Salut les gens !

Merci pour vos reviews encourageantes :) J'ai eu le temps de traduire la suite cette semaine. Ce sera un peu plus compliqué la semaine prochaine vu que j'ai des partiels. Mais bon, ça devrait le faire quand même.

Pas mal d'action dans ce chapitre, ça devrait vous plaire ^^

Salazar me plait décidément ! Je ne regrette pas du tout d'être dans sa maison, hé hé ! :p

Pour le titre, normalement cela veut dire: En Irlande ^^

Voilà, voilà, bonne lecture !


Harry et Hermione s'étaient, comme d'habitude, levés en premier. Ils se mirent dans un coin et Hermione lança un sortilège de silence afin qu'ils puissent discuter tranquillement et partager les affaires dont Harry aurait besoin par la suite. Les deux adolescents rangeaient le tout dans un second sac que la jeune fille avait rapidement créé à l'aide de sa magie.

« Es-tu sûr de toi ? » questionna Hermione, une fois qu'elle eût fini de jeter ses sorts sur le nouveau sac. « Je veux dire, je n'ai rien contre Serpentard- il n'a rien à voir avec ces histoires- mais aller rencontrer Bellatrix et la tromper avec quelqu'un que nous venons juste de rencontrer ? »

« Je sais » admit Harry « mais nous avons besoin des Horcruxes, et je crois que c'est notre meilleure chance. S'il y avait un autre moyen, je le prendrais sur le champs, mais nous n'avons guère le choix. » Il lâcha un soupir, passant ses doigts sur sa cape. « Si tu n'as aucune nouvelles de nous d'ici mercredi, alors prépare-toi au pire et trouve un autre moyen d'obtenir la coupe : implique l'Ordre si tu veux, mais fait passer les Horcruxes avant moi »

« Je le ferais » promit Hermione, les larmes aux yeux. « Tu feras attention, pas vrai ? »

« N'est-ce pas ce que j'ai toujours fait ? » la taquina le brun avec un sourire mutin.

Hermione lui donna une tape sur le bras. « N'essaye pas de me tromper, Harry Potter, je te connais que trop bien."

Ils échangèrent un sourire complice avant de retourner trier leurs affaires.

« Tu essaieras d'être prudent » fit Hermione, dont la formulation ressemblait plus à un ordre qu'à une demande.

« Ouais, j'essaierais » rit Harry. « Et je ne laisserais pas Serpentard en mauvaise posture. Tu le sais. »

« Oui » fit Hermione avec un petit sourire triste. « Souviens-toi seulement qu'il est capable de s'occuper de lui-même, d'accord ? Cette épée n'est pas juste là pour décorer, et il a aidé à fonder Poudlard »

« Et s'il y a quelqu'un pour arrêter la tuerie des Mangemorts, c'est lui » acquiesça Harry. « Ça aussi, je le sais. »

Ils finissaient juste de ranger et de fermer les deux sacs lorsque la jeune fille posa une question. « Comment allons-nous les détruire ? Je veux dire, nous avons eu de la chance avec ce sort. J'ignore si cela aurait marché si Serpentard n'était pas apparu. »

Harry se frotta le front, le visage pensif. « Eh bien, Nagini devrait être facile, il suffit de la tuer, mais en ce qui concerne les autres...J'aurais dû demander au professeur Dumbledore comment il a fait pour détruire la bague. »

Salazar Serpentard remua dans le lit que Harry et lui avaient partagé, faisant retourner les adolescents. « On pourrait lui demander » suggéra Hermione. « Il semble en savoir un peu plus sur eux. »

« N'en parle surtout pas à Ron » répliqua Harry d'un ton fatigué. « Il va encore répéter que Serpentard est un sorcier noir et qu'il a l'intention de tous nous tuer et de rejoindre Voldemort... »

Hermione pouffa de rire derrière sa main et secoua la tête. « Il n'est pas comme ça » Harry lui jeta un regard sceptique. « Disons que c'est par moment » admit-elle.

Les lèvres de Harry frémirent. « Harry ne peut pas être un Serpentard » dit-il en mimant approximativement la voix de Ron.

