant un moment, Conis ne vient pas aujourd'hui, je dois faire la fermeture.

— Ok.

Sanji n'en était pas vraiment content, mais il n'avait pas le choix. Avec l'accord de la jeune femme, il avait un peu revu ses horaires. Ces derniers temps, elle avait fait un peu d'heures supplémentaires, mais Sanji ne pouvait plus se le permettre, du moins jusqu'à nouvel ordre. Conis avait été très compréhensive et avait été jusqu'à s'excuser. Sanji lui avait assuré qu'elle n'y était pour rien, et que c'était à lui au contraire de s'excuser pour cette restriction. Au final, elle lui avait avoué que les examens approchaient et qu'elle n'était pas mécontente d'avoir plus de temps pour étudier, alors cela arrangeait tout le monde en définitive.

Il sentait le regard de Zoro sur lui mais fit semblant de ne pas s'en apercevoir. Il avait eu du mal à se lever ce matin. C'était la première fois depuis bien longtemps, et il était sûr que Zoro s'en était rendu compte. Sans compter les cernes qu'il avait sous les yeux. Mais que pouvait-il y faire ? Il se coucherait plus tôt ce soir et tout rentrerait dans l'ordre.

Il finit son repas sans un mot et lança un regard à Zoro en attrapant sa bouteille d'eau. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

— Quoi ? demanda Zoro, suspicieux.

— Tu as un petit quelque chose… là.

Du pouce, il retira une petite trace de mayonnaise à la commissure de ses lèvres. Zoro se laissa faire, et Sanji en profita pour continuer son geste et dessiner l'ourlet de sa bouche. Il remonta son regard vers les yeux de Zoro et l'électricité s'accentua entre eux. Non pour la première fois, il maudit le fait qu'ils n'étaient pas seuls, et donc incapables de faire quoi que ce soit pour évacuer cette délicieuse tension. Il déglutit difficilement et fit inconsciemment un pas de plus vers lui.

— Pardon de vous déranger jeunes gens.

Une voix amusée les sortit de leur torpeur et Sanji remarqua que Brook avait déposé sa tasse vide sur le comptoir, prêt à partir.

— Il était délicieux comme toujours, continua-t-il en voyant leur absence de réaction. Je l'ai déjà dit, mais je n'ai encore jamais trouvé de meilleur café ailleurs.

— Merci Brook, répondit enfin Sanji, se forçant à ne pas rougir sous le compliment. Je vous présente Zoro. Zoro, voici Brook dont je t'ai déjà parlé.

— Enchanté, salua son petit-ami en tendant la main vers le musicien.

— De même, répondit celui-ci en lui rendant sa poignée de main.

Sanji n'avait pas l'habitude de présenter Zoro à ses clients, mais Brook faisait partie des exceptions. S'il disait vrai, ils allaient se croiser souvent dans les prochaines semaines alors autant faire les présentations d'entrée de jeu.

— Je suis content pour vous mon ami, observa malicieusement Brook.

Son regard s'attarda ensuite sur ses cernes et il le vit réagir, sans toutefois exprimer ses pensées à voix haute et Sanji lui en fut reconnaissant. Il le remercia d'un sourire et lui assura qu'il était en effet très heureux d'avoir fait la connaissance de Zoro.

Le musicien s'éclipsa ensuite rapidement, l'assurant qu'il reviendrait très bientôt.

— Il a l'air gentil, remarqua Zoro après son départ.

Il attrapa ses hanches et l'attira à lui, et Sanji se laissa faire. Il pouvait surveiller l'arrivée de nouveaux clients d'où il était et pour l'instant, la voie était libre.

— J'ai hâte d'être à ce soir, lui dit-il en baissant le regard vers lui.

Comme à son habitude, son homme était assis sur le comptoir et Sanji se trouvaient maintenant entre ses jambes. Il avait une furieuse envie de l'embrasser mais il se contint.

— Moi aussi, répondit Zoro d'une voix douce.

Sanji ne résista pas à passer une main dans ses cheveux verts, faisant attention à ne pas trop le décoiffer. Il avait encore toute une après-midi de travail, et il savait qu'il avait une réunion avec un client d'ici une heure.

