Hello. Alors je sais que j'ai du retard sur mes publications et pour tout avouer, je ne suis pas très motivée mais bon ce soir, je me suis dit qu'il fallait bien que j'y mette un peu du mien pour espérer avoir du retour sur mes histoires de votre part. Il n'y a que vous pour me motiver a poster et a écrire alors n'héistez pas a me dire quelque chose sur le chapitre en lui-meme, ou sur l'histoire ou ce que vous voulez. Voilà, c'est tout ce que j'avais a dire. Merci pour les deux gentilles reviews, ça m'a fait plaisir. En espérant que ce chapitre vous plaise : Bonne lecture.
Chapitre 6.
Le lendemain matin :
*Crack, blah, blah, blah*
La voix de l'animateur me fait sursauter. MERDE ! J'ai oublié d'éteindre le réveil ! Je sors rapidement mon bras hors de la couverture et tâtonne furieusement puis assène une tape a mon réveil qui se tait. Alors que je referme les yeux et tente de retrouver mon rêve, je m'aperçois que quelque chose cloche. Minute... Comment j'ai pu taper sur le réveil près de mon lit alors que je suis censée dormir sur le canapé ?! Un gros doute remonte lentement jusqu'à mon cerveau embrumé...
Je fait un effort surhumain pour ouvrir mes paupières mais rien que le fait que je sois étendue de tout mon long sur le ventre et pas recroquevillée me confirme ce doute. Abandonnant l'idée d'ouvrir mes paupières, j'écoute pour voir si la présence masculine de l'autre coté du lit a été réveillée par la voix joyeuse qui n'avait pas lieu d'être... Il est réveillé.
Ça existe des connaissances qui dorment dans le même lit, le premier soir ? Putain... Bon, ça m'a permis de dormir confortablement mais si j'avais réduit la distance qui nous sépare pendant mon sommeil ? Je sens mon visage rougir. Je me calme, ouvre les yeux avec moins de difficulté et souffle rapidement par le nez. Puis je me tourne vers l'intérieur du lit et fixe durement ses épaules. Il finit par se retourner, a peine plus réveillé que moi, c'est a dire, encore dans les vapes. Cela lui donne l'air innocent. Mais je garde les sourcils froncés. Je veux lui faire comprendre qu'il m'a déplacée sans mon accord.
Il réprime un sourire et chuchote.
-Vous n'êtes vraiment pas crédible quand vous êtes en colère.
Pour tout réponse, je souffle par le nez et fronce encore plus les sourcils.
-D'accord, je n'aurais pas dû faire ça, mais je ne vois pas ou est le problème. Nous n'avons fait que dormir.
Son insistance sur le dernier mot provoque une moue dubitative.
-De plus, ni vous, ni moi n'avons fini notre nuit. Alors oubliez cela et profitez du seul matin où vous pouvez vous permettre de prendre "cinq minutes de plus".
Je ne veux pas lui montrer que je suis d'accord et qu'il a eu raison de me déplacer pendant mon sommeil. Alors je pousse un nouveau soupir, me mets sur le ventre et plonge la tête dans mon oreiller pour montrer mon mécontentement. J'entends son sourire alors je tourne la tête vers le mur. Mes yeux s'accordent ces "cinq minutes de plus" et mon esprit ne tarde pas a suivre.
Plus tard dans la matinée :
J'ouvre les yeux, a moitié réveillée mais termine de me réveiller complètement quand je m'aperçois que je me suis rendormie. Je me dresse sur mes coudes pour retomber aussitôt quand je me rends compte que nous sommes Dimanche et que mes deux heures et demi de sommeil me sont offertes gracieusement.
Je soupire de plaisir, fait un câlin a mon oreiller puis me tourne vers l'intérieur du lit. L'appartement est baigné dans une lumière apaisante, dorée, le soleil est filtré par le rideau blanc. On y voit un peu plus clair qu'a 6 h 30. Je devrais rester au lit plus souvent. Une chaleur réconfortante m'enveloppe comme si la couette me faisait un câlin pour me remercier d'être restée. Cette pensée me donne un sourire et mon regard se pose sur les cheveux en bataille de Law. Tiens... c'est la première fois que je prononce son prénom. Law, trois lettres que je forme avec mes lèvres. C'est le premier mot qui bouge sur mes lèvres et j'ai envie d'y ajouter un souffle, de faire vibrer mes cordes vocales, juste pour l'entendre. Impossible mais une envie parmi tant d'autres... qui restera une envie.