« Arrête ça ! » Hermione lui donna à nouveau une tape sur le bas, le faisant rire. « Oh, tu es terrible » lâcha-t-elle avec un sourire.

Serpentard, qui s'était levé, s'approcha vers eux. « Je commence à comprendre pourquoi vous avez été envoyés à Gryffondor » commenta-t-il d'un ton neutre.

« Nous sommes un groupe qui aime s'amuser » rétorqua Harry alors que Hermione fouillait dans son sac à main pour donner quelque chose à manger au sorcier plus âgé. « Bonjour, Serpentard »

« Petit serpent, petit aigle. »

« Les deux Gryffondor levèrent les yeux au ciel. Hermione offrit au Fondateur la nourriture qu'elle venait de trouver. « Tenez monsieur. »

« Je ne suis plus professeur, et je ne l'ai pas été depuis... » Il considéra la question alors qu'il s'installait près des adolescents. « Très longtemps » finit-il par dire. « M'appeler « monsieur» est donc inutile. A la place, utilisez mon prénom, sinon on finira par me confondre avec ma maison. »

« Vous pouvez aussi utiliser nos prénoms » appuya Harry. « Je peux vous donner une piqûre de rappel, si vous en avez besoin. »

L'homme eut un petit rire. « Tu marques un point, Harry, et...Hermione, c'est ça ? »

« Oui, Serpent-, Salazar » corrigea rapidement Hermione en rougissant. « Pardon. »

Le Fondateur secoua la tête, puis regarda Harry. « Quand as-tu l'intention de partir ? »

« Quand vous aurez fini, je suppose » déclara Harry, se grattant la tête. « Aussi, je suppose que vous savez comment détruire les Horcruxes ? »

Salazar Serpentard s'arrêta brusquement de mâcher et lança un regard méprisant aux deux adolescents. Après un moment, il avala sa bouchée et demanda : « Vous ne savez pas comment les détruire, pourquoi les chassez-vous alors ? »

« Personne ne m'en a parlé » expliqua doucement Harry, l'expression déchirée. « Le professeur Dumbledore m'a dit tout ce qu'il savait l'année dernière avant de se faire tuer par Rogue, et je suppose qu'il a oublié de me dire comment les détruire. »

Le Fondateur lâcha un soupir irrité. « J'aurais dû m'en douter » marmonna-t-il avant de secouer la tête. « Les Horcruxes ne peuvent être détruits que par quelque chose qui puisse détruire l'âme, ainsi que le réceptacle. Vous m'avez dit qu'il y avait bien un basilic à Poudlard ? »

« Oui mais il est mort » répondit le brun. « Je l'ai tué. »

Serpentard arqua un sourcil étonné dans sa direction. « Le venin de basilic suffirait, ainsi que le Feudeymon, même s'il reste difficile à contrôler. » Il ajouta : « Il y a également quelques potions qui pourraient le faire, mais elles sont longues à préparer. Le Sortilège de la Mort fonctionnerait, y compris sur des réceptacle inanimés. L'un des réceptacle est un serpent, n'est-ce pas ? » Les adolescents hochèrent la tête, les yeux écarquillés. «Tout ce qui tue le serpent, devrait nous débarrasser du morceau d'âme, alors. »

« Du venin de basilic » releva Hermione en se tournant vers Harry. « Si nous pouvions entrer dans la Chambre des secrets, Ron et moi pourrions détruire le diadème dès que nous aurions mis la main dessus. »

« Mais aucun d'entre vous ne parle Fourchelang » fit remarquer Harry. « Je doute de pouvoir le faire à nouveau, plus avec ma cicatrice disparue. »

« Vous pourriez être en mesure de créer une entrée alternative à partir de- comment l'avez-vous appelé?- ah oui ! La Salle sur Demande » proposa Serpentard. « En supposant que la magie est réglée correctement, vous devriez pouvoir utiliser cette pièce pour aller n'importe où, y compris hors de l'école. »

« Un autre passage secret ? » lâcha Hermione, regardant Harry.

