Hey ! Me voilà en ce début de décembre avec la suite. Je suis ravie des reviews que vous me laissez, merci mille fois. Vous m'êtes précieux. Vos avis m'aident a écrire cette histoire. Place aux réponses reviews.

: Merci a toi. Voilà la suite.

Traffy-D-Lamy : Merci. Voici la suite.

Yami Ruby : Haha, en effet. Contente que tu l'ai appréciée.

mirainohana : Et oui, c'est bien elle, pas de doutes a avoir ! C'est moi qui suis extrêmement heureuse de voir que vous appréciez ce trésor. Awww, tu as remarqué cela? Ca me fait plaisir, vraiment. Et c'est vrai que je choisis mes mots avec soin, parce que je sais combien ils sont pour tes encouragements !

Hana-no-Oni : Tiens ! Une nouvelle p'tite bouille adorable ! Awww... Merci, t'es un ange ! Tutoie moi, je t'en prie ! Oh la la la la ! Cette avalanche de compliments pour moi et May, on ne va jamais s'en remettre ! C'est vrai qu'un AU moderne était parfait pour May et même pour Law, c'est bien différent de One Piece et j'adore montrer notre monde a travers le regard de May, elle est assez intense a l'intérieur d'elle-même et avoir fait d'elle une muette me procure un défi a relever incroyable parce qu'elle ne peut s'exprimer directement et son mode de pensée prete a reflexion. Tout en elle m'émerveille, je n'ai pas l'impression de l'écrire mais plutôt de vivre avec elle. Merci pour ta review adorablement intéressante, tu as une analyse sublime. J'espère que cette histoire continuera de te plaire. Merci pour tes encouragements.

Merci a vous, vos avis me font rougir de plaisir et j'espère pouvoir lire vos analyses pour ce nouveau chapitre. Bonne lecture a vous. See ya !


Chapitre 4.

Je me lève pour allumer la lumière principale et laisse celles du plan de travail allumées. Je jette un œil a l'horloge, 19 h 20. Le temps passe si agréablement en sa compagnie que je ne ressens pas le besoin de vérifier l'heure. La musique change pour la chanson d'un film d'animation français qui m'avait beaucoup plus. La voix de la chanteuse est douce et la mélodie rappelle la ville lumière. Je m'assois enfin a ses côtés et prends le verre, il prend le sien et on lève nos verres en même temps.

-A cette rencontre qui se révèle agréable.

J'acquiesce et le tintement des verres résonne. Je ferme les yeux et mon odorat détecte les parfums plus ou moins discrets puis j'y trempe les lèvres et en prends une gorgée de dégustation. Je prends mon temps pour déterminer les saveurs qui éveillent mes papilles puis je finis par avaler cette gorgée. Je repose mon verre et remarque enfin son regard posé sur moi. Je hausse un sourcil.

-Je suis simplement surpris que vous sachiez appréciez le vin.

Je prends le carnet et écrit.

"Comme je suis surprise que vous en buviez. Vous devez avoir l'habitude du rhum, non ?"

Un sourire apparaît sur ses lèvres.

-Madame, je vous prierai de ne pas mettre tous les pirates dans le même sac. Un pirate distingué se doit de connaître toutes les boissons de son niveau, en particulier le vin.

Je tourne la tête pour réprimer un rire, j'expire et me tourne à nouveau vers lui, et acquiesce le plus sérieusement du monde. Mais mon rire cogne derrière mes lèvres et il le remarque.

-Vos yeux sont rieurs.

J'écris.

"Je suis désolée, je veux bien croire que vous buvez régulièrement du vin. Maintenant, mangeons, c'est moins bon froid.

-Je veux bien vous pardonner pour cette fois mais seulement a cause de l'odeur qui m'appelle depuis tout à l'heure.

J'acquiesce et noie mon sourire dans une nouvelle gorgée. Puis j'attaque enfin mes pâtes. Le poivron ajoute du croquant a la douceur de la crème qui elle enveloppe les tagliatelles. Je me tourne vers lui et attends son verdict.