Alors que je l'observe, une idée me vient en tête. Et si je le réveillais ? Délicatement, je glisse au centre du matelas. Il ne bouge pas et le rythme de sa respiration reste celui du sommeil. Taquine, je souffle doucement sur sa nuque jusqu'à ce qu'il frémisse. Jusqu'à aujourd'hui, je ne savais pas qu'il était impossible de souffler tout en réprimant un rire.
Puisqu'il m'est impossible de continuer, je reviens doucement a ma place et dès lors que ma tête repose innocemment sur l'oreiller, je sais que je ne resterai pas stoïque longtemps. D'ailleurs, lorsqu'il inspire et expire longuement par le nez, un sourire s'épanouit sur mes lèvres. Si je ne me cache pas, je suis découverte alors je plonge la tête dans mon oreiller.
Je l'entends se retourner,je l'imagine parfaitement en train d'émerger, je sens son regard se poser sur moi pour ne plus bouger mais je tente de garder mon sérieux.
-Vous m'avez réveillé.
Un frisson parcourt mon corps, cette voix grave typique du matin, je crois que c'est une chose qui me plait... genre beaucoup. Je me calme et ne réponds pas a son accusation.
-Si vous n'êtes pas coupable, vous ne verrez aucun problème a vous tourner vers moi.
Sauf que jesuis coupable et il le sait. Néanmoins, je me tourne vers lui, assumant mon acte.
-Pourquoi ?
J'ai trouvé ça amusant. Mais je me contente de hausser les épaules, geste qu'il répète. Si j'avais mon carnet, je n'aurai pas dit mieux.
-Et maintenant, vous devez vous faire pardonner.
J'acquiesce, l'air grave. Puis m'approche, me dresse sur un coude et dépose furtivement mes lèvres sur sa joue puis retourne a ma place, les joues rosies. Au moins, j'ai réussi a le surprendre.
-J'accepte volontiers ces excuses. Dois-je me faire pardonner de la même manière ?
Je secoue la tête. J'aurai mieux fait de hausser les épaules, puisqu'il prend mon non pour un oui hésitant et de toute façon, peu importe mon geste, il aurait fini par le faire.
Il bouge et je le laisse s'approcher ... et au dernier moment, je l'esquive et plonge la tête dans l'oreiller. Je n'ai aucune idée de ce qu'il avait l'intention de faire mais mon esquive est plus un jeu qu'une peur. Lorsqu'il se remet de cette déception, je sens son sourire espiègle lorsqu'il se penche sur moi, il murmure a mon oreille.
-Un jour, ce sera vous qui viendrez me chercher, Mlle Carter.
Je ne sais pas ce qui est le plus marquant, le fait que je rougisse ou le fait que j'approuve cette provocation.
-J'aime bien les nœuds sur vos cuisses... très féminin.
Mais il parle de mes tatouages, là ! Quand les a-t-il vus ? ... Ah oui, je porte un short. Le café hier, le short ce matin, je devrai changer de disque dur, ma mémoire est pleine. Je relève la tête et le remercie de son compliment.
-Vous en avez d'autres ?
J'acquiesce.
-Je n'ai pas le droit de les voir ?
J'acquiesce à nouveau, un sourire sur les lèvres. Il a deviné sans que je n'ai eu un mot a dire.
-Alors qu'est-ce que j'ai le droit de faire ?
Je m'apprête a répondre mais me souviens que je n'ai pas mon carnet, je dresse mon index, je lui demande une minute. Après, je me lève difficilement, le plaid du matin est sur le canapé... C'est trop dur ! Mais mon corps est mué par la volonté de lui répondre alors je me lève quand même, attrape mon carnet et mon stylo et pendant que je suis debout, tire d'un grand coup sur le rideau. Le soleil envahit la pièce, je plisse les yeux et le temps de m'habituer a l'augmentation de luminosité soudaine, j'entends un grognement de sa part. Lorsque je retourne et que je glisse sous la couette, il a enfoncé l'oreiller sur sa tête. Une voix étouffée sort du bouclier contre la luminosité.