Celui-ci eut un sourire. « Une bonne chose que Fred et George ne le sachent pas. »

« Si Ginny peut l'ouvrir de l'intérieur de l'école, nous pourrions nous faufiler de cette façon, une fois que nous saurions où il sortira. »

« Oh » Harry grimaça. « Tu marques un point, mets-le dans le message adressé à Ginny. Ron et toi devrez sans doute rester à Pré-au-lard, le passage doit bien mener quelque part, de toute façon. »

« On se réfugiera peut-être dans la Cabane Hurlante » décida Hermione. « Les Mangemorts surveillent le passage, mais pas la Cabane elle-même. »

« Et vous pourrez protéger la Cabane contre toute intrusion ennemi » approuva Harry. « Ce n'est pas un mauvais plan. Si vous arrivez à rendre cet endroit suffisamment sûr alors laissez-nous un mot. Serp-Salazar et moi vous rejoindront dès que nous aurons récupérer la coupe. Plus près nous serons de l'école, plus nous aurons de chance de contacter des personnes à l'intérieur et de faire une mise au point. »

« Et une fois débarrassés de la coupe et du diadème, il restera Nagini et Voldemort lui-même » poursuivit la jeune fille. « A ce moment là, notre meilleur choix sera de le faire venir à nous. »

« Peut-être » dit Harry d'un ton hésitant. « Je préférerais ne pas me battre loin de l'école, mais cela reste un bon endroit pour se défendre et tenir bon jusqu'à ce que l'Ordre arrive. »

Serpentard se dressa sur ses pieds, se frottant les mains contre sa tunique. « Si jamais vous ne pouvez pas entrer dans la Chambre des secrets via la Salle sur Demande, alors essayez de prononcer : Godric, Rowena, Helga et mon prénom en anglais, devant l'entrée. Je ne suis pas sûr de l'ordre exact ni même si cela marchera, mais qui ne tente rien à rien. »

Hermione hocha la tête comme elle et Harry se mettaient debout. « J'ai compris, merci Salazar. »

« Il n'y a pas de quoi. » Le Fondateur ramassa son épée et son manteau qu'il avait laissés sur une chaise la veille, et s'habilla avec. « Harry, où allons-nous ? »

« Je n'en suis pas sûr à cent pour cent » avoua Harry un peu embarrassé lorsque l'homme fronça les sourcils. « Je pense que Bellatrix se trouve probablement avec les Malfoy, et, d'après ce que m'a dit Mr Weasley, leur manoir est dans le Wiltshire. »

Serpentard laissa échapper un son irrité. « Et c'est comme ça que vous fonctionnez tous les trois ? J'espère que vous êtes chanceux ! »

Harry et Hermione affichèrent une expression contrite. « Oui » avoua la jeune fille. « Bizarrement, cela marche toujours en notre faveur. »

« Presque » corrigea Harry, le regard sombre alors que les images de la mort de Cédric, Sirius et Dumbledore défilaient dans sa tête.

« Oui, presque » approuva tristement Hermione, touchant doucement le bras de son ami.

Celui-ci lui offrit un sourire douloureux en retour, puis se tourna vers le Fondateur. « Je vais me débrouiller pour savoir où on est » dit-il en tendant un bras. « Je pourrais toujours observer les alentours juché sur mon balai et trouver le Manoir Malfoy, les connaissant, il ne devrait pas être difficile à localiser. »

« Bonne chance » dit Hermione tandis que Serpentard prenait le bras de Harry.

« Ouais, toi aussi. Essaye d'empêcher Ron de faire quelque chose de stupide. »

« Oui, j'essaierais » promit Hermione.

Harry eut un hochement de tête et Serpentard et lui transplanèrent dans un craquement sonore. Quelques secondes après, ils se trouvaient dans un champs. Harry fouilla dans son sac, à la recherche de sa cape pendant que Serpentard examinait les lieux. « Nous sommes dans le Whiltshire ? » s'enquit-il.

Prenant sa cape, Harry eut un hochement d'épaule. « Un peu au sud, je pense, en fait. J'ai survolé brièvement cette zone à plusieurs reprises, donc je ne peux pas être complètement sûr que le Manoir est par là, mais je sais que nous sommes dans la bonne région. »

« Tu en es absolument certain ? » fit Serpentard un peu sceptique.

