Hello ! Je vous souhaite une très bonne année 2017, plein de bonheur et d'affection ainsi que de belles lectures ! C'est en un début de janvier enneigé que je reviens avec la suite de cette fiction. J'ai ajouté un bonus au chapitre, qui sera du point de vue de Law. Place aux réponses reviews.

: Merci et je ne vais pas m'excuser du vocabulaire que j'emploie parce que c'est ma façon d'écrire et ça crée un challenge qui ajoutera du vocabulaire a ton langage. Bonne lecture.

Hana-no-Oni : Bonjour :) Et bien merci et cette fois tu en apprendras plus au sujet de Law qui parle a la fois de Doflamingo qui l'a fait devenir ce qu'il est : manipulateur et froid. Mais si je dois te donner un repère précis, je dirais qu'il se trouve avant la guerre au sommet, donc avant qu'il ne sauve Luffy et tout le tra-la-la. Et pour le fait que Law soit aussi détendu, tu en sauras plus dans ce chapitre. Si tu veux du Law égal a lui même, je te dirige vers ma fiction Sweet Madness. Bonne lecture.

Merci pour vos reviews, j'espère vous revoir pour ce chapitre. See ya !


Chapitre 5.

"Vous lisez des livres ?"

-Oui, je m'intéresse beaucoup à la médecine, surtout la chirurgie, mais je lis de la philosophie et quelques livres d'histoires.

"Et les histoires fictives ?"

-Oh... personne n'écrit ce genre de livre dans mon monde, nous vivons assez d'aventures réelles.

J'acquiesce, quelque peu rêveuse quant à son monde. Mais je me reprend bien vite et retourne à mon ouvrage.

"Mais un vrai pirate. Du genre de ceux qui partent à l'aventure à la recherche d'un immense trésor, qui parcourent le monde. Bon, je dois avouer qu'il n'est pas tout à fait comme la culture populaire l'a fait. Mais je le préfère nettement tel qu'il est. Alors oui, c'est un pirate et je ne suis qu'une simple serveuse, mais on s'est rencontrés. Il a besoin d'aide pour retourner dans son monde et je suis la seule personne qui puisse l'aider. Et non, je n'ai aucune idée de la manière dont je vais pouvoir lui être utile. Néanmoins, je lui ai offert un repas et un lit, c'est déjà un début. Mais, tu sais, je n'ai pas peur du fait qu'il soit un pirate. Pour moi, il est un être humain avant tout et donc je réagis comme tel. Les gens se discriminent entre eux et je ne veux pas suivre cette "mode". C'est très intéressant de discuter avec lui, il ne sait rien de mon monde, je lui ai montré l'ordinateur pour commencer et il a plutôt bien adhéré. Enfin, voilà pour cette rencontre intéressante qui est à mes cotés en ce moment-même où j'écris."

Je bois deux gorgées de café et relis mon paragraphe. Je sens son regard sur moi.

-On dit que les gens intelligents ont tendance a écrire vite car ils pensent rapidement.

"Alors parce que je m'applique, je suis moins intelligente ?"

-Je n'ai aucune idée de votre niveau intellectuel mais j'apprécie votre gentillesse a mon égard.

Je hausse les sourcils, légèrement vexée. Puis regarde mon texte, il faut que j'ajoute une phrase ou deux sur ma journée.

"Et je l'ai rencontré dans le café où je travaille alors qu'il était fermé. Et pourquoi étais-je encore au travail au lieu d'être dehors ? Parce que mon supérieur, Mc Bean, à décidé de me confier la fermeture. Je n'aurait pas eu a attendre jusqu'à 17 heures si il n'avait pas pris les clés avec lui. Il prend un malin plaisir a me critiquer et a me faire travailler plus que ce que je ne peux. Il l'a avoué lui-meme. Mais je ne compte pas rester les bras ballants. J'ai déjà fait un geste symbolique aujourd'hui. La révolution est en marche !"

J'égoutte la plume dans l'encrier et la range avec satisfaction.

-C'est terminé ?

J'acquiesce.

-Est-ce que je peux lire ?

A mon tour d'hésiter. Je secoue finalement la tête et referme le livre. Devant son air déçu, je m'explique.

"C'est encore trop tôt."

-Avez-vous évoqué votre travail ?

Je hoche la tête.

-Vous pensez y rester ?

"Le mieux serait que je le quitte demain, mais je dois penser a mon rêve. C'est ma principale source de revenus."

-Combien devez-vous réunir en tout ?

Je vais chercher une pochette. Je range le livre et la boite sur la table basse puis je pose la pochette devant moi.

-Vous avez déjà commencé a construire votre projet ?