-Vous pourriez prévenir !
Je le regarde un moment, incrédule.
-Et non, je n'ai pas oublié.
Je soupire et écris. En entendant le stylo gratter le papier, il sort a nouveau la tête de sous l'oreiller. Je relève les yeux brièvement et souris en retournant a ma phrase. Ses cheveux en bataille me donnent envie de passer mes doigts dedans.
"Vous avez le droit de respirer."
-C'est trop d'honneur !
Je souris et acquiesce.
-Mais avec vous, qu'est-ce que j'ai le droit de faire ?
Je réfléchis puis pour la blague, montre la remarque précédente, ce qui le fait sourire mais il lève les yeux vers moi, attendant une autre réponse. Je lève les yeux au ciel mais cède a sa demande. Mais les mots que j'écris ne sont pas tous ceux qui me passent par l'esprit, je fais un tri.
"Vous avez le droit de rester ici et vous avez de le droit de partir a n'importe quel moment."
Il acquiesce. Sans m'en révéler plus sur ce qu'il a compris de ma phrase énigmatique.
-Alors... Quel est le programme d'aujourd'hui ?
"On va déjà commencer par déjeuner puis on verra pour la suite."
-D'accord.
Je quitte la couette en premier et marche jusqu'à l'entrée ou je reprends mon casque. Je passe un écouteur du casque audio sur mon oreille et l'autre derrière la deuxième oreille. Je laisse le hasard décider pour moi. Les accords doux de guitare et la voix du rouquin me font frissonner a chaque fois, les paroles sont si belles.. Si je n'étais pas déjà levée, je serais couchée, les yeux fermés et rien ne pourrait me sortir de cet apaisant bonheur musical. Je vais jusqu'à la cuisine, ouvre le frigo et sort quelques trucs ainsi que du placard.
Puis, lorsque je vois qu'il est enfin sorti, je lui montre le bar, moi, puis la salle de bains.
-Vous allez prendre une douche ?
J'acquiesce. Il approuve et s'installe au bar. Je file dans la salle de bains et ressors aussitôt en trottinant parce que j'ai oublié ma tenue de rechange. J'en crée une rapidement et retourne dans la salle de bains. Il faut dire que j'ai plutôt l'habitude de m'habiller dans le salon ou dans la chambre. Il change mes habitudes mais pas question qu'il m'observe tranquillement en sous-vêtements.
J'entre sous l'eau, masse mes cheveux avec un shampoing habitué a mes cheveux blancs. Et oui, même les cheveux incolores méritent d'être bien traités. Puis je m'occupe de mon corps avec du savon de Marseille. Je rince ensuite le tout soigneusement puis sors de la douche en m'enveloppant dans une serviette éponge. J'enroule mes cheveux dans une serviette et tamponne mon corps pour me sécher. Mes yeux dérivent sur le miroir sur et la marque devenue violacée. Peut-être s'atténuera-t-elle demain ?
Je soupire doucement et m'habille, je boutonne ma chemise et sautille en enfilant mon jean. Puis je penche la tête en avant et retire la serviette que je plie sur le porte serviettes. Je prends ma brosse, remets le casque sur une oreille et le panier a linge puis sort de la salle de bains, il lève la tête d'un bol de céréales et me regarde, je lui sourit puis lui indique la salle du bains du pouce, un air interrogateur sur le visage.
-Oui, je vais aller prendre une douche.
J'acquiesce et pose le linge par terre. Puis je m'assois a côté de lui, mon carnet est déjà sur le bar. Je lève les yeux pour croiser son regard puis regarde mon carnet, les sourcils levés.
-Oui, je l'ai regardé, enfin surtout la journée d'hier.
Je hoche la tête et me sers des céréales et du lait. J'en prends une cuillère et démêle mes cheveux tout en mangeant.