« Ouais, j'ai lu une carte tout à l'heure » rétorqua Harry avant de s'envelopper avec sa cape. « Vous voulez que j'essaye de voler et de regarder les alentours ? »

L'homme secoua la tête, une lueur rusée dans les yeux alors qu'il sortait sa baguette. « Indique-moi le Manoir Malfoy. » Sa baguette bougea dans sa main et pointa en direction du nord-ouest. « Il semblerait que nous devrions aller par là. »

Harry poussa un grognement, mais il se retournèrent et se dirigèrent vers le nord-ouest. Après une bonne dizaine de minutes de silence, Harry voulut savoir : «Comment était les autres Fondateurs ? »

« Hm. » Salazar Serpentard se frotta le menton. « Je t'ai parlé de l'intérêt de Helga pour les jolies choses, je suppose que tu dois connaître l'amour de Rowena pour les mots ? »

« Oui, cette partie là est restée dans l'histoire. »

Serpentard esquissa un sourire. « Rowena ne se souciait pas des jolies choses, comme Helga, préférant passer son temps à collecter et lire ses livres, ou à échanger des choses pour obtenir des informations. Elle aimait porter des vêtements simples car c'était plus facile pour se déplacer. Elle adorait acquérir un maximum de connaissances. Elle était aussi insomniaque, je ne peux pas compter le nombre de fois où je l'ai trouvée en train de lire un bouquin dans un coin du château. »

« Mais elle avait le diadème » déclara Harry.

Serpentard opina de la tête. «Elle a créé le diadème avant que nous l'ayons rencontrée. Elle nous a dit qu'elle l'avait fait, peu de temps après que sa maison ait été brûlée par des chasseurs de sorcières, emportant tous ses livres avec elle. Si ses livres étaient détruits à nouveau, ce ne serait pas une perte...Son mari avait un diadème transmis dans sa famille depuis des générations et qui a réussi à survivre à l'incendie. A l'aide de puissants sortilèges, Elle s'en est servi pour transmettre ses connaissances et sa sagesse, et attiser l'intelligence. » Il eut un soupir plein de regrets. « Ce diadème était une belle pièce, je suis attristé qu'il soit devenu si terni, bien que je ne puisse pas affirmer que ce soit dû au passage du temps ou à Voldemort qui a- »

Salazar Serpentard ferma brusquement la bouche alors que des craquements sonores retentissaient devant eux. Lui et Harry avaient fait jaillir leurs baguettes et les pointaient vers les sorciers qui les encerclaient. Toutefois le garçon avait pris soin de garder sa cape sur lui alors qu'il se tenait près de Serpentard.

« Alors, qu'est-ce qu'on a attrapé ? T'es qui, toi ? Réponds !»

« Est-ce un ordre ? » claqua la voix du Fondateur, comme il dévisageait les hommes qui le menaçait d'un air particulièrement dangereux. En voyant les yeux étincelants de Serpentard, Harry se dit qu'il n'aurait pas aimé être à la place des Rafleurs. « Le seule ordre qui vaut ici, c'est que je vous ordonne de ne pas pointer vos baguettes sur ma personne... »

L'un des sorciers renifla et il sortit un morceau de parchemin. « Ouais, si tu veux. Alors, quel est ton nom ? »

« Salazar Serpentard » répondit Serpentard, la voix vibrante de colère.

Les Rafleurs se figèrent un long moment, puis celui qui avait demandé son nom toussota, un peu tendu malgré tout. «Ton vrai nom, mon garçon ! »

« C'est mon vrai nom, espèce de chien galeux » cracha Serpentard. « Et je te prierai de ne pas m'appeler « mon garçon » si tu ne veux pas perdre le reste de tes doigts. »

Le regard de Harry dériva en direction de l'homme qui tenait le parchemin. Il manquait en effet deux doigts à sa main gauche. « Fourchelang » murmura-t-il avant de se retourner pour fixer les trois hommes derrière le Fondateur.