J'ouvre la pochette. J'en sors le devis. Il garde le silence un moment.

-C'est une sacré somme.

"Je crois que c'est un projet trop fou pour New-York. Je devrais penser a m'installer ailleurs."

-Mais vous aimez cette ville ?

"En même temps, Brooklyn serait un endroit rêvé. Les endroits de ce genre n'existent pas à New-York. Ce serait un concept révolutionnaire qui attirerait beaucoup de gens. Mais la communication n'est pas mon fort."

Il sourit gentiment.

-Vous travaillez demain ?

Je secoue la tête.

"Le dimanche est mon jour de congé, le café est fermé de toute façon."

-Vous avez mérité votre journée de repos.

J'approuve et quelques instants après, couvre de ma main mon bâillement. Je crois qu'il est temps d'aller se coucher. Je range la pochette et la repose dans le meuble blanc de l'entrée. Puis mon regard va de lui, aux tasses et à l'évier, interrogateur.

-D'accord, je m'en occupe. Allez-vous changer.

J'acquiesce et le remercie silencieusement puis file a la salle de bains, je referme la porte et me déshabille. J'enfile mon pyjama qui consiste en un short et un t-shirt a manches longues. Je défais mon chignon et secoue ma crinière blanche et ondulée. Mon cuir chevelu me remercie et je masse ma tête. Je change le mode du lave-linge pour le sèche-linge. Puis je me démaquille et me nettoie les dents. Je mets mes habits dans le panier de linge sale et sors de la salle de bains.

Alors que je le vois devant la baie vitré, j'attrape mon carnet, éteins la lumière principale et allume les deux lampes de chaque côté du canapé, ce qui crée une ambiance tamisée. Il n'a pas bougé. Alors que je le rejoins, il se tire de son observation.

-C'est la première fois que j'ai une vue pareille.

C'est sur que ça doit être plus sombre chez lui, sur l'océan. Ici, la pollution lumineuse est forte. Quoi que c'est déjà mieux que dans certains coins de la ville ou l'on n'a pas de notion de la nuit. J'acquiesce puis écris.

"La salle de bains est libre, vous pouvez même prendre une douche."

-Je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité.

Je secoue la tête.

"Comme vous voudrez. Mais cela ne me dérange absolument pas."

Il se dirige néanmoins vers la salle de bains. Je regarde la nuit puis baisse les yeux sur les immeubles d'en face avec des fenêtres éclairées, d'autre non. Toute une vie se déroule derrière ces fenêtres. Je ferme les rideaux puis pose mon carnet de moleskine sur la table. Je prépare ensuite le canapé pour ma nuit et je prends le plaid du matin puis je le pose sur le canapé.

Je me retourne lorsque je l'entends sortir de la salle de bains mais détourne le regard lorsque je remarque son absence de haut. Et moi qui n'ai rien a lui prêter. Par contre il a gardé son jean, ce qui m'étonne. Il s'approche de moi et prends mon bras gauche au niveau du coude. La prise est ferme, il ne me lâchera pas. Dans son autre main, je remarque ma trousse de pharmacie. Il m'invite à m'asseoir, je le fais sans manifester autre réaction que de la gêne de cette proximité alors qu'il est torse nu. Je ne réagis que lorsqu'il remonte doucement la manche de mon haut, découvrant entièrement la marque bleutée.

-Ceci est la preuve irréfutable que votre supérieur est une ordure.

Je me mords la lèvre, quand a-t-il pu la remarquer ?

-Je suis fin observateur. Et quand bien même vous l'avez cachée, j'aurais pu la voir à travers six couches de vêtements.

J'acquiesce.

-Elle ne semble pas vous faire mal quand vous bougez le bras.

Je secoue la tête pour affirmer son propos. Puis il pose les doigts sur la trace, je sursaute mais plus a cause du fait que ses doigts touchent ma peau exposée, découverte qu'à cause de la douleur. Je le regarde retirer sa main.

-Le mieux serait d'appliquer une poche de glace. Vous en avez une ?

Je secoue la tête.

-Et des glaçons ?

Nouveau signe négatif. Il recouvre a nouveau la marque et je me sens intérieurement soulagée.

-Et votre mâchoire ?

Je balaye cette question d'un geste de la main. Néanmoins, il appuie son pouce sur mon menton et regarde mes expressions. Je ressens une légère douleur mais ne bouge pas. Il s'arrête et m'observe longuement.

-Vous savez, May. Ce genre de pratiques a un nom. C'est de l'abus de pouvoir. Et même si vous avez l'impression de ne pas avoir votre mot a dire, vous l'avez. Ce type se croit en sécurité mais rien ne lui est du, surtout pas votre silence et votre obéissance. Je sais que votre rêve a son poids dans vos décisions mais vous êtes capable de trouver mieux que ce travail.