-De ma vie, je n'ai jamais eu l'occasion de goûter de telles saveurs si différentes et pourtant savamment mélangées.

Je hausse un sourcil puis écris.

"N'exagérez pas pour me faire plaisir. Votre cuisinier doit pouvoir faire mieux que moi."

-Je n'exagère que dans le cas de l'ironie et du sarcasme et vous me poussez à la sincérité. De plus, je n'ai pas envie de vous mentir. Et je n'ai pas de cuisinier à proprement parler, juste l'homme qui se rate le moins pour cuire du riz ou de la semoule, si ce n'est pas des conserves.

Je hausse les sourcils, incrédule.

-Je vous promets que c'est la vérité.

Il semble sincère alors j'acquiesce.

"Dans ce cas, j'accepte vos compliments."

Il acquiesce et on boit pour trouver un autre sujet de discussion.

-Vous pensez que... Enfin, je peux vous demander votre prénom ?

"May. Enfin, tout le monde m'appelle Carter, qui est mon nom."

-May. Je suis Trafalgar Law.

Oh, j'aime bien la façon dont mon prénom sonne dans sa bouche.

-Mais le système est inversé dans mon monde. Le prénom est après le nom.

J'acquiesce et prends une fourchetée, faisant disparaître mon sourire. Puis, j'écris a nouveau.

"Donc, on peut s'appeler par nos prénoms ? "

Il acquiesce et je souris. La musique change encore, la mélodie semble sortir d'une boîte à musique. On fini alors nos assiettes.

"Vous voulez un dessert ?"

-Non merci. Ce plat me suffit amplement. Encore une fois, c'était délicieux.

J'acquiesce et souris puis débarrasse le tout. Est-ce que ça serait risqué de demander à un pirate de s'abaisser à une tâche ménagère ? Surement. Vais-je prendre ce risque ?

"Vous voulez bien m'aidez à sécher la vaisselle ?"

Bien sur. En plus, il se lève et viens me rejoindre près de l'évier. J'actionne l'eau chaude et y met du liquide vaisselle qui mousse. J'y plonge la vaisselle sale et commence à frotter. Il prend un torchon et commence à essuyer les verres.

-C'est la première fois que je fais la vaisselle.

Je hausse les sourcils.

-C'est la vérité. Mais il faut bien une première fois a tout.

J'approuve, c'est ce que j'aurais voulu écrire mais l'eau ne s'entend pas bien avec le papier. On continue ainsi et pendant que je rince la poêle, je l'observe sécher avec application les assiettes. Je vide l'eau sale et me sèche les mains puis écris.

"Pour une première fois, vous vous débrouillez très bien."

Il lit la phrase et un sourire apparaît sur ses lèvres puis il se concentre sur la poêle. Je passe derrière lui et commence à ranger la vaisselle. Puis il repose le torchon que je prends pour essuyer le bar et le plan de travail. Je le repose sur le sèche serviettes et me tourne vers lui, un sourire aux lèvres. Je prends mon carnet et commence une nouvelle page.

"Merci de m'avoir aidée, j'ai passé un agréable dîner en votre compagnie. Est-ce que je peux vous offrir un café ?"

-Je vais devoir décliner cette offre, il faut que je trouve un endroit ou dormir tant qu'il n'est pas trop tard.

Je secoue la tête et écris.

"Dehors, il fait froid et cela ne servirait qu'à vous perdre. Restez dormir ici.

-Vous êtes sûre ?

J'acquiesce.

-Vous savez, je ne suis pas le genre d'homme fréquentable... Surtout pour une femme aux intentions pures.

Je lève les yeux au ciel et secoue la tête.

-Alors pourquoi insistez-vous pour que je passe la nuit chez vous ?

J'écris.