« Prouve-le ! » lança un des Rafleurs, agitant sa baguette de façon erratique. « Prouve que tu es Serpentard ! »

Serpentard renifla, puis siffla : Est-ce vraiment nécessaire ?

Harry sursauta quand il comprit ce que le Fondateur avait dit.

« Petit serpent ? » murmura Serpentard.

Harry toucha le bras de Serpentard, lui montrant silencieusement qu'il allait bien. Il ignorait comment et pourquoi il avait compris la langue des serpents alors qu'il n'avait plus sa cicatrice, mais ce n'était ni le lieu, ni le moment pour en débattre.

« Je pense que c'est une preuve suffisante, Sian » fit l'homme qui avait demandé à Serpentard de prouver son identité. « Le Seigneur des ténèbres et Potter sont normalement les seuls à être Fourchelangs, pas vrai ? »

« Et puis ? Qui nous dit que ce n'est pas Potter ? » protesta le troisième Rafleur.

Celui avec le parchemin, le dénommé Sian, regarda Serpentard. « Je me fiche de qui vous êtes. Le nom du Seigneur des Ténèbres est tabou, ceux qui le prononcent-. »

« Je me moque des petits tours de passe-passe dont se sert mon héritier contre ses adversaires » coupa le Fondateur. « J'ai besoin de rencontrer Bellatrix Lestrange, on m'a dit qu'elle détenait certaines choses dont j'ai besoin. »

Le silence se fit de nouveau, et le troisième Rafleur prit la parole : « Si c'est Potter, nous sommes censés l'emmener au Manoir Malfoy, de toute façon, non ? »

« En effet » approuva Sian. « Mais d'abord qu'il me remette sa baguette. »

Le Fondateur hésita comme s'il cherchait le meilleur moyen de tous les envoyer au diable et de continuer sa promenade, mais il finit par tendre sa baguette à Sian. Une fois que le Rafleur l'eut récupérée, Serpentard se retourna et attrapa Harry. L'adolescent prit sa main juste avant que l'un des hommes s'empare du Fondateur et transplane avec eux, les emmenant devant une lourde grille en fer forgé.

Le fer se tordit, formant un visage effrayant qui ordonna : « Indique le motif de ta visite ! »

Sian, l'homme aux doigts manquants, s'avança et annonça : « Ce sorcier là désire voir Madame Lestrange, il dit qu'il est Salazar Serpentard. »

Il y eut un moment de silence, puis les portes émirent un grincement et s'ouvrirent.

Harry demeura aux côtés de Serpentard tandis qu'ils marchaient vers l'imposant manoir, prenant soin de ne pas toucher les Rafleurs qui les suivaient. Une femme aux longs cheveux blonds et aux lèvres pincées les attendait à l'entrée. « Narcissa Malfoy » souffla Harry à Serpentard alors que la femme demandait d'un ton impérieux la raison de leur venue.

« Cet homme prétend être Salazar Serpentard » expliqua l'homme aux doigts manquant, donnant un coup de coude au Fondateur. « Et il dit qu'il cherche Bellatrix ».

« Serpentard » répéta Narcissa, observant le Fondateur et fronçant les sourcils devant ses vêtements inhabituels. Elle regarda l'homme aux doigts manquants. « Il pourrait très bien mentir. »

Je suis fatigué de prouver qui je suis à ces enfants, siffla Serpentard, ses yeux se plissant lorsque Narcissa regarda autour d'elle avec une étincelle de peur dans ses iris clairs.

Narcissa prit une inspiration prudente. « Où est sa baguette ? » demanda-t-elle et le Rafleur lui tendit la baguette du Fondateur. « Très bien, entrez. Je vais demander à Bella de l'interroger. » Elle fit volte-face et rentra à l'intérieur, claquant des doigts pour appeler un elfe de maison.

Ils retrouvèrent Bellatrix Lestrange dans un grand salon aux murs sombres et chargés de décorations. « Tu m'as appelé Cissy ? »

« Bellatrix » chuchota Harry, même s'il doutait que Serpentard en avait besoin à ce moment là.