J'acquiesce, lentement. Mais je ne peux me résoudre a l'écouter. Un travail aussi proche, qui me permet de m'entrainer pour mon rêve. Je ne peux pas abandonner, pas maintenant. Je prends la trousse que je vais ranger a la salle de bains. Je fuis mon reflet et éteins la lumière. Je vais ensuite le rejoindre sur le canapé. Et ses tatouages qui attirent mon regard comme des aimants. J'écris.

"Vous devez avoir froid sans haut. Et un jean ne doit pas être très confortable pour dormir."

-Je dors toujours ainsi. Et j'en suis désolé si mon absence de haut vous déplait, je ne peux pas faire autrement.

Oh, c'est loin de me déplaire, justement.. Je me lève pour résister a la tentation d'observer ses tatouages et vais regarder dans la penderie. Je dois bien avoir quelque chose a sa taille. Il est fin et svelte. Peut-être que... La sonnerie binaire de ma machine a laver ma fait relever la tête, le cycle est terminé. Je traverse l'appartement et ouvre le couvercle puis tout en mettant les vêtements encore chauds dans un panier, je cherche un haut bien précis que je finis par trouver, une expression de victoire sur le visage.

-Tout va bien ?

Je sursaute et tourne la tête pour le voir, dans l'encadrement de porte. Je lui tends un t-shirt blanc deux tailles trop grand pour moi que j'ai reçu, il y a quelques jours en cadeau. Surement une erreur mais l'idée de le rendre ne m'effleure pas l'esprit. C'est dans les situations comme celles-ci qu'un malentendu est le bienvenu.

Alors qu'il l'enfile, ma gêne peut enfin disparaître. Enfin rien que l'image de ses muscles aux lignes superbement dessinées... je me donne une pichenette mentale et termine de mettre le contenu du tambour dans le panier que je pose sur le lave linge. Je ferais le repassage plus tard. J'éteins la salle de bains et remarque qu'il n'y a plus que le bruit de fonds de la chaîne pour couvrir le silence. Je tente d'écouter la musique diffusée mais il avance un nouveau sujet.

-C'est un homme de passage qui vous a laissé ce vêtement ?

Le ridicule de cette phrase me fait sourire. Je secoue la tête et explique mon sourire.

"Pour être sincère, vous êtes le premier que ce t-shirt voit passer."

-Je vois. Alors veuillez m'excuser d'avoir avancé ma théorie sans preuves.

J'accepte ses excuses d'un signe de tête.

-Est-ce déplacé de demander à une femme de parler de ses précédentes relations amoureuses pour faire connaissance ?

"J'éviterai le premier soir de parler du passé alors qu'une nouvelle rencontre signifie un avenir empli de possibilités. Mais c'est une façon d'apprendre à connaître une personne. Et puisque ce sujet vous intéresse, j'ai eu un premier amour, comme la plupart des gens mais je n'ai pas eu de relations au delà de la première fois. Parce que les muettes ne sont remarquées que par les médecins, en tant que cas d'étude."

-En ce qui me concerne, seules les filles de joie sont accessibles aux pirates. Alors, certes, le coté relationnel est pauvre mais il faut entretenir une certaine santé.

Il n'a pas tort. Je réprime un bâillement et cligne des yeux.

-Vous devriez dormir.

J'acquiesce et écris.

"Je suis désolée, je voudrais discuter avec vous toute la nuit mais je n'en peux plus."

-Ne vous excusez pas. Nous discuterons demain.

Il se relève alors que je pose le carnet sur la table.

-Merci de m'accueillir chez vous et de bien vouloir m'aider. J'apprécie votre geste.

J'incline la tête.

-Vous êtes sure de ne pas vouloir dormir dans votre lit ?

Je secoue la tête, un sourire aux lèvres. Ma détermination le fait céder.

-D'accord, je prendrais le lit. Mais seulement pour cette nuit, marché conclu ?

Je lève les yeux au ciel, ce qui le fait sourire. Passer un marché avec un pirate n'est pas conseillé et d'ailleurs, si j'avais su qu'il enfreindrait les règles implicites au moment ou je baisserai ma garde, je n'aurais pas haussé les épaules de façon si négligente. Mais je ne savais pas encore alors j'ai fini par acquiescer pour qu'il aille dormir.

J'éteins l'ordinateur et la chaîne puis les lumières du canapé. Je l'entends s'installer et me couche également. Je me mets sur le coté et replie les jambes. Puis je remarque que je n'ai pas pris mon casque pour m'endormir. Mais tant pis, il faut bien changer de temps en temps. Et puis, je suis si épuisée que je n'ai aucun mal a trouver les bras de Morphée, oubliant le confort du canapé inférieur a mon matelas et sa présence.