"Je sais que vous êtes un pirate et que vous pourriez avoir largement le dessus sur moi mais je sais que vous avez besoin d'aide et puis je n'ai pas peur de vous."

Il est déconcerté.

-Ok, mais supposons que l'histoire que je vous ai racontée n'est qu'un mensonge et que j'en profite pour vous voler ou pire ... vous violer ? Vous devriez vous méfier.

Je hausse les épaules et écrit de nouveau.

"Me violer ? Vous l'auriez fait avant. Quant à me voler, si vous le faites, je n'aurai pas de regrets, j'aurai nourri, hébergé et discuté avec un voleur charmant et talentueux mais je sais qu'il aura ce vol sur la conscience."

-Charmant ?

"C'est un point de vue objectif."

Je détourne les yeux et il sourit.

-Si je reste, où allez-vous me faire dormir ?

Son air de vainqueur s'affiche déjà sur son visage. Je fais mine de réfléchir.

"Dans mon lit, je dormirais sur le canapé."

-Pourquoi ne pas proposer le contraire ?

"Parce que vous êtes trop grand pour le canapé."

Il cède.

-J'abandonne, vous avez gagné pour cette fois.

Mon sourire s'étire.

"Alors maintenant, est-ce que je peux vous offrir un café ? "

-Vous n'abandonnez jamais vos idées ?

Je secoue la tête, un sourire aux lèvres.

-Alors, d'accord.

Je ramène mon poing vers moi en signe de victoire. Puis l'invite à s'asseoir. Il s'exécute et je prépare une nouvelle cafetière, sors du sucre et du lait.

En attendant que le café se fasse, je vais mettre en route ma machine a laver puis je vais chercher le livre et la boite longiligne. Eh oui je dois me tenir à jour. Bien sûr, ce n'est pas comme un journal, je ne vais pas raconter chaque jour, seulement les événements que je juge intéressants. Et aujourd'hui a été un jour riche en événements intéressants. Je suis sûre que je peux noircir deux pages ! Je pose le tout sur le bar a ma place et il me regarde d'un air curieux, je lui fais signe d'attendre et sers le café. Puis je m'assois à ses côtés.

-Alors ? Que raconte ce livre ?

"Mon histoire."

-Une sorte d'autobiographie ?

"De grands auteurs et artistes ont écrits la leur, mais je crois que celle d'une femme ordinaire pourrait intéresser les futurs historiens."

-Une femme ordinaire n'est pas muette.

Je lui accorde ce point.

-Votre café est meilleur que celui que vous servez.

"Pourtant c'est du grand café pour le serré mais je crois que lorsqu'on devient une grande chaîne comme Starbucks, les patrons achètent le café au bas prix."

Il acquiesce sans ajouter un mot. J'ouvre le livre et tourne la page.

-Est-ce que je peux lire la préface ?

"C'est ma présentation,vous saurez tout d'un coup."

-On me qualifie souvent d'impatient mais je veux bien accepter votre énigme.

Je le remercie d'un signe de tête. Puis je sors la plume et l'encrier.

-Enfin un outil que je connais.

Je souris et commence à écrire.

"Comme l'on se retrouve rapidement ! Mais l'écart de temps n'est pas le plus important parce qu'un évènement majeur m'est arrivé aujourd'hui ! "

Je relève la tête, ne sachant pas comment introduire cette rencontre. Un sourire moqueur se dessine sur ses lèvres.

-Un manque d'inspiration, si tôt ?

Je secoue la tête et bois une gorgée de liquide chaud. Je fronce le nez et ferme les yeux, j'ai oublié le sucre et le lait. Que vais-je faire de moi ? Il tourne la tête, surement pour cacher le fait qu'il se moque de moi. Je mets deux sucres et du lait, lorsque je mélange, la cuillère tinte contre les bords de la tasse, il se calme et reviens vers moi. Mais alors que je soupire contre mon étourderie, soulevant par la même occasion, une mèche rebelle, un nouveau sourire qu'il ne peut réprimer vient envahir son visage. Je tente d'exprimer la vexation mais ca le fait sourire encore plus. Je soupire une fois de plus et écris, sur le carnet cette fois.