Bellatrix s'avança, sa sœur lui ayant tout expliqué, et ordonna : « N'importe qui peut prétendre parler le Fourchelang. Prononce mon nom : Bellatrix. »

Serpentard haussa un sourcil. « Bellatrix, pour ta gouverne je ne suis pas une attraction de foire » la prévint-il avec froideur. « J'ai entendu dire que tu avais accès à l'épée de Godric, j'en ai besoin. »

Bellatrix rétorqua d'une voix provocante : « Tu l'exiges, n'est-ce pas ? »

Une lueur menaçante brilla dans les yeux de Serpentard. Les coins de sa bouche bougèrent subtilement et murmurèrent : « A terre, petit serpent. » Harry eut juste le temps de se mettre à plat ventre lorsque Bellatrix sortit sa baguette et la pointa vers Serpentard. Avant même qu'elle ait pu prononcer un mot, le Fondateur avait tiré son épée dans un mouvement fluide, la lame sifflant dans l'air, laissant de profondes entailles dans les poitrines des Rafleurs qui s'apprêtaient à se jeter sur lui. La baguette de Bellatrix fut coupée net en deux.

Bellatrix, Narcissa et Harry fixèrent le Fondateur avec incrédulité pendant que les Rafleurs s'écroulaient sur le sol, l'un deux tenant sa poitrine ensanglantée, l'autre prononçant des gargouillements inintelligibles.

« Oui » fit calmement Serpentard. « J'en ai besoin. »

Bellatrix laissa échapper un cri et jeta sur le sol sa baguette devenue inutile. Le visage tordu par la rage et l'indignation, elle tira un poignard de sa robe. «Bella, non !» s'écria Narcissa, attrapant le bras de sa sœur.

Ce fut surtout Serpentard qui stoppa Bellatrix, plutôt que Narcissa. Il appuya la pointe de son épée contre sa gorge. « Ne me pousse pas à bout » l'avertit-il d'une voix calme. « Si je n'avais pas besoin de l'épée de Godric, tu serais déjà morte et il ne me resterait plus qu' à trouver un moyen d'arriver jusqu'à ton coffre. Mais je suis assez attachée à ma maison pour te laisser une chance. »

« Bella, s'il te plaît » chuchota Narcissa, resserrant sa prise sur le bras de sa sœur.

Avec des gestes lents, celle-ci glissa son poignard dans sa robe, puis leva les mains pour montrer qu'elle n'était pas armée. « Que veux-tu faire avec cette épée ? »

Serpentard baissa son arme. « Il faut que je fasse un rituel pour maudire ceux qui ont été envoyés dans la maison de Godric. J'ai besoin de quelque chose qui était à lui. Le Choixpeau fait mal son travail, cela affecte nos maisons. Alors, laisse-moi l'épée de Gryffondor. »

« C'est mon travail de garder cette épée en sécurité » cracha Bellatrix en retour.

« Je suppose que c'est un ordre de mon héritier ? »

Bellatrix acquiesça en silence.

« Et la garder en sécurité pour quoi, je me le demande. Est-ce pour un rituel ? Ou bien est-ce simplement pour l'éloigner de ce genre de racailles ? » fit Salazar, désignant de la tête les Rafleurs gémissant sur le sol.

« …Je ne sais pas »admit Bellatrix à contre-coeur.

«Ce rituel détruira l'épée, donc, d'une certaine façon tu suis la volonté de ton maître » déclara Serpentard, s'éloignant de Harry pour aller récupérer sa baguette des mains du Rafleur à qui il manquait des doigts. L'homme se crispa alors que Serpentard se redressait. Ce dernier le fixa un long moment avant de se mettre debout. Là, il jeta un sort de nettoyage à son épée et la remit dans son fourreau.

Bellatrix et Narcissa suivaient ses mouvements d'un œil à la fois méfiant et calculateur. Une fois l'épée rangée, Bellatrix s'inclina : « Très bien, Seigneur Serpentard. »

Serpentard leva un sourcil, mais ne prit pas la peine de corriger le titre.

« Nous allons devoir transplaner au Chaudron Baveur, en supposant que vous savez le faire ? » fit Bellatrix avec un ricanement à peine dissimulé.