BONUS :

Un peu plus tard, dans la nuit :

Elle dort, il a écouté sa respiration ralentir et a attendu qu'elle soit profondément endormie. Lui, a du mal a trouver le sommeil. Pas parce qu'il réfléchit a une nouvelle tactique ou qu'il tente de résoudre un problème concernant son équipage. Non, pour une fois, il se sent presque bien. Il a mangé un bon repas et a eu une discussion très intéressante. Non, ce n'est pas ça qui l'empêche de fermer les yeux sereinement.

C'est le fait qu'elle lui ai laissé son lit. Combien de personnes auraient seulement pensé a cette option ? Pas lui, c'est sur. Pourquoi a-t-elle insisté pour lui laisser le confort alors que c'est chez elle ? Au moins, aurait-elle pu dormir avec lui ? A moins que... Serait-elle gênée par cette proximité physique ? Il a remarqué qu'elle a détourné le regard quand il s'est montré torse nu. Bon, il veut bien avouer qu'il n'est pas l'homme le plus innocent du monde mais quand bien même, il l'a averti, a tenté de la dissuader de l'héberger.

Et elle s'est obstinée. Mais cette sincérité quand elle lui a dit qu'elle n'avait pas peur de lui l'a surpris, voire totalement déconcerté. Ses suppositions de menaces ne l'ont même pas faite hésiter. Dès le départ, elle l'a traité comme son égal, comme un être humain. Il se rappelle que dès son arrivée dans ce monde, les gens se sont retournés sur lui, puis se sont écartés a cause de cette aura sombre qui le précède partout. Même dans son propre monde, sa réputation en a fait fuir plus d'un. Mais pas elle. Elle l'a écouté, l'a accueilli, lui a parlé d'elle-même alors que rien ne l'obligeait a le faire. Et sans aucune arrière-pensée. Elle a répondu a ses questions, lui faisant découvrir son monde sans attendre quelque chose en retour.

Et chose surprenante, a force de patience, elle l'a fait parler, naturellement, sans le forcer. Il a même apprécié discuté avec elle. Peut-être est-ce son sourire, rare, qu'il aime provoquer ou encore sa façon de le regarder, comme si elle voit en lui de bonnes choses alors qu'il n'en trouve que des mauvaises. Le fait est que ce qu'il voyait comme un problème très irritant, commence a se transformer doucement en un apprentissage intéressant. Une leçon, c'est le mot qu'avait employé celui qui l'avait envoyé ici. Et si elle était son instructrice, peut-être pourrait-il se montrer moins réticent quant à cette leçon...

Sortant de cette réflexion, il s'aperçut qu'une idée avait germé dans son esprit. Peut-être serait-elle en colère au réveil mais c'est bien connu, un pirate transgresse les règles imposées.

Il se lève sans un bruit et ses yeux s'habituant a l'obscurité, il marche jusqu'à se retrouver devant le canapé a l'observer dormir. Il vérifie que sa présence ne dérange pas son sommeil puis commence par relever doucement ses genoux et passe une main, se baisse. Puis il passe encore plus doucement, une main dans son dos, attends un peu puis la soulève avec bien moins d'efforts que ce qu'il avait imaginé. Elle est d'une légèreté étonnante, mais si elle ne déjeune pas le matin, ce n'est qu'un détail qu'il retiendra. Toujours est-il qu'elle semble fragile, vulnérable... Si il décidait de l'attaquer, elle ne pourrait pas se défendre. Et elle l'a reconnu elle-même mais elle sait aussi qu'il ne peut pas l'attaquer. Il n'a aucune raison de s'en prendre a elle et il ne pourrait se le pardonner. Tout le monde le pense incapable de sentiments, même lui pensait que ses capacités affectives avaient été réduites au néant mais elles étaient juste enfouies au plus profond de lui-même.

Il remarque que le plaid a glissé, alors pour qu'elle n'ait pas froid, il la porte jusqu'à la place qu'il occupait quelques minutes plus tôt. Il la dépose alors qu'elle bouge légèrement. Elle se tourne vers l'intérieur du lit. Il observe ses réactions mais elle se contente de pousser un soupir et sa respiration reprend son rythme ensommeillé. Il contourne le lit avec un sourire, s'y assoit et se couche, avec la satisfaction d'avoir rétabli la situation. De plus, c'est la seule nuit de la semaine ou elle peut dormir longtemps, autant faire en sorte qu'elle se repose. Il observe le plafond puis se tourne vers l'extérieur du lit et ferme les yeux, cette fois apaisé.