"Ce n'est pas un manque d'inspiration, c'est la formulation. Et arrêtez de vous moquer de moi ! "

Il me regarde et je fronce les sourcils pour soutenir ma demande. Mais au lieu de me prendre au sérieux, il pouffe de rire, je n'hésite pas taper du poing sur son épaule, il s'absorbe dans sa tasse de café pour ne pas rire une nouvelle fois. Ok, je suis ridicule mais c'est vexant ! Alors que je me remets a mon histoire, la plume en suspens, je sens une présence observatrice proche de moi. Je lève les yeux et hausse les sourcils.

-Je suis désolé si je vous aie vexée, May.

Mon prénom dans sa bouche, une deuxième fois délicieuse à mes oreilles.

-Puis-je vous aider pour me faire pardonner ?

"Je pensais qu'un pirate avait trop de fierté pour s'abaisser à demander pardon, surtout à une femme."

-Ce n'est pas tout a fait faux. Ma fierté ? Je me suis abaissé a trop de choses pour prétendre en avoir une. Aujourd'hui je vous aie demandé de l'aide et vous m'avez rendu service plus d'une fois en une seule heure alors je peux vous rendre la pareille, même si c'est l'affaire de quelques minutes.

J'acquiesce.

"Alors je requiers votre aide pour la formulation de cette histoire."

-Bien. Est-ce que je peux lire cette première ligne ?

Je fais glisser le livre sous ses yeux et il prend une seconde pour lire la phrase d'introduction, un sourire aux lèvres.

-Vous me considérez comme un événement majeur ?

J'acquiesce.

"Dans ma vie ordinaire et discrète, faire votre rencontre est un événement majeur pour moi."

-Vous êtes aussi un événement pour moi. Je n'irai pas jusqu'au majeur, car sans vouloir vous vexer, j'ai une vie mouvementée mais ce qui est sure, ce que personne a ce jour ne vous ressemble. Vous êtes unique.

Je baisse les yeux, le sourire aux lèvres. Et mon esprit retrouve doucement une formulation qui me parle : la sincérité. Alors je reprends le livre, trempe la plume et m'absorbe dans mon travail pour lui cacher mes joues colorées par ses compliments.

"En effet, j'ai fait la rencontre d'un pirate."

Je relève la tête et l'observe, pensive.

"Est-ce que vous m'autorisez à parler de vous ?"

Il réfléchit un moment puis acquiesce.

-Je ne serais surement plus là pour que vos futurs lecteurs me voient et puis si ils n'ont pas encore découvert l'existence d'univers parallèles, alors je resterais un personnage de fiction.

"Et je serais prise pour une folle. Ou une menteuse qui a en fait écrit une fiction en la déguisant en récit autobiographique."

-Vous n'êtes pas une menteuse, vous êtes une manipulatrice.

"Mais c'est pire ! Maintenant, je me sens coupable envers les lecteurs que je n'ai pas encore."

Il sourit et secoue doucement la tête.

-Votre but est d'amener le lecteur a entrer dans votre histoire, au moyen de personnages attachants, de décors vraisemblables et de sincérité, d'accord ou non ?

J'acquiesce.

-Alors en vérité, vous amenez le lecteur à changer sa perception de la réalité, il bascule dans la fiction grâce à vous, grâce à votre talent ! Donc vous le manipulez, mais c'est une douce manipulation qui plaît au lecteur. Alors, au final, si vos futurs lecteurs vous traitent de menteuse, c'est qu'ils n'ont aucune fibre littéraire et que ce sont des idiots doublés d'ingrats envers le témoin qui a bien voulu retranscrire sa vie et le monde qui l'entoure.

Je ne retiens même pas mon sourire. C'est plaisant de pouvoir discuter avec lui.