« Oui, j'ai l'habitude » répliqua Serpentard, tendant sa main libre à Harry. Le garçon la saisit et la serra, dans une promesse qu'il pouvait les amener là où ils devaient aller.

Bellatrix eut un sec hochement de tête et s'empara de la baguette que lui donnait Narcissa avant de transplaner. Quelques secondes après, Harry et le Fondateur se retrouvèrent dans le Chaudron Baveur.

Bellatrix les conduisit vers un imposant bâtiment de couleur ivoire d'une démarche arrogante et conquérante. Les gens s'écartaient sur son passage, tandis qu'elle leur jetait un regard lourd de menace. Ceux qui osaient les regarder toisaient la tunique et le manteau de Serpentard avec perplexité. Harry prit note de changer les vêtements du Fondateur à la première occasion.

De son côté, Salazar Serpentard scrutait l'allée de ses yeux perçants. Il regarda des gens vêtus de haillons se serrer contre les murs, une terreur sans nom se reflétant sur leurs visages. Il vit les vitrines des magasins saccagés, aperçut les affiches de recherche avec le visage de Harry et l'inscription : « Indésirable n°1 » et se demanda ce que le garçon avait bien pu faire pour s'attirer le courroux de Voldemort.

Descendre jusqu'à la chambre forte de Bellatrix leur posa peu de problèmes, surtout qu'elle les emmenait avec eux sans résistance. Ou du moins sans résistance apparente. Monter dans un chariot fut un peu plus compliqué. Harry réussit néanmoins à grimper souplement et s'installa maladroitement sur les genoux du Fondateur, serrant les rebords du chariot avec force à chaque virage serré.

Devant la chambre forte, Bellatrix lâcha d'un ton amer : « Je vais aller la chercher. »

« En effet » fit le Fondateur, son expression froide et inflexible alors que Harry passait devant Bellatrix et Serpentard, se plaçant juste derrière le gobelin qui déverrouillait la porte. Dès qu'elle fut ouverte, il se jeta à l'intérieur, cherchant la coupe des yeux. Il l'aperçut finalement sur une étagère alors que Serpentard et Bellatrix entraient dans la chambre forte, la sorcière fulminant de colère. Les yeux du Fondateur tombèrent sur la coupe, puis sur un long bâton garni de joyaux. Il ordonna silencieusement au bâton de se déplacer tout en surveillant la sorcière qui s'emparait de l'épée de Godric sur le haut d'une armoire.

Harry se saisit du bâton d'un geste vif, et avec quelques difficultés, attrapa l'une des hanses de la coupe. Alors qu'il baissait son bâton pour la récupérer, Bellatrix fit tomber quelque chose, le faisant sursauter et il manqua de peu de lâcher le tout. Heureusement, il réussit à reprendre son sang-froid et rattrapa la coupe.

Une fois qu'elle fut en sécurité dans sa poche, Harry replaça soigneusement le bâton contre le mur puis rejoignit prestement le Fondateur qui sortait de la pièce. Le Fondateur arrêta finalement d'étudier l'épée et hocha la tête. « Bien » dit-il. « Je pense que c'est la vraie. »

« Je te l'avais bien dit » rétorqua Bellatrix en sortant de sa chambre forte.

Serpentard renifla, pas du tout impressionné par le ton agressif de la sorcière, et ils grimpèrent dans le chariot, Harry une fois de plus juché sur les genoux du Fondateur.

Dès qu'ils furent remontés à la surface, Serpentard inclina la tête vers la sorcière en disant : « Tu as mes remerciements » avant de se diriger vers la sortie.

Bellatrix n'en resta pas là. Elle courut derrière lui, exigeant : « Je veux voir ce rituel ! »

« Vraiment ? » rétorqua Serpentard d'un ton glacial. « Une fois ta tête tranchée, ce sera un peu compliquée, tu ne crois pas ? »

« Je veux venir ! » insista Bellatrix, ses yeux brillant presque d'une lueur démente. Puis elle attrapa son bras alors que Harry et Serpentard transplanaient.