Il lança un rapide coup d'œil autour de lui et se pencha sur un coup de tête. Il avait besoin d'un petit remontant pour le faire tenir toute l'après-midi jusqu'au soir. Zoro répondit aussitôt à son baiser et il prit rapidement une ampleur qu'il n'avait pas prévue. Il oublia tout ce qui n'était pas Zoro et se perdit dans les sensations. Ça lui faisait toujours le même effet que lors de la première fois. Sa peau semblait fourmiller d'énergie, son cœur battait plus vite et son souffle se coupait. Son cerveau semblait se déconnecter par intermittence, comme de grisants mini-vertiges.

Leurs lèvres se séparèrent finalement après de longues minutes, et il fallut quelques instants à Sanji pour redescendre sur terre.

— Je vais devoir y aller, rappela Zoro à contrecœur.

— Déjà ? gémit presque Sanji.

La tentation de fermer le café et de passer la journée au lit avec Zoro était grande, mais encore une fois, il se contint et se força à prendre de grandes inspirations pour reprendre ses esprits. Zoro s'en amusa, et il déposa de petits baisers sur son cou et sa mâchoire. Ça n'aidait pas vraiment les choses, mais c'était tellement mignon que Sanji ne dit rien.

Après encore plusieurs minutes, Sanji laissa enfin Zoro se relever et ramasser ses affaires. Ils échangèrent un dernier baiser puis son petit-ami partit enfin. Ils se firent des petits signes de la main à travers la vitre jusqu'à ce qu'il disparaisse de sa vue.

Sanji soupira alors et se força à reporter son attention sur son commerce. Il attrapa un chiffon et essuya le comptoir pour faire disparaître les quelques croûtes de pain que Zoro y avait laissé et termina juste à temps pour accueillir son premier client de l'après-midi.


Il était 20h30 passé quand il tourna la clé dans la porte de son appartement. Il était épuisé et n'avait qu'une envie, se changer les idées. La vision de Zoro confortablement installé dans son canapé le détendit aussitôt. Sans un mot, il alla déposer les deux dernières parts de tarte qui lui restait dans la cuisine, puis se dirigea vers sa chambre pour enfiler quelque chose de plus confortable. Il entendit Zoro s'affairer mais n'y prêta pas attention. Du moins jusqu'à ce qu'il revienne dans le salon et découvre son repas qui l'attendait sur la table basse.

Zoro leur avait préparé une assiette de crudités avec quelques morceaux de poulet froid et une baguette de leur boulanger préféré. Et si la bonne odeur n'était pas dans son imagination, alors il l'avait même passée au four pour la réchauffer.

Son petit-ami se tenait debout près du canapé et observait sa réaction. Sanji lui lança un sourire rayonnant et s'installa aussitôt, affamé. Zoro le rejoignit sans tarder et ils commencèrent à manger, se délectant du pain chaud qu'ils tartinèrent de beurre fondant. Un régal ! Ils attaquèrent ensuite la salade composée et Zoro lui raconta comment s'était passée sa réunion. Au dessert, Sanji lui parla un peu plus de Brook, des pays qu'il avait déjà visités et de la joie qu'il avait à discuter avec lui.

Une fois leur repas terminé, Zoro insista pour que Sanji se repose, il l'installa dans le canapé avec une couverture et son livre en cours et s'éclipsa dans la cuisine pour faire la vaisselle. Sanji était aux anges. C'était tellement agréable d'avoir quelqu'un pour s'occuper de lui comme ça. Chaque jour il tombait encore un peu plus amoureux de lui. De sa gentillesse, de sa générosité, de sa force aussi. Il avait l'impression que tant qu'il aurait Zoro dans sa vie, tout irait bien.

Il ouvrit enfin son livre à la page et continua sa lecture, apaisé par les bruits familiers provenant de la cuisine.