Dès qu'ils atterrirent dans leur chambre d'hôtel, situé à Pré-au-lard,, Serpentard déclara calmement : « Petit serpent, on dirait que nous avons une invité » La pointe de l'épée de Godric toucha la gorge de Bellatrix alors qu'elle avait brandi son poignard.

« Vas-y, essaye ! » siffla la femme d'un ton venimeux.

Harry retira la cape et sourit en voyant les yeux de Bellatrix s'élargir. Il lui lança un Petrificus Totalus avant qu'elle n'ait eu le temps de réagir. « Vous avez déjà tué des gens ? » demanda-t-il à Serpentard alors que le Fondateur abaissait l'épée de Gryffondor.

« Non » admit Serpentard. « Même si parfois cela me démange. » Il tendit l'arme à Harry en ajoutant : « Cette épée est une fausse. »

Harry fronça les sourcils, considérant l'épée. « Vous avez pu le sentir, juste en la manipulant ? »

« Oui, mais j'avais déjà cette idée en tête. Mais comme je te l'ai dit, tant que je ne l'avais pas en main, je ne pouvais pas en être totalement certain. C'est une excellente réplique, cependant, elle a été faite par magie, et non par des gobelins. »

« Intéressant » Harry posa l'épée contre un mur voisin et baissa les yeux sur Bellatrix. « J'avoue que je ne sais pas quoi faire d'elle » confessa-t-il. « Lui laisser la vie serait dangereux, puisqu'elle pourrait nous conduire à Volde-à l'Autre » se rattrapa-t-il juste à temps, se rappelant ce que le groupe de Rafleurs avait dit sur le Tabou. Étrangement, le Tabou n'avait pas fonctionné en Irlande du Nord. C'était...inhabituel. Harry rangea cette information dans un coin de sa tête et poursuivit :

« D'un autre côté, la tuer pourrait l'avertir quand même, puisque Narcissa sait où elle allait. »

« Hermione a dit que ce serait plus facile s'il venait vers toi » fit remarquer Serpentard et Harry acquiesça. Le Fondateur fixa Bellatrix, qui les toisait d'un œil mauvais. «Eh bien, je serais très tenté de tuer cette... »

«Folle assoiffée de sang » marmonna Harry et Serpentard eut un petit sourire cruel et il lâcha :

« Mais j'aimerais d'abord voir quelles informations nous pourrions tirer d'elle, comme ce que mon supposé héritier est en train de faire. »

« Il cherche quelque chose qui a été volé au fabricant de baguette Gregorovitch » répondit rapidement Harry. Au sourcil levé de Serpentard, il tapota son front et expliqua : « J'ai eu des visions de ce qu'il faisait, une bonne façon de garder un œil sur lui, même si cela me faisait mal à la tête...J'aimerais surtout en savoir plus sur ce Tabou et pourquoi cela ne nous a pas affecté jusqu'à ce que nous soyons revenus en Angleterre. Je voudrais aussi savoir tout ce qu'elle sait sur l'Ordre. »

« Qu'est-ce que c'est que cet Ordre ? » voulut savoir Serpentard.

« L'Ordre du Phénix, un groupe de puissants sorciers réunis par le professeur Dumbledore pour s'opposer à Volde-à l'Autre. »

Serpentard renifla. « Va voir si ton amie a laissé une note sur notre prochaine destination pendant que j'interrogerais Bellatrix, à moins que tu ne désires regarder ? »

« Vous êtes vraiment effrayant par moment, vous savez » lâcha Harry. « Mais non, ça ira merci. Je préfères aller voir si Hermione nous a laissé quelque chose. Vous voulez que j'aille chercher à manger aussi ? »

« Oui, ce serait une bonne idée. »

Harry descendit à la réception. Hermione avait laissé un message pour qu'ils puisse venir à la Cabane Hurlante dès qu'ils en auraient la possibilité. Harry remercia la femme au comptoir puis sortit dans la rue, à la recherche d'une brasserie.


Je ne sais pas vous, mais voir Bellatrix se faire remettre à sa place par Serpentard c'était juste trop jouissif ! Mwahaha !

Allez, à bientôt :)