Il venait d'entamer un nouveau chapitre quand Zoro revint dans le salon. Il s'assit en face de lui, imitant sa position dos contre l'accoudoir et jambes étendue sur les sièges. Leurs jambes s'entremêlèrent et Sanji repositionna la couverture pour qu'elle réchauffe aussi son homme. Du coin de l'œil, il vit celui-ci reprendre son cahier et continuer son travail. Pour une fois, ça ne le dérangeait pas vraiment et il apprécia ce moment de silence, savourant simplement ce temps passé confortablement ensemble.

Au fur et à mesure, Sanji s'affaissa dans les coussins, et bientôt ses pieds se retrouvèrent sur les cuisses de Zoro. Ce dernier ne sembla pas en être dérangé et le silence continua encore quelques minutes. Puis Sanji sursauta presque quand la main droite de Zoro se posa sur l'un de ses pieds et commença à le masser doucement. Son petit-ami était encore focalisé sur son cahier alors il devait le faire inconsciemment. Ce n'était pas la première fois qu'il faisait ça. Un jour il avait eu droit à un massage des jambes quand il lui avait avoué avoir souffert plus que d'habitude d'être resté debout toute la journée. Zoro lui avait assuré qu'il n'avait jamais pris de cours de massage, pourtant il était très doué. Il savait trouver les zones sensibles et les attendrir. C'était le paradis.

Sanji en oublia sa lecture et ferma les yeux, appréciant la sensation. Il ne put empêcher un gémissement, et s'il avait rouvert les yeux, il aurait vu le regard amusé que lui lança Zoro. Les gestes devinrent plus appuyés et plus contrôlés, et Sanji se sentit fondre de plaisir. Ses muscles se détendirent et il eut l'impression que les sensations se décuplaient. Tout lui sembla plus intense, ses sens plus en éveil que jamais. Une vague de chaleur le parcourut et il rouvrit les yeux. Il croisa aussitôt le regard de Zoro. La tension qu'ils avaient connue au déjeuner était de retour, plus puissante encore.

Sanji referma son livre, comprenant qu'il était inutile d'essayer. Un frisson le parcourut quand Zoro continua ses gestes sur son autre pied. Il en profita quelques instants, les yeux toujours braqués dans les siens, jusqu'à ce qu'il ne tienne plus. Brusquement, il se redressa, arracha presque le cahier des mains de Zoro et prit sa place sur ses genoux. Son petit-ami sembla beaucoup s'amuser de son empressement, mais son mouvement appuyé des hanches lui fit aussitôt reprendre son sérieux. Il entoura ses bras autour de sa taille, tandis que Sanji perdait ses mains dans ses cheveux courts. Il attaqua sa bouche avec un enthousiasme farouche et Zoro lui répondit avec autant de passion.

Les mains de Zoro se faufilèrent sous son t-shirt et remontèrent sur son dos, avant de redescendre doucement vers ses fesses. Il les empoigna et fit pression pour coller leurs bassins. Sanji reprit bruyamment sa respiration en éloignant sa bouche de la sienne. Leurs regards chargés d'émotions plongèrent à nouveau l'un dans l'autre. Les mouvements sinueux de Sanji provoquaient des frictions enivrantes entre leurs bas-ventres.

Ils se délestèrent rapidement de leurs t-shirts respectifs, puis le baiser reprit. Sanji tressaillit quand Zoro suivit sa colonne vertébrale du bout du doigt. Puis sa main redescendit doucement, retraçant chaque muscle qu'elle rencontrait.

Sanji n'était pas en reste. Ses mains parcouraient le torse puissant de Zoro, s'attardant sur ses pectoraux avant de descendre ses doigts vers ses côtes, sentant les os sous la peau ferme et tendue. Il pourrait rester des heures ainsi, à redécouvrir le corps de son homme de ses mains et de sa bouche. Mais il n'oubliait pas qu'il était fatigué. Il quémanda alors un nouveau baiser, que Zoro lui accorda aussitôt. Sa langue caressa la sienne avec impatience, puis il se retira de sa bouche et mordilla sa lèvre inférieure avant de prendre de la distance.

Un regard leur suffit pour se faire comprendre. Sanji se releva pour permettre à Zoro d'en faire de même. Ils éteignirent rapidement les lumières, ne laissant que celle de la chambre, et leurs corps fiévreux se retrouvèrent sur la couette, leur plaisir à portée de main.